La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant a, le 4 septembre fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

èAlors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

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**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous.           Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

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*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

 

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

 

 

Alors dernières séries de réflexes :

 

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !…

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

 

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

 

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Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

 

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

 

 

 

Les petits messages sur les réseaux sociaux qui font du bien

Les petits messages partagés qui font du bien :
Message d’une maman à sa fille pour son anniversaire ce jour (avec l’autorisation de l’auteure et le prénom a été changé):
 
« Je t’ai vue rire, je t’ai vue pleurer
Je t’ai vue parler, je t’ai vue marcher….
Devenir parents est le plus beau des métiers, depuis 16 belles années tu nous remplis de bonheur !
Etre parents est un sentiment merveilleux, c’est un mélange d’amour, de bonheur, de joies et de moments riches en émotions….
Joyeux anniversaire adorable Julie et continue de nous rendre heureux »
 
 
Ces petits messages font (en général) plaisir à celui (celle) qui le reçoit car c’est une affectueuse reconnaissance. Cette web mise en scène (on sait que d’autres vont les lire, les liker) « glorifie » la personne. Réciproquement ces partages sur les réseaux sociaux- même s’ils ont un côté narcissique dont il faut être conscient- permettent d’exister dans la sphère de l’autre de lui redire sous une autre forme notre attachement : devant les témoins du réseau social utilisé. Ils donnent confiance en soi et permettent une meilleure estime de soi. Bien sûr ils restent virtuels et ne compensent pas certaines failles s’il y en a, mais ils procurent un certain plaisir dont on aurait tort de se priver ! Néanmoins s’il y avait un conseil ce serait « ne pas en montrer plus virtuellement qu’on ne serait capable de le manifester concrètement et toujours se demander : « cela ne va-t-il pas le mettre mal à l’aise ? »
En tout cas ne manquons pas une occasion de dire son affection : bravo à « la maman » pour ce joli post.

De l’essaim passé devant la maison au miel récolté

Régulièrement je posterai des articles sur ce site : à partir d’une expérience vécue, d’une photo, d’un texte lu, d’une rencontre, d’une actualité je publierai quelques lignes … l’objectif étant de partager et éventuellement de dialoguer sur l’un de ces thèmes : je mettrai le lien ou l’image également sur ma page facebook. 
Le bien-être, la nature , la relation humaine seront bien sûr- de prés ou de loin- les fils conducteurs de ces humbles articles : et comme c’est l’été, voici en guise de premier partage une petite expérience vécue autour du thème de la nature : du miel !

 » De l’essaim passé dans la rue au miel récolté »

L’expérience :

Alors qu’il sortait de la maison notre fils a entendu un bourdonnement impressionnant et constaté l’arrivée d’un essaim d’abeilles ! Elles avaient dû quitter  une ruche située dans les alentours : l’essaimage !  Elles se posèrent dans un arbuste chez notre voisin et une de nos filles eu l’idée d’en faire part à un de ces amis, qui, pour le plaisir avait mis en place 3  ou  4 ruches dans  la campagne chez lui. Ils sont venus et avec son père ont récupéré la reine dans l’essaim et toutes les abeilles l’ont donc suivie. Ils ont précieusement déposé cette ruche vers chez eux et nous ont proposé quelques mois après de venir constater le travail de butineuses.  Et avec eux nous avons observé et participé à la récolte du miel !

 

L’analyse :

Ce que nous apporte une telle expérience : c’est qu’en la respectant la nature nous apporte des bienfaits inimaginables : Beaucoup d’essaims sont détruits par des personnes qui méconnaissent ou qui ont peur de se faire piquer : pendant l’essaimage les abeilles a priori ne piquent pas, et les abeilles sont protégées par la loi, les pompiers n’interviennent pas pour les un essaim d’abeilles mais un apiculteur amateur est toujours ravi de pourvoir repeupler sa ruche surtout dans ce contexte de mortalité des abeilles.

Et être apiculteur amateur est une pratique délicate mais qui se développe car la mise en œuvre et le matériel nécessaire restent abordables. Plusieurs de nos amis « font du miel » comme on peut faire des confitures : pour le plaisir, sans recherche de rendement spécifique, pour être en phase avec la nature et avoir du miel, pour consommer ou partager leur production !  Comme on donne un pot de ses confitures : signe de temps passé à cuisiner ou à récolter pour en savourer les plaisirs sucrés (donc rassurants, réconfortants) jusqu’au cœur de l’hiver.

Depuis l’hydromel des dieux antiques, le miel est employé depuis des millénaires pour ses vertus thérapeutiques et nutritionnels : donc avoir du miel est une chance surtout avec l’essor des médecines naturelles : le miel est, comme vous le savez, préconisé contre la toux les grippes, l’anémie, la cicatrisation, les maux de tête, … suivant les fleurs butinées chaque miel à ses spécificités thérapeutiques… Et après la saveur, c’est une  des raisons plus ou moins conscientes pourlaquelle les Français en sont de grands consommateurs : nous n’en produisons pas assez (malgré l’interdiction de certains produits phytosanitaires beaucoup sont encore utilisés, le frelon asiatique attaque toujours les abeilles, et la météo n’est pas toujours favorable à la floraison donc à la production des abeilles)  nous en importons énormément pour satisfaire nos besoins !

Alors quand un essaim passe devant chez soi le préserver va de soi !

Voilà en famille nous avons eu la chance de vivre cette petite aventure que je vous partage avec plaisir car elle-même nous a appris beaucoup sur les trésors pourtant bien connus de la nature !

 

 

Un livre à lire

« Vous n’aurez pas ma haine » Antoine Leiris

Journaliste, papa d’un très jeune garçon, Antoine Leiris a perdu sa femme dans l’attentat du Bataclan : son récit est court mais d’une puissance qui donne une force à chacun de ses lecteurs.