Pour être en bonne santé : souriez !

 

      «  Il ne coûte rien, mais produit beaucoup. » dit le poème* !

La spontanéité des sourires des enfants donne souvent le sourire à ceux qui les reçoivent!

D’après le passionnant dossier du mois de janvier de « ça m’intéresse »* le sourire dope note santé et n’apporte que du bénéfice!

Preuves à l’appui : l’espérance de vie serait plus longue pour les personnes qui sourient beaucoup, que pour les autres.

Les yeux sourient parfois autant que les lèvres !

De plus le fait de sourire aurait un impact sur le niveau de stress ! En effet les 17 muscles (sur 30) du visage impliqués dans le sourire : notamment les zygomatiques alertent le cerveau de notre bonne humeur ce qui fait baisser notre niveau de cortisol (hormone du stress). Le fait de sourire entraîne la personne dans un cercle vertueux qui l’aide à sortir par exemple, plus vite, d’une période un peu dépressive.

Sourire et rire permettent également d’augmenter notre seuil de tolérance à la douleur et n’a que des effets bénéfiques pour le rythme cardiaque qu’il ralentit, et, sourire fait diminuer la pression artérielle !

Les spécialistes établissent trois catégories de sourires :

Le sourire de joie (quasi inné : même dans le ventre le bébé « sourit »)

Le sourire d’affiliation (permettant de créer un lien avec les autres, de les réconforter par exemple.)

Le sourire de domination (servant à affirmer son pouvoir).

Mais attention le vrai sourire fait soulever les paupières (les muscles oculo-orbiculaires sont en mouvement) alors que dans le sourire forcé, ces muscles  ne sont pas en mouvement, et, le cerveau ne s’y trompe pas !

Donc le sourire forcé ne produit rien de bon  il serait même délétère.

Le fameux « wistiti » entraîne parfois des sourires forcés un peu ratés !!

 

Sourire résonne avec contact, bien-être, bienveillance, avec don avec récompense, avec confiance, avec lien social.

Une recherche a montré que les personnes affichant un sourire sur leur profil Facebook étaient davantage satisfaites de leur vie trois ans après !

Donc à nos profils : vite 😉

A nos sincères sourires !

Que cette journée nous donne l’occasion de souvent sourire ! Car c’est prouvé : c’est  bon pour la santé et le bien-être !

 

  • Pour aller plus loin (et source de l’article) :  
     « ça m’intéresse » n° 443 janvier 2018 prisma media
  • Poème anonyme « le sourire » à retrouver sur cet article :

Etre bien au salon, donne le sourire.

 

 

« Petit à petit l’oiseau fait son nid : »

 

 

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid ! » et le quitte !

Dernier bagage calé dans la voiture, derniers bisous, dernière accolade et ultimes recommandations (sans doute inutiles) et hop la voiture démarre ! Destination : Ville universitaire !

Bac fraichement en poche : école demandée pas exactement obtenue donc choix d’école intéressante mais assez éloignée de notre département rural !

La route sera un peu longue : l’échelle du temps qui passe va s’allonger également !

Ça y est : elle roule ! Elle est partie !

Après quelques méditations sur le trottoir : quelques flash-back de mon propre départ pour la fac il y a …. X années … déjà  (je n’ose plus compter), et maintenant c’est son tour : déjà ! « Elle est née hier ! ». Je me décide à rentrer dans la maison : pourtant le soleil radieux de ce début septembre m’encourage à recharger encore quelque peu à faire le plein de vitamines D !

Oui j’aurai dû rester au soleil car en rentrant : allez savoir pourquoi : je me dirige dans sa chambre, et là : submergée par un flot d’émotions : je reste coite !

Le vague à l’âme flotte dans la pièce : à peine 18 années à les protéger, les voir grandir, les responsabiliser et hop nos enfants s’envolent !

L’ambiance, les objets rangés, les photos, le lit pas prêt d’être défait, les souvenirs jalonnant des étapes de sa vie déjà si longue et si courte à la fois !

… oui morosité sans doute provisoire  mais profonde vacuité !

Ce n’est pas vraiment tabou mais on en parle peu. Et surtout tous les parents ne le ressentent pas: néanmoins je dois ressentir ce qu’on appelle «  le syndrome du nid vide » me dis-je !

« Le syndrome du nid vide est un état psychologique qui atteint surtout les femmes, lequel provoque du chagrin quand un ou plusieurs enfants quittent le foyer ! » telle est la définition de Christine Webber and Dr David Delvin psychologues américains, lirais-je plus tard. « Le nid vide, un mal de mère » sera le titre du  petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.

En attendant effectivement : ça fait un vide ! Pourtant c’est en toute confiance en l’avenir que je l’ai regardée partir : bon la route évidemment : c’est inquiétant (première cause de mortalité chez les jeunes !) mais après elle va s’en sortir la connaissant !

Aujourd’hui avec le recul : le ressenti de cet instant reste intact. Je me penche sur ce que j’en retire pour le partager !

Tout d’abord la première chose que l’on peut f            aire bien sûr c’est d’accueillir ce sentiment de tristesse : tel qu’il vient ! Refouler un sentiment n’est jamais bénéfique. Alors que s’autoriser à l’accueillir, l’écouter, s’écouter  va permettre au sentiment de « circuler »et de s’en aller sans se stocker dans  notre mémoire en attente de libération.

Une fois que l’on a bien accueilli ce sentiment avec attention, le deuxième point est de connaitre nos besoins pour pouvoir les satisfaire !

En cas de chagrin : essayer de trouver des petites joies : quelles qu’elles soient : envie d’un petit chocolat : si si pourquoi pas 😉  Et puis ne pas oublier que nos enfants ont été source de nombreuses joies mais pas que…

Dans le cas du syndrome du nid vide (qui ne se vit pas seulement qu’avec le départ des enfants étudiants/apprentis) évidemment il y a différents besoins : celui d’avoir des nouvelles (rassurantes) «  bien arrivée, bien installée »: même si les parents n’élèvent pas leurs enfants pour les garder à la maison : quelques nouvelles de ci de là permettent l’unité familiale ! La page de leur vie ici est tournée, mais les parents (qui à ce moment renoncent à leur rôle protecteur) sont en général contents de connaitre de loin en loin la trame du nouveau chapitre ouvert par leur progéniture devenant adulte ! Attention à ne pas les faire culpabiliser en leur envoyant des messages inquiets : lui laisser sa part d’autonomie dans sa nouvelle vie est normal !

Un autre besoin (et le mieux là aussi est de l’avoir anticipé) : c’est d’apprécier ce temps libre qui s’offre à nous; avoir eu une vie personnelle (affective, professionnelle, associative…) épanouie  lorsqu’ils étaient encore là, aide quand ils prennent leur envol à ne pas se sentir dépourvu(e), esseulé(e) ! Leur départ va redonner du temps au(x) parent(s), c’est appréciable ! – (on va pouvoir manger ce qu’on veut quand on veut !! eh eh !) .Et si l’on était focalisé sur leur vie : eh bien c’est le moment de voir les choses autrement ! Balade, cinéma/spectacle, cuisine, musique, sport, bricolage, lecture, invitations, activités variées, jardinage, bénévolat, hobbies de jeunesse à reprendre, (re)voir des personnes, méditation, régénérer sa vie amoureuse… les sources de vie différentes sont intarissables !

Enfin en parler fait du bien : si l’on a la chance d’être deux : en parler à l’autre (ou à un(e) ami(e) soulage. Parfois à degré divers la même sensation est partagée. En tout cas de mettre les maux en mots permet une certaine acceptation. Et puis si le syndrome est trop lourd (cette sensation de perte, de fin d’une étape peut durer plusieurs mois chez certains voire entrainer une dépression*) : acceptez un soutien un peu plus spécialisé sera nécessaire.

Voilà : pour conclure on a le droit de se dire que s’ils prennent leur envol c’est que l’on a réussi à leur donner : « des racines et des ailes »*. Donc on peut s’en féliciter : ça ne fait pas de mal !

Epilogue : même si on ne materne plus nos petits qui se sont émancipés, on sait que lorsqu’’ils vont rentrer ce sera un peu une fête (je ne parle pas du linge à laver en 48h !) mais on entretiendra de nouvelles relations avec eux : écoute, dialogue, partage d’expériences, et le tout dans la bonne humeur et avec des petits plaisirs culinaires ou autres !

Et puis ils repartiront continuer leur vie et la nôtre continuera aussi : c’est ça l’équilibre !

  • Pour aller plus loin :

  • « Le nid vide, un mal de mère » petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.* 
https://www.migrosmagazine.ch/le-syndrome-du-nid-vide-ou-le-mal-de-mere-apres-l-envol-de-ses-enfants
 « mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère » ou Le syndrome du nid vide de  Rosine Bramly

En guise d’illustration personnelle :

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid , pond ses œufs, les aide à grandir nourrit ces oisillons et, les regarde s’envoler, car ils auront aussi leur nid à construire ! »

(photo d’un couple rouge-queue venus faire son nid et couver sous notre porche il y a deux ans)
Dans le nid la vie attend
Couvaison !
satisfaire les besoins physiologiques !

« J’ai besoin de vous  »

On est là !
On grandit !
On vous y aide !
Ah ils se sont envolés : mon nid est vide !

Sylvie Etiève février 2018

Trois petits « airs » pour rendre la vie plus douce !

Hier soir je menais la troisième séance « Bien Etre Parent » à Argenton-sur-Creuse (36).

Mon petit groupe, très hétérogène mais très impliqué et sympatique, semblait découvrir une méthode d’éducation positive  prônée par la psychologue Américaine Jane Nelsen   (et , soit dit en passant mère de 7 enfants !).

Donc  (comme vous ne viendrez pas tous à ces rencontres) je vous transmets un moyen de restaurer la relation en cas de bêtises ou conflits en famille proposé par Jane Nelsen.

« Qui a mis cette peinture sur ta figure ? »

Si votre enfant a fait une erreur , vous pouvez apprendre à lui faire appliquer :

Les 3 « R » de la réparation.

R : pour reconnaître sa part de responsabilité («  oups j’ai fait une erreur, je vais la réparer» sans culpabilité)

 

R : pour réconcilier  (« je suis désolée d’avoir fait/dit ça, pardon … »)

R : pour résoudre (« il faudrait trouver une solution ensemble pour ne plus que cela se reproduise ou pour réparer mon erreur »)

L’enfant comprend que le dommage existe et qu’il doit le réparer : par exemple s’il renverse un verre d’eau, c’est lui qui essuie. Suivant l’erreur faite la réparation peut-être : quelques mots d’excuses (oraux ou écrits) , une réparation plus matérielle (racheter un double décimètre cassé à son camarade)  ou une réparation compensatrice (faire quelque chose qui compense : « pendant que je rince ton pull plein de peinture tu vas  ranger toutes les affaires de peinture et aller te laver ! » ).

Voilà en quelques mots «  les 3 R de la réparation » !

Cette  méthode d’éducation bienveillante et positive transmise par Jane Nelsen, permet donc à l’enfant d’être mis en confiance, encouragé, impliqué,respecté,responsabilisé : ce qui lui permet de devenir autonome de grandir quoi !

La punition quant à elle n’entraîne que Rancœur  Revanche Rébellion et Retrait  (les 4 « R » de la punition, qui n’a pas sa place en éducation positive !)

Ah oui !

Pour conclure : cette façon d’envisager les 3″R » de la réparation ne s’applique pas qu’aux enfants !  Evidemment !

Bien bonne journée.                Sylvie Etiève (mardi 23 janvier 2017)

Extrait illustré du livre de Jane Nelsen.

A.D.O.P.T.E.R

A comme : Amour Accueillir Adaptation

D comme : Don Désir Douceur

O comme : Ouverture Origines

P comme :  Parents Partage Philosophie Persévérance

T comme : Tendresse Terre-d’accueil Tourments Ténacité

E comme : Espérance Espoir Energie Expérience Épreuves Extra-ordinaire

R comme : Responsabilité Renouveau Renaissance Rigueur Rêve

Vouloir écrire un article sur l’adoption lorsque sa propre vie est empreinte de cette histoire entraîne parfois sur des chemins de l’écriture inattendus. Je m’étais engagée à écrire  cet article pour décembre et il s’avère que, lorsque j’ai entrepris l’écriture, ce n’est pas un article que j’ai rédigé mais notre histoire de famille, des heures durant ! Je l’ai offerte à mes proches et suis prête à l’offrir à ceux qui la souhaiteront*.

Adopter un enfant a aujourd’hui plusieurs sens. Si d’un point de vue juridique c’est donner son nom (une filiation) et une famille à un enfant ou adolescent qui n’en a plus du fait d’avoir été abandonné, aujourd’hui avec tous les profils de familles que l’on voit : adopter dépasse largement le plan juridique.

Un de mes patients, m’expliquait que dans sa future recomposition familiale, il allait devoir s’adapter aux enfants de sa future compagne qui, eux, allaient donc devoir l’adopter : oui ! S’adapter s’adopter à une lettre prés et d’un point de vue étymologique cela se rapproche. Car si en général ce sont les adultes qui enclenchent une adoption : tous les protagonistes doivent mutuellement s’adopter pour que l’alchimie se fasse dans la famille ! Surtout que l’adoption peut être plénière ou simple.

Au-delà des mots clés de l’acrostiche ci-dessus (pour lesquels j’ai eu de l’aide de mes enfants) un maître mot est le mot Confiance. Sans elle le cheminement ne peut pas se faire : trop d’étapes à franchir, trop de temps à patienter, parfois trop de doutes !

Entre le moment où l’on décide d’ouvrir son foyer à un enfant et le moment où l’on passe devant le juge pour basculer en adoption plénière : des jours, des nuits, des semaines des mois voire des années s’écoulent…

Décider de la grossesse d’un enfant, même si ce n’est pas toujours facile pour certaines, dépend à 100% de soi ! Adopter un enfant passe par des rendez-vous avec des organismes assermentés qui « dépossèdent » un tant soit peu de cette décision. Rencontrer assistante sociale, psychologues, médecins, organismes administratifs, associations demande une endurance parfois difficile à tenir : certains sont déboutés et n’obtiennent pas leur agrément, d’autres abandonnent, mais la plupart des couples poursuivent…

Si l’on franchit tous ces obstacles : l’arrivée chez soi d’un enfant– comme lors d’une naissance- est un cadeau de la vie d’une valeur inestimable, la joie qui en découle submerge.

Comme tous les enfants ils donneront du « fil à retordre à leurs parents » mais aussi des moments de plénitude familiale. Ce n’est pas parce que l’on est un enfant adopté que l’on  exempte sa famille des tracas et des questionnements ni qu’on lui en ajoute davantage. Chaque vie a son histoire qui se tisse avec la vie de ses proches : parfois en harmonie, parfois il y a des accrocs : c’est ainsi !

Et, comme des enfants nés du sang, ces enfants viennent aussi du cœur de leurs parents. Même s’ils ont une autre histoire génétique, des origines différentes qu’il ne faut pas ignorer, il semble bon de ne pas cristalliser sur celles-ci pour avancer en toute confiance sur le chemin de la vie.

Poème de Khalil Gibran

Pour aller plus loin :

Pour tout savoir sur les procédures d’adoption :

http://www.adoption.gouv.fr/Qui-peut-adopter.html

Pour connaitre les statistiques de l’adoption en France (2016) :

http://www.agence-adoption.fr/wp-content/uploads/2013/12/stats_2016-site_cle0d1371-1.pdf

*Ma nouvelle se nomme « Dinh Danh Diem » elle pourra vous être envoyée (par mail)  d’ici un mois : tout droit réservé.


DEUX MÈRES POUR UNE VIE (poème anonyme)

Il était une fois deux femmes
qui ne s’étaient jamais rencontrées,
l’une dont tu ne te souviens pas,
l’autre que tu appelles « maman ».

Deux vies différentes
dans l’accomplissement d’une seule, la tienne,
l’une fut ta bonne étoile,
l’autre ton soleil.

La première te donna la vie,
la seconde t’apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d’amour,
la seconde fut là pour le combler.

L’une te donna tes racines,
l’autre t’offrit son nom.
La première transmis ses dons,
la seconde te proposa son but.

L’une fit naître en toi l’émotion,
l’autre calma tes angoisses.
L’une reçut ton premier sourire,
l’autre sécha tes larmes.

L’une t’offrit en adoption,
c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour toi.
L’autre pria pour avoir un enfant,
et Dieu la mena vers toi.

Et maintenant quand en pleurant
tu me poses l’éternelle question,
héritage naturel ou éducation,
de qui suis-je le fruit ?

Ni de l’un ni de l’autre, mon enfant,
tout simplement de deux formes différentes
de l’AMOUR.

 

 

21/12 : c’est l’hiver !

21 décembre date officielle de l’hiver !

Le bon point c’est que les jours ont fini de raccourcir !

Le mauvais point c’est qu’on devrait hiberner car justement c’est l’hiver et qu’on doit être au taquet !  Le deuxième trimestre scolaire, par exemple est souvent déterminant pour les apprenants, alors que le pic de la forme n’est biologiquement pas élevé!

Manque de lumière, fatigue, froid … entrainent quelques troubles de l’humeur : baisse de moral par exemple qu’il faut parvenir à compenser.

Alors petite liste de rappel pour contrer ceci :

Profiter du soleil et/ou du jour (à quand les lumières de luminothérapie dans les salles de cours, dans les bureaux ?), prendre l’air et bouger, consommer des fruits des légumes du poisson frais, des fruits secs, des tisanes de millepertuis, et du chocolat : ça ça devrait aller ! Et surtout prendre soin de soi : le cocooning est permis avec un bon livre, un bon film, de la musique, du rêve, des amis, et enfin ne pas hésiter à mettre de la couleur là où la saison joue parfois en sépia !

C’est quand on va bien que l’on peut être disponible pour les autres !

Alors portez-vous bien !

Bel hiver.

(Photo janvier 2017 : les trésors de l’hiver)

« DEFAIRE SON DEUIL »

(Lire cet article vous demandera un peu de temps : merci de le prendre,             ou en tout cas merci d’être passé par mon site  n’hésitez pas à le faire vivre ! )

Parce qu’il y a des périodes un peu plus difficiles que d’autres, il est parfois bon d’écouter et d’accueillir la réflexion de certains  spécialistes :                                  « “Faire son deuil’ est un paradoxe absolu, écrit Anne Dufourmantelle, le deuil est par excellence un moment d’impuissance. Un événement réel nous percute, et nous n’y pouvons rien. Or le verbe “faire” sous-entendrait qu’on pourrait y opposer un acte, une volonté, quelque chose… Malgré nous, nous avons toujours besoin de croire que nous pouvons agir devant un événement. Aussi révélatrice soit-elle, cette expression m’apparaît néanmoins inappropriée. Car il semble que, dans le deuil, tout le travail consiste plutôt à aller dans le sens de l’impuissance, de l’acceptation de la perte. Il s’agirait plutôt de “défaire son deuil’ »*

Les propos d’Anne Dufourmantelle philosophe et psychanalyste française (née en 1964) peuvent apporter un éclairage rassérénant lorsqu’on traverse une période troublée par la perte d’un être proche.

Je vous propose –si vous en avez envie, besoin, de partager d’autres de ses  propos, tenus dans la revue « Philosophie » il y a quelques années :

« Les tombes, sépultures, actes juridiques, testaments retrouvés, lettres d’adieu ont un rôle : tous ces marqueurs extérieurs aident le sujet à se délivrer d’en être le seul dépositaire. Ils rendent le deuil dicible (exprimable) et partageable. Dans les thérapies, on constate qu’aller se recueillir sur une tombe, faire rétablir un nom d’enfant mort oublié, entretenir la mémoire peuvent être des moments clés d’une cure. C’est la reconnaissance pour un vivant qu’il peut laisser aller le mort à sa mort et accepter la vie. »*

La mort a souvent une place un peu taboue dans notre société : cela –et à juste titre- dérange.

Certaines personnes évitent les endeuillés (ce n’est pourtant pas une maladie contagieuse) ou elles ne savent pas vraiment quoi dire, alors que le plus simple est d’écouter de façon disponible sans conseil sans jugement celui qui vit la disparition de l’Autre. La peine est lourde à porter : un moment, un geste, un mot un sourire en allège le fardeau !

La société, pour suppléer à notre fragilité due à ce moment douloureux, propose une aide …commerciale!    Et avec condescendance ce commerce nous dépossède parfois de nos propres missions. Pourtant celles-ci nous aident à avancer vers l’acceptation. Comme dans tout deuil on sait qu’il faut plus ou moins passer par les phases* de déni, de colère, d’expression, de dépression qu’entraine le constat, ou, la nouvelle d’un décès avant d’accepter la perte de  cet Autre !

Croyant ou pas à la vie après la mort , chacun parcourt son chemin intérieur du deuil à sa façon, c’est un parcours mystique mais surtout irrationnel : nous pensons que nous avons intériorisé la mort de celui qu’on aimait , que ça va mieux, et, tout à coup une vague émotionnelle  nous submerge comme ça de façon quasi inexplicable. Ou encore au cœur de ces nuits sans fond, un rêve, où  passé présent futur s’entremêlent, nous éveille, abruptement, le manque est cruel, on est là comme au-dessus du vide : angoissant, angoissé.e !

Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises manières pour entreprendre ce cheminement personnel, vers ce, qui de toute façon ne sera plus jamais tout à fait comme avant ! La patience et le courage de donner du temps au temps, aident bien sûr à l’atténuation de la douleur  (étymologie du mot deuil) :        mais chacun, avec ce qu’il est, ce qu’il a reçu, comme il a vécu, chemine à son rythme : ce qui est sûr c’est que la route est longue, chaotique  et qu’aujourd’hui prendre le temps de vivre de tels événements n’est pas forcément accepté, acceptable !

Il ne s’agit pas, bien sûr d’être dans l’affliction permanente dans le désarroi et les larmes (qui par ailleurs, libèrent)  non : on peut même s’autoriser à être heureux mais  il s’agit de s’écouter pour ne pas refouler ce chagrin, de parler (même seul.e) pour ne pas bloquer ce « travail » nécessaire, de faire évoluer l’attachement que l’on avait avec la personne disparue pour en faire de façon résiliente une source d’énergie et reprendre le goût du risque de la vie !

Anne Dufourmantelle était une de ces femmes qui aimaient prendre des risques : «  La vie tout entière est risque. écrivait-elle . Vivre sans prendre de risque n’est pas vraiment vivre. C’est être à demi vivant »: elle en avait même écrit un livre recommandable : « l’éloge du risque » **!

Malheureusement ,c’est en voulant sauver deux enfants de la noyade qu’elle a trouvé la mort l’été dernier dans le Var : Aujourd’hui je dois une certaine reconnaissance à ce qu’elle a su léguer à nous ses lecteurs qu’elle aide encore au-delà de sa disparition !

 

Sylvie Etiève

Article du 18 novembre 2017

 

Je dédicace cet article à ma mère Claudine à qui je dois tout ce qu’un enfant doit à sa mère quand elle a été ce qu’elle fut :

« Maman,  avec papa, comme sur la balançoire de notre portique, vous nous avez poussés dans la vie avec ce va-et-vient nécessaire au cheminement vers l’âge adulte. Aujourd’hui une corde de la balançoire se casse : la chute, bien que prévisible fut-elle, est un peu brutale pour nous tous ! Mais on réagira car vous nous avez insufflé suffisamment d’Amour pour nous relever et                                                          avancer. »                   (Extrait du texte d’hommage -SE)

 

  • *Source : Magazine Philosophie Octobre 2014 – Anne Dufourmantelle
  •   **Les travaux d’Elisabeth Kübler-Ross font retenir 5 étapes d’un deuil :   
  •        le déni, le colère, l’expression/marchandage, la dépression, l’acceptation. 
  • ***L’éloge du Risque: Anne Dufourmantelle  Éditeur : PAYOT ET RIVAGES 

C’est parti pour trois mois.

Et voilà c’est parti : on va en avoir pour trois mois : des couleurs flamboyantes : du rouge, de l’ambre du brun, du jaune et encore du vert, des dégradés, et le bruit des feuilles sous les pieds, la musicalité du vent et l’odeur de la pluie, le goût du raisin : toute la poésie de l’automne !

Mais ce n’est pas que ça !!

Les journées qui raccourcissent démesurément, l’humidité et le froid pénétrant, le gris plombant de certaines journées maussades, les arbres désespérément dénudés, le manque de soleil donc de vitamines et l’envie… d’autre chose !!


Donc on met tout ça dans un shaker pour vivre un automne en harmonie : l’équilibre est nécessaire dans cette dualité permanente qu’il faut vivre comme complémentaire !


Et en premier jour d’automne (misons sur la couleur et la lumière) : ma photo prise ce matin pour vous !

l’article de ma page Facebook que je vous invite à rejoindre.

Les petits messages sur les réseaux sociaux qui font du bien

Les petits messages partagés qui font du bien :
Message d’une maman à sa fille pour son anniversaire ce jour (avec l’autorisation de l’auteure et le prénom a été changé):
 
« Je t’ai vue rire, je t’ai vue pleurer
Je t’ai vue parler, je t’ai vue marcher….
Devenir parents est le plus beau des métiers, depuis 16 belles années tu nous remplis de bonheur !
Etre parents est un sentiment merveilleux, c’est un mélange d’amour, de bonheur, de joies et de moments riches en émotions….
Joyeux anniversaire adorable Julie et continue de nous rendre heureux »
 
 
Ces petits messages font (en général) plaisir à celui (celle) qui le reçoit car c’est une affectueuse reconnaissance. Cette web mise en scène (on sait que d’autres vont les lire, les liker) « glorifie » la personne. Réciproquement ces partages sur les réseaux sociaux- même s’ils ont un côté narcissique dont il faut être conscient- permettent d’exister dans la sphère de l’autre de lui redire sous une autre forme notre attachement : devant les témoins du réseau social utilisé. Ils donnent confiance en soi et permettent une meilleure estime de soi. Bien sûr ils restent virtuels et ne compensent pas certaines failles s’il y en a, mais ils procurent un certain plaisir dont on aurait tort de se priver ! Néanmoins s’il y avait un conseil ce serait « ne pas en montrer plus virtuellement qu’on ne serait capable de le manifester concrètement et toujours se demander : « cela ne va-t-il pas le mettre mal à l’aise ? »
En tout cas ne manquons pas une occasion de dire son affection : bravo à « la maman » pour ce joli post.

De l’essaim passé devant la maison au miel récolté

Régulièrement je posterai des articles sur ce site : à partir d’une expérience vécue, d’une photo, d’un texte lu, d’une rencontre, d’une actualité je publierai quelques lignes … l’objectif étant de partager et éventuellement de dialoguer sur l’un de ces thèmes : je mettrai le lien ou l’image également sur ma page facebook. 
Le bien-être, la nature , la relation humaine seront bien sûr- de prés ou de loin- les fils conducteurs de ces humbles articles : et comme c’est l’été, voici en guise de premier partage une petite expérience vécue autour du thème de la nature : du miel !

 » De l’essaim passé dans la rue au miel récolté »

L’expérience :

Alors qu’il sortait de la maison notre fils a entendu un bourdonnement impressionnant et constaté l’arrivée d’un essaim d’abeilles ! Elles avaient dû quitter  une ruche située dans les alentours : l’essaimage !  Elles se posèrent dans un arbuste chez notre voisin et une de nos filles eu l’idée d’en faire part à un de ces amis, qui, pour le plaisir avait mis en place 3  ou  4 ruches dans  la campagne chez lui. Ils sont venus et avec son père ont récupéré la reine dans l’essaim et toutes les abeilles l’ont donc suivie. Ils ont précieusement déposé cette ruche vers chez eux et nous ont proposé quelques mois après de venir constater le travail de butineuses.  Et avec eux nous avons observé et participé à la récolte du miel !

 

L’analyse :

Ce que nous apporte une telle expérience : c’est qu’en la respectant la nature nous apporte des bienfaits inimaginables : Beaucoup d’essaims sont détruits par des personnes qui méconnaissent ou qui ont peur de se faire piquer : pendant l’essaimage les abeilles a priori ne piquent pas, et les abeilles sont protégées par la loi, les pompiers n’interviennent pas pour les un essaim d’abeilles mais un apiculteur amateur est toujours ravi de pourvoir repeupler sa ruche surtout dans ce contexte de mortalité des abeilles.

Et être apiculteur amateur est une pratique délicate mais qui se développe car la mise en œuvre et le matériel nécessaire restent abordables. Plusieurs de nos amis « font du miel » comme on peut faire des confitures : pour le plaisir, sans recherche de rendement spécifique, pour être en phase avec la nature et avoir du miel, pour consommer ou partager leur production !  Comme on donne un pot de ses confitures : signe de temps passé à cuisiner ou à récolter pour en savourer les plaisirs sucrés (donc rassurants, réconfortants) jusqu’au cœur de l’hiver.

Depuis l’hydromel des dieux antiques, le miel est employé depuis des millénaires pour ses vertus thérapeutiques et nutritionnels : donc avoir du miel est une chance surtout avec l’essor des médecines naturelles : le miel est, comme vous le savez, préconisé contre la toux les grippes, l’anémie, la cicatrisation, les maux de tête, … suivant les fleurs butinées chaque miel à ses spécificités thérapeutiques… Et après la saveur, c’est une  des raisons plus ou moins conscientes pourlaquelle les Français en sont de grands consommateurs : nous n’en produisons pas assez (malgré l’interdiction de certains produits phytosanitaires beaucoup sont encore utilisés, le frelon asiatique attaque toujours les abeilles, et la météo n’est pas toujours favorable à la floraison donc à la production des abeilles)  nous en importons énormément pour satisfaire nos besoins !

Alors quand un essaim passe devant chez soi le préserver va de soi !

Voilà en famille nous avons eu la chance de vivre cette petite aventure que je vous partage avec plaisir car elle-même nous a appris beaucoup sur les trésors pourtant bien connus de la nature !

 

 

Un livre à lire

« Vous n’aurez pas ma haine » Antoine Leiris

Journaliste, papa d’un très jeune garçon, Antoine Leiris a perdu sa femme dans l’attentat du Bataclan : son récit est court mais d’une puissance qui donne une force à chacun de ses lecteurs.