Bienvenu.e.s

Bienvenu.e.s sur mon site. Ici vous trouverez les services de thérapies conseils que je propose. Si vous n’êtes pas tombé par hasard sur celui-ci et que vous lisez ces lignes, c’est que vous vous posez sans doute quelques questions.  J’espère pouvoir vous aider à trouver des réponses.

Services de thérapie conseils :

 thérapie personnelle
– une thérapie de couple
– une thérapie familiale : parents/ enfants, enfant ou adolescent.
– un soutien parental
– une réunion de groupe
– un cycle de 1 à 4 rencontres : passer son BEP (Bien Etre Parents)
– une écothérapie: (la thérapie par la nature)
– une formation -et “facilitatrice” dans le cadre de cercle restauratif.

 

Ma devise en tant que thérapeute :

« Prendre le temps de regarder en soi
permet de mieux voir autour de soi
et d’avancer avec confiance en soi. »

Qui suis-je ?

Je m’appelle Sylvie Etiève, je suis née en 1966 dans le Centre de la France (près de Châteauroux- 36-) où j’exerce à Châteauroux. Mariée, je suis mère de six enfants : fratrie atypique d’enfants biologiques et adoptifs.

Après des études en psychologie, un passage dans l’éducation spécialisée et auprès des populations paupérisées (en France et à l’étranger) je suis devenue enseignante dans le premier degré. Puis j’ai fait évoluer ma pratique en devenant formatrice auprès des étudiants professeurs d’école stagiaires. J’ai parallèlement suivi une formation professionnelle afin de consolider mes connaissances en psychologie et d’envisager de devenir thérapeute qualifiée. En effet au regard de ce qui se passe dans notre société il me parait essentiel, au plus humble niveau qu’il soit, d’agir sur les difficultés vécues par les uns et les autres où d’améliorer des qualités de vie de chacun.

J’ai donc quitté mon métier d’enseignante pour pouvoir en exercer un autre et proposer mes services* à ceux souhaitent améliorer leur vie ou qui veulent faire le point, le but étant d’aller mieux, d’aller bien.

Comment je travaille ?

 En tant que “guide responsable” et  dans un processus thérapeutique qui est comparable à un voyage j’essaierai de vous conduire vers un mieux-être.         La prise de conscience et l’analyse du milieu dans lequel vous évoluez sera une entrée possible ( nous appartenons tous à un système).

Consultation au bureau - Sylvie Etiève Thérapeute ConseilsDès la première rencontre à la petite maison au cèdre à Châteauroux, je me mets d’accord avec le(s) patient(s) sur les règles du cadre (horaires, paiement et rythme de travail à suivre). La thérapie peut se réaliser très brièvement (une à cinq séances), mais peut éventuellement (rarement) se prolonger si nécessaire.

Des personnes ayant des questionnements individuels viennent en consultation.

Des couples également s’engagent dans une thérapie conjugale. Parfois un seul membre du couple vient pour des problèmes affectifs.

Soutien parental - Sylvie Etiève Thérapeute ConseilsJe propose à domicile, ou à mon cabinet, un soutien parental à des parents souhaitant enrichir ou améliorer leurs relations parentales avec leur enfant. Je reçois beaucoup d’enfants (mon plus jeune patient a 2 ans), influence de mon activité précédente, sans doute, mais aussi des adolescents de jeunes adultes, des parents vivant seuls, un papa, une maman et je reçois aussi des familles entières.

 

Consultation à domicile - Sylvie Etiève Thérapeute ConseilsPour des personnes ne pouvant se déplacer je peux venir chez elles ou sur le lieu de vie (maison de retraite pour des personnes âgées).

La solitude est parfois difficile à vivre, en parler permet de la supporter.

 

Consultation à distance - Sylvie Etiève Thérapeute Conseils

De plus des séances en ligne prépayées peuvent être envisagées : téléphone, skype messenger…

Cette technique peut permettre de gagner du temps et d’atténuer des distances.

 

Réunion de groupe - Sylvie Etiève Thérapeute Conseils

Par ailleurs je propose d’intervenir dans des cadres associatifs ou de regroupement pour aborder par le biais d’une intervention publique différents thèmes autour de la vie de famille et ses déclinaisons : la famille d’aujourd’hui l’éducation, le couple, l’adoption, l’école, le jeu, la maladie, la vieillesse.

Je peux mettre mes services à disposition d’un organisme : ESAT, Foyer de vie, maison de retraite, associations, école, hôpital, structures d’accueil diverses etc Cet organisme devra toutefois m’accorder son agrément en vue de mes interventions.

J’encadre également des groupes de paroles. Et je peux être présente lors de cellule d’écoute en cas de crise.

Je propose des ateliers “anti-stress” pour les enfants et un  concept  passer son BEP : Bien  Etre Parent pour le Bien-Etre Parent: Au travers différents thèmes concernant la parentalité : un petit groupe (entre 3 et 8 personnes) se retrouve  pour partager des ressources des idées et des expériences sur son rôle de parent : rôle qui s’imbrique avec celui d’être, entre autre, conjoint(e) : des thèmes comme l’autorité, l’école, le collège, les différents risques, les loisirs, les écrans, la communication en famille, la monoparentalité, les familles agrandies, les conflits … sont analysés réfléchis pour permettre une certaine évolution dans sa propre vie.

Je réalise également des rencontres  “Bien-Etre” sur différents sujets :les enfants, les adolescents, le couple, “vivre seul(e)” (premier mardi du mois) et aussi “Bien Etre Prof :je suis prof, on en parle”, le bien-être corps esprit (des petits maux qui nous parlent)”Etre bien au travail” et de la Sylvothérapie en forêt : balade et atelier ayant lieu en forêt près de Châteauroux.

Dates et horaires dans RESERVATION

Mes références : L’approche systémique

 Si vous avez plus de temps et que vous souhaitez en savoir davantage sur qui je suis, vous pouvez écouter le podcast de Goodberry :

https://podcast.ausha.co/goodberry/ep-18-sylvie-etieve-therapeute-familiale-la-parole-libere 

 

Au micro de Stéphane Bonnot
Au micro de Stéphane Bonnot de Goodberry podcast Juin 2021


Actualités

22 janvier 2023osez la sylvothérapie Que sera cette balade thérapeutique ?   Ici :Emission France Bleu à réécouter C’est une sortie dans la nature dont l’objectif est de se recentrer sur soi, de prendre conscience de ses sensations liées à la nature environnante. Aucune performance n’est attendue : juste se laisser guider et profiter des bienfaits de la marche sur un sentier forestier ou dans un espace un peu plus sauvage. Si l’on n’a pas de problème de santé, marcher ne demande pas beaucoup d’efforts ni de concentration! Socrate enseignait en marchant ! Cette activité permet de libérer l’esprit. Grâce à cet exercice physique  notre cerveau va ressentir un certain bien-être. En effet la dopamine (hormone du plaisir) va être secrétée et va accentuer  l’activité entre les neurones. Marcher détend le corps et libère la pensée donc (vous l’avez déjà tous expérimenté) ! Ce jour-là on cherchera  à profiter du moment présent: on laissera de côtés  nos préoccupations (et notre téléphone)… pour simplement être dans l’instant , dans cette balade, dans la forêt à cette saison, dans ce moment qu’on s’est accordé. On parlera de ce qu’est l’ancrage, la sylvothérapie*. Il y  aura des temps de silence permettant la méditation-et des temps où nos sens : toucher odorat vue ouïe seront interpellés, et aussi des temps d’échanges possibles (autour d’une boisson (chaude) dans une clairière). Un parcours (accessible à tous marcheurs) vous sera proposé avec quelques étapes, conseils (technique de respiration) et questionnement pour donner une dimension spécifique à cette balade. Tout vous sera expliqué à votre arrivée en forêt:        ce sera simple. Je vous dis à bientôt. Sylvie Etiève PS: voir aspects pratiques en bas de page Aspects pratiques : 1: Se décider ! Etre disponible à des pratiques de détente ! 2: S’inscrire -obligatoirement- 3: RV derrière le magasin BUT (cap sud St Maur 36) à 10h (je vous conduirai dans la forêt (privée) où est prévue cette balade). 4: Prévoir une tenue adaptée à la météo : Jambes, bras couverts. Et de bonnes chaussures. 5: Tarif :5 € ou une participation libre en conscience  Gratuit pour les enfants (Obligatoirement accompagnés) Gratuit pour les personnes sans ressource. Une boisson (chaude) ponctuera la balade. 6: Les enfants peuvent participer avec vous à cette balade, les adolescents aussi (un peu devant ou un peu derrière s’ils le souhaitent) : il leur faudra juste respecter la règle du calme 😉  7: Compter environ 1 heure 1/2 / 2 h. 8: Comme cela m’a été demandé, nos amis les chiens ne sont pas prévus parmi les inscrits, merci de votre compréhension. 9: Automne hiver :  il n’y a pas de chasse le dimanche dans cette forêt ! SI LES CONDITIONS MÉTÉO NE PERMETTENT VRAIMENT PAS CETTE SORTIE JE VOUS PRÉVIENDRAI par sms! CETTE ACTIVITÉ BIEN-ETRE EST EGALEMENT PROPOSÉE A DES ASSOCIATIONS, des groupes, des écoles. “Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.” René de Chateaubriand Témoignage de Claire, une participante: “Bien plus qu’une balade, un moment privilégié, un moment de détente, des retrouvailles avec soi-même, avec la nature et toutes ses couleurs. Des trouvailles réconfortantes, un cadeau précieux tel un soutien partagé… Une prise de conscience aussi, et de l’énergie positive et naturelle. Merci pour cette balade, merci pour ce moment de partage. Merci pour ta patience et ton réconfort. Prochaine balade le 28 novembre avec Sylvie Etiève , n’hésitez plus, lancez vous et laissez vous porter.” D’autres témoignages: “Merci Sylvie pour cette découverte de la sylvothérapie et ton savoir faire et ces rencontres toujours aussi agréables et enrichissantes qui nous permettent de libérer des émotions et d’avancer dans le travail de cheminement.” Patricia “Merci à toi, Sylvie pour cette parenthèse de pureté et de calme dans la folie de notre vie … Que du bonheur !” Isabelle “Un très bon moment passer dans la forêt de chênes, à s occuper de soi et se ressourcer. Merci Sylvie!” Noëlle Un article pour compléter  : *https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/04/22/le-bain-de-foret-comme-therapie_5288892_4497916.html     Quelques photos d’une de mes filles, lors de la préparation. SORTIE HIVERNALE JANVIER 2023 Un temps -en solo- de liaison avec les arbres en dormance. Je ne les compte plus ces sorties bien-être mais pour celle-ci il fallait être assez courageux pour s’inscrire, car il faisait 0 degré ce matin de janvier (2023), et malgré ce froid vivifiant, une belle équipe a affronté le gel pour venir (ou revenir) vivre cette balade bien-être hivernale. Immersion dans la forêt endormie, respiration, déconnexion, et connexion aux arbres et aux autres. Malgré les bienfaits des moments et la chaleur des partages, chacun a apprécié le retour dans son chez soi. Merci à tous pour ce beau moment au cœur de la nature. Et j’attendrai le printemps pour organiser la prochaine sylvothérapie. Au pied du chêne pédonculé , De ses racines à sa cime, l’arbre nous en dit long. Toujours un petit peu d’eau au creux d’un arbre. Autour d’un thé chaud: toujours des échanges chargés d’émotions. Merci Laurence pour les photos [...]
15 janvier 2023Le troisième lundi de janvier serait un lundi où l’on n’aurait pas trop le moral !? Etudes mathématiques ? Démarches commerciales des voyagistes ? Mois de l’année paraissant long ( avec 5 lundis) ? Cœur de l’hiver ? Météo grise ? Annonce d’un refroidissement ? Distorsions familiales ou amicales ?Motivation ? Fêtes passées ? Finances difficiles ? Sinistrose médiatique ? … le troisième lundi de janvier serait un lundi un peu plus compliqué pour notre moral, que les autres jours de reprise hebdomadaire ! Et à ça on ajoute: le passage par une pandémie mondiale qui a transformé nos habitudes de vie, des difficultés collectives nationales (inflation, questionnement sur l’avenir…) et internationales (des populations massacrées) des craintes personnelles voire la maladie, la mort (janvier, mois où le nombre de décès serait le plus élevé en France)… bref nous avons la sensation que rien ne vient arranger la situation. Que ce soit le blues du lundi (s’il nous prend) ou d’un autre jour, essayons de la reconnaitre, de l’accepter et d’en voir les raisons visibles et sous-jacentes. Puis controns ce blues en agissant concrètement par des actions simples: Faisons-nous un petit plaisir, trouvons une occasion de rire, octroyons-nous des pauses dans la journée, prenons l’air (captons le premier rayon de soleil que l’on voit), faisons des exercices de respirations (type respiration nasale alternée, le Pranayama), méditons un peu, massons-nous un peu, discutons avec quelqu’un, envoyons un message surprise, une petite carte (tradition largement perdue) et pourquoi pas envisageons un projet à court, moyen et long termes (soit trois projets 🙂 … et toute autre idée … je vous fais confiance, vous connaissez vos ressources, il faut juste s’autoriser à y accéder ! Alors bon lundi bleu et pourquoi pas encore: Bonne année : il n’est jamais trop tard pour se souhaiter de bonnes choses. Sylvie La nature nous aide à passer les moments parfois hasardeux ! Et pourquoi pas ce projet à court terme ? Inscription obligatoire Photo “lundi bleu” SE: lac d’Auvergne [...]
30 novembre 2022🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌟 1er décembre 2022″🌟 “Le temps des fêtes est aussi un moment pour resserrer les liens avec les enfants, les écouter, accueillir leurs émotions et les rassurer en leur rappelant l’amour inconditionnel qu’on leur porte, malgré les “accrocs” de notre propre vie.” 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌟 2 décembre 2022″🌟 “Le temps de l’Avent peut-être aussi un moment d’empathie : essayer de ressentir ce qu’un adolescent peut vivre quand il est en incapacité d’aller vers l’Autre et de s’accepter Lui-même. Entendre l’Autre est le premier pas pour essayer de le comprendre, tout en lui portant de l’affection. ” 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre 🌟 3 décembre 2022″ 🌟 Et si, dans cette période de l’Avent, nous prenions le temps de relire des extraits de notre propre vie ? La crainte des répétions des événements peut être légitime dans certains cas. Et ce n’est pas une fatalité : la prise de conscience d’une telle crainte est toujours le premier pas vers le changement. 🌞 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌞 4 décembre 2022 🌞 🌞 Étymologiquement « Avent » vient du latin ‘adventus’, qui signifie « arrivée ». Pour les Chrétiens c’est l’attente de l’Avènement : c’est-à-dire la naissance de Jésus. Parler de « mort » dans un calendrier de l’Avent n’est donc pas des plus optimistes (me souffle une de mes filles 😉). Mais si cette personne est venue en parler avec moi, c’est qu’elle n’y arrivait pas avec ses proches. Alors dans cette période tournée vers l’avenir : osons écouter les plus anciens, osons leur demander ce dont ils aimeraient vraiment parler.🌞 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre 🌟 🌞 5 décembre 2022 🌞 🌞 Vivre en couple est un véritable challenge. Le quotidien ronge un peu la relation ! Prendre le temps de se parler tranquillement demande de l’énergie, de l’humilité et du courage, Mais cela peut permettre de se rappeler ce qui nous plait chez l’Autre. Et si l’on prenait quelques instants dans ce mois de décembre, pour redire à l’Autre ce qui nous plait chez lui ? » 🌞 🎄🎄 Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre 🎄🎄 🎄🎄 6 décembre 2022 🎄🎄 « Pour certains enfants, la vie s’alterne entre plusieurs résidences, entre plusieurs adultes : parents, co-parents. Pas toujours simple pour eux de trouver leurs repères. 🎄🎄 Noël est en vue. Et, si le temps des fêtes, chaque papa, chaque maman, offrait un des cadeaux les plus précieux qui existent : « son temps. » ? Un vrai temps de qualité !“ 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌟 7 décembre 2022″🌟 Il n’y a parfois pas de mots qui soulagent. 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌟 8 décembre 2022″🌟  Derrière chaque mot, des représentations mentales se forment. Un même mot peut résonner différemment pour deux personnes ! Certains empruntent parfois des mots bien au-delà de leur signification pour exprimer, leur désarroi !Les mots peuvent être destructeurs ou consolateurs : tentons pendant ce temps allant vers les fêtes de privilégier les mots consolateurs ou constructeurs ! » 💥” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 9 décembre 2022″ 💥 ⚡️ L’authenticité manque dans nos rapports humains. On est parfois trop direct, blessant, d’autres fois trop dans la retenue, l’effacement ou trop hypocrite. On fait semblant, derrière une apparence trompeuse. On affecte des sentiments que l’on ne ressent pas forcément. Aujourd’hui, 9 décembre, l’on peut se dire: et si j’étais juste authentique, respectueux de l’autre et de moi-même: on aurait déjà fait un bon pas dans l’humanité. “⚡️ ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 10 décembre 2022” 🌟 L’émotion, elle ne prévient pas, elle arrive sans crier gare. Le sentiment est plus l’interprétation d’une situation, il peut s’installer. Derrière une émotion, il y a toujours un besoin à combler, la tristesse appelle le réconfort et la consolation. Nous pouvons ces jours-ci écouter, accueillir nos émotions et redéfinir nos sentiments simplement pour nous sentir mieux, en satisfaisant le besoin qui est derrière. 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 11 décembre 2022” 🌟 Même si l’on sait que les enfants s’adaptent à toute situation, ce qui est dit là est réciproquement vrai, les enfants n’ont plus tout à fait leurs parents à plein temps lorsqu’ils sont en résidence alternée. Et les départs sont parfois difficiles. Malgré les divergences, les rancunes peut-être que cette période pourrait être celle des échanges en douceur, d’un partage plus intensif même à distance, d’une communication plus fluide. 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌟 12 décembre 2022″🌟 En recopiant cette phrase notée dans mon cahier – qui se finissait par : “pourtant je reste.” , une chanson de Maxime Le Forestier me vient en tête : “la rouille”: https://www.youtube.com/watch?v=Ak5WiFt7d8c. Cette chanson servira de réflexion du jour : Dérouillons ce qui peut être dérouillé dans ce mois de décembre. 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 🌟 8 décembre 2022″🌟 Quand ce jeune garçon me parlait de ces violences de cour de récréation, il me demandait une chose en plus : “surtout tu n’en parles pas à mes parents sinon ça va être pire.” Il était tétanisé par la peur, se sentait seul, mal surveillé ou juste plus faible qu’un petit groupe terrorisant. En libérant sa parole, les choses se sont arrangées. Nous sommes à quelques jours des vacances, Noël est aussi un temps de paix: alors redisons aux enfants dans cette période que la violence a souvent un effet boomerang, et rappelons leur, que faute de s’apprécier ils se doivent le respect. ” La non-violence est l’arme des forts” disait Gandhi.   🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 14 décembre 2022” 🌟 La frontière entre « avoir son jardin secret » et « la confiance que l’autre m’accorde » est parfois perméable. La vie d’un couple est souvent oscillante. Les relations connexes peuvent se déconnecter. Si c’est rare, cela se restaure, si c’est récurrent cela interroge. Et si l’on s’interrogeait à une dizaine de jours du début des fêtes sur l’authenticité de notre relation ? 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 15 décembre 2022” 🌟 Cette douce dame d’un âge certain, n’est pas privée de relations avec sa famille. Mais c’est elle qui prend toujours le train pour aller la voir. 1 an, 2, 3…10,15 ans sans prendre le temps de s’immiscer dans l’intime quotidien de son propre parent… alors que l’on sait que la moindre visite revitalise. Quelle blessure affective ! Aller, engageons-nous à aller boire un café avec un parent (au sens large) pas vu depuis longtemps, et ce avant 2023 : possible ? 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 16 décembre 2022” 🌟 Libération émotionnelle, libération sentimentale, libération matérielle ou pourquoi pas professionnelle, il se peut que des liens qui nous lient à une ou des personnes (voire des situations) soient nocifs. Le détecter et relever le défi de s’en libérer demande un courage exceptionnel, mais mérite d’être essayé. Et si dans cette période l’on faisait un “scan” de nos liens d’attachement afin de les estimer: riches, constructifs, neutres, dérangeants ou nocifs. 🌟” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 17 décembre 2022″🌟 On pourrait trivialement résumer en disant « bah y a du boulot ! » Cela me renvoie à une autre phrase d’un ado que je pourrai pas faire figurer dans une case (j’ai dû faire des choix) qui est « Je n’aime pas notre société : trop superficielle ! trop dans le jugement… ». Qui me surprend/me dérange dans mon entourage ? Comment accepter l’autre tel qu’il est, sans jugement ? Comment faire en sorte que les uns les autres l’on se tolère dans ce que nous pouvons avoir de différent : une réflexion possible à mener dans cette dernière ligne droite de l’Avent ! 🌟” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 18 décembre 2022″🌟 Cette phrase aurait pu être doublée d’une autre entendue « on se parle mal » ! Je dis souvent en thérapie de couple : si vous marchez sur les pieds de quelqu’un dans la rue, vous allez vous confondre en excuses, si vous marchez sur les pieds de votre conjoint, vous pouvez (dans certains cas) lui dire « mais que fais-tu dans mes pattes ?!! » Comment faire pour prendre soin, dire ses sentiments à ceux qui sont proches de nous. Peut-être en faisant comme si on ne les connaissait pas beaucoup ? Noël est le temps des cadeaux, un « je t’aime » un « pardon » un “regard attentionné et enveloppant” sont parfois de bien jolis cadeaux : lequel oserez-vous ? ☎️ ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 18 décembre 2022” ☎️ Depuis la révolution numérique il y a une trentaine d’années, nos vies ont été bouleversées. Comme toutes les nouveautés il y a des avantages et des inconvénients. Le plus contradictoire est que nos téléphones nous permettent de rester en contact avec les personnes que l’on aime et le monde en général, mais en présence des enfants (et pas que) ils nous empêchent d’être dans une relation vraie « les écrans font écran » ! Pourquoi ne pas laisser ces petites merveilles technologiques au profit de nos petites merveilles relationnelles pendant la journée ? 🌟” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 20 décembre 2022″🌟 Ce parent venu en thérapie pour sa fille d’environ 7 ans, se disait épuisé par les bêtises, les caprices, le manque d’écoute, les exigences de celle-ci. Pas facile d’être enfant !?Pas facile d’être parent, non plus ! à la fois pas d’école de parent, et injonction de la société à tout faire parfaitement. Non aucun parent n’est idéal ! Aucun enfant non plus ! Encore une fois, il faut être capable de mettre son amour-propre en sourdine pour accepter que l’on ne s’en sort pas toujours bien avec son enfant, ou entendre que son enfant ne va pas bien, et accepter de se faire aider. Dans la féérie de Noël qui approche à grands pas, les enfants ont une grande place qui leur est donnée, mais les parents (grands-parents…) l’ont tout autant. Soyons vigilants à ce que chacun ait sa place, sa place adaptée tout en se disant que le temps des fêtes est un temps EXTRA-ordinaire. ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 21 décembre 2022” J’ai extrait quelques phrases de joie et d’enthousiasme pour les derniers jours de mon calendrier de l’Avent. Sortir, bouger, changer d’air, faire des activités en famille apporte à l’enfant équilibre et ressourcement, et aux adultes également. Et si en ce jour de solstice d’hiver, on prenait un temps pour renouer avec le grand air, la nature (que ce soit la campagne, la forêt, la mer ou la montagne), cela ne pourra que nous enthousiasmer comme cet enfant. 🐦 Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 21 décembre 2022 🐦 A l’heure où l’on est en permanente communication les uns avec les autres, parfois au milieu de beaucoup de monde : travail, courses, activités, ville… certaines personnes aspirent vraiment à être seule, dans un calme relatif. Avec l’âge certains ont cette aspiration encore plus marquée. D’autres vont prendre des temps de méditation, de silence ou des balades en solitaire pour vivre dans un bon équilibre. La période de l’Avent avance, et, oui un moment en connexion avec soi-même serait le bienvenu pour se poser la question suivante : ” qu’est-ce qui compte vraiment dans ma vie ?” 🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 23 décembre 2022” 🌟 Si vous vous souvenez de la parole du 7 décembre, dite par cette petite fille privée de câlins de sa maman trop précocement « partie au ciel », cette jolie et avant-dernière phrase de l’Avent résonne encore plus fort. Etre capable de savourer l’instant présent. Arrêter un peu le temps pour un moment de bonheur simple, surtout que, comme le reprenait Hubert Reeves (à l’astronome Carl Sagan) nous-mêmes « ne sommes que des poussières d’étoiles ». Notre vie sur terre est aussi brève et éphémère que le passage d’une étoile filante. Alors oui, prenons le temps de regarder les étoiles dans cette nuit d’hiver, avec ceux qu’on aime, qu’ils soient à portée de main, à portée de cœur ou quelque part dans ces étoiles qui brillent, vous le savez, toujours longtemps après qu’elles se soient éteintes. Et pour conclure, la tête dans les étoiles, pensons au poète, Guillaume Apollinaire, qui écrivait (par temps de guerre) : « C’est Noël : il est grand temps de rallumer les étoiles. »   🌟 🎄 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre : 24 décembre 2022″ 🎄 Cette dernière phrase de l’Avent pourrait inspirer un véritable sujet de philosophie ! « Aspirer à être en paix ! » Si l’on enferme une blessure, il est difficile d’être en paix. A chaque fois que cette blessure est touchée, l’on peut psychologiquement éprouver une réaction de souffrance. Souffrance tournée vers soi ou parfois dirigée vers l’Autre. Dans ma fonction de thérapeute familiale, je pense aux séparations de couples conflictuelles. Au moment des fêtes de fin d’année, ces conflits s’exacerbent parfois douloureusement, avec au centre de ces tensions, des petits moussaillons d’un naufrage qu’ils n’avaient pas demandé et qui eux aussi n’aspirent qu’à vivre paisiblement malgré la rupture conjugale : et c’est possible !  Oui c’est envisageable si les adultes font front, et mettent leurs intérêts personnels de côté, s’ils apaisent leur rancœur et se redisent régulièrement que dans l’éducation seul l’intérêt de l’enfant compte. “Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé.”, cette phrase de Nelson Mandela pourrait inspirer bien des parents séparés qui n’arrivent pas à instaurer une relation pacifiée. Avec cet exemple tiré de ma pratique, nous pouvons donner une des pistes pour être en paix avec soi-même : être capable de retrouver le « vrai moi » le « moi profond » en guérissant le « moi blessé » qui fait que j’ai des réactions douloureuses ou blessantes.  Alors en cette veille de Noël, cherchons la paix en nous pour pouvoir la diffuser autour de nous, c’est certainement un message de Noël classique, mais il est tellement essentiel que d’en faire un vœu me semble essentiel pour conclure ce calendrier de l’Avent. Bonne veille de Noël à chacun. [...]
19 novembre 2022Deux femmes. Deux histoires. L’une s’appelle Eva.                        L’autre s’appelle Lola. Eva a 28 ans.                         Lola en a 39. Elles ne se connaissent pas. Elles sont toutes les deux venues en consultation. Elles avaient un mal-être dans leur couple respectif. Eva vient la première fois avec son conjoint. C’est lui qui a pris rendez-vous, d’ailleurs. Au téléphone il me dit qu’il veut que les choses s’arrangent. Lors de cet entretien ils me déroulent leur parcours de jeune couple. Eva a une petite fille (5ans) d’une première union. Ils ne vivent pas encore ensemble, mais l’envisagent. Elle travaille, lui fait des petits boulots çà et là. Il m’explique qu’il aime beaucoup Eva mais qu’il a du mal à la voir toujours faire la fête, toujours à s’amuser avec ses amis. Et qu’à cause de cette petite jalousie, il n’est pas toujours « très cool » avec elle. Eva l’a sommé de prendre une décision car elle souffrait trop de ses attitudes, de toutes leurs disputes, et, c’est pour cela qu’il a appelé. Lola vient la première fois sans son conjoint. Elle vient car dans son couple ça ne tourne pas très rond. Elle n’a pas dit à son mari (mariés depuis une dizaine d’années) qu’elle venait chez une thérapeute conjugale. Ils ont un petit garçon (8 ans). Ils travaillent tous les deux. Monsieur fait beaucoup d’heures. Elle raconte que dans leur couple il n’y a pas une bonne communication, qu’ils ne sont pas souvent d’accord en ce qui concerne l’éducation de leur garçon. Même s’ils ont des bons moments, il y a souvent des disputes, parfois un peu fortes. Et que ça ne peut plus durer comme ça. *Les disputes font partie de la relation humaine. Il y a rarement de relations saines sans petits ou gros accrocs. On ne peut pas être d’accord sur tout. Néanmoins, il faut être vigilant concernant deux points : la source de ces conflits, et leur fréquence ! Chez le conjoint d’Eva une des sources est la jalousie de son ami (qu’il minimise).         **Dans le couple de Lola, ce sont (entre autre) l’éducation et le peu de temps en commun visiblement qui pêchent ! Les conflits ponctuels sont à distinguer des conflits chroniques. Dans le premier cas, ceux-ci passent alors que dans les conflits chroniques la racine du conflit est plus profonde.Pour ne pas que les conflits affectent trop la vie conjugale, ils doivent être solutionnés : trouver leur origine, leur sens, prendre du recul, ne pas fermer les yeux sur ceux-ci : les analyser et donc avant tout voir s’ils sont ponctuels ou récurrents. Demander pardon fait partie de la résolution d’un conflit. Suite à leur premier RV (où les tensions étaient tangibles), Eva viendra, seule, de sa propre initiative. Au fil des séances, elle se racontera un peu : « On s’est rencontré en soirée » elle a été séduite par M, sa confiance en lui, son humour (enfin sa dérision) sa taille son regard. « Au début c’était le grand amour, il était cool et c’était comme un deuxième papa pour ma fille. Puis quand notre union a pris une tournure un peu plus sérieuse, il est devenu un peu moins drôle, plus grave, plus exigeant. Il a commencé à me dire qu’il n’aimait pas trop que je sorte seule maintenant. On n’a pas tout à fait la même culture, parfois il parle à un pote dans leur langue, ils se marrent, je me sens exclue. J’ai eu l’impression de perdre un peu de moi-même au fur et à mesure. Dès qu’il propose quelque chose, si je ne suis pas d’accord il fait « la gu… »…, je suis toujours obligée de céder, ça m’use » Lola me racontera aussi sa rencontre avec A. Leurs points communs leurs divergences. Sans être la passion, leur relation s’est construite progressivement. Le mariage a été une étape importante de leur parcours. « Mais avec le temps, les responsabilités et les absences de Monsieur, j’ai été lassée par notre union et je me suis montrée de plus en plus désagréable au point de crier, de prononcer des paroles blessantes à son encontre, de plus en plus… parfois il propose de faire quelque chose pour que je me plaigne moins … mais je râle toujours !» *Nous savons tous que nous ne ressentons pas la même chose entre le début d’une histoire d’amour et les années qui suivent. Nous évoluons, changeons : c’est normal. Mais si l’écart de personnalité est trop grand : c’est comme si l’on se sentait trompé, comme si l’on s’était trompé. Ces changements sont parfois imperceptibles (évolution de carrière, influence des familles réciproques, différences des cultures sous-estimées (attention je ne dis pas que la différence empêche une vie de couple équilibrée au contraire elle peut en être une source), malentendus trop vite balayés, relation sexuelleinsatisfaite, différence de points de vue accentuée… Si l’on ne prend pas en compte tous ces changements, on peut devenir, comme Lola aigrie, agressive et l’autre peut devenir victime, ou dans le cas du conjoint de Lola d’essayer quelque chose pour sauver la situation. Cela nous renvoie bien-sûr au fameux triangle de Karpman, dans une relation on est parfois en position de victime de persécuteur ou de sauveur. Cela dépend des enjeux et du contexte et des personnes. ** Si on analyse la situation d’Eva, on sent que de son côté elle a tendance à ne pas trop réagir lorsque M lui fait une scène, qu’elle cède à la pression, et, à ses sautes d’humeur. Et l’on sait que dans un couple si l’un cède trop cela ne va pas être bon pour la relation. La concession se distingue du compromis. Dans le premier cas on met en veille nos désirs, dans l’autre on l’adapte. Si à chaque proposition d’Eva son compagnon fait la tête et ne prend pas en considération les envies de sa compagne elle va « s’user » comme elle dit. Dans un compromis chacun fait un pas vers l’autre : « on fait ton idée puis on fait la mienne ». S’il y a plus de concessions que de compromis, le déséquilibre se profile : « les concessions, ont les met sous le tapis et à un moment donné on peut se prendre les pieds dans ce tapis. » Un jour qu’Eva essaya de tenir tête à Monsieur, celui-ci se mit dans une colère noire : à tel point qu’il tapa sur la table puis dans les murs : elle fut effrayée, terrorisée ! Elle se demanda si c’était bien le même homme que celui de la première fois. Elle eut si peur qu’elle se promit d’éviter de provoquer de nouveau la situation et elle se tût un peu plus. Après cette scène : il était parti chez lui, en claquant la porte si fort que la voisine de palier était sortie : Eva s’excusa du dérangement, rentra, pleura… sa petite fille qui était dans sa chambre arriva, pâle, lui fit un câlin, s’enquerra de savoir pourquoi M. était en colère, elle la rassura en lui disant « ne t’en fais pas, ça va s’arranger.» Lola après plusieurs séances où elle travailla sur le pourquoi de ses ressentis, de ses réactions déplaisantes et le comment améliorer la situation, pour qu’il y ait moins de conflits, proposa à son conjoint de venir à une séance. Pour équilibrer la démarche thérapeutique, je le reçus d’abord seul. Lors de leur séance conjointe, Ils discutèrent posément, ils se parlèrent comme ils ne l’avaient pas fait depuis longtemps. Quand ils me racontèrent le début de leur histoire, des sourires émouvants éclairaient leur visage. Ils revinrent sur quelques moments non réglés de leur relation (relation avec la belle famille, éducation) et virent les choses autrement : ils avaient essayé d’adopter le point de vue de l’autre. *Chez Eva la relation dominant/dominée s’instaure. Par ses pressions psychologiques, ses humeurs, ses paroles, M impose sa façon de voir les choses. La violence d’abord morale puis physique de M a démarré face à des paroles. Ces paroles représentent un danger pour M, il se sent blessé, voire, angoissé et ne contrôle plus ses émotions et tape, aujourd’hui sur la table et sur les murs… Il pense résoudre ses peurs de la sorte, alors que seul un suivi lui permettra de s’en sortir. Car cette violence est très souvent le sign d’une fragilité venue de très loin ! Notre société encore implicitement patriarcale n’est pas étrangère à cette relation dominant/dominée.   ** Chez Lola le couple va vers le dialogue, l’analyse et la recherche d’un mieux-être commun. L’écoute et la communication sont les premières clés de leur nouveau départ. C’est tellement difficile de vivre en couple au XXI siècle que le temps et l’énergie qu’ils décident d’y consacrer vont leur permettre de redémarrer différemment.  Lola et son mari décidèrent de réaliser un projet qui leur tenait à cœur depuis longtemps : faire le tour de toute la région en vélo l’été suivant. Pour se faire ils devaient trouver de bons vélos, s’entraîner régulièrement et préparer ce voyage avec ses différentes étapes. Leur fils fut enchanté par ce projet auquel ils l’associèrent. Ils partirent également en week-end, tous les deux. Lola était, avec son conjoint, dans la spirale des conflits conjugaux, avec du recul et un travail sur elle et sur leur couple, elle a réussi à dépasser cette période de conflits et à sortir de la spirale. Après cette scène, M revint chez Eva avec des fleurs, demanda pardon, minimisa ses actes, disant qu’il ne s’expliquait pas lui-même cet accès de violence et que cela ne recommencerait pas. Vous vous doutez, au titre de l’article que ce ne fut pas le cas. Et ce fut après la première gifle qu’Eva reçut que Monsieur m’avait appelée dans un temps de calme pour ce RV de couple afin de lui prouver sa bonne foi. Mais ses propos ne firent que confirmer qu’il était le fruit d’une éducation  genrée  : “un homme ça ne pleure pas, une fille c’est fait pour rester à la maison ” Beaucoup d’angoisses venues de son enfance resurgissaient. Tout le monde peut être énervé par une situation, tout le monde peut avoir des envies « d’en donner une » mais la plupart est capable de se retenir. M n’avait plus cette retenue, en proie à sa jalousie, à ses émotions il perdait le contrôle et n’ayant pas de mots, menaçait et … frappait. Eva savait que cette relation était nocive et dangereuse. En même temps, elle l’aimait. « Elle l’avait dans la peau » et ne gardait que les bons moments et puis ils avaient chacun leur appartement : cela la rassurait. Elle était dans le cercle des violences conjugales ! Un jour qu’ils étaient dans la voiture d’Eva (sa petite fille à l’arrière), M fureta innocemment dans le téléphone d’Eva. N’ayant rien à cacher elle y consentit. Il tomba sur le message d’un collègue qui lui proposait de boire un café à la pause. La tension monta directement dans l’habitacle de la voiture. Sans comprendre d’où cela venait il jeta le téléphone par la fenêtre se mit à crier, Eva se gara, estomaquée par sa réaction « mais ça va pas de jeter mon téléphone ! » , il se tourna vers elle et lui donna un coup de poing sur la tête près de la tempe : sa petite fille cria « maman !» pleura… Eva  réussit néanmoins à lui crier de sortir en détachant sa ceinture, ce qu’il fit en assénant des insultes, et en donnant des coups de pieds à tout va … C’était la sixième fois qu’il la frappait.  Mais c’était la première fois devant sa fille. Elle redémarra, bien qu’étourdie, tranquillisa sa fille en lui disant que c’était interdit de taper, que ceux qui faisaient ça, allait en prison. Ses larmes roulaient, sa tête cognait : « Alors il faut aller à la police maman », « oui oui je vais y aller ne t’en fais pas. »  Les enfants sont victimes directement de ces violences ! Quand elle revint me voir : elle m’avoua qu’elle n’avait pas eu le courage d’y aller. “C’est comme une drogue ; il est mauvais pour moi, mais je ne peux m’empêcher de l’excuser et de le voir !” Bien qu’elle ait la carte secours (3919) depuis notre premier RV elle n’eut jamais ni la force, ni l’envie de faire un des numéros locaux d’aide ou le numéro national (de toute façon son téléphone était en réparation), et puis elle avait peur, car elle avait le pressentiment que si elle “le dénonçait”, il se passerait quelque chose de pire. *Effectivement c’est dans les moments de changements, que le comportement d’une personne violente peut basculer vers… l’indicible, voire l’irréparable. Il y a souvent un déclencheur qui entraîne la violence incontrôlée, comme le message d’un collègue ! La sagesse populaire le dit : « c’est le premier pas qui coûte ».  Alors on fit ce pas ensemble !  3919         Et ce fut ce pas (main tenue), qui mena Eva vers la sortie du tunnel…. Ne confondons pas les conflits conjugaux (comme ceux que vivent Lola et son mari) avec la violence conjugale (ce qu’ Eva a connu avec son ex- petit ami) !Mais SURTOUT : Ne nommons pas « conflit conjugal » ou « dispute » ce qui est de « la violence conjugale ».   Un doute pour quelqu’un, une question ?   Témoin, Victime ? 3919 ! 114 par sms c’est gratuit, anonyme et ça peut sauver une vie ! Sylvie Etiève   le 25 novembre 2019/réactualisé le 25 novembre 2022 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes Les prénoms sont des prénoms d’emprunt. Quel honneur, en décembre 2019 que de recevoir à la petite maison au cèdre: Valérie Durand, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes (ddcspp de l’Indre).Un temps d’échanges convivial mais surtout riche, et très instructif.3919 rentre dans les mœurs, mais si vous deviez trouver un hébergement d’urgence à une femme (ou un homme) victime de violences conjugales :quel numéro composeriez-vous ?Le 115 est le numéro à faire dans cette situation !Merci Madame Durand pour votre engagement passionné dans cette lutte ! Valérie Durand travaille maintenant au niveau régional. => Depuis cet automne 2022 Madame Laurence COLIN qui la remplace dans l’Indre à la ddcspp . => Autre information sur Châteauroux, une nouvelle association propose des groupes de parole gratuits pour les personnes victimes d’emprise et de maltraitance: DirEensemble : 0749046566 Dessins: Pierre-Loïs animation [...]
26 octobre 2022Invitée de BipTV octobre 2022 Que faire pendant les vacances scolaires avec les enfants ?   Introduction : ce sont les vacances, en tant que parents on est peut être parfois désœuvrés, et à court d’idées, alors que faire avec les enfants pendant les vacances ? Déjà les vacances c’est normalement un temps de pause. Donc moins d’injonctions ! On passe beaucoup de temps à dire à nos enfants ce qu’ils doivent faire : « prépare-toi, lave-toi les dents, dépêche-toi » … l’idée est donc de changer notre mode de communication : on met les ‘ordres’ en vacances. Notre rôle de parents est de répondre aux besoins de son enfant suivant son âge, je dis bien besoin et non à toutes ses envies. Donc le job de parent c’est de bien connaitre de quoi a besoin son enfant pour grandir, en plus évidemment et avant tout de notre amour inconditionnel. 1 : L’enfant a des besoins d’ordre physique et physiologique : Dormir : c’est pendant le sommeil que le cerveau se construit, que l’enfant grandit, le sommeil doit être de qualité pdt les vacances : c’est-à-dire se coucher tôt, sans écran au moins 1h avant. Respecter les rituels du soir pour les petits (lire une histoire évidemment) ; et se reposer aussi dans la journée avec des temps calmes. Certains enfants ont des dettes de sommeil : le temps des vacances doit permettre de bien récupérer. Et pour bien dormir la nuit, il faut s’être dépensé le jour : donc sortir, courir, marcher, faire du vélo, de la trottinette, de la corde à sauter, aller au parc, au skate parc, aller faire une balade ou une cabane en forêt, ramasser ou jouer avec des feuilles dans le jardin-vous n’avez jamais donné des coups de pied dans les feuilles Bref aller prendre l’air. Aller JOUER dehors (jouer c’est le plus gros travail de l’enfant), Trop d’enfants ne prennent pas l’air aujourd’hui : ¼ h le matin et ½ h l’après-midi me semble le minimum, quelle que soit la saison. Si le temps est inclément on se couvre bien, mais on sort ! Alors un autre besoin est de Manger : eh bien, sur le temps des vacances, c’est le moment d’associer les enfants à faire de la cuisine, voire suivant l’âge et de façon accompagnée, de leur donner la responsabilité d’un repas, d’un pique-nique, un goûter. De découvrir les produits de saison – certains vont creuser des citrouilles, prendre le temps d’aller au marché, de faire un gâteau d’halloween ou tout simplement d’automne pour le partager, avec des amis, des grands parents. 2 : Oui dans l’éducation que doivent (et je dis bien doivent) apporter les parents, il y a l’aspect vie sociale : voir du monde permet à l’enfant de se construire, donc oui pourquoi pas un goûter partagé, une visite à la famille, une pyjama partie, un après-midi jeu de société avec les cousins ou les voisins. Un service rendu à quelqu’un aussi, prendre le temps de ranger de trier des jouets pour les donner dans une association en vue de Noël. 3 : Les parents sont garants également de l’éducation intellectuelle de leurs enfants, ils doivent leur apprendre pleins de choses : donc on peut se donner pendant les vacances un objectif de visite culturelle : un château, un musée, un spectacle, un cinéma, aller à la médiathèque, regarder une émission type « c’est pas sorcier », écrire une histoire ensemble aller observer la nature (observatoire en Brenne), lire, ciné, on crée…) faire le plein de culture : Les enfants (primaire) ne passent que 10 % du temps (total) en classe par an (je dis bien en classe (6h/j) et non à l’école, car avec garderie/cantine certains ont des journées de plus de 10 h). Donc ce n’est pas sur ce si court laps de temps qu’ils peuvent tout apprendre ! Donc aiguisons leur curiosité faisons des expériences par exemple ramasser des glands et les planter, faisons l’arbre généalogique de la famille, construisons une maquette de château fort, allons voir des animaux… Lorsque j’étais enseignante, on parlait de la triple alternance pédagogique : activités d’apprentissages formels (connaissances) activités sportives/ activités artistiques. On peut avoir cette idée : de varier ainsi les activités ! 4 : Et puis il y a bien évidemment dans la construction de l’enfant, et avant tout, la nécessité de répondre à ses besoins affectifs et psychologiques : et le temps des vacances est souvent un temps de relation privilégiée, plus de temps pour câliner, pour échanger, pour flâner, choisir un film à regarder en famille, casser un peu les codes et proposer des choses surprenantes : danser si l’on en n’a pas l’habitude, ou chanter, se déguiser bien sûr se déguiser, rire et s’amuser : affectivement c’est essentiel. On peut avoir un bocal pour glisser des petits mots doux et encourageants qui peuvent permettre des discussions sur la vie en général. Parler, écouter de façon authentique. Sans TV non-stop qui épuisent les cerveaux !  Par rapport aux écrans, ce qui est sûr c’est que le temps passé devant doit être limité : 20 minutes de jeu vidéo ou dessin animé/20 minutes dehors : donc mettons les enfants dehors, et si possible en notre compagnie, plus dehors, ou en activité que devant les écrans.  Mais tous les parents n’ont pas la chance d’être en vacances en même temps que leurs enfants, certains travaillent ! que dire à ceux-là ? Effectivement certains parents travaillent, ce qui peut imposer à certains enfants de ne pas avoir de rupture de rythme malgré les vacances. A : Le plus important il me semble c’est d’avoir des moments de qualité avec son/ses enfants. Et c’est quoi un moment de qualité ? c’est un temps où l’on est entièrement disponible, et où l’on n’est pas parasité par les écrans (pas de TV et surtout pas de tel à la main du parent) et l’on échange ensemble et l’on vit quelque chose de singulier : ça peut être un jeu de société, apprendre à se relaxer, ou faire un gâteau ou juste rien, mais lui faire plaisir, pourquoi pas une petite surprise et ce temps permet à l’enfant « de faire le plein affectif » pour continuer. Et s’il y a plusieurs enfants c’est être disponible pour un temps collectif, et aussi pour un moment personnel. CE N’EST PAS TANT CE QUE L’ON FAIT AVEC SON ENFANT QUE LA MANIERE DONT ON LE FAIT QUI COMPTE ! B : Et puis cela dépend du mode de garde : nounou, garde familiale (GP : grand mode de garde), ou centre de loisirs, voire seul à la maison (pas simple du tout pour eux). L’idée est de garder le lien : le doudou pour le petit cet objet transitionnel permet une continuité maternelle, ça peut être un appel ou message si en vacances chez les GP, s’intéresser à ce qui s’est passé au centre pour les gardes collectives… Même si les personnes ont leur façon de faire pour garder vos enfants, vos grand-principes éducatifs doivent être respectés : j’entends parfois des parents qui se plaignent de trop de tablette ou de TV chez les grands-parents : si vous avez bien un point sur lequel vous devez être suivis c’est bien le temps d’écran, les heures de coucher, et le grand air. Et en même temps faire confiance à ses enfants, ils savent s’adapter, et on les écoute le soir parler de la journée (au-delà de ce qu’ils ont mangé). On reste garant de ce qu’ils vivent où qu’ils soient. Raconter et faire raconter structure le temps / photo/ cahier de vie (si besoin d’écrire), regarder sur une carte s’ils sont partis avec les GP.  “Les vacances sont aussi des temps d’apprentissage je le redis, alors sans faire l’école à la maison, trouvons des astuces pour apprendre en s’amusant.” Une autre situation : pour les enfants dont les parents sont séparés : quelques conseils à donner pour les vacances ? I : Si les parents sont séparés : un seul mot : la communication ! L’enfant lui n’a pas demandé à ce que ses parents se séparent, donc la protection parentale doit perdurer, ça le rassure. Les espaces, les dates s’accumulent donc il faut donner des informations claires, avec des pense bêtes s’il le faut, pourquoi pas un petit carnet sympa de liaison ! * Communiquer d’adulte à adulte : l’enfant n’a pas à faire systématiquement l’intermédiaire entre ses parents. Par ailleurs le parent est en droit de savoir où est son enfant (si voyage) Il y a aussi une nécessité de s’entendre entre grandes personnes : pas deux stages de poney les 2 semaines de vacances, c’est du bon sens ! C’est la résidence qui est alternée, l’éducation elle, est continue. B : *Un autre point pour les enfants, j’y reviens, c’est l’importance de donner des repères visuels : visualiser le temps pour les enfants avec par exemple un calendrier : les jours d’une couleur avec papa une couleur avec maman, et des petits mémos ou rappel de tâches à accomplir : ex : s’il y a un livre à lire pdt les vacances, qu’il soit lu régulièrement. Ne pas remettre au lendemain aidera les enfants à ne pas « procrastiner » plus tard. => et puis aussi un détour par les familles monoparentales qui ont la garde exclusive : là je dirai qu’il ne faut jamais hésiter à demander de l’aide pour souffler un peu : famille, ami, association, structure d’accompagnement, les familles monoparentales, de plus en plus nombreuses ont besoin d’aide, alors si vous en connaissez, proposez un coup de pouce. TOUS LES PARENTS DOIVENT PRENDRE LE TEMPS DE RESPIRER POUR ETRE EN FORME. ” ce qui compte c’est que même éloigné, votre enfant sache que vous n’êtes pas loin dans son cœur, c’est ce qu’on appelle l’absence/présente, à l’inverse de la présence/absente, celle quand on est avec son enfant mais en même temps sur son téléphone : pour un enfant c’est difficile à vivre.”  => Dans tous les cas :tout doit être fait dans l’intérêt de l’enfant Une dernière astuce ? La boite à idées en cas d’ennui ! Même si s’ennuyer permet parait-il la créativité, avoir des idées en cas de désœuvrement peuvent être les bienvenues. Donc fabriquons une boite d’idées en cas d’ennui. Sur des petits papiers de couleurs écrire tout ce qu’il est possible de faire : une couleur par domaine : ex : jeux extérieurs/découvertes/cuisine/ jeux de société/ culture etc Conclusion : L’enfant a besoin de parents disponibles –disponibles, pas corvéables à merci- même si c’est le parent qui décide, quel que soit le temps passer ensemble, il faut que tout le monde se sente bien. Vacances ou pas : Etre parent est un véritable chalenge à relever ! Bonnes vacances aux enfants et aux parents qui ont la chance d’y être. [...]
29 août 2022Chers anciens collègues La rentrée se profile, et depuis 6 ans que je me suis reconvertie, c’est un moment où j’ai une petite pensée pour les élèves en général et pour vous en particulier. Je voulais vous souhaiter une belle rentrée des classes 2022, où que vous soyez. Les conditions ne sont pas faciles depuis quelques temps : covid, conflit en Europe, migrants à accueillir, éco-anxiété, inflation, invasion insidieuse des écrans et ses conséquences sur le cerveau, stress des adultes mais aussi des enfants de plus en plus marqué, temporalité qui nous échappe, adaptabilité permanente, … bref les sujets de s’inquiéter sont vastes… Malgré tout cela, au travers des témoignages des enfants que je reçois en thérapie à « la petite maison au cèdre », l’enseignant reste souvent une personne structurante dans leur cadre de vie, et, pour les parents, parfois eux-mêmes un peu perdus, c’est régulièrement un(e) alliée éducatif(ve). Une petite fille de 6 ans me disait : « à l’école, ce qui me plait c’est quand je fais mon travail et que la maîtresse passe derrière moi pour me dire que c’est bien. Car comme je rêve souvent, quand elle passe me dire que ‘je ne suis pas un papillon’, je regarde plus ma feuille et pas en l’air. » Vous le savez, les encouragements sont le moteur de la réussite. Alors voilà, en ces jours de rentrée, je vous souhaite, malgré un contexte ombrageux, de rester ces catalyseurs du nectar qu’est le savoir pour tous les papillons venant butiner près de vous !                            Bonne rentrée des classes 2022                                                                                         Sylvie ETIEVE Voilà, je voulais profiter de ce message pour vous redire tout ce que je peux vous proposer en tant que thérapeute conseils : Des cafés des parents sur différents thèmes possibles, en lien avec la parentalité. (financé en charge par la coopérative scolaire par exemple)Un atelier conférence sur le bien-être au travail en tant que « prof »Des sorties « bien être en forêt » -il me semble que c’est un thème conducteur cette année. Il est même possible d’agir communément avec les CFPF (Centre National de la Propriété Forestière).Des ateliers gestion du stress et des émotions, confiance en soi (pour les enfants le mercredi matin) à « la petite maison au cèdre » (Châteauroux) ou dans des institutions.Des interventions type « cellule d’écoute »Des articles sur mon site internet, mais aussi des interventions régulières sur France Bleu qui me fait confiance.Une page FB avec mon actualité et une messagerie personnalisée.Et bien sûr des thérapies, personnelles ou familiales (prises en charges par certaines mutuelles) : d’ailleurs un grand merci aux collègues qui me recommandent.Des cafés des parents sur différents thèmes possibles, en lien avec la parentalité. (financé en charge par la coopérative scolaire par exemple)Un atelier conférence sur le bien-être au travail en tant que « prof »Des sorties « bien être en forêt » -il me semble que c’est un thème conducteur cette année. Il est même possible d’agir communément avec les CFPF (Centre National de la Propriété Forestière).Des ateliers gestion du stress et des émotions, confiance en soi (pour les enfants le mercredi matin) à « la petite maison au cèdre » (Châteauroux) ou dans des institutions.Des interventions type « cellule d’écoute »Des articles sur mon site internet, mais aussi des interventions régulières sur France Bleu qui me fait confiance.Une page FB avec mon actualité et une messagerie personnalisée.Et bien sûr des thérapies, personnelles ou familiales (prises en charges par certaines mutuelles) : d’ailleurs un grand merci aux collègues qui me recommandent. BELLE RENTREE Sylvie ETIEVE [...]
14 juillet 2022Il y a des périodes « anniversaire », qui servent à faire le point : Début juillet 2017 sonnait à la fois la fin de ma carrière dans l’éducation nationale et le début dans le monde de l’entreprenariat en tant que thérapeute familiale. 5 ans déjà : et 5 années de vie pleines variées et entreprenantes. 5 ANNEES PLEINES de rencontres, d’accompagnements individuels, conjugaux, familiaux : je ne les ai pas dénombrés mais une douzaine de gros cahiers pleins « de notes de vie » s’empilent. Mon activité de thérapeute est depuis le début en constante évolution, ce qui assoit encore plus ma satisfaction d’avoir osé franchir le pas. Ô comme je me sens reconnaissante ! MERCI à toutes les personnes qui me font confiance, me recommandent, le bouche à oreilles a quelque chose d’efficace et de gratifiant, merci à aussi celles qui viennent vers moi via internet, et à celles qui reviennent. 5 années professionnelles pleines donc – et, je ne vous parle pas de notre vie de famille ! – 5 ANNEES VARIEES : aucune thérapie ne se ressemble : rien à voir entre une thérapie d’un enfant de deux ans qui ne veut que personne ne l’approche, et celle d’une famille dans laquelle un ado se sent étouffé par un secret de famille, en passant par les couples qui veulent améliorer leur vie sentimentale rongée par l’usure : le covid, les crises diverses ont (eu) des impacts conséquents sur les relations humaines ! Au-delà des thérapies à « la petite maison au cèdre », il y a toutes mes autres interventions.  Avec les associations, les municipalités, les écoles ou collèges (j’aspirerai à plus) ces moments sont toujours riches de rencontres. Elles se déroulent sous forme d’ateliers-conférences, de groupes de paroles et d’échanges, de prévention santé mentale ou d’ateliers parentalité (parfois en webinaire) ou de façon plus diffuse sur France Bleu ou BipTV, et, le tout ponctué de balades détentes et du festival les Nuits des Forêts cette année : aucune routine ! De plus, l’écriture a pris beaucoup de place depuis 2 ans, toujours des articles, mais surtout un premier récit de vie « PyLu du Boutru », un deuxième est en cours, deux romans écrits collectivement, … presqu’un second métier : exigeant mais passionnant ! 5 années variées donc. 5 ANNEES ENTREPRENANTES ! Effectivement il ne faut pas s’endormir sur les acquis, il y a toujours à faire : de la com’, des préparations, des compte-rendu, des bilans, des supervisions, des projets et leurs devis, des comptes, des déclarations URSSAF (aïe !), de l’entretien des lieux et surtout des créer de nouveaux contacts, entretenir son réseau dans différentes sphères, une nécessité d’ouverture qui demande de ‘toujours aller de l’avant’, et aussi un besoin de formation : toujours plus grand. Et toujours se dire « rien n’est jamais acquis ! » Voilà, si je peux vivre tout cela, être disponible pour accompagner (au mieux, mais nulle n’est parfait) ceux qui viennent à moi, avoir cette qualité de vie relationnelle c’est grâce à ceux qui me recommandent certes mais c’est surtout grâce à mon socle familial, alors un dernier mot de gratitude pour mes très proches : merci à vous d’avoir cru dès le départ à ce projet et de m’y aider constamment. Merci Thierry et toute la Famille et clin d’œil à Ceux qui ne sont plus là mais à qui je dois tant. Pour conclure, je me demande si l’on peut parler de « loi d’attraction » ? Elle dit que l’on attire les (bonnes) énergies sur ce sur quoi on se concentre, qui sait ? ! Tiens, à ce sujet, une idée : lire (ou relire) l’Alchimiste cet été de Paulo Coelho qui nous le redit : « Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. » Rêvons ! Bel été à vous, bonnes vacances.                                                         Sylvie ETIEVE (Juillet 2022) [...]
1 juin 2022      ATELIER DÉTENTE EN FORET : mercredi 22 juin 2022 Dans le cadre du Festival “les Nuits des Forêts” Pour qui ? Pour les enfants et leurs parents (ou accompagnateur) Où ? Dans un bois (Accessible. Privé. Assuré) route de la forêt 36250 Saint- Maur (Une indication vous signalera l’entrée le jour « j ») Quand ?  Le mercredi de 14h à 16h  Quel prix ? atelier gratuit dans le cadre du festival “Nuits des forêts” Mais une petite boite sera à disposition pour une éventuelle petite participation pour l’organisation, si vous le souhaitez Pourquoi ? Pour se détendre, échanger enfant/parent dans un autre cadre, être écouté, se ressourcer dans la nature, sortir de chez soi, vivre une expérience personnelle et en petit groupe. Par qui ? Sylvie Etiève Thérapeute familiale conjugale 36000 Châteauroux (siret : 830 585 386 00014) Quel sera le contenu ? Comme les ateliers « anti-stress » proposés tout au long de l’année, le déroulement de « l’atelier détente en forêt » suivra le même déroulé : Connexion à soi/ connexion aux autres : Un temps d’accueil, de rituels, de règles et d’échanges (sur ses émotions), cercle du partage, exercice de respiration. Connexion à la nature : Un temps d’activités sensorielles, d’activités créatives, de marche en prenant conscience de son corps dans cet espace calme et naturel, de découverte et d’exploration de la forêt. Ouverture sur la suite de sa vie. Rituels de fin de séance : Savoir se quitter, remercier et retourner, enrichi de cette humble expérience, dans la suite de sa petite vie pour partager ce que l’on a vécu avec d’autres. Quelles conditions sont nécessaires pour participer ? *Seuls les enfants accompagnés seront reçus : cela peut être d’un parent, grand-parent ou d’une personne adulte très proche. *Les participants doivent avoir la forme nécessaire pour aller en forêt (attention notamment aux problèmes d’allergies) Penser anti-moustiques. *Être très bien chaussés, avoir des chaussettes (pas de socquettes), être en pantalon et si possible bras couverts aussi. Avoir des vêtements que l’on peut salir  *Les enfants doivent avoir entre 5 et 12 ans. *Les enfants participant devront respecter les règles, notamment de sécurité, et de protection de la nature données au début de la séance. *Les parents devront avoir une assurance responsabilité civile à jour. Les enfants restant sous leur responsabilité. * Savoir qu’en cas de vent, et de grosse pluie et pour des raisons de sécurité : la séance sera annulée. Quels bénéfices potentiellement visés ? Bénéficier des ressources de la nature (calme, air forestier, …)Diminution de son anxiété, meilleure santé,meilleur sommeil.Attention, concentration, détente.Créativité, découverte exploration et adaptationOuverture sur le monde sur les autres, coopération Connaissance de soi, mieux gérer son stress et ses émotionsSe sentir alléger de pensées préoccupantes, et nourrir des pensées positives.Créer un bon souvenir.Consolider la relation parent/enfant par cette humble expérience. Merci de votre attentive lecture. Si cet atelier vous intéresse pour votre enfant écrivez-moi à sylvie.etieve@gmail.com ou en message privé sur ma page Facebook. [...]
25 mai 2022Pas facile de devenir un parent d’adolescent ! Certains de nos enfants sont dans un tel état de stress en vue d’un examen, par exemple qu’ils en modifient l’ambiance familiale. A tel point parfois que l’on s’entend dire « mais arrête un peu ce n’est que le bac que tu passes tu ne joues pas ta vie non plus », ce à quoi on nous rétorque « mais tu ne te rends pas compte, je n’aurai jamais le temps de finir toutes mes fiches avant les révisions !! » A l’inverse certains autres ont une attitude d’une telle détente (coolitude pourrait-on dire) que du coup le stress monte plutôt en nous parents, et l’on se surprend à le secouer un peu en lui disant « tu n’auras pas ton bac dans une pochette surprise !! Tu vas t’y mettre quand ?? » (et on n’a même pas envie d’entendre la réponse du genre :  « il y a une semaine de révision : c’est fait pour  ça!! » Entre ces deux réactions inversement proportionnées il y a quand même une cohorte de jeunes qui face à un examen à venir prennent les choses avec méthode et clairvoyance. Cette période est d’autant plus agitée que nous avons-nous-mêmes, parents, notre lot de choses multiples à gérer, à vivre et que beaucoup d’interrogations sur l’orientation nous préoccupent aussi ! Alors pour prendre un peu de distance, je vous propose une soirée d’échanges sur cette thématique « Bien Etre parents d’adolescents en général et en période d’examen en particulier ». Soirée où l’on abordera les thématiques suivantes :  La spécificité de l’adolescence. Accompagner sans se substituer : l’autonomie et l’organisation.  L’outil le plus utile pour apprendre : la mémoire  Conditions physiques et psychologiques intellectuelles matérielles  Le stress   La rencontre aura lieu à « la petite maison au cèdre », en petit comité donc. Les adolescents peuvent y assister à la seule condition qu’ils ne sortent pas leur smartphone pendant la réunion. Le RV est à 20h, la rencontre va durer environ 1h30. Et le coût de la soirée est de 10€/famille. Il faut juste s’inscrire car le nombre de places est très limité ! Bonne fin d’année scolaire à chacun ! Et surtout belle réussite à ceux qui travaillent ! Et pour les ados eux-mêmes je peux prévoir un “coaching bac” [...]
11 mars 2022Naturellement, par moment on souhaite se déconnecter un peu ! Effectivement dans notre société tout est –comme écrivait Michel Serre  dans ” petite Poucette “- à portée de pouce! Même si la connexion nous est très utile, parfois, une pause est nécessaire car le flux nous entraîne presque malgré nous . Tiens, moi-même, pour commencer à écrire cet article, la connexion m’a, à la fois, servie et desservie. Servi car une de mes filles assez « accro » à son smartphone m’a partagé un article fort intéressant que je vous recommande de lire ici, tout à l’heure. Son partage m’a lui-même inspiré dans cette rédaction (Merci ma fille). Desservi car en allumant mon ordinateur je suis passée lire les mails (qui étaient d’ailleurs notifiés sur mon smartphone) , et en lisant les mails j’ai cliqué sur un lien likedln qui m’informait que Godefroy me remerciait de l’ajouter à son réseau, et donc, en passant par Linkedln pour confirmer mon intention à Godefroy (qui est très sympa dans la vie d’ailleurs ), je suis tombée sur cette vidéo de « time for the planet » que je vous conseille aussi d’aller regarder (mais pas maintenant, sinon, vous allez perdre le fil, ce qui arrive très vite, j’en suis la preuve). Le fil « le coup de fil » ? l’autre jour lors d’un atelier-conférence, une dame, quinquagénaire, nous dit : « mes enfants m’ont appris à ne pas forcément répondre au téléphone quand il sonne », et de poursuivre, «maintenant même quand ils m’appellent (leur nom s’affiche sur l’écran) je les laisse enregistrer leur message, j’écoute, je réfléchis et je rappelle quand je le décide ». L’usage même du téléphone : répondre directement à une personne est modifié. Pollué par les appels publicitaires intempestifs, on apprend à se méfier du téléphone et de ses interlocuteurs et l’on transfère cette pratique à d’autres! Pourtant le téléphone sert, avant tout, à appeler, à téléphoner « Dire, communiquer quelque chose, faire part de ou que (à quelqu’un), par le téléphone »  nous dit le petit Larousse (copié/collé en ligne évidemment ! car plus léger, à portée de clic et plus rapide que celui de la bibliothèque). En revanche on ne dit pas que le smartphone sert à smartphoner : pour faire autre chose que téléphoner. Sa définition est « Téléphone intelligent. (Recommandation officielle : ordiphone.) »  Donc assez intelligent pour : nous réveiller, nous servir d’agenda, nous orienter, nous donner les définitions et l’orthographe d’un mot, la référence d’une citation… nous appâter sur les réseaux sociaux, nous hypnotiser par le flux de vidéos et nous faire consommer, acheter en quelques clics… assez évolué pour nous parler voire pour nous enregistrer (à notre insu) ! Alors si l’on veut être un peu moins accro (pour des raisons de santé et de savoir-vivre), voici quelques conseils : Essayons d’utiliser le téléphone pour communiquer avec une personne qui est éloignée -sans négliger les personnes qui sont à côté- : les messages vocaux et écrits, les vidéo-messages sont des liens entre les personnes et l’on sait que le lien est ce qui structure une vie. Essayons  de mettre en sourdine les notifications et de contrôler le temps passé sur son portable (il existe même des applications) -il faut une minute au cerveau qui entend une notification, pour “s’en remettre” ! Essayons  de ne pas sortir notre téléphone sans utilité quand on est en famille, entre amis, en cours au travail ! Essayons de ne choisir que les applications réellement utiles (vaste débat) Utilisons un réveil pour nous réveiller, une montre pour avoir l’heure. Les personnes qui dorment avec leur téléphone ont souvent ce prétexte 😉 Utilisons notre appareil photo si nous en avons un, mais ne culpabilisons pas non plus de faire des photos avec un smartphone ! Pensons lampe de poche, lampe solaire ! Dépoussiérons nos livres de recettes et nos dictionnaires! Envoyons une carte postale (plus chaleureuse qu’un mail), sortons un jeu de société (pour changer du jeu vidéo) ! Allons acheter plus concrètement de temps en temps, et pas toujours en un clic ! Faisons des pauses sans téléphone, voire des pièces sans téléphone ni ordinateur ! Plein d’idées, comme celle de mettre un panier à téléphones à l’entrée de la maison, à retrouver dans ce guide ! Soyons vigilants avec les plus jeunes ! Ecrivons à la main : à ce sujet vous pouvez lire les 7 aptitudes importants que vous cultivez en écrivant à la main (il est vrai que j’écris mes articles sur ordinateur mais je note dans des petits cahiers les séances de thérapies que je propose.) https://rpn.richebourg.org/index.php/l-association/publications/16-lavoirs-et-lavandieres Prenons conscience que l’on a un petit côté « curieux-voyeur » quand on va sur les réseaux : (j’ai appris dans cet article que stalker signifiait « surveiller, épier la vie des autres sur internet ! » En même temps, si le terme anglais est nouveau dans notre jargon, c’est un peu ce qui se passait quand les femmes se retrouvaient au lavoir: l’usage personnel de la machine à laver a heureusement grandement changé la vie des familles, alors on cherche d’autres sources d’échanges de petits cancans : c’est humain ! La question de fond est: qu’est-ce qu’une bonne relation humaine? Le téléphone, le portable, internet ont révolutionné notre quotidien et c’est une grande chance ! Avec la crise sanitaire on a vu à quel point il nous a permis de rester en lien avec les autres, même si ce lien était imparfait, il nous a plus ou moins aidé à traverser cette période inédite. La fracture numérique a été un réel problème pour ceux qui n’avaient pas de bonnes connexions. Néanmoins pour que la révolution numérique reste une révolution positive, on se doit d’exercer notre libre arbitre et il faut garder la maîtrise de ces outils car c’est à nous de contrôler leur utilisation et non à eux de contrôler notre temps notre vie comme celle de Monsieur Selfie Ré-apprenons à lever les yeux vers le monde qui nous entoure, mais ne culpabilisons pas non plus de nos façons de faire, tant qu’elles sont conscientisées ! Soyons juste “actrice et acteur” de notre vie ! ****************************************************** PS mars 2022: une formidable action se déroule chaque année à Châteauroux et dans les environs: “les écrans à la diète” . Avec Corinne Bordin, nous avons animé une soirée dans le village de Céré-Coing avec des familles souhaitant participer à cette prévention du numérique. Merci à la municipalité et à la ville de Châteauroux pour leur confiance. Un proverbe africain dit: “il faut tout un village pour élever un enfant”, à Coing ils l’ont compris. Maintenant : Pensez à fermer les yeux quelques instants et à regarder par la fenêtre pour les reposer : les écrans nous les fatiguent ! Merci pour votre lecture. Bonne balade. Sylvie ETIEVE (début 2020 et 2022) [...]
1 mars 2022Doit-on leur parler de la guerre ? Comment leur en parler ? Difficile de passer à côté de l’actualité de ce qui se passe en Ukraine. Il est essentiel d’essayer d’avoir les bons reflexes, les bons mots avec les enfants. Tout d’abord : un rappel ! Regarder les informations souvent anxiogènes n’est pas constructif ! Il faut que cela soit accompagné d’explications et de temps de partage de ressentis. Une image peut perturber très longtemps un enfant ! Avant 3 ans pas de TV (pas d’écran) comme le recommande tous les professionnels de la santé : Serge Tisseron le premier. Et si malgré nos précautions, l’enfant (même petit) voit des images difficilement supportables, il faut l’écouter en parler. Pour les peu plus grands, les parents doivent (s’) informer, sans les (sur)exposer aux images terrifiantes, et donner des explications à un moment opportun :soit quand l’enfant pose des questions, soit, au cours de la journée; mais éviter le soir avant l’endormissement, évidemment. Et surtout ne minimisez pas ses craintes, entendez-les, faites-le parler, ou dessiner ce qu’il voit dans sa tête par exemple. Par ailleurs : “Une étude allemande a été réalisée l’an dernier dans 42 pays du monde auprès de 5000 enfants de 8 à 12 ans, qui mesurait très précisément le degré d’anxiété d’un enfant par rapport à son degré de compréhension d’un enjeu. L’étude a révélé que plus un enfant comprend, moins son niveau d’anxiété est élevé.”  explique Ève Tessier-Bouchard, Directrice du développement des contenus jeunesse canadien. Donc l’enfant a besoin de comprendre. On peut expliquer de façon géo-politique les relations entre les deux pays en guerre avec des mots simples : L’Ukraine faisait partie de la Russie jusqu’en 1991; puis l’Ukraine s’est séparé de la Russie et voudrait rejoindre l’OTAN : une petite vidéo sur l’OTAN peut appuyer l’explication. Mais la Russie ne le veut pas, car elle se sentirait isolée si beaucoup de pays qui l’entourent font partie de l’OTAN. Alors le président Poutine souhaite annexer l’Ukraine à son territoire, donc il a déclaré la guerre. Si l’enfant vous demande combien de temps va durer cette guerre ? Vous pouvez dire très honnêtement que l’on ne sait pas. Cela va dépendre de la puissance des attaquants, de la réaction des attaqués. Que l’on espère que cela va vite s’arrêter et que l’on souhaite que le moins de personnes possibles soient touchées. Et ajouter qu’il y a d’autres conflits dans le monde dont on parle moins mais tout aussi terribles. Vous pouvez donc parler exode et réfugiés à ce moment là : parfois, et par sécurité les familles se séparent : des hommes et des femmes restent dans le pays pour combattre et des enfants et leurs mamans partent se réfugier dans des pays voisins, et cela en vous appuyant sur une carte. Expliquer qu’un réfugié est une personne qui fuit son pays parce qu’il s’y trouve en danger. Et que beaucoup de pays du monde sont prêts à accueillir ces réfugiés. Car la guerre est injuste. Enfin l’enfant peut demander si nous allons nous aussi être bombardés ou s’il va y avoir une guerre mondiale ? On peut lui dire que la Russie a une armée puissante pour attaquer un pays, mais pas pour attaquer tous les pays de l’OTAN donc ce ne serait pas une bonne idée de sa part. Que les pays donnent des sanctions économiques à la Russie, parce qu’elle attaque l’Ukraine, mais ce sont des conséquences des “punitions” économiques : empêcher d’acheter ou de vendre des choses à la Russie par exemple. Ce qui est triste aussi pour tous les Russes qui ne souhaitent pas cette guerre. Nul ne connait l’avenir mais quant à la troisième guerre mondiale, des experts nous disent qu’a priori non, c’est d’ailleurs pour éviter cela que les autres pays de l’OTAN ne rentrent pas dans le conflit. Pour conclure vous pouvez aussi demander à votre enfant ce qu’il peut faire de son côté, à son niveau, quand il pense à tout cela et le conduire à la question “comment vivre en paix ?” Cela le responsabilise et le rassure, il va peut-être vous parler d’une action possible ou vouloir dessiner le drapeau (bleu du ciel, jaune des blés) ou raconter des disputes, ou de belles amitiés qu’il a vécues autour de lui. Alors vous aurez là un nouveau sujet de conversation : ECOUTEZ-LE  et CHANGEZ -LUI LES IDEES 🙂 passez à autre chose en souriant et en le câlinant ! Merci de m’avoir lue. Sylvie Etiève 1er mars 2022 sources : Danielle Dutrisac : aider son enfant.com Des albums pour évoquer la guerre : http://lesptitsmotsdits.com/guerre-12-livres-aborder-sujet-enfants/ se documenter : https://ww2.ac-poitiers.fr/hist_geo/spip.php?article2103 https://www.lemonde.fr/vous/article/2009/11/20/l-exposition-a-la-television-retarde-le-developpement-de-l-enfant-de-moins-de-3-ans_1270038_3238.html https://www.lumni.fr/video/qu-est-ce-que-l-otanhttps://www.lumni.fr/video/qu-est-ce-que-l-otan https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_guerres_contemporaines [...]
20 octobre 2021Le défi était un peu relevé. Remplacer une “animatrice-formatrice” pour faire vivre un temps de cohésion à l’équipe de salariés et membres du CA de la fédération Familles Rurales de l’Indre: soit une cinquantaine de personnes. Le thème de cet atelier-conférence était: “le lien”. Créer du lien étant l’objectif. Différents espaces investis à différents moments de la matinée Cela s’est passé dans une jolie salle des fêtes lumineuse, avec vue sur l’Indre: donc un bel espace approprié à la situation ! Pendant 3 heures, parfois secondée par la directrice ( qui connait bien son équipe) j’ai varié apports théoriques (bien souvent des rappels qu’on oublie un peu) et des activités de cohésion, de réflexion et de création. synthèse du world café Le groupe fut absolument extra : participatif, bienveillant, et, la qualité d’écoute qui en émanait était juste ” formidable”. Même si j’étais formatrice dans mon précédent métier, aujourd’hui, je suis plus centrée sur des petits groupes et surtout des thérapies personnelles. Néanmoins, lorsque vous proposez un tel moment avec des mises en situation, des petits jeux, des ateliers participatifs mais aussi quand, de façon un peu plus magistrale, vous parlez communication, lien d’attachement, relations saines avec un auditoire aussi attentif et respectueux ( et patient ) cela ne peut que vous encourager à recommencer. Alors merci à la directrice de Familles Rurales qui m’a fait confiance (effectivement on se connait bien, mais quand on est pris de court, on se tourne vers les personnes que l’on a dans nos relations proches), merci à la Présidente, et surtout merci à tout le groupe composé d’une multitude de belles personnes différentes, compétentes, “militantes et/ou techniciennes” 😉 pour cet accueil et ce retour dans l’évaluation reçue ce jour. Bonne rentrée et bonne année à votre groupe dynamique et performant. Restez-en lien, restons-en lien ! Sylvie ETIEVE Photos SE & SE [...]
15 octobre 2021ATELIER “DÉTENTE” ou anti-stress.               Prochains ateliers :          du 9 mars au 6 avril 2022.           5 séances(50€)    De 10h30  et 11 h 30                       Préinscription possible: sylvie.etieve@gmail.com  Dans le cadre de ma pratique de thérapeute familiale, je propose un cycle de 5 séances pour aider les enfants à : (re)prendre confiance en eux, se détendre, exercer leur attention, identifier leurs émotions,  évacuer le stress  réguler la respiration, améliorer l’estime d’eux-mêmes, échanger sur leur petite vie: lieu de paroles. Au cours de ces ateliers, des rituels sont mis en place, et des exercices* pratiques ludiques et variés sont partagés en groupe restreint (entre 3 et 6 enfants de 6 à 12 ans, par groupe). Des temps de paroles sont prévus et permettent aux enfants de dire librement ce qu’ils vivent, comment ils se sentent. Un cadre rassurant, de confiance de respect de non jugement est instauré dans le groupe. Et les enfants y viennent avec grand plaisir ce qui se comprend car c’est un temps POUR EUX rien que pour eux. Ces ateliers, pour certains enfants peuvent être une première approche avant une éventuelle prise en charge individuelle en thérapie, pour d’autres ces ateliers suffisent à leur donner de l’énergie pour la semaine à venir ! Le fait d’être en petit collectif ” ici et maintenant”permet aux enfants de se délester “des petits (ou gros) bobos de la vie ” de relativiser leur propre expérience, de ralentir un peu le rythme (exercice de l’éloge de la lenteur!), et, ils ont un réel plaisir à  retrouver les “copains, copines” du groupe   -voir commentaires ci-dessous-. Ma longue expérience précédente d’enseignante rassure enfants et parents. Certains anciens élèves sont naturellement venus vers moi, et c’est le climat de confiance qu’ils appréciaient et qu’ils apprécient. Voici le témoignage que deux jeunes fidèles participantes ont accepté de m’écrire: “J’aime beaucoup ce groupe car on si sent bien, sa parole est respectée on trouve des solutions! C’est agréable parce que personne ne se moque, personne ne répète. On trouve des idées ensemble on réfléchit à plusieurs. On apprend à se connaître et on devient amis. Je vous le conseille vivement!!! L-A”   “Bonjour, je trouve que cet atelier “confiance en soi” est super bien car on peut tout dire. Par exemple : si nous sommes tristes ou en colère, plein de choses, et c’est très intéressant car je n’avais vraiment pas confiance en moi. Nous apprenons petit à petit. Et quoique l’on dise, la parole sera toujours respectée, et on sait que l’on ne va pas se moquer de nous. J’apprécie vraiment cet atelier. L.,9 ans.”  Ces ateliers durent 1 heure et la série (de 5 séances) coûte 50€*, ils ont lieu, le mercredi (différents horaires) à: “la petite maison au cèdre” à Châteauroux (36), (au 67 Bd de l’école normale)       *Une heure de thérapie coûte 45 h.                                                                  inscription et renseignements au :   07 81 33 06 87   ou sylvie.etieve@gmail.com Si vous connaissez un enfant  à qui cela pourrait profiter : pensez à faire suivre cette information directement à ses parents. Merci pour lui. NB : Si le nombre d’inscrits est inférieur à 3 enfants, l’atelier ne sera pas organisé.                                  ***************************************** *exercices inspirés  des méthodes de Jeanne Siaud-Facchin et d’Eline Stelde, de Comitys, de ma pratique d’enseignante et de ma formation et expérience de thérapeute familiale.  [...]
14 octobre 2021En tant que thérapeute, j’encadre régulièrement des groupes de paroles. FOCUS SUR LE GROUPE DE PAROLES AVEC DES ADHERENTES DE L’ASSOCIATION DE L’ESPACE LIBELLULE (Espace dédié au bien-être des malades du cancer) Nous sommes au mois d’octobre, c’est “octobre rose” ( campagne de communication destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein) , alors pour ce nouveau groupe de paroles, les participantes étaient invitées à mettre une petite touche de rose. Le petit groupe était donc très lumineux dans le cabinet. A la petite maison au cèdre, chacune est accueillie avec ce qu’elle est, ce qu’elle vit, et s’exprime de façon libre, bienveillante et respectueuse. La qualité d’écoute est aussi importante que la parole elle-même. Autour d’une boisson chaude, des échanges d’expérience se font, du réconfort est offert aussi, l’humour pointe son nez dans certains propos, des liens se créent, c’est un véritable moment de soutien mutuel, encadré. Aujourd’hui nous avons mené une introspection sur la manière dont chacune vivait son parcours de santé et l’on a élaboré “une porte de post-it” . Et avant de terminer, comme à chaque fois, par un conte thérapeutique, Geneviève une artiste participante avait apporté une de ses créations pleine de couleurs, de forces et d’énergie de positivité et d’espoir : ce fut un très beau partage. Merci à toutes, vos témoignages sont de véritables leçons de vie. Et merci pour ce témoignage reçu, “les thérapeutes complètent les médecins. “ Merci à “Espace Libellule” pour sa confiance. VOUS ETES VRAIMENT BELLES ET FORTES MESDAMES : RESPECT Sylvie ETIEVE 14/10/21 [...]
30 août 2021C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux ! Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire. Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent. Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée. L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien. Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée. *Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre ! Alors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants : Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée. ***************** **Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous. Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention. La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle ! Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants. Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus … Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact ! Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle- Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules. La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé. Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»   Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui ! ******************************* *** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant ! Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement. Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour ! Alors dernières séries de réflexes : Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre! Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable. Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint ! L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne. ************************ Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver : La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir. Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser. Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants. Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien. Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également. ********************************************** Rentrée 2021 ; particulière avec la Pandémie, certes, il y a des manques, mais les enfants ont une belle capacité d’adaptation. Tous un peu tendu par ces mois de stress de confinement de restrictions, il faut être vigilant au fait de ne pas devenir un peu trop hargneux si quelque chose ne nous convient pas: gardons la zen attitude ! Surtout pour nos enfants ! Je propose des ateliers “détente” : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : Groupe 1 : 9 h 45.Groupe 2 : 11 h. A partir du mercredi 22 septembre : 5 séances de d’1 h  (hors vacances scolaires).50 € le cycle. (à titre indicatif une séance de thérapie individuelle coûte 45 €) Sylvie Etiève Thérapeute familiale conjugale              0781330687 La rentrée approche [...]
13 juillet 2021Voilà, je me suis lancée. J’ai envoyé mon (premier) récit, sur la fin de vie, à des éditeurs, qui sont débordés (ils le regarderont dans quelques mois, ou pas, d’ailleurs). Donc, après relecture par plusieurs personnes (que je remercie encore) et l’attente du n° ISBN qui permet d’éditer le livre, j’ai décidé de le faire imprimer (sur un site en ligne), pour le plaisir de l’objet livre, et du partage de ce récit de vie très subjectif. Titre du récit : “PyLu du Boutru” Format du livre : 14/21 cm 190 pages – Sur commande ( sylvie.etieve@gamil.com ) ou auprès de moi Prix: 9 €. (+6 € si frais d’envoi) Disponible à CULTURA Saint-Maur (36) Un extrait (4éme de couverture) : « Ma belle-sœur, l’espiègle, arrive à son tour. Elle me regarde, je la regarde. On le regarde. Avec un grand détachement, elle sort un rouleau de scotch bleu de son sac, en coupe un bon morceau. Et tout aussi discrètement que rapidement je la vois se baisser, relever le tour en tissu cachant les tréteaux pliants, se glisser à quatre pattes sous le cercueil et remonter l’air satisfait du chalenge accompli : -Voilà, c’est bien en dessous de ses Tupperware qu’il collait sa marque ? eh bien, là, j’ai fait pareil : un bout de scotch bleu pour ne pas qu’on le perde complétement Elle l’avait fait ! PapyLu irait au paradis tant espéré par Mamie qui, si elle avait un doute, pourrait mieux le reconnaître avec ce scotch bleu sous son navire-sépulcre-spatial ! » Merci à tous ceux qui m’ont encouragée à finaliser ce projet [...]
10 juin 2021Des parents viennent me voir car ils s’inquiètent du fait que leur(s) enfant(s) ne les écoutent pas. Il n’y a rien de mieux effectivement comme démarche que de demander un coup de pouce quand cela ne va pas, plutôt que de nier une difficulté, la minimiser ou s’y accoutumer. Cet article vous donnera quelques pistes mais ne vous empêchera peut-être pas de demander un accompagnement parental ponctuel . Tout d’abord il faut analyser la situation. Ce n’est pas la même chose suivant le contexte familial: parent-solo, parents en couple, parents séparés, parents veufs, parents en couple mais l’un des deux étant très souvent absent (par exemple militaire en mission longue et régulière), enfant unique, grande fratrie, fratrie recomposée… En général un enfant qui attire l’attention ++, qui fait le pitre de façon exagérée, qui crie qui pleure ou qui tape est un enfant qui demande à sa manière de l’aide. Donc la première analyse à porter est celle-ci : que veut me dire mon enfant dans ce comportement exagéré et répété au point que cela me fatigue, m’épuise? Les sources de son mal-être (car s’il se comporte comme ça, cela n’a rien d’agréable pour lui non plus) peuvent être variées, évidemment et souvent, très personnelles. Néanmoins deux choses sont à prendre en compte: 1: Ses besoins sont-ils satisfaits ? 2 :Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ? 1: Satisfaire les besoins de son enfant. Avant tout un enfant a besoin, d’affection de dialogue de rires de câlins de jeux… d’un amour inconditionnel °. => Un enfant doit dormir son comptant ( entre 9 et 11 h) par nuit-il faut être attentif à l’heure à laquelle passe SON train du sommeil. Source: objectif santé *Un parent me disait en consultation que sa fille de 8 ans, s’endormirait bien à 19 h 30 mais que pour avoir une vie de famille il lui demandait de faire un effort et … qu’après elle ne trouvait plus le sommeil avant tard le soir. Et que du coup c’était la corvée d’aller au lit.  Si vous êtes attentif aux signes du sommeil de votre enfant (frottement des  yeux, frissons, bâillements, petite irritabilité, fatigue ) vous aurez tout intérêt à faire en sorte qu’il soit prêt à aller au lit.  => un enfant a besoin d’une alimentation équilibrée (peu de sucre blanc, beaucoup de produits frais non transformés, beaucoup d’eau et peu de soda … les intestins sont le deuxième cerveau du corps *Une maman d’un très jeune garçon, me disait (entre autre) que son enfant était stressé car il avait toujours mal au ventre. Il est vrai que le stress peut entraîner des maux de ventre. Mais avant toute chose il est toujours bon de s’assurer de la réciprocité. Son mal de ventre n’était-il la cause de son stress?  En y regardant plus en détails, elle me confirmait qu’il ne mangeait pratiquement jamais de fruits buvait beaucoup de sodas, et mangeait surtout des féculents. Elle convint que le système digestif était un peu mis à mal! Elle s’en désolait mais ne voyait pas comment faire autrement.  Parfois une diététicienne,mais aussi une grand-mère ou un(e) ami(e) peuvent apporter une aide précieuse si l’on est vraiment en difficulté avec  l’alimentation. => Un enfant a besoin d’exercice et d’extérieur. S’il n’a pas sa dose de mouvements quotidienne, son irritabilité pourra venir de là. Nous sommes tous de plus en plus sédentaires et les enfants passent beaucoup de temps assis notamment devant un écran. *Des parents me parlaient de la différence entre leurs enfants; L’aîné avait besoin de faire du trampoline en revenant de l’école pour se défouler alors que le second -plus solitaire- aimait s’isoler un peu dans sa chambre avec ses playmobiles et l’univers qu’il s’inventait.  Mais quand le temps le permettait ils prenaient tous un goûter  dehors avant tout, où faisaient un tour au parc. Ils n’ont pas tous les mêmes besoins , leurs besoins varient : être parent c’est  aussi cela: être attentif tout en proposant le petit plus! => Un enfant n’a pas vraiment besoin d’écran. Bien sûr difficile de les éviter, et ce n’est pas mon propos. Mais l’on connait l’impact de ces écrans sur le cerveau de l’enfant et sur son comportement. Trop de stimulations fatiguent et irritent les enfants. Vous avez sans doute vu ces reportages d’enfant qu’il faut “sevrer” des écrans pour qu’ils se reconnectent à “l’ici et maintenant” . L’idéal c’est de les maîtriser c’est à dire qu’on en donne l’accès qu’à un certain moment avec un début et une fin, On privilégie les écrans inter-actifs, on contrôle le contenu et surtout on n’enfait pas un faux-allié systématique. Exemple je lui donne mon téléphone pour être tranquille ! On gagne du temps à court terme mais on en perd à long terme! *Les parents sont de plus attentifs à la consommation d’écran par leurs enfants (à la qualité d’utilisation). Mais pas tous. Une maman dont le petit garçon était très agité et désobéissant (aux dires de celle-ci) ne comprenait pas pourquoi il était ainsi !  En échangeant avec eux je compris qu’il regardait des films (d’horreur) interdits aux moins de 18 ans en compagnie de sa mère (qui aimait ça mais cela lui plaisait bien qu’il soit près d’elle. Il expliquait par  ailleurs qu’il faisait des  cauchemars se réveillait souvent avec des images de monstres et de sang  dans la tête, et donc il dormait mal !  Le lien fut assez évident entre ce qu’il voyait et ce dont il rêvait. La  maman n’avait pas franchement pris conscience du lien cause à effet car elle était  convaincue  qu’il regardait cela distraitement et que de toutes façons elle lui  avait bien expliqué que tout ce qu’ils regardaient “c’était pour de faux!”  Tous les parents font des erreurs! Ce qui est fort c’est de les corriger! => Plus il est jeune plus la question de l’ordre des rituels est importante. Parfois on croit que le petit n’écoute pas mais en fait souvent c’est que l’on n’a pas respecté son schéma très ordonné. Exemple: vous demandez à votre enfant de 5 ans de se brosser les dents avant de mettre son pyjama alors que l’habitude est inverse, il peut juste “désobéir” car il est perturbé dans ses rituels, et cherche à répondre à son propre besoin. Ce n’est pas contre vous mais pour lui. Les neurosciences nous montrent cette évolution du cerveau de l’enfant qui permet d’adapter l’éducation aujourd’hui. Ce n’est pas une question de manque d’autorité, mais bien une question de connaissances. Dans l’exemple ci-dessus, si vous ré-évaluez votre attente en disant “ah oui tu as tes petites habitudes fais comme tu le sens pourvu que les deux soit faits”, vous désamorcez la situation, et pas de tension. Si vous dites ” oh mais ça n’ a pas d’importance, c’est moi qui décide, ce soir c’est comme ça” vous envenimez la situation: un vous appuyez sur le côté “prise de pouvoir” interne à la notion d’autorité, deux : vous ne savez pas que pour lui c’est important, donc en dénigrant ses attentes il se sent incompris et il perd un peu de votre confiance. 2 : Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ? => L’enfant pour se sentir en sécurité doit pouvoir s’appuyer sur l’affection, la confiance qu’il reçoit de ses parents, son entourage. Ce lien entre l’enfant et ses parents (ou nourrice…) est un lien d’attachement primordial dans sa vie. Un attachement sécure apporte autonomie, indépendance et ouverture sur le monde, car il sait que des parents vont prendre soin de lui quoi qu’il arrive. Il se peut qu’un enfant qui ne se sente pas en pleine sécurité soit défiant, provocateur, désagréable, il cherche vos limites (affectives), il est donc préférable de répondre par la douceur, la prise de recul que par l’agressivité ( La violence est interdite. ) car celle-ci renforcera son côté “désobéissant”. Peu réconfortant mais il est normal que votre enfant se relâche plus avec vous qu’avec son enseignant, cela traduit bien que vous êtes sa figure d’attachement à qui il peut “tout confier” (en confiance) => On sait aujourd’hui qu’un enfant qui n’écoute pas, s’il fait une bêtise par exemple, la punition qui lui sera administrée ne l’encouragera non pas à arrêter de faire cette bêtise mais à la (re)faire, sans se faire prendre: il portera son attention sur la manière de la faire pas sur l’objet lui-même (“ah ah : tu ne m’as même pas vu !”) => Pour “rassembler” un enfant dispersé, agité, le contact peut l’aider. L’assoir posément contre un mur (dos contre mur) ou autre support, ou mieux sur vos genoux, lui permet de se canaliser. L’accompagner dans sa respiration (comme les vagues sur une plage), le masser, contracter détendre ses membres et lui faire dire ce qu’il éprouve dans son corps, peut le recentrer également. => L’enfant a besoin de connaitre et de construire les règles et les conséquences dans la vie de famille (comme nous apprenons le code de la route). Si ces règles sont mises en place ensemble et que les conséquences sont pré-établies cela assainira la relation en cas de problème notamment dans les situations conflictuelles. Il faut enfin se redire, que le parent que l’on est, dépend de ceux que l’on a eus**. Une analyse peut permettre une certaine mise à distance si l’on n’a pas eu des parents très sécures par exemple. L’enfant n’aura pas la même écoute de son père ou de sa mère. En même temps il n’y a pas le parent gentil et le vilain. Beaucoup d’autres paramètres jouent: si c’est un garçon ou une fille, sa place dans la fratrie, son tempérament, le vôtre, le lieu, l’heure, la situation … En un mot “éduquer un enfant” est complexe (ça on le savait) et encore plus aujourd’hui, mais l’idée à retenir est le cadre bienveillant mais ferme et dont l’enfant connait les règles et leurs conséquences. La souplesse d’adaptation aux situations plutôt que la rigidité. Plus ils grandissent moins on doit être hermétique, leur faire confiance est gage de responsabilisation donc de plus d’écoute, et bien sûr l’amour inconditionnel. Il n’y a pas d’école de parents, mais parfois quelques conseils glanés ici ou là permettent de se former un peu. De toutes façons on a tous droit à l’erreur: eux comme nous ! Faites au mieux ! Merci pour votre lecture. (vous êtes enfin au bout de l’article) Sylvie ETIEVE ************************************************************** *Tous les exemples issus de ma pratique ne prennent en compte qu’un des nombreux indicateurs donnés par les parents lors des thérapies. Rien n’est uni-factoriel et tout n’est pas si simple ! ° Un amour inconditionnel est un amour qui transcrit “quoi que tu fasses, je t’aime. Même si parfois je ne suis pas d’accord avec toi ou si je suis fâchée je t’aime quand même, sans aucun condition, sans aucun chantage. Cet amour n’est ni invasif ni distant. Il se met en mots et en actes. ** lire le livre “parents sous influence” de Cécile David-Weil (éditions Odile Jacob) peut vous aider Le dossier du jour sur ce thème sur France Bleu Berry 17 juin 2021 intitulé: Vos questions assurance 17 juin 2021   Le titre ne correspond pas car j’avais remplacé un invité au pied levé 😉 [...]
28 mai 2021J’ai eu l’occasion de participer à une écriture collective dans mon village. L’idée était d’écrire à plusieurs dans un ordre aléatoire, une histoire dont le thème fut impulsé en début d’expérience par l’auteur Stéphane Aucante, originaire de Saint-Maur (je reprendrai cette technique). Ce livre s’est réalisé sous l’œil attentif de la directrice de la bibliothèque Karine et fut présenté en lecture collective . Ce n’est pas le genre de roman que j’apprécie particulièrement (noir et fantastique) , mais j’ai réussi à y mettre une petite touche qui a trouvé sa place dans ce “puzzle littéraire”, et l’idée du collectif en temps de confinement était agréable à vivre, je vous en livre l’extrait (retenu pour le livre). (C’est l’histoire d’une jeune graffeuse qui enquête sur des meurtres. Cela se passe à Marseille dans les bas fonds, MAIS Jack un des personnages se trouve à la centrale de St Maur sur Indre) … “Au cœur de cette même nuit si particulière, aussi noire qu’un point final, Jack ne parvient pas à dormir dans sa cellule, là-bas, à six-cent kilomètres de Marseille : la visite de Greta et leurs échanges l’ont secoué. Depuis, il a quitté Gireugne et réintégré la Centrale. Une chose extraordinaire lui a été aussitôt accordée : une permission de sortie. Non pas dans un bois ou une forêt, mais au village le plus proche de la prison. En pleine insomnie, il se remémore cette sortie… Très encadrée et suivie, il est vrai. Mais qu’importe ! Il a pu s’extraire de l’enceinte de la Centrale de huit à dix-huit heures, en donnant ses lieux de point de chute, et muni bien sûr d’un bracelet électronique. Les multiples portes du sévère bâtiment s’ouvrirent. Signatures d’engagement, remise du bracelet, récupération d’un pécule et de son sac dans le bureau d’entrée. Quand il se trouva dehors, il respira devant la porte de « la Centrale hérisson » — une expression à lui — avec tous ses pics blancs censés empêcher qu’un hélicoptère se pose. A droite, la route conduisait à la zone commerciale Cap Sud ; il l’aurait bien mis, lui, le cap au sud ! Mais il décida de prendre à gauche. Devant lui, un champ, et une usine en arrière-plan ; de chaux peut-être. Il emprunta la voie cyclable pour aller vers le bourg. Un immense silo à grains se dressait devant lui. Décidément, entre la Centrale, le silo, l’usine, ce patelin n’avait rien de touristique ! Jack traversa une petite voie ferrée et descendit vers un rond-point. Là, un panneau le fit sourire : il indiquait la direction du « Château des Planches ». Des planches, il en imagina quatre… « Idée noire » aurait dit les psys de Gireugne… Il descendit une légère côte, déboucha dans une large vallée et, marchant prudemment sur le bas-côté de la route, avança au milieu des prairies, de ponts en ponts, en direction de Saint-Maur ; encore un nom qui résonnait bizarrement. Tant de gens étaient morts autour de lui… Décidément Jack avait le blues… Ou l’angoisse au ventre… Peut-être aurait-il dû continuer à prendre des anxiolytiques ? A l’entrée du bourg, une jolie boulangerie lui mit l’eau à la bouche ; il se dit qu’il y rentrerait bien pour s’offrir une pâtisserie : ce serait son petit caprice à lui. Il hésita. Puis préféra se rendre directement au restaurant qu’il avait indiqué comme premier point de chute. Son nom lui avait plu : « La Promenade ». Idéal pour un jour de permission ! Évidemment, avec l’épidémie, il ne put pas s’installer mais s’adonna au nouveau concept à la mode : le « clique, récupère et casse-toi. » Encore une expression à lui. Sincèrement, ce n’est pas très convivial ce truc… Jack mangea son délicieux cheeseburger en marchant. Il s’attendait à un village plus grand quand il avait lu : «deuxième commune la plus étendue de l’Indre » ; mais donc, en superficie uniquement. Et lui, les champs plats à perte de vue, ça ne le branchait pas trop l’amoureux des calanques. Tout près de La Promenade, dans un renfoncement, se cachait le bureau de tabac-presse-jeux-poste-épicerie : « Le Relais Saint-Maurois ». Jack trouva le nom poétique et entra. Il s’acheta des cigarettes, résista à l’acquisition d’un billet de loterie. Quel plaisir ce fut de s’en griller une au pied d’une pompe-fontaine surmontée d’un angevin ! Il l’observa : c’était bizarre, on aurait dit que cette partie de la fontaine s’était évadée du bassin qui trônait près de l’église ! L’église… Il osa avancer vers elle. Rien à voir avec l’emblématique Basilique Notre-Dame-de-la-Garde qui surplombe sa bonne ville de Marseille. Mais qui sait si, dans cet édifice bien assis entre d’anciennes maisons, une Bonne Dame ne veillait pas sur la petite cité et ses habitants ? Jack s’assit sur un banc, repensa à toute cette histoire : le Symbole, La Marque, le monde souterrain, Dabliya, le Lazaret, la Syrie, le meurtre du Président du Syndicat des Tatoueurs Professionnels de Marseille, Balthazar, Éléonore, Maria, Greta… Tout s’était entremêlé dans sa tête… Mais comme cette sortie lui fit du bien ! Il abandonna sur le banc ses soucis, se remit debout et regarda autour de lui. Une vieille dame rentra dans la boucherie du bourg et, entre les caméras de surveillance et Jésus sur sa croix au coin d’un parc, les voitures lui laissèrent plus ou moins aimablement la priorité sur les carrefours. Au loin, il aperçut la mairie mais emprunta une rue transversale et s’enfonça un peu plus loin. Au bout d’un chemin — du boutru… gourichon… un truc imprononçable en tout cas —, il grimpa sur une passerelle et découvrit une vaste étendue d’eau traversée par un pont flottant. Original. « Les Ballastières, ancienne carrière » indiquait un panneau explicatif. Vraiment sympa comme endroit, plus agréable que Les Bas Fonds de Marseille… Pas à dire, même ce jour-là il eut du mal à oublier son passé… Il en est là de sa rétrospective de permission quand l’œilleton métallique de la porte de sa cellule claque. Vérification nocturne : RAS. Que se passe-t-il à Marseille en ce moment ? …” Village de Saint-Maur Sylvie Etiève (revu par Stéphane Aucante) Photos : Sylvie ETIEVE [...]
25 mai 2021(Temps de lecture : 3′ 30) Il m’arrive de recevoir des personnes en consultation, qui se sentent en contradiction avec leur propre vie. A priori, ces personnes ne se sentent pas vraiment bien dans leur vie, et pourtant, quand elles y réfléchissent, elles conçoivent qu’elles ont pour tout pour être heureuses. Oui, mais … Une bonne santé, un métier qui a du sens, un(e) conjoint(e)-ou un célibat choisi-, des enfants- ou pas, par choix-, pas de difficultés financières, des activités variées, des amis … a priori, oui, tout est coché pour que la vie soit belle. Mais non , elles ne se sentent pas bien, “ne s’éclatent pas vraiment ! “, se plaignent, jugent ou critiquent beaucoup, elles sont parfois amères, mécontentes, boudeuses, voire un peu déprimées ! Elles sont insatisfaites! D’OU VIENT CE MALAISE ? Bof ! Notre éducation nous pousse, le plus souvent, à “bien faire”, ou à toujours “nous améliorer”, ce n’est pas fondamentalement le problème mais, si dans cette éducation nous n’avons pas eu suffisamment d’encouragements positifs, de reconnaissance, cela laisse des traces dans notre vie d’adulte: “je peux toujours faire mieux”, “je ne fais que des erreurs”, “je fais ça, mais je ne me sens pas très sécurisée “, “encore pas terrible ce que je vis” … bref, l’on peut passer beaucoup de temps à s’autocritiquer voire s’autocensurer, ce qui, à force, génère de l’insatisfaction ! Pffff ! Par ailleurs, la société (de consommation) dans laquelle nous évoluons, nous renvoie des modèles proches d’une “certaine perfection”. Cela va de la belle voiture (ou cuisine) aux potentielles vacances exceptionnelles, sans parler des profils physiques ou familiaux (je vous invite à taper le mot ‘famille’ dans un moteur de recherche (image) : vous ne verrez que des familles heureuses, et bien portantes !) Tout cela nous “met, insidieusement, un peu la pression”, car nous avons une fâcheuse tendance à nous comparer: en scrutant (ou interagissant sur les réseaux sociaux par exemple! Ce malaise, une fois conscientisé, signifie avant tout une envie d’aller mieux. Donc lorsqu’on arrive en thérapie pour en parler, c’est que, déjà un début de solution peut s’amorcer. ALORS QUE FAIRE ? “Ah ; ça arrive” Nous pouvons vivre ce sentiment ‘d’insatisfaction’ qu’exceptionnellement. Cela arrive et est normal: dans la vie il y a des échecs et des doutes ! Et être insatisfait d’une situation peut avoir un côté “remise en cause” et permettre d’améliorer la situation en question. “Il y en a marre !” Mais certaines personnes peuvent être réellement handicapées par une insatisfaction chronique : jamais heureuses, elles voient toujours le côté négatif des choses, peinent à remercier, blâment et se blâment régulièrement, jugent, visent la perfection, dramatisent les événements … comme si elles cherchaient à combler un manque permanent. Ces personnes-là ont alors besoin d’un accompagnement pour comprendre d’où vient cette sensation de “vide à combler” si elles souhaitent apaiser leur difficulté et être plus agréable avec leur entourage. Cet accompagnement pourra permettre : d’analyser les racines de ce ressentide voir les situations différemment et d’adapter son attituded’apprendre “la reconnaissance” et “la gratitude”de distinguer “l’important” de “l’essentiel”d’évoquer les notions “d’échec” de “perfection” et de “sécurité intérieure”d’étudier la confiance en soi et/ou l’estime de soi Sourire est une aide précieuse ! L’objectif visé étant bien sûr un mieux-être généralisé, car l’insatisfaction chronique peut mener à la déprime même à la dépression. Etre bien avec soi-même et avec ceux qui nous entourent est quand même un des buts à atteindre dans la vie non ? Si vous avez pris le temps de lire cet article, je vous en remercie et j’espère qu’il vous aura satisfait. Portez-vous bien. Sylvie ETIEVE “La satisfaction intérieure est en vérité ce que nous pouvons espérer de plus grand.”Spinoza ( philosophe néerlandais du XVII siècle) Crédit image: SE 2019 -atelier gestion des émotions “modelées par les enfants”. [...]
1 avril 2021Où, l’histoire d’une jeune femme insidieusement maltraitée par sa belle-mère quand elle était enfant, sous l’œil passif de son propre père, et qui s’est reconstruite. Les symptômes du stress post-traumatique sont abordés dans cet article (écrit avec le consentement de la  patiente) “Je me suis retrouvée en grande difficulté à une époque de mon adolescence parce que j’étais en conflit interne et je me demandais : ‘mais pourquoi mon propre père censé prendre en compte ma légitimité en tant que fille, qu’il doit logiquement aimer, ou au moins considérer, tient-il à ce que je me retrouve face à cette prédatrice qui a failli attenter à ma vie ?’ Parce qu’il s’agit de ça . Je me rappelle entre les sévices psychologiques qu’elle nous a faits subir à ma sœur et à moi-même : les humiliations, le mépris, les brimades, les cris, les claques, les “jetées dehors”… jusqu’au jour où elle s’est mise à courir après moi avec un ‘couteau de boucher’ à la main, dans une folie meurtrière en criant à mon père: « c’est elle ou c’est moi !!! ». Je me souviens de ce jour, où, ma résilience en a décidé que c’était trop ! J’ai fait le choix que cette personne n’aurait plus jamais le droit de me maltraiter , je lui avais dit “stop” ce qu’elle n’a jamais accepté et qui la rendit enragée. Mon père était là ce jour-là et ça il ne pourra jamais l’effacer aussi profond qu’il l’a enterré. “ j’ai devant moi Athéna* , une femme jeune, trentenaire, aussi jolie qu’intelligente que meurtrie . Elle est l’aînée d’une fratrie de 3 enfants (le troisième étant d’un père différent). Ses parents se sont séparés, elle avait environ 8 ans. A l’époque sa mère part avec un autre prince charmant, (elle la trouve très rêveuse sa mère, pas toujours les pieds sur terre) et son père s’installe avec madame X, femme de forte personnalité, assez autoritaire mais, les pieds un peu plus sur terre, elle, donc somme toute plus rassurante. Athéna, ayant une relation fusionnelle avec son père. choisit de partir avec lui et sa nouvelle femme. Sa sœur la suit. Le décor de la thérapie qui commence est planté. ” je ne sais pas s’il s’est déjà posé la question de ce qui se serait passé s’il ne nous avait pas séparées ? Voyait-il son vrai visage?Était elle saine d’esprit à ce moment ? N’a-t-elle pas révélé toute sa monstruosité de femme dangereuse malveillante et maltraitante ce jour ultime ? Heureusement il m’a conduit chez des voisins qui m’ont accueillie (il se doutait de certaines choses) mais ce jour fut aussi le jour où mon père choisit que je devais disparaitre de leur vie, après avoir failli complétement disparaitre sous la folie d’une femme ravagée!” On ressent encore toute la peur de jeune la adolescente dans les propos d’Athéna , même si la scène a pratiquement plus de 20 ans. On est au cœur d’un d’un choc puis d’un stress post-traumatique, c’est à dire qu’Athéna conserve cette empreinte psychologique indélébile de cet événement traumatisant ! Et elle en décrit par la suite tous les symptômes: Des reviviscences : Athéna a régulièrement revécu cette scène du couteau de boucher (qui devait être un grand couteau de cuisine) . De jour comme de nuit elle a eu des flashs elle en a fait des cauchemars, se réveillant en sueur m’expliquera-t-elle. A la vue de certains éléments sensoriels (une photo, une odeur de parfum, des cris…) elle était reprojetée dans cette scène et se sentait vraiment mal. Des difficultés d’ordre psychologique: Athéna en plus des troubles réguliers du sommeil, se sent parfois “à fleur de peau”, il lui arrive d’avoir du mal à se concentrer, moins maintenant mais aussi elle se sent déprimée parfois, à cause de cette violence qu’on lui a faite. Et parfois elle se sent un peu coupable, surtout vis à vis de sa petite sœur. Des évitements : Elle fait tout pour ne pas se retrouver dans la même situation et pourtant il lui arrivera de la revivre différemment mais de la revivre sans vraiment le savoir, nous y reviendrons. Il lui a fallu du temps à Athéna pour prendre conscience de ce choc post traumatique. Il lui a fallu du courage aussi pour décider de se faire aider, accompagner afin de surpasser et d’intégrer ce difficile moment de sa jeunesse à sa vie. Un jour, adulte, elle décide d’écrire à son père, voici un extrait : “Serais-tu d’accord pour m’écouter ? Je pense que tu me le dois. Je vais t’expliquer comment « ta petite fille » de l’époque a vécu ces moments,je vais t’expliquer la vie que tu as choisie d’éluder au profit de ton confort psychologique et matériel. Que tu le réfutes ne changera rien aux faits, cela s’est passé et tu y étais, et mes amis aussi…. Sans oublier la famille V. , celle qui m’a recueillie le jour où j’aurai pu mourir !” Dans le début de la reconstruction, l’écriture est un formidable outil. En effet l’écriture permet de prendre du recul, elle a un coté “miroir’ de notre monde intérieur. L’introspection est nécessaire pour écrire. L’écriture permet de remettre en mots des maux que l’on a vécu. Elle nous permet de les accepter, de s’en distancier. Parfois écrire nous entraine à demander une “réparation” “un pardon”. On peut revenir sur ce que l’on a écrit plus facilement que sur un flot de paroles, on peut transmettre notre écrit à un autre ou à d’autres, qui le liront ou pas : cela leur appartient. La (re)lecture peut être douloureuse certes. Mais au fond l’écriture, Athéna l’a compris permet de se libérer de ses chaines, , elle permet d’ouvrir la porte de son inconscient, comme pour l’aérer un peu et permet d’initier un changement voire éventuellement d’ouvrir une relation nouvelle, ce que souhaitait Athéna. Ecrire fait du bien lors d’une thérapie. noter ce que l’on ressent aide à voir que l’on avance aussi et Athéna en a déjà écrit des pages dans sa thérapie, que l’on pourrait appeler “autothérapie” Athéna a grandi. Après cette scène de violence elle n’est plus revenue chez son père qui a quand même gardé contact avec elle, mais un jour, lasse, elle lui écrit : “Je ressens que nos échanges ne sont qu’une mascarade et ne sont absolument pas basés sur l’honnêteté ni la bienveillance. Ils sont ternes et sans grandes valeurs ni convictions. Ils sont juste quelques mots par ci par là pour de ton côté garder un pseudo contact avec ce que tu appelles ta fille mais ce lien s’est fracturé il y a maintenant si longtemps.” Elle s’est orientée professionnellement dans le milieu du soin, elle a réussi, ce n’est pas complétement par hasard analyse-t-elle. Et puis un jour elle rencontre un homme, un ami, qui lui demande de lui donner un coup de main dans son restaurant. Toujours d’une énergie débordante, Athéna accepte. Mais au fur et à mesure qu’ils font connaissance, elle se rend compte que la compagne de cet homme est entrain de la malmener. Elle se fait manipuler par celle-ci ! La manipulatrice parvient même à obtenir ses numéros de comptes et accède à des sites et commence à “la truander”, elle et son petit ami. Cette femme, derrière l’homme a qui elle a fait confiance, faisant du mal, la renvoie à son traumatisme ! Les vieux démons ressortent, elle s’en veut d’être retombée dans le piège d’une forme de maltraitance . Elle est encore plus décidée à poursuivre la remontée dans son enfance pour ne plus être la proie de telle ou telle géôlière et décide (en plus de se faire accompagner) d’écrire (enfin) à cette femme (dite abusivement belle-mère) qui l’a maltraitée . Elle a compris que la lettre à son père ne suffisait pas pour se relever complétement. “M, je m’adresse directement à toi car il est temps de rétablir l’Ordre et la Vérité de tes actes et de tes intentions envers l’enfant que j’étais. Tu es coupable de tout ce dont je vais enfin exprimer alors que je m’étais tournée auprès de toi et de mon père , pour être en sécurité et pour recevoir de l’Amour et de la protection, je voulais te faire confiance , je voulais être bien avec toi parce que si tu rendais mon père heureux alors je me disais que je pouvais l’être avec toi et malgré ça tu as choisi d’incarner un comportement injuste Te souviens-tu de la scène où tu as sorti le couteau du tiroir de la cuisine ? Celle où telle une furie tout droit sortie d’un film d’horreur joué dans un hôpital psychiatrique, tu as hurlé “c’est elle ou c’est moi” pour que mon père fasse un choix entre nous deux, tout ça en le pointant ce couteau de boucher vers moi, Je n’étais qu’une adolescente.” Par cette lettre qui remet en scène le choc vécu, Athéna redonne à sa propriétaire toute la colère, la haine ressentie, la peur de ce jour où elle a pensé qu’elle allait mourir. Il se peut que cette belle-mère ne se souvienne pas de toute cette scène, il arrive qu’une forme de déni verrouille la mémoire de certains actes et souvenirs violents. Athéna en le lui rappelant lui permet d’en prendre la mesure, et se libère par cette missive du poids de ce choc qui la poursuit. Ses mots sont directs: “Par cette lettre et en tant qu’adulte je romps tous les liens et me libère de ton emprise, de cette souffrance, cette culpabilité, cette injustice, de ton atteinte à mon intégrité physique et psychologique, de toutes angoisses et de peur parce que je ne suis pas responsable de ce que tu m’as infligé, toi seule et mon père en portent la véritable culpabilité.” Athéna a envoyé sa lettre. Elle n’est pas certaine que son contenu ait fait prendre conscience à cette femme de la mesure de sa propre douleur. Elle a aussi essayé de reprendre contact avec son père, toujours pris entre l’enclume et le marteau. Il a accepté d’ouvrir les yeux sur le cheminement de sa fille, mais lui n’a pas encore entrepris ce voyage. Est-il seulement prêt à préparer ses bagages ? Ceux de la (re)connaissance des faits, de l’acceptation de la situation, de la compréhension du malheur de l’autre, de la demande de pardon, et de la réparation? Ce n’est pas certain. Il me semble que cette thérapie pourrait faire l’objet d’un livre et qu’il est compliqué d’en extraire des bribes pouvant vous-même vous aider. Néanmoins il me faut encore préciser qu’un livre (que je vous recommande) de la psychiatre Marie- France Hirigoyen, a aidé Athéna à se relever intérieurement également: « Le harcèlement moral, violence perverse au quotidien » dont voici un extrait qui lui a permis de fustiger puis de réhabiliter un peu l’image de son père, qui partait régulièrement en déplacement professionnel : “Le partenaire conjugal de l’agresseur, lui-même dans l’emprise, ne peut que rarement aider ses enfants, écouter leur souffrance sans justifier l’autre, sans se faire son avocat. Les enfants perçoivent très tôt la communication perverse mais, dépendant de leurs parents, ils ne peuvent pas la nommer. Cela est aggravé lorsque l’autre parent, désireux de se protéger, s’éloigne, laissant l’enfant affronter seul le mépris ou le rejet.” L’ENTREE EN RESILIENCE Pour finir je laisserai la plume à Athéna pour vous montrer à quel point on peut transformer des évènements cruels et douloureux en une résilience fantastique et vivifiante. Après des jours des semaines de réflexion et de cheminement voici ce qu’elle écrivait à celle qui lui avait fait tant de mal: “Je tiens à ce que tu saches que tu as été un contre-exemple dont je me suis servie pour esquisser l’aquarelle de ma Vie, c’est avec les pinceaux de l’Amour, de la Gratitude, de la Bonté, de l’Humilité, de la Responsabilité, avec ce Courage, cette force indéfectible, cette puissance de vivre l’Amour de chaque instant présent, en prenant dorénavant soin de moi et des autres que je RENAIS de ton emprise, que je BRISE mes chaînes rattachées à ton ombre cruelle que j’ai su TRANSCENDER en Éternelle Flamme, et Lumière Immortelle ! Du chaos naissent les étoiles … à ta conscience! “ Merci pour votre lecture. Sylvie Etiève & Athéna ******************************************************************* Enfance maltraitée : un numéro 119. Si vous avez un doute: il vaut mieux appeler pour rien, que de laisser un enfant en danger. *Athéna est un prénom d’emprunt (rappel c’était la déesse de la raison, de la prudence, de la stratégie militaire et de la sagesse.) Si vous la connaissiez vous trouveriez que ce prénom lui va bien. *« Le harcèlement moral, violence perverse au quotidien » Marie- France Hirigoyen Psychiatre -Edition : Syros Un livre qui peut vous aider. [...]
25 mars 2021Serions-nous un peu déconfits ? « -J’appellerai lundi les personnes que je dois appeler pour mon travail ! -Mais lundi c’est férié : c’est le lundi de Pâques ! -Ah oui, eh bien férié ou pas, avec ce confinement on ne se rend pas compte, on est un peu perdu et un peu las !  J’appellerai mardi alors!» Ce petit échange téléphonique avec une de mes filles confinée dans une grande ville montre à quel point ce confinement fait perdre certains repères ! « – Oui mardi c’est plus adapté! — Pâques confinés… ce n’est pas vraiment Pâques! Pâques c’est la famille, le plein air, la joie… : alors là, en 2020 on en est loin !! » Pas toujours facile il est vrai de prendre de la distance par moment : on en est tous un peu là au bout de 3 semaines de confinement (et un an en 2021 de chaud et froid). Et pourtant le week-end à venir que l’on soit croyant ou non, est le week-end de Pâques. Ce temps de Pâques est parfois familial ou amical, c’est souvent un temps de retrouvailles, de fête, ou de changement d’air (le printemps est bien installé) car c’est un week-end de trois jours donc! (sauf si l’on est sur le front à cause du coronavirus). En raison des restrictions sanitaires 2020 et 2021 liées au covid 19 : une grosse coupe est faite dans cette tradition printanière et cela peut entrainer un certain désarroi ! Pour bon nombre d’enfants, la chasse aux œufs va être marquée par le confinement. Mais pas que pour les enfants. A écouter ceux que j’entends, le confinement prive les adultes (parents ou non) mais aussi les grands-parents de leur rapport avec leurs petits-enfants. Ils se sentent notamment privés de contacts (même si en 2021 avec l’arrivée du vaccin les maisons de retraite s’ouvrent de nouveau), de conversations en direct, de jeux, de rire, de transmissions mais aussi d’action. Et ce week-end, le vide va sembler abyssal pour ces grands-parents ou pour les familles séparées (de plus de 10 km, même si une tolérance est en place)! Néanmoins c’est Pâques et que l’on soit croyants* ou non, il y a un symbole commun à tous : « Pâques est le symbole de la vie » : les journées qui ont bien allongé, la végétation qui repart pour de bon, la vie animale naissante (on cherche des œufs de Pâques), l’envie de faire la fête, de sortir, de vivre de revivre de naître de renaître… Alors comment fêter la vie, le printemps, Pâques quand on est dans une ambiance anxiogène (voire triste pour certains) quand on est confiné voire « enfermé » ! Voici (si besoin est) quelques idées pour compléter les vôtres : *C’est Pâques, c’est une tradition : les rituels permettent de « mieux vivre » le confinement : donc appuyons-nous sur ce rituel, et,disons-nous que le rassemblement familial sera différé. *Décorons pour Pâques : fleurir la maison, accrocher des dessins des œufs (gobés puis colorés), préparons les paniers (ou fabriquons-les). Plein d’idées sur ce site ! *Avec les enfants : marquons (maintenons) ce temps de « chasse aux œufs » toujours très appréciée : et si l’on n’a pas d’œufs en chocolat, l’on peut cacher des petits mots gratifiants, des photos, des petites surprises ou des vrais œufs (durcis) de poule : la chasse aux trésors et la bonne ambiance a autant d’importance que le trésor lui-même ! *Comme on ne peut pas (beaucoup) bouger : bougeons ce qui nous entoure. Changeons un ou deux meubles de place ce week-end, mettons des photos des absents, écrivons des citations, des devinettes ou dessinons sur une grande feuille punaisée au mur… *Bougeons aussi les autres dimensions sensorielles : mettons de la musique, diffusons de bonnes odeurs (huiles essentielles, parfum, mais aussi cuisine…), créons des espaces doux de cocooning, * Prenons l’apéritif, le dessert et/ou mangeons dans un endroit inhabituel de la maison : soyons inventifs, surprenons-nous ! *Marquer ce week-end par des actions un peu exceptionnelles : faire une visio (skype, houseparty, whatsapp…) avec des personnes que l’on aime bien, ou téléphoner à des personnes seules ou vulnérables, ou faire des surprises à des personnes qui sont proches, faire rire ou sourire quelqu’un,osons sonner chez des voisins, appeler la famille… *Se réjouir d’être en bonne santé ! Et essayer d’avoir une intention, une pensée, pour ceux qui ne vont pas bien. Et… à 20h, applaudissements de soutien si l’on veut ! Cette période de (re)confinement à tendance à nous fragmenter un peu alors : ACTION soyons acteurs, oui, de notre vie même si l’on est confiné, même si l’avenir est incertain ! En tout cas essayons ! Quand on sait que l’étymologie de ce mot « Pâque » veut dire « passer au-dessus », cette définition ne peut que nous aider dans la période actuelle. Malgré tout : “Joyeuses Pâques ” ou tout simplement : “Passez le meilleur week-end que vous puissiez passer dans cette configuration où l’on n’a peut-être pas vraiment le cœur à la fête.”   Allez faites ou faites-vous un petit plaisir !  Sylvie Etiève 9 avril 2020 revu le 3 avril 2021 ! ………………………………………………………………………………………………………………. *Pour les croyants, difficile de l’ignorer dans une société judéo-chrétienne, c’est la fête la plus importante pour les Chrétiens (résurrection du Christ) : fête de la vie qui l’emporte sur la mort. Pâques, Pessah (Pâque juive qui commémore la sortie d’Egypte), et cette année le Ramadan pour les Musulmans est dans ces mêmes jours. Pour tous les croyants, comme les rassemblements sont interdits, les fêtes de Pâques devront être adaptées cette année 2020. Photos SE. [...]
2 décembre 2020En ces temps très particuliers de crise sanitaire et sociale, j’ai eu envie de vous proposer chaque soir de décembre jusqu’à Noël une de mes photos (un de mes hobbies favoris) agrémentée d’un conseil, sur ce site et sur FB. C’est une façon de vous rappeler des astuces, de rester en lien avec vous, de partager des éléments de ma pratique de thérapeute-conseils et pour moi d’écrire, ce qui me plait. J’espère qu’il vous plaira, vous aidera. N’hésitez pas à le partager. Un mot, une image peut parfois aiguiller quelqu’un sans qu’on ne le sache vraiment! 1er décembre 2020. (photo SE: détails de décors de Noël- Chenonceau 2019) PARLER C’est évidemment le premier conseil de cette période de l’Avent: la nécessité de parler pour évacuer les soucis que l’on peut porter. Une patiente me disait l’autre jour: “depuis que je mets en mots ce qui me fait souffrir depuis toutes ces années, j’ai l’impression de m’alléger.” Si (ou quand) vous êtes seul(e) vous pouvez essayer la technique de l‘illéisme: vous parlez de vous, de votre préoccupation à la troisième personne du singulier. Cela permet de prendre un peu de recul, et de gérer ses émotions différemment. Bonne première soirée de décembre à vous. 2 décembre 2020.  S’EXPRIMER La parole n’est bien sûr pas le seul mode d’expression de nos sentiments, de nos émotions : un regard, un plissement de front ou un sourire en disent parfois plus que 100 mots. L’on sait que d’extérioriser nos envies, nos malaises, nos rêves, nos colères, notre ennui permet un certain équilibre émotionnel. Une patiente me partageait ceci : « Quand je n’ai pas trop le moral, je vais dans mon jardin je ramasse ce qui m’inspire et j’en fais une petite composition dans un joli contenant que je pose sur la table, et ça me fait du bien. » Décorer, coudre, chanter, bricoler (scrapbooking, upcycling, masking tape) peindre, modeler, grimacer, photographier, tricoter, cuisiner, partager des publications ou en faire, danser, créer, agir pour une cause, faire de la musique… tous les moyens d’expression sont bons pour être bien dans sa tête. Je vous propose de tester « l’écriture automatique » (appelée aussi écriture intuitive). Vous vous installez confortablement tranquillement, vous prenez de quoi écrire et notez tout ce qui vous vient à l’esprit sans contrôle sans frein. C’est une façon de laisser un peu la parole à son subconscient. Cela peut se faire autour d’une question que l’on se pose, d’une difficulté que l’on rencontre. Puis si des mots sont venus, dans un deuxième temps vous essayer d’interpréter ces mots, ces phrases.  (Si vous vous y essayez, votre retour d’expérience m’intéresse) Bonne deuxième soirée de décembre à vous. 3 décembre 2020 (Photo SE: détail du mur du château de Bouges le Château (36) octobre 2019 RESPIREZ Heureusement que l’on n’a pas besoin de réfléchir pour respirer ! Le réflexe respiratoire nous permet donc de nous oxygéner, donc de vivre. Néanmoins, essayer de contrôler notre respiration automatique peut s’avérer un puissant mode de détente. Un petit garçon me disait que, quand il avait une évaluation, comme il avait peur de ne pas réussir, et de se faire fâcher, et bien sa respiration se bloquait et il n’arrivait plus à se concentrer. Je lui montrai donc des petits exercices de respiration simples, notamment des exercices de respiration abdominale (la plus efficace en cas de stress). Essayez : Installez-vous confortablement (debout/assis/couché peu importe) Posez votre main sur votre ventre pour respirer de façon abdominale Inspirez profondément pendant cinq secondes. Retenez votre respiration pendant trois secondes Puis expirez lentement par la bouche entrouverte pendant sept secondes Répétez cet exercice (en relâchant vos muscles) jusqu’à vous sentir plus calme. Voilà je vous conseille aussi d’aller voir du côté de la cohérence cardiaque et de la méthode 3-6-5 (David O’Hare) “C’est un exercice à faire trois fois par jour pendant cinq minutes à chaque fois. Durant cet exercice, vous devez réaliser six respirations par minute, soit une toutes les dix secondes.” D’où le nom 3-6-5.   Bonne troisième soirée de décembre à vous.  A demain. 4 décembre 2020 (Photo SE: balade à l’étang Duris (Luant 36) décembre 2020) 4 MARCHER Platon enseignait en marchant, le fait de marcher n’empêche pas l’esprit de travailler. D’ailleurs nul besoin de vanter les mérites de la marche, bénéfique pour le corps et pour l’esprit. Mais si ce conseil vient dans les premiers de mon calendrier Photo-conseil de l’Avent c’est que dans le contexte actuel, on ressent comme une atteinte à notre liberté de déplacement. Pour aller marcher un peu il faut se masquer, s’y autoriser… pas naturel tout ça ! Néanmoins il ne faut pas que ce soit un prétexte pour encore moins marcher… car c’est prouvé notre sédentarisation porte atteinte à notre moral. Une personne adorant marcher disait (lors des 1 km autorisé) « j’ai l’impression de tourner en rond ». Oui on tourne tous un peu en rond dans cette crise, cette petite bête ravageuse nous fait perdre un peu la tête. Alors marcher (même pas très loin, même dans son jardin si l’on en a un) nous aide à détendre notre atmosphère intérieure, surtout si on peut le faire en pleine nature : et que l’on prend le contrôle sur notre respiration : nos muscles se relâchent, nos yeux se reposent, notre esprit vagabonde, bref ça fait du bien. Petite astuce pour marcher plus. N’hésitez pas à marcher, dans votre maison, dès que vous le pouvez, par exemple quand vous êtes au téléphone si vous trouvez que votre fauteuil vous tend un peu trop les bras : hop je marche, et si besoin de sport je monte et descends quelques fois les escaliers c’est bon pour le cardio 😉 Voilà pensons à  envisager de faire une balade dans le week-end (et surtout s’y tenir : eh eh !) Bonne quatrième soirée de décembre à vous, et bon début de week-end (ça y est vous savez où vous irez vous balader ?) Sylvie 5 décembre 2020 Manger en pleine conscience, boire beaucoup d’eau Le rapport à l’alimentation est souvent un signe de notre équilibre. On connait tous des cas de personnes ayant perdu beaucoup de poids suite à un deuil par exemple parce qu’elle « n’avait plus goût à rien » et s’alimentait peu ou mal. La boulimie, l’anorexie sont des troubles du comportement alimentaire qui doivent être traités par un médecin, un nutritionniste mais aussi un psychologue. Au-delà de ces cas un peu exceptionnels la question qui se pose est : en quoi l’alimentation influence-t-elle notre bien-être psychologique ? La qualité et la variété de notre alimentation a une influence physiologique sur notre cerveau. Et c’est bien le cerveau qui envoie les hormones de stress (cortisol) mais aussi de bien-être (ocytocine). Par ailleurs nous mangeons souvent tout en faisant autre chose comme regarder un écran par exemple parfois en travaillant même. Et l’on sait que cela n’est pas forcément bon pour la santé : car on mange plus vu que la satiété est retardée (surtout si l’on mange des aliments transformés (exemple de l’expérience de la satiété : 2 pommes croquées/ contre une compote faisait l’équivalent de 9 pommes), on mâche moins ce qui influence la digestion… Parfois l’on mange sans avoir faim, personnellement il m’arrive de manger le quignon de pain en sortant de la boulangerie (malgré le masque !!) Donc manger en pleine conscience peut améliorer notre relation à la nourriture. A la petite maison au cèdre les enfants qui viennent s’exercent à cette pratique avec l’exercice de la fraise tagada : ils adorent. En voici le principe : Observer ce que l’on mange, essayer de le passer par les 5 sens : ce que je vois (la vue compte beaucoup), ce que je sens, ce que je perçois du toucher de la texture en mastiquant, ce que je goute, ce que j’entends autour de moi peut aussi avoir une influence. Je fais des pauses.Puis je le mange lentement en mâchant une dizaine de fois (suivant l’aliment) et j’analyse mes sensations : chaud froid glacé, croquant fondant, dur, friable, sucré, salé, insipide, piquant, doux…J’écoute mes pensées (envie d’en reprendre ou pas ? cela me rappelle-t-il un souvenir ? et je prends de la distance avec.Enfin j’exprime une reconnaissance envers ce repas et la chaine qui est derrière : qui l’a fait, acheté, conçu… Evidemment c’est un exercice ponctuel mais qui apporte une certaine amélioration dans notre vie quotidienne quand on le pratique de temps en temps.  Bon appétit. Bonne cinquième soirée de décembre à vous. 6 décembre 2020 FAIRE SILENCE Photo SE: mouette sur lac d’Auvergne été 2020 … … … … chut 🙂 7 décembre 2020 Aller à la rencontre de … Photo SE: Noël aux chandelles (2015) Aller à la rencontre de… Le besoin d’interactions sociales est l’un des besoins essentiels de notre développement. Et c’est en allant à la rencontre de l’autre que l’on va « nourrir » ce besoin. Un bébé ne vit que s’il a des personnes qui s’occupent de lui. Le parent qui va s’occuper de l’enfant qui pleure pour le consoler, le nourrir, prendre soin de lui va lui permettre de grandir de façon sécure, de vivre. Aller à la rencontre de l’autre, que ce soit à sa demande (comme la mère vers son nourrisson) où pour notre propre compte est en général constructif. On voit avec la crise sanitaire, que le fait de ne pas pouvoir aller à la rencontre de sa famille de ses amis provoque des troubles parfois graves sur le moral voire la santé de certains. Certaines personnes âgées ont vécu le syndrome du glissement : se sentir abandonné donc abandonner la vie (les maisons de retraite sont d’ailleurs restées ouvertes lors de ce deuxième confinement). Testons l’altérité, la différence, prenons de la distance avec nos a priori nos conditionnements, parlons, écoutons, rions, aidons, demandons de l’aide … allons à la rencontre de l’autre quel qu’en soit le motif. Montaigne suggérait il y a quelques siècles que d’aller rencontrer l’autre permettait de mieux se connaitre soi-même : Discutons un peu plus avec ceux qui ne sont qu’à quelques mètres Téléphonons à des proches Echangeons avec nos voisins Envoyons un message à qui l’on veut Promenons-nous sur la place de notre commune Echangeons sur les réseaux sociaux Allons rendre visite à une personne seule Jouons avec d’autres Allons aussi à la rencontre : d’un auteur (en lisant un livre), d’un artiste (en écoutant son art), d’un groupe de projets, de la nature… Allons à notre propre rencontre : une personne traversant un deuil me disait qu’elle se découvrait elle-même en re-découvrant la vie de sa mère au travers de ses écrits. Merci d’être venu(e) à ma rencontre au travers cet article. 8 décembre 2020 RESTER PATIENT (Photo SE: grotte de Thaïs-Alpes- (2019)) « A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes » nous dit le proverbe. Il faut parfois beaucoup de patience pour obtenir ce que l’on désire. Dans notre société de l’immédiateté, et de l’éphémère, la patience n’est pas toujours nécessaire. Et pourtant, des événements de la vie demandent du temps, beaucoup de temps : la grossesse, l’apprentissage, le deuil, … et cette satanée crise qui nous empêche de voir certains êtres chers… Pour avoir rencontré un certain nombre de personnes âgées ces derniers jours, j’ai encore constaté que cette crise covid (sans borne temporelle) les démoralise plus que tout ! Le temps est parfois incompressible et il nous faut le dompter, avant qu’il nous dévore. Parmi les exercices que je propose aux enfants dans mes ateliers il y a une minute de silence pendant laquelle on se concentre sur nos 5 sens, le sablier décomptant le temps. Plusieurs parents m’ont demandé surpris « ah oui il a été capable de ne pas parler pendant une minute. » Sans problème ! Le propre du calendrier de l’Avent est de ponctuer le temps pour aller patiemment vers une échéance précise, nous sommes à 1/3 du chemin. Qu’est-ce qui doit ponctuer votre temps d’ici Noël ? Bonne huitième soirée de décembre à vous. 9 décembre 2020 Photo SE : Château de Valençay (Noël aux chandelles 2015) VOIR LA VIE EN GRAND Les optimistes vivent plus longtemps et en meilleure santé, postulat vérifié qui ne peut que nous encourager à rester (ou devenir) optimiste. Pour se faire la psychologie positive PEUT nous aider. On doit l’idée de la pensée positive à un pharmacien français, Emile Coué, en effet il avait constaté-dans les années 1920- que les clients à qui il conseillait de se répéter des phrases positives se portaient mieux : « la méthode Coué » Puis la psychologie positive s’est développée aux Etats Unis il y a une bonne vingtaine d’années: le but est d’utiliser tout le potentiel qui est en nous pour aller mieux : comportements, pensées… tout ce qui fonctionne bien plutôt que le reste. Une patiente se trouvant assez négative trouvait que rien n’allait donc, en l’aidant à faire un travail sur elle ; elle gagna en bien-être et elle me dit après plusieurs semaines « depuis que j’ai arrêté de me plaindre je vais deux fois mieux. » De positiver, permet au cerveau d’être plus serein. Il faut par exemple veiller aux mots que l’on emploie (éviter les négations non enregistrées par le cerveau) Par exemple : “je ne veux pas avoir peur pour l’avenir”. Le cerveau retient “peur pour l’avenir”. Il faut transformer en disant « je veux être rassuré, calme pour l’avenir ». Alors à votre tour, essayer d’analyser une phrase négative pour la transformer en positive.Un bémol, si l’on a une faible estime de soi, ou si l’on déprime trop cette pensée positive n’est pas forcément aidante, donc prudence, elle ne règle pas ce qui va mal, elle améliore juste ce qui pourrait aller mieux.Mais cela n’empêche pas de voir la vie en grand voire en rose car vous connaissez la célèbre citation de l’Oscar Wilde : « il faut toujours viser la lune, car en cas d’échec on atterrit dans les étoiles.»Et vous quel est votre projet le plus grand, le plus fou ?Bonne neuvième soirée de décembre à vous.(Photo SE: Valençay aux chandelles ( Noël 2015)) 10 décembre 2020 (Photo SE: perle de pluie accueillie par une feuille- forêt de St Maur) Accueillir Je ne parle pas de l’accueil de l’autre quel qu’il soit qui pour moi coule de source. Quand je parle d’accueillir cela se passe au niveau des émotions. On a parfois tendance à refouler certaines émotions en se disant : « ce n’est rien », « je ne vais quand même pas pleurer », « ça passera comme c’est venu » etc parfois il est psychologiquement plus bénéfique d’accueillir l’émotion quand et comme elle se présente. De ne pas culpabiliser, ni de ressentir une certaine honte, Puis effectivement de prendre un peu de recul pour la contenir si cela est nécessaire (pleurer devant un film émouvant, cela ne gêne personne. Piquer une colère au bureau, c’est un peu plus inapproprié). Donc n’hésitons pas à accueillir nos émotions, écoutons-les : que nous disent-elles ? à quoi elles nous raccrochent ? qui a-t-il derrière ? N’est-ce pas la goutte d’eau qui vient de faire déborder le vase (rempli de quoi d’ailleurs le vase ?) ? Un patient me racontait que quand il était au lycée, en internat, il s’y trouvait tellement mal (triste) qu’il avait des éruptions cutanées (type eczéma) toute l’année, qui se calmaient l’été. Jamais il n’avait osé dire son mal-être de peur de passer « pour une mauviette » !! Alors oui apprenons à nous écouter, accueillons nos ressentis nos sentiments nos émotions (peur, tristesse, colère et joie) extériorisons-les et canalisons-les avant une somatisation désagréable. Petit exercice : demandez-vous ce qui vous met en colère « aujourd’hui » ? ce qui vous fait peur ? ce qui vous rend triste ? et enfin ce qui vous rend joyeux ? Puis essayer de voir ce sur quoi vous pouvez agir pour ces émotions pour les éviter ou les revivre. Allez réfléchissez bien puis détendez-vous. Bonne dixième soirée de décembre à vous. 11 décembre 2020 Photo SE: Chenonceau tout en douceur et légèreté Mettre de la douceur dans la vie. La période anxiogène de 2020, nous a rendu tous un peu aigris, fatigués, méfiants, craintifs, un peu agressifs voire bouleversés par la covid. Il est donc d’autant plus urgent que de s’offrir des moments de douceur pour calmer l’anxiété qui rode. Une petite fille venant en thérapie me disait que quand elle était triste, caresser son chat lui faisait du bien car il était doux : les animaux sont parfois de réelles aides dans la vie de certaines personnes. La douceur on peut la créer de différentes manières comme les caresses les massages les câlins la douche chaude les chaussettes plaid, la couverture pondérée : tout ce qui va passer par le sens du toucher. Et bien sûr cette douceur se ressent aussi quand elle met en jeu d’autres sens : une lumière tamisée, une bougie pour la vue, une musique douce pour l’ouïe, une tisane au miel pour le gout, des huiles essentielles pour l’odorat, et ce ne sont que de simples exemples : vous avez vos propres ressources. Mais nos ressources nous ne les exploitons pas toujours « la flemme » et c’est dommage car c’est souvent en mettant en place des petits plaisirs, des petits moments tout doux à vivre au moment présent que l’on arrive à ce fameux « lâcher-prise ». Et vous qu’est-ce qui est doux pour vous ? Savez-vous vous octroyer ces petits moments de douceur ? Savez-vous les partager ? Bonne onzième soirée de décembre à vous. 12 décembre 2020 Photo SE: château de Chenonceau Noël 2019 EQUILIBRER Certains travaillent trop, d’autres ne sortent jamais. Certains font énormément de sport, d’autres sont scotchés devant un écran « total », … on pourrait trouver des dizaines d’exemples et de contre-exemples de personnes vivant avec excès certaines parties de leur vie et en négligeant d’autres ! Pourtant l’on sait que d’être capable d’un certain équilibre entre vie professionnelle, vie personnelle (famille/couple ou pas), vie sociale,  est source d’harmonie. De même, le fait d’avoir un esprit sain dans un corps sain « Mens sana in corpore sano » nous conduit à un bien-être général, bénéfique pour soi et ceux qui nous entourent. Se demander s’il y a une harmonie entre soi (son couple, sa famille) avec son environnement fait aussi partie des questions à se poser dans cette quête d’accord avec soi-même. Une patiente est venue en thérapie car elle travaillait beaucoup (trop) et dans des conditions tellement tendues qu’elle en avait « abandonné » disait-elle son mari, ses jeunes enfants. Proche du burn-out elle était décidée à faire une pause professionnelle pour rééquilibrer sa vie. Elle a réussi par sa détermination sa réflexion et surtout ses actions à « redistribuer » les énergies de façon cohérente dans ses différentes sphères de vie. A votre tour posez-vous les questions sur votre implication dans vos différents domaines de vie : y a-t-il un bon équilibre ? si oui BRAVO ! si non : ne vous découragez pas : se poser la question est un pas vers cet équilibre. Merci de votre lecture. Bonne douzième soirée de décembre 12-12-2020 (sacré équilibre dans cette date!) 13 décembre 2020 Savoir se ressourcerS photo SE: lac d’Auvergne: contemplation Il vous est certainement déjà arrivé de vous installer l’été près d’une source et de vous rafraichir de cette eau arrivant continuellement du cœur de la terre : comme un cadeau de la nature, parfois même bénéfique pour la santé (comme celle des stations thermales.) D’un point de vue psychologique (et pourquoi pas spirituel) se ressourcer est un peu la même démarche : aller dans un lieu, ou près de quelqu’un qui nous rafraichit si l’on est en effervescence neuronale ou qui nous réchauffe si l’on se sent un peu perdu dans le blizzard de nos pensées. Prendre du temps pour soi pour être là où l’on est bien un certain temps pour repartir « les batteries rechargées ». Un de mes patients me disait que ce qui le « rechargeait » c’était d’aller faire une grande promenade en forêt (ce que je ne peux qu’approuver étant moi-même adepte de sylvothérapie 😉 ). Après ce temps pour lui il se sentait reposé, apaisé, il avait pris de la distance avec les événements de sa vie un peu tumultueuse. Oui aller dans la nature permet de se ressourcer bien sûr, faire du sport pour certains, partir aussi, voir du monde, faire un feu, méditer, lire, faire une séance cocooning, parler, écrire, créer, déculpabiliser, rêver, se reposer, dormir, faire un soin, et éteindre son téléphone … chacun a son style. Ce qui compte c’est de s’écouter pour savoir ce qui ressource et le mettre en place. Enfin on se ressource en étant avec les personnes avec lesquelles on est le plus attaché : alors vous connaissez-vous ces personnes (d’attachment) ? Pour le confirmer : imaginez que vous ayez le choix de passer la soirée tranquillement de ce dimanche soir avec qui vous voulez (une ou deux personnes pas plus) : à qui pensez-vous ? Et bien ce sont ces personnes qui comptent pour vous, planifiez une rencontre avec (même si elles ne sont plus là : en créant un temps de souvenir par exemple). Bonne treizième soirée de décembre CHANGER D’ANGLE Photo SE: château de Bouges (36) dit “le petit Trianon” (une façon de voir les choses) Savoir se mettre à la place de l’autre est la base de l’empathie. Les personnes qui parviennent à se décentrer pour essayer de comprendre ce que l’autre peut ressentir ont souvent une capacité à savoir relativiser, tempérer, pacifier les évènements conflictuels. Au-delà de la nécessité à être empathique avec son prochain, savoir changer d’angle permet parfois de mieux analyser sa propre vie. Il m’arrive en thérapie d’analyser des situations d’un point de vue absolument pas envisagé par le patient. Notamment lorsque l’on est dans des cas de transfert familial : c’est-à-dire des moments de vie où (un membre de) la famille reproduit des modalités de fonctionnements relationnels. Au sein d’une famille des projections ou des identifications se réalisent de façon consciente ou inconsciente entre les membres. Parler avec un professionnel ou une tierce personne, peut permettre de changer d’angle et donc d’envisager le présent différemment. Parfois même l’on peut être convaincu que l’autre pense « cela » de nous et  nous avons donc une fausse croyance. Je me souviens d’une thérapie familiale (parents et deux grands enfants-jeunes majeurs) où je demandais à chacun de donner une qualité de celui qui se présentait. Et je revois les yeux de la jeune fille quand son « grand » frère a dit qu’il la trouvait « très courageuse ». Elle n’en revenait pas, « pour une fois il avait dit quelque chose de positif sur elle, elle qui pensait qu’il la trouvait « gnan gnan… ». La mère avait pris le risque d’entrainer toute la famille en thérapie et celle-ci redonna (entre autre) confiance à cette jeune fille. Ce qui est important pour nous l’est moins pour l’autre. Parfois un évènement désagréable qui nous touche peut faire sourire la personne à qui on le raconte ou qui en est témoin. Une chute peut faire sourire celui qui la voit et pleurer celui qui la subit !!! Et vous êtes-vous capable, dans une situation qui vous préoccupe de changer d’angle ? de sortir de la boite ? Sinon, comment faire ? (Suivant la situation) En parler avec quelqu’un, lui demander son avis, son point de vue. Imaginer la personne qui vous pose problème dans une autre situation (exemple : quand elle était enfant) Porter un regard bienveillant sur la situation. Se dire : j’écoute. Eviter de trop se plaindre. S’interdire de culpabiliser. Voir le verre à moitiè… Se demander ce que va m’apporter cet évènement. Peser le pour et le contre (et pondérer les arguments) Envisager la résilience si la situation est critique : comment, malgré tout rebondir ? Bonne quatorzième soirée à vous, merci aux fidèles qui me lisent. 15 décembre 2020 SOURIRE Photo SE : sourire de ma fille* dans la neige d’hiver 2016 (*avec l’autorisation de l’autrice du sourire) Un proverbe chinois nous dit :« Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament. Alors allez-y souriez 😉 Le sourire (et non le sous-rire) est effectivement très bon pour notre santé, tant physique car il raffermit les muscles de notre visage, que mentale, car lorsqu’on sourit le cerveau libère les hormones du plaisir (la dopamine) et va réduire notre stress (moins de cortisol (hormone du stress) émis). Ça c’est de votre côté, mais en face de vous, si quelqu’un sourit (un sourire franc évidemment) cela va aussi vous faire beaucoup de bien, d’autant plus si vous appréciez cette personne : « Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne. » dit le célèbre poème. Il existe différents types de sourires qui impliquent différentes émotions allant du sourire de la joie au rictus de la peur. Du sourire de politesse au sourire séducteur ou complice ou encore sadique. Le sourire est vraiment un autre langage. Le sourire de la jeune fille de ma photo exprime sans un mot sa joie de voir un peu de neige. Le sourire est vraiment un autre langage. Alors ne nous en privons pas, même dans des moments difficiles : c’est un allié. Alors sourions, souriez 🙂 même à vous-même. Bonne quinzième soirée de l’Avent (J-10 avant Noël ça fait sourire non ?) le 16 décembre AGIR Photo SE: Fontaine place Stanislas Nancy Hiver 2016 (grille de Jean Lamour, Allégorie de la guerre et de la paix. « Je suis là (las) sur mon canapé, je me morfonds, je végète, je procrastine, je tourne en rond dans ma tête et je n’arrive pas à me décider sur ce que je dois faire ou pas ?» Quand on se trouve (et cela peut arriver à tous) dans la situation de cette patiente qui déprimait sur sa situation personnelle, une petite méthode, plus que basique, vous allez voir, peut-être appliquée. Il s’agit de se dire « aller, 1,2,3, action » et hop on se lève ! Le fait de compter et de savoir qu’au bout (du compte) l’on va agir, fonctionne, car, le cerveau est « mis en alerte » donc on « le » sort du cercle léthargique dans lequel on a glissé. C’est comme la bille qui tourne dans une assiette dans laquelle on donne « une pichenette » pour l’extraire de cette force centrifuge. De même l’on a parfois du mal à se décider pour prendre une décision, et la réflexion, le dialogue, la prise de conseils sont en soi des actions. Mais à trop repousser l’action, on perd du temps de l’énergie de l’enthousiasme. Je me souviens de la surprise de beaucoup de personnes (voire longtemps après) le jour où j’ai décidé de faire une reconversion professionnelle- à 50 ans-, mais ce n’était qu’en agissant (se reformer, s’investir, prendre le risque de, essayer…) que je savais si le choix était bon. Donc oui l’action apporte souvent la réponse à nos questionnements. Ah oui, (mais je ne peux pas tout approfondir), retenez aussi que : rendre service à quelqu’un (ce qui est une (bonne) action) permet de canaliser la colère qui peut être en soi ! Je vais de ce pas, faire chauffer la soupe d’ailleurs ! Bonne seizième soirée de décembre. « Aller, 1, 2, 3, action » 😉 17 décembre 2020 SE RECONNECTER A SOI Etre à l’écoute de ses besoins Photo SE: campagne berrichonne 2019 On est parfois plus dans le paraitre, l’avoir que dans l’être. Ce n’est pas un scoop. Je reçois assez régulièrement des patientes (même avant la crise sanitaire covid) qui me résument leur situation en disant « j’ai tout pour être heureuse mais je ne le suis pas. » Ces personnes ont un travail (choisi, enrichissant), de quoi se loger, une vie de famille normale, voire une vie de couple apaisée, une bonne santé des amis… mais « bof » ce n’est pas la joie. Alors la première démarche que l’on entreprend c’est de sonder si réellement elles ont tout pour être heureuses et surtout qu’est-ce qu’être heureuses à leurs yeux. Le « tout » est souvent en terme de possessions de réalisations de positions. Et même si cela est important ce n’est pas toujours l’essentiel. Quand on analyse plus finement on trouve assez souvent ce qui manque dans cette vie. Et ce qui manque c’est généralement situé autour de certains besoins non satisfaits. Vous connaissez très certainement la pyramide de Maslow et ses célèbres besoins avec à la base les besoins (fondamentaux) physiologiques puis les besoins de sécurité, d’appartenance et d’estime et tout en haut de cette pyramide le besoin d’accomplissement (plus philosophique voire spirituel). La base, est, en général, solide mais lorsque l’on monte dans cette pyramide on s’aperçoit que les manques sont là : manque d’affection, d’accomplissement, de confiance et de respect de soi, manque de reconnaissance –parfois de la reconnaissance d’une souffrance présente ou passée- Je pense à cette maman dont le fils est parti vivre à l’étranger et dont elle n’ose pas parler pour partager à quel point ce choix de vie la peine : elle n’est pas reconnue dans sa souffrance qu’elle n’a d’ailleurs pas envie de faire paraître dans sa famille pour ne pas pénaliser le choix de son fils (mais ne le ressent-il pas malgré ce non-dit?). Se reconnecter à soi, comme le dit Marshall Rosenberg fondateur de la communication non violente, c’est : « avoir conscience de nos besoins, c’est être en contact avec ce qui compte pour nous, en tant qu’êtres humains, pleinement vivants. Se connecter à ses besoins, c’est se relier à la vie en soi. » Et vous alors avez-vous des besoins non satisfaits (on peut en dénombrer une centaine) qui font que votre bien-être en est parfois un peu altéré ? Les sonder est déjà un premier grand pas ! Soyez-heureux. Bonne Dix-septième soirée de l’Avent. 18 décembre 2020 PREVOIR et s’adapter Photo SE: Carrelet Angoulins sur mer été 2019 (hotte de la mère Noël) Plus de femmes que d’hommes suivent ce calendrier de l’Avent. Et je crois que je ne dois pas trop me tromper en disant que l’organisation des fêtes de fin d’année repose un peu plus sur les épaules des femmes, des mères… les commentaires pourront tempérer ou corroborer mes propos. Mais quand on parle de charge mentale on sait qui elle concerne le plus 😉 Donc « prévoir » « organiser » « anticiper » sont des verbes avec lesquels chacun jongle différemment. « Ce sont des facultés que nous avons de prendre des décisions en étant capable de prévoir les conséquences sur le plan temporel et spatial. » nous enseigne la psychologie. Nous faisons appelle à notre imagerie mentale : si, (par exemple) vous pensez à un repas de fête que vous devez organiser, beaucoup d’images mentales apparaissant (elles durent le temps d’un battement de paupière) et suivant votre disponibilité ou votre capacité vous allez projeter ces images en action (penser au menu, aux boissons, aux achats, à la confection, à la décoration…) un certain nombre d’actions parfois freinées par « le quotidien » et de nouvelles pensées en découlent encore et encore. Et parfois on se surestime un peu où l’on n’ose pas trop déléguer ou demander de l’aide… alors on rumine, on fatigue, on s’énerve où l’on est insatisfait… Quelques clés (que je rappelle juste) pour s’en sortir posément. Echanger et se faire aider : la coopération dans un foyer est juste « normale ». Partager les taches et valoriser ce qui est fait (par soi, par les autres) Faire des listes, noter ces idées : et cocher ce qui est fait (c’est bon pour le moral) ! Prendre de l’avance (si c’est possible), planifier. Prioriser (ce qui est indispensable, ce qui est facultatif) Connaitre ses limites et les respecter. (Savoir dire ‘stop’) Faire des pauses. Ne pas mettre la barre trop haute : qu’est ce qui compte le plus dans cette situation ? Rester souple et souriant. Et s’adapter (à l’imprévu) 19 décembre 2020 SE SOUTENIR Photo SE : cônes de cèdre. Chalivoy-Milon (18) « C’est incroyable, quand je pense que l’on habitait à côté de cette personne et que l’on ne savait pas qu’elle n’avait pas de chauffage l’hiver, ça m’attriste. » Cette dame qui parle de sa voisine en ces termes ressent beaucoup de culpabilité en évoquant cette nouvelle. Car sa voisine par amour-propre ne souhaitait pas faire savoir sa précarité. « J’avais bien des doutes mais bon on ne peut pas s’immiscer dans la vie des gens, s’ils ne le souhaitent pas. » C’est en lui apportant un colis de Noël de la part de la commune (elle n’avait pas ouvert, donc son colis avait été donné à sa voisine) qu’elle l’a découvert … Des personnes seules, isolées, faisant attention à ce qu’elles dépensent il y en a plus que l’on pense, vous le savez. Alors que faire ? Comme dirait « la légende du Colibri » (Pierre Rabhi) : faisons notre part aussi modeste soit-elle. Et en cette période de l’Avent (où à cause de la crise sanitaire) de plus en plus de foyers sont dans la difficulté, si nous avons la chance d’avoir « l’essentiel » ouvrons les yeux, et faisons notre part. C’est bon pour les autres, certes, mais c’est  un excellent stimulateur pour soi, alors essayons : D’aider De donner De savoir recevoir De créer du lien social De partager ce que l’on a D’être à l’écoute De proposer son épaule D’être empathique Et au-delà d’être juste humain, cette création de lien social consolide l’un des trois piliers de l’estime de soi que sont : La confiance en soi L’amour de soi. L’affirmation de soi Mais l’on pourra y revenir. Bonne dix-neuvième soirée de l’Avent. Soyons généreux, soyons solidaires, soutenons-nous. 20 décembre 2020 SAVOIR FAIRE DES PAUSES PHOTO SE: vieux bac de pierre Bouges le château Les vacances scolaires ont commencé avant-hier, elles donnent le « la » au rythme social qui se ralentit. Au contraire pour d’autres la fin de l’année est signe de travail supplémentaire, de bilan, d’inventaires, de ventes, de confection…néanmoins en général beaucoup de salariés sont en vacances la semaine Noël/nouvel an.  Quelle que soit sa situation, l’importance de faire de vraies pauses n’est pas à démontrer, cela permet d’ avancer sereinement, de limiter son stress et sa fatigue et de rester productif. On sait que le cerveau est moins concentré au bout de 90 minutes : qu’il a besoin de « s’oxygéner » pour redevenir efficace, 90 minutes correspondent aussi au cycle du sommeil. Même si nous savons tous que cela est important seulement une personne sur quatre va s’octroyer des temps de pause… au détriment de la santé (physique et mentale). Et à ne pas prendre ce temps de pause, on court vers notre objectif, et nous pouvons faire des erreurs qui finalement nous ralentissent; exemple oublier de faire le plein de sa voiture car l’on est pressé d’arriver où l’on va, ou comme quelqu’un que je connais, prendre un billet de train un peu rapidement et s’apercevoir le jour “j” qu’on l’a pris dans le mauvais sens 😉 La pause permet de se détendre de se recentrer de se reposer, l’on connait l’efficacité de la légendaire sieste de Winston Churchill qui en se reposant dans un moment de « coup de barre » dirions-nous trivialement, respectait son rythme biologique. Une petite sieste compense parfois un mauvais sommeil. Les chronobiologistes (scientifiques qui étudient les rythmes biologiques d’un individu) ont appuyé les connaissances ancestrales portant sur les différences de rythme. Trois rythmes donnent le tempo à notre vie : le rythme circadien (sur 24h jour/nuit) le rythme infradien (d’une durée supérieure à 24 comme les saisons, le cycles menstruels), et le rythme ultradien, (durant moins de 24 h, comme le rythme cardiaque). Tous ces rythmes influencent nos comportements, alors apprendre à se connaitre à s’observer et respecter ces différents rythmes ne font de nous que des personnes « bien dans leur peau, bien dans leur tête » et n’est-ce pas là le plus important ? Petit exercice pratique d’observation: soyez attentifs, quand vous avez un petit frisson le soir c’est que vous êtes prêt à vous reposer, car le corps baisse en température lorsque l’on dort : écoutez votre corps, il vous le rendra. Merci de vous être octroyé un temps de pause pour lire cette publication. 21 décembre 2020 Mettre de la lumière dans sa vie Photo SE: soleil du Berry en automne. Nous sommes le 21 décembre et c’est donc le solstice d’hiver. La nuit la plus longue de l’année est (quasiment) passée, donc la journée la plus courte aussi : Yes ! Nous allons grignoter quelques minutes de jour tranquillement et de plus en plus en janvier et ce jusqu’au 21 juin, solstice d’été. Nous rentrons dans la période des trois mois les plus froids, et, comme le soleil ne brille pas longtemps, la lumière fait défaut. Ce manque de soleil entraine une baisse de la production de la sérotonine (hormone du bien-être) et c’est pour cette raison que beaucoup de gens n’ont pas trop le moral. Une patiente me disait qu’elle détestait l’hiver qu’elle aimerait être une marmotte et dormir la moitié de l’année. Bien entendu, la météo n’était pas la seule cause de son mal-être. Alors nous devons réagir en mettant de la lumière dans notre vie. *La première action : dès qu’il est là, on fait une petite cure (essentielle) de vitamine D en se mettant au soleil (même quelques instants derrière sa vitre). *Même s’il n’est pas là : on sort pour absorber un peu de lumière naturelle. *On préfère les espaces lumineux aux espaces sombres. *On peut bien sûr mettre de la lumière de façon artificielle : avec de la luminothérapie. *On profite de ce qui nous illumine : un feu de cheminée, des miroirs, une jolie lampe, une bougie allumée, une guirlande lumineuse, des lumières extérieures (type lumières de Noël), mais aussi des images/photo agréables qui illuminent notre vie. *Et le soir on regarde la lune, les étoiles (très symboliques les étoiles). D’ailleurs, ce soir, regardez donc, si (pas de nuages) vous pouvez observer la conjonction Jupiter/ Saturne : c’est un événement exceptionnel d’alignement de planètes. *Et si vous ne les voyez pas : gardez quand-même des étoiles pleins vos yeux : c’est beau ! 22 décembre 2020 SE FAIRE PLAISIR et faire plaisiS Photo famille (ML) se faire plaisir en dégustant un fruit de la passion. « En sortant de votre cabinet l’autre jour, je suis allée chez le fleuriste m’acheter un bouquet de 4 lys, et de quoi faire de bonnes tomates farcies. Je me sentais tellement mal, que je savais, comme vous dites, que mettre des actes concrets me feraient du bien.» La vue et l’odeur des lys, la préparation des tomates farcies, et leur dégustation ont en effet mis du baume au cœur de cette jeune patiente. Ce ne sont là que des petits plaisirs et l’on sait bien que ce ne sont pas cela qui contribuent au bonheur mais au mieux-être. En effet se faire plaisir, enclenche ce qu’on appelle en psychologie le système de récompense dans notre cerveau et libère de la dopamine. Cette hormone va nous donner une agréable sensation, elle va apaiser nos tensions, diminuer notre stress, nous détendre, nous rendre de meilleure humeur, nous rendre plus fort et donc améliorer notre estime de soi. Ça vaut le coup non ? Alors lister ce qui vous fait plaisir, ou ce qui vous a déjà fait plaisir pour renouveler l’expérience. Et puis en cette période d’avant Noël et du temps des cadeaux, faire plaisir à l’autre en lui préparant un cadeau procure souvent ce plaisir. Faisons-nous plaisir, et faisons plaisir : on a tout à y gagner. Bonne vingt-deuxième journée de décembre. (Une de mes –quatre- filles m’a dit : « oh, j’ai du retard dans la lecture de tes publications, ça fait beaucoup à lire du coup ! » donc aujourd’hui j’ai essayé d’être plus courte : pour lui faire plaisir 😊, et pour me faire plaisir une autre m’a proposé de prendre une de ses mythiques photos.) 23 décembre 2020 CREER Photo SE: bougeoir de Noël 2019 CREER CREER : Symboliser, imaginer, fabriquer, rêver. C’est sur cette composition florale où de multiples créateurs se sont succédés que je démarre cette avant-dernière publication de l’Avent. De celui qui a planté le buis il y a fort longtemps, à celui qui l’a imaginé en forme de bougeoir à 6 trous, aux deux hommes qui l’ont taillé, poncé, à celle qui a installé les bougies, et au créateur floral à qui il a été confié pour finaliser ce très beau cadeau de Noël 2019 : la création, l’imagination, la fabrication à jalonné cette composition. Ressorti cette année (sans les fleurs bien sûr) ce bougeoir est, pour moi, un objet hautement symbolique. Les émotions ont un rôle fondamental dans la situation de création (quand je vous dis, par exemple que ce bougeoir est symbolique c’est qu’il représente un lien familial fort (famille = lieu d’émotions). Et inversement la création joue un rôle reconnu dans la régulation de nos émotions. Repensons à nos grands artistes, poètes, musiciens, peintre, ils trouvaient leur équilibre … Une expérience a montré que la créativité était meilleure quand les émotions de joie ou de tristesse étaient présentes que quand les états émotionnellement étaient « neutres ». Vous connaissez tous les biens-faits de l’art-thérapie, le pouvoir du rêve, le plaisir de la fabrication, la nécessité du symbole… alors ne nous en privons pas : créons, imaginons, fabriquons, rêvons et symbolisons quand le besoin s’en fait sentir. Bonne vingt-troisième soirée de l’Avent. 24 décembre 2020 AIMER Photo : Eveyphotographie-mariage P&S -montage SE AIMER Voilà c’est la dernière photo-conseils, et en cette veille de Noël il m’est difficile de ne pas terminer sur ce conseil : Aimer L’Amour est souvent sous-jacent à la plupart des thérapies que, modestement je mène depuis 3 ans et demi à la petite maison au cèdre. Aimer Désaimer Se sentir aimé(e) Ne plus/pas se sentir aimé(e) Se sentir mal aimé(e) Ne pas s’aimer soi-même (pourtant l’amour de soi est lui aussi un pilier de l’estime de soi) … Tous ces sentiments sont au cœur des séances ! Pas besoin de redire la puissance de l’Amour dans nos vies, décliné en : aimer, chérir, être amoureux, se plaire, affectionner, apprécier, se plaire, s’attacher… Et même si Victor Hugo a raison quand il dit qu’« aimer c’est savoir dire je t’aime sans parler. » Ne nous privons pas d’offrir des paroles d’amour, sans les galvauder, à ceux que l’on aime : c’est un beau cadeau ! Bonne soirée à vous chers lecteurs de ce calendrier de l’Avent, qui se referme ce soir, veille de Noël. … PS : Vous allez penser que ma photo est un peu clichée, pas très Noël, mais nous avons aimé ce jour de fête (si rare en 2020) où ces deux amoureux (que l’on connait de très près) ce sont engagés par amour sur le chemin de la vie.     Soyez Heureux [...]
29 novembre 2020covid 1 : ACCEPTER et S’ADAPTER et ENDURER: *Ne pas être dans le déni, ni dans un “clivage du moi” en se disant, je ne suis pas vraiment concerné(e). *Comprenons à quoi sert le confinement (voir diaporama Le Monde) Et visionnons l’utilité de la distanciation sociale (vue par Juan Delcan) *Se préparer à cette situation inédite et envisager la situation différemment si l’on est seul ou pas (voir plus bas) ! *Comme on ne peut pas agir sur le phénomène du confinement alors “épousons-le”. *C’est une course de marathon que nous vivons, pas un sprint, il nous faut des relais (professionnels, médias,santé,alimentation…). covid 2: RESPECTER LES RECOMMANDATIONS D’ HYGIÈNE  : *Pour lutter contre la progression du virus: Ne se déplacer que pour des raisons importantes et garder de bonnes distances si l’on doit se déplacer, se laver les mains souvent, poser ses chaussures, … Cela va permettre de se sentir “en accord” avec soi et en communauté avec les autres. covid 3: RESTER EN LIEN *Notamment avec les personnes seules (proche ou éloignée) le téléphone, internet ne s’occupe pas de la distance, et le courrier circule encore et là les réseaux sociaux sont géniaux pour cela. *Se donner le challenge solidaire : je contacte au moins 2 personnes par jour : 1 parent, 1 ami, 1 voisin. *Proposer de l’aide tout en respectant les distances : aller chercher le pain, les courses, les médicaments de quelqu’un. *Je regarde à ma fenêtre et je fais un signe à des voisins: juste un petit coucou ou un échange de quelques mots: c’est réconfortant. *Etre vigilant si l’on est confiné à plusieurs que le communication ne se détériore pas. Prendre des temps de recul, de mise au point réciproque, savoir tourner la page et faire des concessions (de toutes parts). *Profiter de ce temps-là pour se reconnecter à soi-même: s’écouter, se relier à une activité trop longtemps délaissée par exemple. covid 4: OSER DEMANDER DE L’AIDE *Si l’on en a besoin , il ne faut pas hésiter à demander un coup de main , un petit coucou (de loin) à des proches ou des voisins. *Si l’on est seul, éloigné des siens, et avec peu de contacts, on peut mettre un chiffon rouge sur sa fenêtre pour signaler une demande d’aide à des voisins. *Des applications permettent de recevoir de l’aide, voisins vigilants ou encore next door… covid 5: PRENDRE L’AIR *A sa fenêtre, à son balcon, dans son jardin, dans la rue si besoin: en respectant les distances et le lavage de mains au retour et quittant ses chaussures, en nettoyant ce qui a été en contact avec les autres : porte-monnaie, sac de courses… *Faire des mouvements, des respirations, des jeux,du nettoyage (ses carreaux), du jardinage, du bricolage ou du bavardage (avec les voisins) ou “rien”mais le nez dehors! *Le soleil est régénérant : donc dès qu’il est là on fait le plein de vitamines D! *Se connecter à ses 5 sens et oser pratiquer la sylvothérapie dans son jardin *Pour ceux qui télé-travaillent: s’imposer des pauses, sortir, car nous sommes maîtres de notre temps et parfois justement nous ne le maîtrisons pas judicieusement. *Attention aux risques d’oisiveté de léthargie, d’apathie, d’amollissement : tant physique que psychologique qu’intellectuel: prendre l’air permet de lutter contre! *Gare au repli sur soi !! Cette crise met en relief l’aspect parfois très individualiste de nos vies, nous pouvons davantage découvrir nos voisins à force de rester sur place !! Osons ouvrir sa fenêtre! *Prendre l’air, la lumière naturelle est nécessaire voire vitale : pour la santé physique mais pour la santé mentale aussi ! Donc sortons ou mettons nous à notre fenêtre REGULIEREMENT ! covid 6: BOUGER *Même si l’on ne peut pas sortir: bougeons plus que d’habitude car l’on va moins se déplacer. *Téléphoner en marchant. *Monter les escaliers : même si l’on n’a rien à monter ! Les descendre (on aura peut-être trouver quelque chose à descendre) ! *Faire des exercices en tournant autour de la table: genoux en haut talons aux fesses…. *Danser, sauter, s’étirer, … (certains se souviennent peut-être avoir fait du sport devant la TV avec Véronique et Davina?) ce n’est pas pire 😉 covid 7: SE DONNER DES RITUELS *STRUCTURER LE TEMPS: s’organiser, se faire des programmes quotidiens (même si l’on ne fera pas tout) permet de tenir psychologiquement. *Ecrire le jour : marquer le temps : c’est très important. (calendrier, éphéméride, agenda, calendrier maison…) *Se lever environ à la même heure (sauf le week-end). *Manger aux heures habituelles. *Travailler différemment certes mais avec des horaires fixes: ni moins mais surtout ni plus! *Se fixer des pauses et savoir déconnecter ! *Regarder des émissions des films culturelles ou distrayantes. *S’oxygéner au moins deux fois par jour *S’amuser régulièrement: à telle heure on fait un jeu de société, “on fait les fous”, on chante, on partage une image humoristique… *Faire une photo par jour. *Ecrire un ou deux textes, messages, mail par jour. *Sortir à 20h applaudir (si l’action nous parle) Et ne pas faire de bruit (tondeuse…) avant 15h si personnel soignant travaillant de nuit près de chez nous. *Garder le rythme habituel autant que faire se peut, tout en se souvenant le but pour lequel nous sommes confinés. covid 8: SE REPOSER *Pour certains, on a à disposition un temps qui n’était pas prévu: acceptons-le et profitons- en aussi pour nous reposer, sans scrupule. *Prendre des temps de calme : pas d’écran, peu de bruit, pas d’action. *Eviter la sur-information, déjouer les fake-news qui fatiguent beaucoup l’esprit. *S’essayer à la relaxation, à la méditation au yoga à l’écoute de musique calme, au silence. *Fermer les yeux au soleil. *S’autoriser une courte sieste, mais ne pas rester allongé toute la journée (cela entraîne des insomnies) *Ne pas en faire plus que d’habitude à la maison, et partager les tâches. *Se donner les conditions pour bien dormir: chambre aérée, pas de boissons excitantes après 17h, … *Rêver, imaginer, se souvenir et sourire repose et détend… covid 9: PRÉVOIR UN PROGRAMME DE CHOSES A FAIRE (des activités que l’on n’a jamais ou peu faites) : *L’idée est de se changer les idées, d’innover, de faire, d’éviter la léthargie qui peut s’installer dans ce confinement. *Prendre soin de soi (même si les coiffeurs sont fermés): massage, épilation et soin du corps, douches chaudes ou froides, tisane, papotages … *Prendre soin des autres: appeler, rendre service, être patient. *Repousser ses limites : tenir un journal du confinement, résoudre des énigmes, se mettre au dessin, au yoga, au math, à la lecture, au jardinage, au sport “maison” , à la couture, à la musique, à la cuisine, à la mécanique, au scrapbooking, au rumiskub, apprendre une règle de jeu que l’on ne connait pas, se lancer dans un grand puzzle… réussir à ne rien faire ! *Suivre des tutoriels pour faire soi-même. *Faire la liste des films des séries que l’on aimerait regarder. *Regarder : A Musée Vous, A Musée Moi  *Visiter virtuellement un musée. *Regarder un opéra (en ligne à 19h30 : opéra de Paris), *Lire des livres, des BD jamais lues, une revue *Regarder des albums photos anciennes, faire tirer les photos numériques *Trier : les armoires, les photos, les papiers, la cave, le grenier… Ranger délasse et découvrir le fung shui *Reprendre contact avec d’anciennes connaissances. *Réfléchir aux projets que l’on aimerait réaliser (les planifier). *Lister tout ce que l’on fera à la levée du confinement. *Faire le point sur ce qui nous manque le plus et ce qui est essentiel pour soi. covid 10: GÉRER LES HUMEURS *La situation de confinement est exceptionnelle, non préparée, non planifiée, non désirée, non bornée: cela entraîne des conséquences sur nos humeurs: c’est normal. *Par moment on est à fleur de peau, plus colérique, moins patient, car l’atmosphère est tendue: c’est normal ! *Bien que ce soit normal et qu’il faille accepter la contrainte  : il faut prendre conscience de nos humeurs : c’est le premier point. On peut se fabriquer une réglette de l’humeur. *Le second c’est de parvenir à prendre du recul quand on est trop à cran: sortir, s’isoler, mettre des boules quiesse, “faire du sport”, boire un verre d’eau, changer de cadre, téléphoner (parler) à quelqu’un d’autre. *Nous devons interroger toutes nos émotions. De quoi ai-je peur? Qu’est-ce qui me met en colère? Me rend triste? Et joyeux (soyons-le)? Nos émotions sont en lien avec nos besoins. Nous devons essayer de parler de ses émotions, de nos manques, de nos croyances, pour trouver des éléments de réponses. *Comprendre ce qui se joue dans la peur de mourir à cause de la pandémie, un article d’écologie intérieure ( a peur vue par Osho) *Repérer les agents stresseurs et dire ce que l’on ressent, en parler avec une autre personne va nous aider à nous “délester de ce poids émotionnel”. Entendre une parole, un partage de ressenti, une écoute, va permettre de prendre un peu de recul et sentir de l’apaisement, voire de trouver des astuces pour accepter et avancer. *Au delà de 10 jours, le confinement peut accentuer davantage le stress et nous devons y rester attentif. Trouver ce qui nous déstresse d’habitude pour l’adapter à la situation. *Et surtout se faire un petit plaisir, sourire, va aider notre cerveau à “envoyer” un peu moins de cortisol et un peu plus plus de dopamine. *Et si la mauvaise humeur envahit par moment la relation: s’en excuser! Covid 11: PENSER : HUMOUR RIRE et SOURIRE *Chaque coup de colère est un coup de vieux ; chaque sourire est un coup de jeune. – Proverbe Chinois –  => Alors essayons de rester jeunes ! *Sourire, stimule le cerveau qui va libérer de l’endorphine “hormone du bonheur.” Même le sourire forcé ! *Rire renforce le système immunitaire, permet un meilleur sommeil, augmente l’apport en oxygène, facilite la digestion et réduit le stress. *Se dire des histoires drôles, des anecdotes du jour, des histoires de familles amusantes, se faire des surprises (dessiner des sourires sur des post-it)… *Faire le pitre. Faire des grimaces. Rire “comme une baleine”. Imitez les animaux… *Regarder un film comique, une vidéo amusante,lire des posts qui “sourient” de la situation du confinement (il y a de quoi faire!) . *Se sourire dans le miroir, rire de soi et faire (sou)rire les autres … *Essayer de rire autant qu’un enfant, qui lui même, rit au moins 10 fois plus par jour qu’un adulte. *Essayer le yoga du rire. Il serait bon de rire 10 minutes par jour! *Se souvenir que : sourire favorise la relation. *Se redire que l’humour est une arme infaillible dans les situations délicates. *Sourire en se disant : même sans sortir on s’en sortira! *Et relisons le beau poème du sourire de Raoul Follereau (1920) “Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,Personne n’est assez riche pour s’en passer,Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter …” Covid 12: SPÉCIAL PERSONNE SEULE *Les conditions du confinement en solo dépendent de diverses situations : seul(e) car loin de chez soi -notamment certains étudiants, seul(e) comme d’habitude, seul(e) car en quarantaine, seul(e) par précaution… il faut donc prendre en compte vos conditions et écouter, noter ce qui vous manque le plus pour envisager de le compenser largement à la fin de ce confinement. *L’isolement est une épreuve difficile à vivre surtout quand il n’est pas choisi: ce n’est pas difficile d’en prendre conscience, mais il faut essayer de ne pas culpabiliser de ce qu’il entraîne comme émotions et comme sentiment (tristesse, peur, ennui, pleurs, voire plénitude pour certains …) et mettre en place des actes pour combler le manque en s’occupant judicieusement et en gardant le contact avec le monde. *Appeler de la famille, un ami, un collègue, parler, écrire, rire, se connecter à ses réseaux,se divertir, bien manger, se “soigner”, rire, se donner des petits objectifs, un cadre: même quand on est seul: c’est essentiel! *Dans la durée, si vous avez peu de contact et que le moral se ternit un peu, voire beaucoup: vous devez absolument prendre contact avec quelqu’un, car personne, ne peut constater votre état, donc appeler n’est pas une faiblesse bien au contraire cela demande beaucoup de courage: un professionnel: mon numéro si vous voulez : 07 81 33 06 87: je propose exceptionnellement une écoute gratuite chaque matin du lundi au vendredi de 10h à 12h.  Contacter votre mairie.Appeler un numéro d’écoute anonyme comme SOS Amitié 09 72 39 40 50 (gratuit) SOS solitude . L’association Écoute au 01 45 39 40 00 ou le site: SOS dépression => Chiffon rouge sur la fenêtre = besoin d’aide. *Prenez aussi des nouvelles des autres , et donnez des vôtres car il faut (l’on peut) déjouer les règles de cette distanciation sociale qui nous est imposée ! * Remarque: On peut apprécier d’être solitaire sans souffrir de solitude. Et donc ressentir un certain bien-être en ce moment. Néanmoins dans cette période de confinement (imposé) il est important de garder des liens avec des connaissances ne serait-ce que pour les rassurer. SOLITAIRE mais aussi SOLIDAIRE. *Bien sûr la plupart des 19 chapitres conseils peuvent s’adapter à votre situation. covid 13: SPECIAL ENFANTS *Ils ont une capacité d’adaptation formidable mais: *Ils ne comprennent pas bien pourquoi l’école est fermée, leur dire qu’ils protègent les autres (les grands-parents) en restant à la maison: c’est un “sacrifice” collectif. *Normaliser leurs émotions: c’est normal d’avoir peur, mais ça se surmonte et on est là pour les aider. *Les rassurer sur les mots “on est en guerre” en expliquant que l’ennemi est un virus invisible qui s’attaque peu aux enfants, donc en tant qu’enfant ils ne craignent pas grand chose, mais ils doivent rester à la maison pour protéger les autres. *Les apaiser sur les différentes situations. S’il y a un anniversaire ou une fête de prévue les tranquilliser en leur disant qu’elle sera reportée à l’été! Ou imaginer la fête autrement: visio, demander des vidéos des uns et des autres, des cartes postales, faire une fête pour marquer le coup: décorer la maison, mettez les photos de ceux qui ne sont pas là… *Les faire jouer et parler avec des petits personnages et écouter ce qu’ils font dire à leur personnage: c’est un bon indicateur de leur niveau d’angoisse ou de sérénité. *On peut jouer sur les mots parler de coco le virus ou de coconfinement comme le font ces illustrateurs *Une autre idée ludique et interactive pour les enfants se passe au pays du glouglou *Les rituels sont nécessaires: leur faire écrire le jour que l’on est, cocher la date dans un agenda, la météo qu’il fait. Structurer (planifier) le temps est important pour eux comme pour nous car cela permet de donner un sens aux journées et réduit les angoisses. *Distinguer (planning en couleur) :jour d’école ou non et avoir une activité intellectuelle les jours habituellement de classe (TV 5 TV 4 diffusent des cours ). *Faire l’école à la maison (changer les rôles) l’enfant devient le maître le parent l’élève : tenir un cahier de vie, un petit journal, faire des origamis de la peinture, des zen-tangle de la pâte à modeler… un cahier de la créativité. *Faire des plantations: pour jauger le temps qui passe. Observer les feuilles qui s’épanouissent sur les arbres. *Construire ENSEMBLE des règles en famille “spécial confinement” (et leur conséquence) et rester souple (les punitions ne sont pas productives). *Le besoin de mouvement est encore plus important : donc l’accentuer: sport à telle heure, le faire avec eux suivre leurs idées ! Danser, chanter… *Redoubler d’attention par rapport aux écrans : faire des choix avec eux et avoir des pièces/ des moments sans connexion. Ils ne doivent pas s’enfermer dans le virtuel en plus du confinement. Eviter la sur-exposition aux images anxiogènes. *S’ils parlent de la mort: les écouter et les rassurer à ce sujet mais ne pas évincer la question et surtout ne pas mentir. Les enfants n’ont pas forcément la même vision de la mort que les adultes. On peut en parler (si c’est trop dur, on le dit et on diffère la conversation) on n’est pas obligé de donner des détails et l’on peut s’appuyer sur des vidéos ou sur des albums.   *Permettre aux enfants de s’exprimer sur la situation : dessiner, écrire, faire des affiches, des contestations contre le corona, mettre une boite à soucis et à idées en route, la vider régulièrement. *JOUER et encore jouer (j’en profite pour rappeler que les jeunes enfants apprennent en jouant en exerçant leur 5 sens: donc ils doivent construire des tours de cubes avant d’empiler des cubes virtuels sur tablette!) *Dessiner, chanter : karaoké- opéraoké, blind recycler et créer des objets des jeux avec des emballages test ! “Aller au cirque”,  *Lire des histoires et les relire : les théâtraliser, en inventer, imaginer une suite, écouter un conte par jour… Ré-écouter le petit Prince Pierre et le Loup *Se reposer (apprendre à s’ennuyer entraîne souvent la créativité). S’octroyer des temps calmes. “le temps des parents” *Les responsabiliser dans la solidarité : appeler leurs grands-parents ou autre proche, leur envoyer une carte un mail, leur faire un dessin ou des photos avec Palapapi *Les faire coopérer davantage à la maison : les rendre acteurs de cette vie chamboulée malgré nous, les féliciter de leur participation. *Faire l’expérience des paillettes pour expliquer la propagation du virus, et l’importance de l’hygiène et le pouvoir du savon. *Proposer le soir le jeu des « 3 kifs, 3 bofs de la journée »: 3 choses agréables de la journée, 3 moins agréables. Des idées ici: Barbatruc *Leur faire prendre l’air du mieux que l’on puisse. *S’inventer des signaux pour dire ” besoin de calme”: un chiffon rouge! *Faire des conseils de famille. Prendre des conseils de professionnels. (fiche pratique pour les familles) *S’encourager et se féliciter de la patience que l’on a en tant que parents à supporter cette situation, surtout si l’on vit en appartement !! Accepter les moments de désarroi ! Et vigilance avec le burn-out parental covid 14: SPÉCIAL ADOLESCENTS *Les adolescents ont besoin d’être entendus mais ils ont besoin aussi de tester leurs limites pour construire leurs valeurs,et, avec le confinement ces limites sont très (trop) rapprochées. *On peut leur proposer de prendre ce temps pour “mieux se connaitre” en réalisant par exemple un test d’intelligence multiple, en partageant nos goûts/leurs goûts. *Encourager, valoriser leur travail scolaire fait en autonomie! *Varier les sources d’apprentissage; regarder des émissions “secret d’histoire” par exemple. *Savoir que les cours en ligne sont plus fatigants, impersonnels, moins interactifs, humains que dans leur vraie classe: donc, conseiller aux jeunes de “souffler”. (“Parfois on a l’impression que le prof pense qu’il est le seul à nous fournir du travail” témoigne une lycéenne “la journée sur l’ordinateur à travailler c’est épuisant !”) *Trouver des stratégies pour qu’ils puissent faire du sport: c’est indispensable, il faut les y encourager! Et pourquoi pas de la relaxation en ligne ! *Se dire que les adolescents ressentent encore plus l’effet “cocotte minute” de la situation du confinement: sachons retirer la soupape car ils ont besoin d’échappatoire encore plus que jamais! *Respecter leur espace d’intimité, d’isolement est équilibrant pour eux et encore plus en ce moment: accepter casque, boule quies, temps de repli, tout en redisant qu’ils appartiennent à la famille et que tout le monde fait des efforts dans cette situation imposée ! Ils peuvent être contre mais aussi tout contre leur famille (P. Genvresse) *Ce n’est pas tant le fait d’être “enfermés” qu’ils vivent mal (ils l’aiment leur chambre, parfois plus qu’une balade en forêt que l’on propose…), mais c’est surtout la proximité continue avec la famille qui peut être pesant, voire insupportable. Car les adolescents ont besoin de retrouver leurs semblables (cours, activités…) ils ont besoin de se démarquer de leur famille, et là c’est compliqué. *Ils sont souvent plus en lien avec leurs paires sur leur smartphone: c’est une chance, si les boucles ne sont pas anxiogènes et s’ils n’y sont pas scotchés 24/24 ! Encourager les conversations de groupe ! *Mettre à profit leur côté “rebelle” et les responsabiliser dans la lutte contre virus, profiter de leur profil citoyen et engagé en leur proposant de respecter la loi, en s’informant de façon fiable, d’apporter de l’aide de l’écoute aux personnes seules, de fabriquer quelque chose en lien avec la situation (livret photo pour les grands parents, drapeau blanc de soutien…). *Certains vont jouer en ligne se réfugier dans des séries on peut aussi les inciter à faire des jeux de société , même en ligne (gus and co): et surtout continuer à leur donner un cadre, la coopération leur revient aussi. *Faire des visites virtuelles locales ou nationales (inside 360) *Les faire réfléchir, regarder dans l’histoire la littérature ce qu’ils peuvent en apprendre et nous apprendre: lire ou relire ou regarder: ” le Hussard sur le toit” ou le “le journal d’Anne FRANK”,  *Regarder des films “cultes” ado aussi pour se détendre: LA FOLLE JOURNÉE DE FERRIS BUELLER, AMERICAN PIE, EASY GIRL, TOUT CE QUI BRILLE, SCOTT PILGRIM, ADVENTURELAND … *Suivre des youtubeurs influenceurs : emy ltr, norman et bien d’autres: et surtout leur demander à découvrir ceux qu’ils aiment. Le gouvernement canadien a demandé à des artistes youtubers de “parler aux jeunes” des gestes barrières. *Pour ceux qui passent le bac ou d’autres examens: qu’ils se répètent que “tout le monde est dans le même bateau” et qu’il est vital de parler de leurs craintes face à cet horizon nouveau. Seules les épreuves de français seront organisées. Le contrôle continue va prévaloir pour le bac 2020. L’assiduité pendant le confinement et jusqu’au 4 juillet sera valorisée: alors se donner de la régularité dans le travail pour 3 mois est aussi une épreuve. *En cas de grosse crise (parfois agressive), ne pas hésiter à s’éloigner, s’isoler, protéger, bouger, à en reparler, mais aussi à faire appel à l’extérieur (numéro vert d’assistance : 080013000 qui peut guider vers d’autres numéros). *Laisser aux adolescentes le numéro de la maison des adolescents de son département (il y a des permanences) et leur envoyer le lien de fil sante jeunes. *Ils peuvent bénéficier de certains conseils ( se reporter au covid 13/enfants). covid15: SPÉCIAL COUPLE *Ce n’était pas prévu de passer autant de temps ensemble: donc ça peut être compliqué: on accepte cette dose de stress, et on tente de gérer les humeurs qu’il entraîne (voir covid 10). *Cette période de confinement peut aussi être une véritable aubaine pour le couple et apporter des moments de joie, de surprises, de plaisir, de projets, de découvertes positives voire d’inovation. *On se retrouve en face à face et ce un long moment (sauf pour ceux qui sont obligés d’aller travailler pour la santé, l’information, l’alimentation des autres). Et le temps, on a l’habitude de dire que l’on en manque (pour son couple notamment) donc réussir à s’adapter à ce temps “à deux” est un défi à relever. * De toutes façons des choses vont se révéler: on note déjà dans d’autres pays (précédemment confinés) plus de divorces annoncés et à l’autre bout de la ligne on prévoit un baby-boom d’ici 9 ou 10 mois: Donc pas de réponse générale. *Néanmoins c’est une occasion pour mieux se connaitre, vivre des moments inédits, se faire des petites surprises, relire sa vie de couple : rechercher nos (5) langages de l’amour ( établis par Gary Chapman dans son bestseller écrit en 1997). *On peut en profiter pour faire le point, se souvenir d’anciens moments, voir si l’autre s’en souvient (on a souvent des surprises), rechercher des dates d’événements communs(bon exercice pour la mémoire) regarder des photos …. *On peut faire des jeux, des tests en ligne, pour voir si l’on connait bien son alter ego. *Il y a le côté « pas de contacts qui est dans l’air » (évitons les embrassades) qui n’arrange rien, mais il n’est pas interdit de s’aimer d’amour tendre. *Savoir et tolérer que la vie d’un couple est un peu saisonnière, il y a des saisons chaudes et des un peu plus froides: et que c’est un cycle. *Faire de nos différences une force pour traverser cette crise. Si l’un est plus ordonné et l’autre plus fantaisiste: s’appuyer dessus sera un atout. Eviter de s’arc-bouter sur les travers de l’autre. *Organiser, répartir les tâches nouvelles qui s’imposent : école à la maison, télétravail, ménage… et ne pas se laisser aller ! *Et si, par moment l’on ne se supporte plus car les tensions sont exacerbées : on prend le large (enfin le semi-large) on s’isole dans une pièce, on sort (si jardin) on va faire un petit tour- avec son attestation-, on appelle quelqu’un pour se changer les idées, on prend un livre on regarde un film… on sort de la boucle du conflit menaçant. *Envisager des moments et des lieux à chacun. *Il y a aussi la situation des couples qui sont éloignés à cause de ce virus: la confiance, l’écoute, les nouvelles, les signes d’amour, l’attention, la compassion (suivant les cas), vont être des mots clés. *Ce moment va dépendre de ce que vous allez en faire. Une même réalité presque pour tous : le confinement : mais des conditions tant matérielles humaines que psychologiques différentes à gérer. Les optimistes seront plus faciles à vivre que les rabat-joie. Mais souvenez-vous bien que l’on peut toujours changer : changer c’est le propre de l’humain ! covid16: CONFINEMENT EN SITUATION CRITIQUE *S’il se passe en compagnie d’une personne agressive: le confinement peut être un vrai calvaire: violences conjugales, psychologiques et physiques: alerter quelqu’un (voisin, ami, famille, inconnu). Le 3919, le 17, le 114 par sms sont toujours en fonctionnement, les pharmaciens sont à votre écoute ou allez en ligne 24/24 sans trace d’historique: arrêtons les violences.gouv.fr . Vous n’êtes pas responsable de sa violence, faites-vous confiance et protégez-vous au mieux, vous allez y arriver. *Si vous avez des doutes pour la sécurité d’un enfant (violence sur celui-ci) le 119 est toujours en fonctionnement et le 17 reste de mise Rendez-vous sur le site du gouvernement il y a un formulaire en ligne. Ces appels sont anonymes et gratuits *Certaines personnes n’ont pas la possibilité de se confiner: faute de “chez soi”. Si vous voyez de chez vous des sans-abris perdus: appeler le 115 ou la mairie ou la croix-rouge ou toute autre association solidaire de votre connaissance. Et il n’est pas interdit de dire (de loin) quelques mots à cette personne. *Pour les adultes en situation de handicap chez eux: si vous en connaissez proposer leur de faire leurs courses, de leur parler un peu. Si vous en faites partie: demander de l’aide est normal: et dites-vous que se rendre utile est parfois une chance pour vos voisins. ÉVITEZ L’ISOLEMENT *Pour les parents d’enfants (ou adultes) en situation de handicap, c’est “la double peine” : ne restez pas seul à le supporter. Des pistes sur le site : solidaires-handicap *Si vous êtes une personne à risque (+ de 70 ans, problèmes cardiovasculaires, diabétiques, malades , enceinte (+ de 6 mois), dépressif: redoublez de prudence, mais en même temps ne vous sur-informez pas et surveillez vos sources: changez-vous les idées: c’est encore plus important pour vous. *Si vous pensez être touché par le coronavirus: vous ne devez pas vous présenter spontanément aux urgences, vous ne devez pas vous rendre chez votre médecin sans l’avoir contacté avant. C’est de la responsabilité de tous, donc de la votre de respecter les gestes et les consignes sanitaires: être informé et agir avec bon sens permet aussi de ne pas culpabiliser, et de ne pas ajouter du mal-être mental à la maladie (plein de courage à vous). Surtout : FAITES-LE 15 si vous avez des difficultés respiratoires. *Si vous êtes : personnel de la santé, ou toutes personnes travaillant pour le bien et la vie des confinés: toute notre gratitude! MERCI (protégez-vous). covid 17: S’ASSOCIER A UN GESTE COLLECTIF *Suivre les infos des initiatives locales (à distance). Exemple dans un village: les cloches sonnent à 19h30 pour donner un signe de vie à tous. Et encourager d’un mot ou geste positif les initiatives qui vous parlent. Exemple de solidarité de fabrication de masques/visières pour les soignants dans l’Indre. *Des personnes fabriquent des masques en tissus: pourquoi ne pas vous y associer: donner de l’élastique, du tissus, du temps ? *A 20H :applaudir les personnels soignants-et tous ceux qui aident- à notre fenêtre ! Mettre un drapeau blanc de soutien (fenêtre, jardin), cela crée un lien altruiste, invisible mais rassurant. *Réaliser un montage photo,vidéo (un tuto), une publication, pour garder le contact avec d’autres, donner le sourire, partager une émotion, un souvenir. Certains font des concerts de quartier… *Suivre et soutenir les artistes qui créent des réalisations en ligne: Exemples :La symphonie confinée: la tendresse, Le Boléro de Ravel par l’orchestre national de FranceEt d’autres liens sur le Monde. et ailleurs! *Soutenir tous les artisans et entrepreneurs les travailleurs qui sont touchés de plein fouet dans leur vie professionnelle (et personnelle donc) par la mise à l’arrêt de leur activité. Il est proposé par exemple à ceux qui emploient des personnes à domicile de leur verser une partie de leur salaire même si elles ne viennent pas. Donner est gratifiant. Si l’on en a les moyens on peut aider, s’entraider: certains n’auront pas de salaire ces temps-ci ! “Donner c’est recevoir”! *Proposer son aide: à son échelle en se rapprochant de sa mairie ou d’une association, ou de jeveuxaider.gouv. covid 18 : SE PRÉPARER A L’APRES *On sait déjà que le retour à la normale sera progressif: en fonction des régions, des âges, des situations : mais ce retour viendra: anticipons-le tranquillement ! *Des conditions de notre confinement dépendront les “traces” qu’il laissera: ambiance du foyer, isolement, santé, tempérament, jardin ou pas, … les données varient. Au delà de 10 jours de confinement, l’impact psychologique est plus marquant. Prévoir des temps de décompression sera important. *C’est un peu comme si l’on nous avait mis dans un avion rapidement, que le confinement était le temps du voyage en altitude (coupée de la Terre, mais pas hors contrôle) et que l’après serait l’arrivée dans la “vie de nouveau”. Donc préparation et adaptation à l’arrivée dans ce nouveau pays! *Juste avant le confinement les arbres n’avaient pas de feuilles juste après ils en auront! Nous aussi nous aurons mûri, grandi, un peu vieilli, en tout cas changé! Quels changements seront les plus marquants à votre avis (notez-les et vous y reviendrez dans quelques semaines!) *”Chassez le naturel, il revient au galop”: nous avons donné un grand coup de frein sur notre consommation, nos trajets,… visiblement la nature ne s’en porte pas plus mal : Alors préparons nous à garder cette vigilance de l’importance de l’équilibre Terre/Humain. *Des élans de fraternité de coopération se sont mis en place: on réalise que l’on peut consacrer un peu de temps “à l’Autre”: là aussi gardons de cette épidémie cette notion de solidarité: être attentif aux autres (et notamment les plus fragiles). *Si l’on a été beaucoup en famille, et que les enfants (étudiants notamment) repartent, le syndrome du nid vide pourra se faire sentir. Même si le retour à la normale soulagera chacun (si si 😉 ) *La période qui suivra ce temps de confinement sera un temps nouveau: s’y préparer mentalement: la place du numérique, le temps qui se ralentit, le silence relatif (moins de voitures, d’avions,…), mais plus de promiscuité supportable complice et/ou parfois insupportable … Certes rien ne sera plus comme avant cette crise, mais en même temps ce n’est pas la première épidémie que connait notre civilisation donc ce n’est sans doute pas la dernière: qu’en concluons-nous ? *Prévoir un temps de déconnexion, car pour certains le temps connecté aura été accentué pendant cette période. Pourquoi pas une séance de sylvothérapie ou une balade à la campagne, mer, montagne… *Des temps de paroles: que ce soit pour les enfants (nécessaires dans les écoles), les adolescents, les jeunes adultes, les adultes les seniors et les âgés SERONT NÉCESSAIRES même si le confinement s’est bien passé car beaucoup de stress aura été accumulé. *Si l’on a perdu un proche dans ces semaines-ci,et que l’on n’a pas pu se rendre à son chevet , à ses obsèques alors qu’on le souhaitait: trouver un moyen d’accompagner ce proche dans sa dernière demeure, même de façon différée voire symbolique est une question de vie pas de mort: le travail du deuil est essentiel pour avancer personnellement. *Deux voisins se disaient hier entre eux: “Quelle que soit la date: on fera une belle fête des voisins à l’issue de ce confinement.” Prévoir un beau rassemblement amical familial (avec précaution) pour sourire à la vie, peut être une piste de projet. *Lister ce que ce confinement nous aura apporté de positif: ce que j’ai lu, regardé, rangé, fait comme efforts, apprécié, … et s’en réjouir ! *Espérer, programmer un temps de reconnaissance collectif de gratitude pour toutes les personnes s’étant battues contre ce virus au risque de leur vie! *Commencez la liste des choses que l’on voudra réaliser avant tout. Des personnes qui nous ont le plus manquées que l’on va revoir bien vite. covid 19: TOUS CONTRE LE CORONAVIRUS COVID 19 *Se souvenir que l’on lutte tous ensemble contre la même chose et que cela doit nous fédérer, non nous diviser et nous rendre plus forts plus solidaires. Et on le vaincra! Je reste à votre disposition, pour échanger, pour vous accompagner. Portez-vous bien. Sylvie Etiève ECOUTE GRATUITE pour les personnes seules TOUS LES MATINS de 10h à 12 h. Prendre RV par sms au 07 81 33 06 87 Christine de Tours a partagé mon COVID 19 après l’émission France Bleu et cela me fait plaisir, merci: J’ai écouté ce matin sur France-bleue Touraine cette thérapeute de Châteauroux. Je partage cet article ou j’ai trouvé de nombreux conseils et de nombreux liens,déclinés en 19 chapitre pour dompter de manière positive le covid-19. Je vous invite vraiment à vous en inspirer quelque soit votre situation face au corona virus. Prenez soin de vous 🙏 [...]
18 juillet 2020Depuis 3 ans j’ai quitté l’éducation nationale pour m’installer en tant que thérapeute familiale : petit bilan ! Il y a trois ans, lorsque, à 50 ans, je décidais de changer de métier, je savais que je prenais un risque. Un risque mesuré, certes, mais néanmoins ce changement de cap m’entraînait sur des rivages méconnus. De fonctionnaire à auto-entrepreneuse : il y avait un pas. Fini le rythme régulier, récurent, chronologique. Fini d’être une parmi d’autres ayant le même statut. Fini les horaires, les calendriers, les emplois du temps, les vacances généreuses, les réunions, les bilans, les évaluations-connectées, les récrés, la sonnerie, les corrections, les préparations, les re-corrections. Finis les collègues, les élèves, les parents, les étudiants, les supérieurs « hiérarchiques » et les notations propres au système… Fini de fonctionner ! Ce qui m’attendait : des prises de décision, des formations, des stages, un accompagnement, d’interminables discussions à partir d’un foisonnement d’idées, des calculs de budget, des demandes d’emprunt, des études de marchés et de zone de chalandise, la création d’un site internet, et la visibilité sur les réseaux sociaux, l’installation, des achats, des travaux pour le cabinet (plus d’un an de travail acharné), de la communication, de la publicité, des préparations de séances, …. Une multitude d’éléments à penser, d’actions à mener, de réflexions à asseoir, hors cadre, hors rythme, hors supervision et notation : “si tu fais c’est fait, si tu ne fais pas, personne ne viendra te remplacer pour le faire à ta place !” “Tu obtiens le fruit de ton travail.” Le travail de l’ombre est sans doute le plus compliqué à sonder pour ceux de l’extérieur. Des heures à concevoir des projets, des interventions, des remises à niveau, des écritures , de la com’, de l’entretien, des bilans de RV, des comptes… mais c’est ce travail qui crédibilise ta fonction. Et puis il y a le travail thérapeutique lui-même, les séances personnelles, en couple, familiale, et les ateliers de groupe (sylvothérapie, groupe de paroles, ateliers conférences) et leur retour : essentiel ce retour : mon travail est évalué par mes patients. Le bouche à oreille régule/remplit mon agenda et mon répertoire téléphonique ; le référencement sur internet et le réseau qui m’entoure consolident ma zone de chalandise. Je ne fais que des thérapies brèves (même si des personnes viennent me voir régulièrement de loin en loin) ou des interventions de courtes durées, je dois donc sans cesse renouveler mes patients, mon auditoire ou mes interventions ; et pour que cela soit, le travail que je fournis doit être rigoureux et satisfaisant. Depuis mon installation j’ai rencontré des dizaines et des dizaines de personnes, je ne peux pas dire que mon agenda soit plein à craquer mais j’ai régulièrement des rendez-vous, des interventions diverses (émission de radio, TV locale,, ateliers-conférences, balade bien-être en forêt…). Et lorsque je n’en ai pas, le travail administratif et rédactionnel m’emploie largement (plus de 60 articles). Je le fais le plus souvent de chez moi, et j’arrive facilement à cloisonner entre le travail pour ma petite entreprise et les besoins pour la maisonnée. Sur le terrain la variété des rencontres que je fais est insondable, chaque fois que j’ouvre la porte de « la petite maison au cèdre » et que je souhaite la bienvenue aux personnes qui y rentrent un lien se tisse, lien qui s’avérera plus ou moins solide suivant les affinités, les attentes, les besoins et ma capacité à y répondre, mais le lien se crée. Et aujourd’hui rien que cette démarche d’aller vers l’autre ou de recevoir l’autre (même dans une relation thérapeutique) est la base de mon activité, car sans relation humaine le développement personnel est incomplet. Aujourd’hui ces relations se virtualisent un peu, c’est mieux que rien, mais en ligne, ce sont des relations inachevées. Devenir entrepreneur (quelle que soit la taille de son entreprise) est donc une formidable aventure humaine avant tout.* Bien sûr c’est aussi un certain nombre de doutes de questionnements, d’impatiences, d’appréhension, d’inquiétudes aussi, mais cela ne représente pas à mes yeux le plus important. Je suis de nature optimiste. Entreprendre c’est avoir un rêve que l’on essaie de réaliser : si on y arrive c’est un bout de bonheur, si l’on ne réussit pas ce sont des regrets en moins. L’autre soir j’organisai un apéritif avec un groupe d’entrepreneurs (tous corps de métiers) auquel j’appartiens, le réseau est une clé de la réussite. Nous étions dans le jardin de « la petite maison au cèdre », et, une des membres de notre groupe nous racontait avec humour qu’elle avait eu envie, il y a quelques années, de créer sa petite entreprise de vente de frites et de soupe dans un camion (sup ’truck), le banquier y croyait mais quelques freins extérieurs l’ont empêchée d’entreprendre ce projet, elle le regrettait un peu aujourd’hui … Je me redisais parallèlement que pour entreprendre il faut être très soutenu, ce que j’ai largement été depuis le départ et que ce n’est pas le cas de tout le monde. 3 ans ! Voilà, ce mois de juillet (2020) je souffle ma troisième bougie de la création de ma microentreprise, (“déjà 3 ans, me disait une ancienne collègue non ??” et bien si) et toujours aussi enthousiaste, entourée, enrichie, encouragée … entreprenante, et, bien que j’aimais mon ancienne fonction, le “nouveau” métier que j’exerce pleinement a une saveur que je ne retrouvais plus dans un système trop préconçu (même s’il me rapporte encore financièrement moins, mais mon C.A. croît, et dans le fond quelle richesse compte vraiment ?) Pour conclure: si vous avez une idée même modeste (et pas seulement professionnelle) depuis longtemps en tête : tentez-là ! Nous ne passons qu’une fois en ce monde regorgeant de richesses et de surprises bonnes ou moins bonnes ! Nous avons tous un potentiel et des possibilités allant au-delà de ce que nous pouvons imaginer ! Un échec n’est il pas préférable à un regret ? Nous jouons les « premiers rôles » de nos vies ! Alors “action” ! Entre « prendre ou laisser » :  Prenez ! Entreprenez ! Sylvie Etiève Juillet 2020 ***************************************************************** *Je vous conseille le livre d’Alexandre Mars: “Ose : tout le monde peut devenir entrepreneur” (Flammarion) Il écrit “Mets-toi devant une glace et pose-toi la question: qu’est-ce que je sais que je ne sais pas faire?” (à vous de jouer) [...]
24 juin 2020Interview BipTV sur ce sujet : ici Mi mars la crise du coronavirus a brutalement stopper les habitudes de vie en France (et ailleurs). Du jour au lendemain les familles ont du garder leurs enfants car les établissements scolaires étaient fermés. Cinquante jours de confinement avec télé-enseignement pour les mieux lotis, puis une première levée des restrictions le 11 mai et les écoles ouvrent de nouveau de façon très disparates, suivant les régions et les possibilités de chaque établissement. Le 22 juin l’enseignement à distance s’arrête et l’école redevient obligatoire (pour les moins de 16 ans) les conditions sanitaires s’assouplissent et donc les familles doivent remettre leurs enfants à l’école. Pourtant 1/4 des familles sont assez défavorables à cette reprise argumentant souvent par la courte durée de cette reprise (Pourtant 15 jours de colo on ne trouve pas cela court!) . D’autres parents sont pour la reprise et une autre partie hésite. Pourquoi (de mon point de vue de thérapeute familiale) est il important de retourner à l’école jusqu’au 3 juillet ? Je vous propose 5 arguments: un argument “santé/socialisation”, un argument “psychologique”, un argument “lié aux apprentissages”, un argument “structuration du temps” et un argument “législatif”. 1:Tout d’abord pouvoir retourner à l’école est un bon signe: le virus sévit moins! Je partage ce que dit la pédiatre Sylvie Dieu Osika :«Les enfants ne sont pas très contagieux, voire pas du tout. Il y a, selon moi, plus de risques à les laisser à la maison du point de vue de leur développement personnel que l’inverse». Effectivement rester dans sa sphère familiale h 24 n’entraîne pas les mêmes interactions que d’aller dans son établissement scolaire où beaucoup de temps collectifs vont être enrichissants, cet aspect socialisation est la meilleure raison de retourner en classe . Pour certains, Ils vont lâcher d’office un peu les écrans. La tablette a parfois servi de nounou et on connait tous l’impact des écrans sur le développement intellectuel des enfants. Enfin, ils vont prendre l’air différemment : (certains cours se feront à l’extérieur), pour ceux qui sont en appartement ce sera vivifiant. 2: Ça va être un moment d’échanges sur cette crise : certains enseignants qui ont repris-le 11 mai- ont vraiment apprécié ces temps de paroles avec leurs élèves, en petit groupe, et les élèves aussi, c’est un point positif : parler avec d’autres personnes que son premier cercle. Cela permet de se rassurer, de partager ses joies et ses peines, de positiver, de prendre de la distance, d’exercer son sens critique. Les enseignants sont des professionnels de la communication. Par exemple une petite fille ne voulait pas aller en classe (en mai), sa maman elle-même n’était pas rassurée, mais elles ont essayé tranquillement, et quand elle est revenue (qu’elle a vu que l’on avait pris les précautions d’hygiène pour éviter la propagation du virus) elle était contente de revoir son école, elle s’est détendue et sa peur s’est envolée. Les enfants qui sont retournés à l’école vont mieux que les autres, vérifient les personnels de la santé ! Le bon sens populaire le dit « c’est souvent le premier pas qui coûte ». Des parents expliquent que leurs enfants ont fait des crises d’angoisse à cette annonce de la reprise : Il faut être vigilent à cette peur qui s’exprime. Voir d’où elle vient comment elle se transmet. Et parfois le fait de dépasser cette peur permet de la relativiser. Néanmoins si l’enfant est dans un état de stress dépassé il ne faut pas hésiter à consulter. 3: Ils vont donc retrouver leurs camarades certes mais surtout leur vrai(e) professeur(e). Beaucoup de parents se réjouissent de ne plus avoir à être  “prof de secours” retrouver le cadre de la classe va leur faire du bien , et aux parents aussi, surtout à ceux qui télé travaillaient. Une forme d’équité dans les apprentissages entre élève va revenir. Les révisions collectives vont être les bienvenues (même sur 15 jours). Les enseignants vont sonder les acquis et vont guider leurs élèves. Il y aura peut-être des stages de soutien de fin de vacances dans certains quartiers : des vacances apprenantes fin août. Une maman me disait en séance que son enfant (en CP) était allé deux jours à l’école et cela l’avait vraiment boosté pour lire. Le regard les encouragements de l’enseignant des pairs aussi est crucial dans l’apprentissage et le rythme est essentiel pour les enfants. Chaque jour compte. 4: Autre point structurant : Cette reprise va permettre de se dire au revoir avant les vacances. On s’est brutalement quitté le vendredi 13 mars et depuis on a vécu des temps d’arythmie. et cette césure (22 juin/ 3 juillet) entre ce temps de confinement –déconfinement progressif et les vacances va permettre aux enfants de s’y retrouver . De marquer le temps. Il y a eu un peu de lâcher-prise de la part de certains parents, j’ai entendu des parents dire –et c’est sans jugement- qu’ils n’avaient pas inscrits leurs enfants dans les créneaux proposés depuis le 11 mai, car ils n’avaient pas envie de lever les enfants et de courir, d’autres ont demandé l’avis à leurs enfants qui n’étaient pas trop chauds pour y retourner. C’est tout à fait compréhensible ce lâcher-prise, ce manque de repère, c’est une répercussion du confinement. Néanmoins c’est bien aux parents de guider d’éduquer de choisir ce qui est essentiel pour leur enfant, cela le rassure et le fait avancer. Cette reprise permet un retour à un début de normalité ! 5: Enfin, comme la reprise est obligatoire, si l’on n’a pas de raison médicale (santé physique ou mentale) de ne pas remettre son enfant à l’école : on peut juste s’appuyer sur le fait qu’il faut respecter la loi. L’instruction est obligatoire à partir de ce 22 juin (pour ceux qui sont inscrits à l’école) elle se fait donc en présentiel. Respecter la loi (en tant que parent) permet de montrer l’exemple. Les parents sont les modèles, ne l’oublions pas. Ce que dit la loi sur l’absentéisme : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1899 Bonne fin d’année scolaire et surtout belles vacances à chacun. Sylvie Etiève Message privé d’une maman : “Bonjour. je viens de regarder le replay de l’interview sur BipTV. Un grand merci pour ces paroles pleines de bon sens et sans jugement. Je suis confortée et rassurée quant au fait qu’il était nécessaire de remettre mon petit dernier à l’école. je finissais par douter face aux réactions de notre entourage !!! Merci .” [...]
19 juin 2020“-Tu viens ?? -Oui oui j’arrive j’finis ma partie et j’arrive.” ça c’est quand il entend. … “-Bon ça fait 3 fois que je t’appelle et tu ne me réponds toujours pas !!!  et pour cause … le casque clipsé sur les oreilles, en position d’alerte sur son siège de bureau face à son ordinateur… il ne peut pas  m’entendre ! La rage : c’est bon je vais débrancher la wifi comme ça au moins ça coupera net !!  … Non si j’en arrive à cette réaction-là c’est qu’il doit y avoir un autre problème !!  Le problème il vient d’être reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé il s’appelle : Gaming discorder ! Ce trouble de l’addiction aux jeux vidéos  qui  touchent notamment les adolescents entraîne des conséquences sur les différentes sphères de la vie du jeune : la vie familiale, la scolarité, les relations, la santé… Un joueur normal, c’est à dire un joueur qui joue sans excès et qui ne fait pas du jeu sa priorité n’est pas concerné par ce trouble. En revanche un adolescent dont la dépendance aux jeux vidéos a des conséquences sur son sommeil, ses résultats scolaires, ses relations familiales et amicales peut être un adolescent souffrant de gaming desorder. Certains adolescents sont parfois hospitalisés à cause de cette maladie! Il est temps d’agir. Comment ? 1: S’informer *, et informer : par exemple connaitre  la signalétique PEGI donnant des indications sur l’âge et le contenu du jeu et permettant un choix éclairé. S’auto-observer ! 2:  Ne pas diaboliser les jeux vidéos mais plutôt s’y intéresser, voire essayer de jouer un peu avec le jeune(?) On peut s’informer sur l’évènement “Z event” où des youtuber rassemblent des fonds pour reverser à une association caritative. On peut constater et valoriser ainsi les stratégies que cela demande de jouer en ligne. On verra et expliquera aussi la fatigue que cela entraîne pour le cerveau qui doit très vite passer d’une tâche à l’autre. Le joueur doit être à la fois attentif au déroulé du jeu et réceptif au stimulus perceptif proposé par le créateur. On comprendra mieux aussi ce que l’on ressent lors de ces situations de simulation: le jeu donne de la prise sur les événements, permet une certaine socialisation virtuelle il est parfois gratifiant en donnant  des récompenses (des vies!!)  qui font plaisir. 3: Se demander si en tant que parent l’on n’a pas trop utilisé les vidéos comme “nounou” avec nos enfants plus jeunes : gage de tranquillité ! Si oui et s’il y a des plus jeunes : réorienter sa façon de faire. 4: Donner -après discussion- des laps de temps à respecter . Par exemple une partie de jeu de LOL (league of Legend) dure 20 minutes et si l’on abandonne trop souvent la partie on est banni et on a des restrictions de temps, on doit rester dans la file d’attente… Donc on concède : une partie ou deux et pas plus! Pas toujours facile de faire comprendre qu’il ne faut pas se laisser aspirer par l’envie de recommencer encore et encore et de garder la maîtrise de sa liberté de jouer ou pas. 5: Redonner les règles et leurs conséquences : par exemple : Il est interdit d’utiliser la carte bleue des parents pour s’acheter (par exemple) des skin (costumes) pour jouer à Fornite, jeu de survie et de tir, gratuit à la base mais payant si l’on veut se procurer des skin pour se démarquer des autres par la suite ! Des parents ont eu de grosses -mauvaises-surprises ! 6: On évite d’accentuer la dépendance en offrant soit même des jeux vidéo en  cadeaux : counter strike (jeu de tirs), world of warcraft legion (jeu de quête) sont par exemple des jeux un peu plus anciens mais toujours demandés par les jeunes qui ont un certain coût à la base . Il faut être conscient que le jeu vidéo est devenu un véritable enjeu économique et que les jeunes sont des cibles privilégiées des publicistes. Il est de notre rôle de parent des les en protéger ! 7: On essaie de comprendre (éventuellement) ce que le jeune fuit : veut il échapper à des problèmes familiaux, personnels, … ? et on essaie d’être à l’écoute de cette fragilité (ou on trouve quelqu’un qui puisse l’écouter). 8: On peut proposer autre chose : des jeux différents -réels-, des sorties (type: laser game, accrobranche), du sport, un ciné, une BD, une activité manuelle, un service rendu, … avec soi ou avec des copains. 9: Si le jeune gamer  persiste à jouer malgré les conseils, s’il s’enferme et qu’il fait du jeu vidéo une priorité sur les autres activités alors on en parle avec d’autres parents ou des professionnels pour essayer de prendre du recul et de parvenir à redonner le goût du réel à son ado ! Ce ne sont que des pistes, pas toujours faciles à suivre mais qui peuvent donner une orientation pour avancer dans ce difficile mais fabuleux rôle de parents, beaux-parents, grands-parents, enfants, adolescents. Merci de votre lecture et bonne continuation avec ou sans jeux vidéos au programme. Sylvie Etiève (J’ai à votre disposition un échange réel, pour un groupe (école, association,groupement , municipalité…) sur le thème ” Les écrans et nos enfants : oui mais positivement” ********************************************************************************************* => Article inspiré par :  Le raport de l’Avis de l’académie des sciences “les enfants, les écrans” *”la famille tout écran”  du CLEMI: (pdf à télécharger ) https://www.clemi.fr/fileadmin/user_upload/espace_familles/guide_emi_la_famille_tout_ecran.pdf Les propos du pédopsychiatre addictologue Olivier Phan, du psychologue Serge Tisseron. et de Gary Chapman et par  l’information entendue sur France Inter : https://www.francetvinfo.fr/sante/l-addiction-aux-jeux-video-est-reconnue-comme-maladie-par-l-organisation-mondiale-de-la-sante_2808325.htmlhttps://www.franceinter.fr/societe/l-addiction-aux-jeux-video-bientot-reconnue-par-l-oms Z event : https://www.youtube.com/watch?v=0z6VphnKVjs et remerciements à la communauté Z event: https://www.youtube.com/watch?v=Ohe095hLxfU *Une autre source pour les parents :   http://www.pedagojeux.fr/ => Article impulsé par ma fille Haïdée 😉 Dessins de mon fils Pierre-Loïs                                                                         merci à eux . 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2 juin 2020COCONFINEMENT OU CONFINEMENT DECONFIT Gérer ses coro-émotions A cause du coronavirus nous sommes restés enfermés pendant 55 jours ! Tous dans des conditions différentes, chacun avec des expériences normales, heureuses, malheureuses Pour aider les enfants à « digérer » ce temps de confinement imprévu, long, et de toutes façons marquants car s’inscrivant dans une ambiance anxiogène et un contexte historique, j’ai proposé ce petit exercice collectif, simple et efficace. La maison ‘cœuronavirus’ : Les enfants ont à leur disposition des petits papiers, en forme de cœur ou en forme de virus et écrivent dans les cœurs les bons moments du confinement comme s’ils étaient dans un cocon (le coconfinement) et écrivent (seuls ou sous la dictée) les mauvais moments sur les papiers en forme de virus (qu’ils reconnaissent tout de suite) ! L’objectif est de libérer la parole, de mettre en mots ce qui parait important à leurs yeux. Ils ont des yeux d’enfant, un cerveau d’enfant et ce qui est important pour eux ne l’est pas forcément pour nous. On lit sur des étiquettes que recevoir une carte Pokémon fut un bon moment (un moment aidant), pas certaine que cette même carte aurait autant d’importance pour vous et moi ! Le manque de contacts avec les cousins, cousines, copains, copines, grands-parents, famille, amis, école… fut généralement ressenti par tous : cette absence de socialisation est un des indicateurs les plus perturbateurs (encore plus marqué chez les adolescents) . Certains ont vraiment apprécié les moments privilégiés avec les parents un peu plus à la maison que d’habitude pour certains. Le fait d’être confiné a permis à certains de resserrer les liens. Les animaux domestiques ont compté aussi. L’objectif de remplir la maison cœurona est également d’être à l’écoute des autres : partager des expériences et voir que d’autres ont pu vivre la même chose, voire, pire ou mieux, ce qui permet d’analyser sa propre vie, de la relativiser, de la comprendre. Les enfants sont facilement empathiques lorsqu’ils se sentent en confiance. Un des enfants ayant vécu une séparation difficile a confié sa tristesse à l’ensemble du groupe qui l’a consolé, et un jeune membre du groupe lui a donné les avantages de cette séparation : l’enfant s’est arrêté de pleurer a marqué un temps de pause et elle a souri. Elle n’a pas souhaité écrire cela dans un virus, mais en fait ce qui compte c’est le fait qu’elle ait déposé sa peine. On voit aussi que l’impact du numérique (TV/ordinateur/tablette/téléphone) a été prégnant pendant ce confinement : on a regardé des films, on a fait des skype, des apéros-visio, on a fait des vidéos. A la TV on a été « embêté par les pubs coronavirus » « ils disaient toujours de se laver les mains », la musique était triste renchérit un enfant à l’oral. Elle faisait un peu peur même dit un autre ! Des changements d’habitude (repas, sommeil…) et de rythme peuvent aussi avoir des répercussions sur la suite : Un enfant expliquait que tout le monde faisait la grasse matinée pendant le confinement par exemple. Il est important qu’un rythme soit repris pour retrouver un équilibre. Le fait que les vacances d’été se profilent derrière cette potentielle reprise de fin d’année n’encourage pas certains parents à s’imposer cette reprise. Si les enfants ont une capacité d’adaptation bien connue, dans cette crise certains l’ont prouvé. Mais… Ils ont cette faculté également de très vite passer à autre chose c’est parfois déstabilisant pour nous les adultes mais c’est une chance pour eux. En revanche la notion de temps chez l’enfant n’est pas la même que nous. Ces 55 jours ont pu paraître une éternité pour certains, d’autant plus si le climat familial n’était pas harmonieux. Avec un horizon soudainement rétréci la période pouvait générer des impatiences du stress des angoisses des colères de l’ennui Certains enfants ont vraiment bien aimé cette période, ils se trouvaient comme dans un nid, à l’abri du danger. Le but de cette pratique « la maison cœurona » est de repérer les traces d’un éventuel trauma pouvant rester de cette période restrictive, car on sait que le confinement a des impacts sur les habitudes de vie et que ceux-ci peuvent entraîner des difficultés durables au retour à la vie normale* N’hésitez pas à reparler du confinement avec vos enfants ( vos élèves, les enseignants ont un grand rôle dans cette démarche)*: la maison,les cœurs et les virus ne sont que des supports permettant un retour sur expérience, retour salvateur, au moins indicateur, mais de toute façon nécessaire. Bonne discussion avec les enfants. N’hésitez pas à utiliser ma modeste idée de “la maison cœuronavirus” Sylvie Etiève Lien pour les professionnels (enseignants et autres professionnels travaillant avec des enfants : *file:///C:/Users/Sylvie/Desktop/maison%20corona/fiche_mss_reperer_les_impacts_du_confinement_sur_les_enfants_0605.pdf La maison coeuronavirus (Sylvie Etiève) [...]
12 mai 2020Après cette longue période de confinement, la petite maison au cèdre va de nouveau ouvrir ses portes, et je serai heureuse de vous y accueillir pour une thérapie ou un suivi si vous en avez le souhait. Il est possible d’avoir, comme pendant le confinement, des séances en visio conférence. Le protocole sanitaire étant assez strict, je me dois de vous en faire part pour que vous en ayez connaissance avant de venir. Mais celui-ci ne doit pas vous freiner pour prendre soin de vous psychologiquement. Je vous rappelle que les séances personnelles sont à 45 € , et 65 pour un couple. Je vous indique également que je propose des balades bien-être en forêt de près de 2h qui permettent une réelle reconnexion à soi et surtout à la nature qui a pu nous manquer. Pour toutes questions n’hésitez pas à m’appeler ou m’écrire. ********************************************************************   PROTOCOLE SANITAIRE Cadre général des consultations à la petite maison au cèdre, suite au covid 19  Les patients ne doivent pas venir s’ils présentent des signes laissant penser à un COVID19. Le praticien peut prévoir éventuellement de les interroger sur la présence de signes évocateurs.  Une fiche de traçabilité vous sera proposée (cette fiche permettra de vous prévenir si un cas de coronavirus a été constaté à mon cabinet).  Le patient doit porter un masque avant d’entrer (sauf enfant de moins de 10 ans). Les enfants poseront leurs chaussures (avoir des chaussettes propres).  L’accès au cabinet n’est autorisé qu’au patient disposant d’un rendez-vous.   Merci de venir à l’heure précise du rendez-vous et non en avance.   Le patient peut être accompagné éventuellement d’un aidant ou d’un parent pour un mineur (1 seul obligatoirement). L’accompagnant/parent ne devra pas attendre dans la salle d’attente durant le rendez-vous ; un horaire de retour vous sera donné.  Une fois passée la porte d’entrée, le patient doit immédiatement se désinfecter les mains.   Une solution de gel hydro-alcoolique est mise à votre disposition.   Merci de ne pas toucher les poignées de porte et autres meubles   Les rendez-vous sont limités à 1 h ; ce temps ne pourra pas être dépassé pour respect des mesures d’hygiène entre patients.  Les toilettes sont fermées pour mesure sanitaire. Proposer aux enfants d’aller aux toilettes au domicile. En cas d’urgence seulement, me demander l’accès.  Dans le cabinet  Je peux porter masque et/blouse. Ne soyez pas surpris.  Je peux vous proposer le port d’un masque visière.  Si utilisation de matériel partagé (jouet, crayon…), il sera désinfecté avant utilisation et après utilisation avec un détergent désinfectant.  Si paiement par chèque, merci de le préparer entièrement à domicile, afin d’apporter un chèque dûment complétée et signé.  Si paiement en espèces, merci d’apporter l’appoint de la somme, sans possibilité de rendre la monnaie.  Pour la sécurité de tous :  Un temps de latence entre deux rendez-vous est prévu (15-20 mn), afin de prévoir le temps de désinfection, d’aération et éviter tout croisement/contact entre les patients.  Les sièges et poignées de porte sont désinfectés à chaque fois et pour chaque patient   Après la séance se frictionner (au gel) ou se laver des mains.  Prévenir au plus vite si vous êtes touché(e) par le coronavirus dans les jours qui suivent la consultation, que je puisse faire prévenir les cas contacts si besoin.                     MERCI BEAUCOUP POUR VOTRE ADAPTABILITE Suite aux annonces gouvernementales, les rendez-vous à distance (par vidéo) sont toujours à préconiser, même après le 11 Mai 2020. (Notamment pour les personnes fragiles).  Document établi sur la base du guide pratique à la reprise des activités pour les psychologues (réalisé par le SNP Auvergne, s’inspirant des recommandations et guides pratiques réalisées par l’ordre professionnel des Masseurs Kinésithérapeutes, l’ordre professionnel des Médecins, la fédération nationale des Orthophonistes, les instances représentatives des métiers en Ophtalmologie, l’ARS et l’AFNOR.)   Peut-être à Bientôt .Sylvie ETIEVE [...]
5 mai 2020Comme tout le monde une date trotte dans la tête ! Le 11 mai : date de la fin du confinement… je vous propose cet article qui comporte deux parties : 1 : Une série (non exhaustive) de conseils 2 : Une rédaction sur le sujet du confinement et de sa suite Bonne lecture !                                   ******************************************************** I : Quelques conseils pour sortir du confinement *Savourer la liberté retrouvée de se déplacer un peu plus aisément. Si l’on est extraverti on est encore plus impatient (comme un lion en cage) que si l’on est introverti (il faudra sortir de sa zone de confort). *Recréer des liens, au plus vite. Le lien social est un excellent antidépresseur, et permet une meilleure santé physique. Donc voir et aller voir surtout les personnes isolées et âgées : c’est vital. *Voir le déconfinement comme une chance : revoir des personnes chères, vivre des moments tant attendus, exemple : une jeune mamie a tenu un cahier de tout ce qu’elle a « loupé » avec ses enfants et petits-enfants depuis le début du confinement et va les vivre après, comme : faire chercher les œufs de Pâques dans le jardin, goûter à un nouveau plat de sa fille, fêter un anniversaire… * (re) Changer ses rituels. Avec la période de confinement, on a mis en place certaines routines, que l’on va devoir modifier avec le retour à une vie allant vers la normale. Caler un peu plus de temps pour aller travailler, (télétravailler pouvait, pour certains se faire en chaussons !) reprendre des rythmes de sommeil plus réguliers s’ils ont été modifiés. *Accepter un temps de réadaptation à cette nouvelle vie (faite de distanciation). On va retrouver certaines habitudes, mais il faudra faire le deuil de certaines autres. *Garder une trace, un souvenir, de ce confinement permettra de l’inclure dans notre vie, dans celle de nos enfants (leur garder quelques journaux, une autorisation de sortie, des photos, des écrits anecdotiques…). *Lister des projets (réalisables) et écrire la liste de ce qu’on voudrait vivre, de nouveau. Se projeter, permet de donner une dynamique à sa vie qui nous donne de l’énergie. * Garder ce que l’on a aimé dans le confinement (consommer local ? télétravail ?), et se détacher de ce qui a été nocif (certains ont eu des problèmes d’addiction). Noter ce que l’on a dû arrêter de faire et que l’on ne tient pas à reprendre, ou que l’on attend avec impatience. *Gardons les valeurs de solidarité de respect et de reconnaissance* (celles des métiers invisibles par exemple) mis en valeur durant ces deux mois. *Redéfinir nos propres valeurs, mais aussi, les valeurs collectives autour de la solidarité, de la santé, de l’alimentation, de la nature et de la pollution, de l’importance de l’exercice physique (le confinement ayant accentué notre sédentarité). Donc bougeons, sortons, marchons, respirons, mangeons sains, échangeons… *Conscientiser ce qui nous fait peur. Le prendre en compte, et trouver ce qui va nous tranquilliser. Exemples : gestes sanitaires, se déconfiner à son rythme : pas d’urgence pour faire des courses, ou faire un drive fast-food, trouver une alternative aux transports en commun (vélo, marche à pied, covoiturage) … *Si au-delà d’un mois l’on arrive pas à se sentir bien, si l’on a des manifestations d’anxiété : réaction imprévue, perte de sommeil, pleurs, tremblements, agressivité, déprime, tension… Ecrire, Dire ce que l’on ressent est un premier pas vers « la digestion » du moment. En parler avec quelqu’un ou rencontrer un professionnel peut s’avérer nécessaire. En une ou deux séances cela peut s’arranger. *Si l’on devient agressif, suspicieux envers les autres : prendre des distances et se rappeler le savoir vivre. *Prendre très au sérieux les situations de précarisation dues au confinement. Si vous êtes dans ce cas ou si vous connaissez quelqu’un : ne restez (le/la laissez) pas seul(e) ! *Etre prudent sur ses habitudes par exemple : lors d’un apéritif favoriser le petit pot individuel de cacahuètes plutôt que le pot collectif , des verres jetables ! *On héberge tous des dizaines de bactéries, par exemple 80 % de la population est porteuse du virus de l’herpès et tout le monde n’en souffre pas. Il faudra vivre avec ce coronavirus, comme on vit avec des maladies graves, mais une fois, les tests largement disponibles et surtout le vaccin trouvé nous serons plus sereins.  *Respecter le triptyque : protéger, tester, se confiner si l’on est contagieux. Cela permet de se sentir en phase avec le collectif. *Il est parfois plus facile de se confiner que de se déconfiner. Car il faut prendre ses responsabilités, minimiser les risques, … Certains ont fait une psychose c’est-à-dire qu’ils ont ressenti une distorsion affective et émotionnelle qui fait qu’ils ont perdu le contact avec la réalité et ils ont pu avoir des comportements excessifs (tout nettoyer exagérément…). Et il est encore plus compliqué pour eux de remettre leurs pensées en question. *Ne pas avoir envie de sortir peut s’expliquer (on était bien dans notre cocon) , on a un peu peur du virus. Il faut s’écouter et ne pas dramatiser sur cette situation ! On peut ressentir ce qu’on appelle le syndrome de la cabane.  *Conserver sa sagacité et son sens critique. *Et si l’on a su « lâcher prise » pendant ce confinement : gardons cette habitude une heure de temps en temps pour retrouver un certain bien-être. *Rire, sourire, garder son humour et sa courtoisie.                                            **************************************************************** II: SE DECONFINER Après plus de 50 jours de confinement et de vie au ralenti, nous allons pouvoir lever quelques amarres pour essayer de reprendre un peu de large. Il ne faudra pas sortir du port confinage sans un minimum d’instruments à bord :  masque, gel, mouchoirs en papier, distanciation physique, responsabilité, lavages des mains, tests et avant tout bon sens (critique), évidemment. En revanche l’on pourra laisser notre feuille de route remplie, recopiée ou téléchargée depuis plusieurs semaines. Comme un petit goût de liberté (responsable) retrouvée ! Cette liberté très encadrée, comprise et respectée dans l’ensemble, se devait sans doute de l’être pour sauver des vies. Des milliers de vies l’ont été (gratitude envers le corps médical), avec même un bonus car avec la chute de la production industrielle et de la circulation, des personnes (malades chroniques) ont été sauvées grâce à cet air amélioré ! Mais des milliers de vies ont été perdues aussi : c’est le prix d’une pandémie. Les chiffres n’ont pas d’âme on le ressent bien, si l’on a perdu quelqu’un pendant cette période. J’y reviendrai. Le premier point de ce que l’on pourrait tirer de ce confinement tournerait autour de la notion de liberté mais aussi et avant tout de la qualité de vie. Qualité de vie d’abord : baisse des pollutions de l’air, mais aussi diminution de la pollution sonore ! Grand besoin d’air pur mais aussi de verdure ! Une grande quantité de citadins se sont promis d’essayer d’accéder à un logement avec jardin. Notre rapport à la nature (parfois bafoué, malgré nous) est aussi une donnée à méditer. Quand on s’étonne de voir des animaux (chevreuil, daim, …)  Ici ou là circuler dans des villes ou villages alors que leur place est dans la forêt, on est en droit de se demander si nous n’avons pas tout simplement (à l’échelle de la Terre) un peu oublié de leur préserver leur univers.  On le savait, va-t-on, suite à cette expérience, le respecter davantage ? On comprend qu’il en est sans doute de notre survie : partager la planète ! Recouvrer une forme de liberté et de qualité de vie (aller en forêt par exemple) devrait nous faire le plus grand bien. Retrouver la possibilité de sortir sans préparer ce « laisser-passer » va alléger notre vie. En même temps on sait que l’idée de devoir se déconfiner entraine plus d’anxiété pour certains que de tranquillité. Effectivement, sociologiquement il est vérifié qu’il est plus facile de suivre des mesures de restriction que des mesures de liberté. En effet, a priori « la liberté des uns, s’arrête où commence celle des autres ! » comment maitriser cette liberté de mouvement dans un contexte ou un virus court (ou ne court pas). On a la sensation en récupérant la possibilité de se déplacer, de partir en lutte contre l’invisible. Comme si à chaque poignée de porte, à chaque personne croisée, elle était là, tapie, prête à nous faucher : la maladie, parfois mortelle, comme toutes les maladies du reste. Il est donc normal de ne pas se sentir complétement libre : le contexte prévaut sur l’éthique ! On ne se sent bien et libre que lorsque l’on se sent en sécurité. Et là ce n’est pas tout à fait le cas, en même temps l’on sait qu’il y a sans doute eu exagération médiatique sur ce sujet qui ne nous permet peut-être pas de relativiser ce qui peut l’être. Peut-être que de notre côté nous avons surconsommé les informations (bonnes ou moins bonnes), nous n’avons pas toujours pensé par nous-mêmes, nous ne sommes pas assez documentés, c’est normal, nous avons été sidérés, voire paniqués, par cette pandémie, et dans cet état là il est impossible de prendre rapidement du recul. De plus on vient de subir un long temps d’enfermement plus ou moins intense. Suivant que l’on soit intro ou extraverti ce confinement a été différemment ressenti. Les premiers ont apprécié cette distance sociale, les seconds ont été comme des lions en cage. Pour certains, très sociables, ne pas pouvoir aller se promener tranquillement ou aller prendre un café au bar d’à côté ou papoter avec un voisin est une perte énorme de liberté. Les visios n’ont pas tout remplacé !  Il y a pu y avoir cette idée de coconfinement, un peu dans notre bulle sécure, (comme un retour à la sensation du ventre maternel vont jusqu’à dire certains psychanalystes), dans notre petit espace protégé en lien avec le monde par notre cordon ombi-numérique ! Il va falloir sortir de cette zone de confort pour se réadapter à la vie sociale teintée de la crainte d’être contaminé. Bien-sûr l’on n’est pas tous égaux pendant ce confinement. On a constaté une hausse des violences intrafamiliales (espérons que les situations vont pouvoir se régler avec le travail des acteurs sociaux même s’ils n’ont pas arrêté ! Ne soyons pas moins attentifs et alertons s’il le faut.) Certaines personnes âgées (ou seules) subissent le syndrome du glissement*, d’autonomes et plutôt positives elles deviennent dépressives et ne souhaitent plus qu’une chose « partir ». La rupture du lien social est catastrophique pour les personnes âgées ou vivant seules (si elles présentent des troubles psychiques). L’absence de lien avec leurs proches en a même sans doute conduit certains à être moins défensifs face au coronavirus, car l’interaction sociale permet une bonne santé*. Le nombre d’appels sur les lignes d’écoute a terriblement augmenté. L’après-confinement dépend donc très intimement du confinement que l’on a vécu. Il y a donc la peur, émotion incontrôlable, peur qui nous gouverne et qui nous empêche parfois d’agir en conscience. L’idée serait tout d’abord de prendre conscience de cette peur, à quelles attitudes de prudence doit elle nous conduire ? Les gestes barrières sont une réponse, les tests aussi. On peut pour prendre conscience et relativiser notre peur, repenser dans le passé à un moment qui nous faisait peur et qui en fait était injustifié. Le proverbe dit bien « la peur n’évite pas le danger. » La peur non contrôlée entraine parfois des comportements agressifs, des comportements de rejet, des comportements inadaptés. L’on pense aussi que des phobies vont s’exacerber (agoraphobie (peur de la foule), l’anthropophobie (peur des gens), la blemmophobie (peur d’être jugé, regardé, suspecté), ces phobies doivent être prises en charge. Autre difficulté : les addictions, à l’alcool notamment (mais aussi aux médicaments, aux jeux…), ont augmenté pendant le confinement. Coupé des autres, l’alcool était un moyen de se « divertir » un peu, des jeux de défis d’alcool (en ligne) ou des apéros visios « chargés » ont entrainé certains à boire plus que d’habitude, et à y prendre goût ! Contrôler son instinct primaire n’est pas toujours aisé. S’il n’y a pas d’autorégulation, avec le retour sur les routes, le taux d’accidents (exceptionnellement bas le mois dernier) pourrait augmenter dangereusement. Il nous faudra veiller à ce problème qui pourra mettre la vie des uns et des autres en danger. Un autre point de vigilance après ce confinement concerne tous ceux qui ont connu une situation financière difficile, la dépression voire les idées suicidaires est à craindre chez les personnes fragiles précarisées par l’arrêt de la vie économique (petits entrepreneurs, intermittents, certaines professions libérales…) Le covid 19 ne fait pas que des ravages physiologiques ! Les ravages psychiques sont tout autant à craindre. Et là encore cette notion de solidarité vécue pendant le confinement ne doit pas s’arrêter au 11 mai. D’aucuns m’ont dit qu’ils paieront deux fois leur coiffeur à leur prochaine coupe de cheveux, juste par soutien ! D’autres continueront d’aller rendre service à un voisin esseulé. D’autres respecterons un peu plus le travail invisible (le ménage des bureaux tôt le matin) les éboueurs, les soignants anonymes…La solidarité peut prendre de nombreux visages, on l’a vu depuis deux mois, ces visages doivent garder le sourire, et l’on ne peut que souhaiter que les formes de rejets de délation de mépris voire d’injures elles, s’éteignent avec la mi-mai… Ce qui serait beau, oui, c’est que de ce confinement on en garde un « vivre-mieux », que l’on repense aux valeurs fondamentales d’une civilisation humaine plus juste, mais il se peut que cette réflexion soit très idéaliste et que le naturel ( ? ) revienne au galop. Bon déconfinement (même si je doute que ce mot soit dans le dictionnaire) il trotte dans nos têtes ! Sylvie Etiève 05 05 2020 ………………………………………………………………………………………………………… Notes: *Le syndrome de glissement est le changement d’attitude, de comportement d’une personne âgée, connaissant une soudaine perte d’autonomie. La personne qui était jusque là autonome perd le goût de la vie, et ne se lève plus ne se lave pas ne s’habille pas, mange peu ou pas. De plus , elle s’angoisse davantage et connait certaines peurs. *« La richesse des liens sociaux, permet une meilleure santé. Les interventions sur le lien social sont plus importantes que les traitements médicaux. » (Jean Dominique Michel-anthropologue suisse) *”compensation pour les malades, gratitude pour les soignants” André Comte-Sponville. Photo: Delphine que je remercie pour ce cliché. [...]
16 avril 2020 (conçu par Sylvie Etiève- thérapeute conseils- 16/4/2020)    Nous sommes en confinement depuis plusieurs semaines, et d’autres sont à venir. Psychologiquement c’est une épreuve. Je vous propose un petit bilan personnel pour voir où vous en êtes dans votre « bien-être » et éventuellement prendre en compte ce qui va moins bien pour l’améliorer. Répondez simplement par oui ou non à ces 10 questions (notez le numéro de la question et votre réponse sur un papier, votre tel…) **************************************************************** Depuis le début du confinement : 1 : Vous êtes sorti(e) chaque jour les dernières semaines (au moins 20 minutes) ? OUI (pratiquement) NON(et en plus je suis éloigné(e) de la nature) 2 : Vous avez pu parler, vous exprimer régulièrement sur vos ressentis ? OUI NON 3 : Vous avez programmé et réalisé au moins une chose que vous n’auriez pas faite s’il n’y avait pas eu le confinement ? OUI NON 4 : Calme, zen-attitude, sommeil de plomb,… : ça vous connait ? OUI NON (je suis stressé(e), anxieux(se) insomniaque, colérique, triste…) 5 : Vous êtes resté(e) constant dans vos consommations (café, alcool, tabac, sucreries, nourriture …séries, jeux vidéo, réseaux sociaux…) ? OUI NON 6 : Vous avez toujours eu le moral ? OUI NON (j’ai même des idées morbides ou je suis endeuillé(e)) 7 : Vous avez découvert des nouveautés (télétravail, visio, jeu, site internet, visite virtuelle, actions ménagères, lecture, bricolage …) ? OUI NON 8 : Vous vous êtes senti(e) plus altruiste (solidaire) qu’égoïste (vous n’avez pris des nouvelles de personne, aidé personne…) ? OUI NON 9 : Vous avez essayé de respecter un certain rythme, garder certains rituels ? OUI NON 10 : Vous avez ri, souri, un peu chaque jour ? OUI NON ******************************************************************** Toutes les questions auxquelles vous avez répondu « non » doivent faire l’objet de votre attention. Donc vous pouvez essayer de remédier à ce qui peut éventuellement faire défaut dans ce confinement. N’hésitez pas à y réfléchir (bravo d’avoir fait ce test) , à vous informer: (articles de conseils) , à inventer vos propres réponses, à parler avec vos proches ou avec des professionnels.  N’hésitez pas à caler un RV! NB: en plus de l’écoute gratuite, les visio-consultations se poursuivent. [...]
26 mars 2020Ou les difficultés du confinement en famille. « On n’avait pas l’habitude de passer autant de temps ensemble, mais là avec le confinement, 24/24 sur le dos l’un de l’autre : ça devient insupportable ! » En raison des restrictions sanitaires, dans l’urgence Mr et Mme V. sont obligés de rester chez eux. Et cela depuis plusieurs jours Elle est enseignante, et, lui travaille dans un commerce (non alimentaire) qui est donc fermé. Sans s’y être préparés, ils se retrouvent confinés dans leur pavillon avec leurs deux enfants (8 et 13 ans). Si les enfants ont pris l’annonce de la fermeture des écoles avec bonne humeur, avec le temps, les copains commencent à manquer -même si le jeune adolescent est dans un groupe WhatsApp avec des copains du collège- Ne pas pouvoir sortir de chez soi leur pèse et pourtant ils ont la chance d’avoir un petit jardin où ils peuvent se « débattre ». Les premiers jours furent des jours d’adaptation, Monsieur et Madame V n’avaient pas la même interprétation des consignes. Madame essayait d’appliquer à la lettre les recommandations, Monsieur s’autorisait des sorties non obligatoires : aller faire un footing dans les espaces publics (très vite fermés) passer voir des amis (bien sûr sans les toucher) faire des courses « à volonté » histoire de prendre un peu l’air. La simple différence d’interprétation des consignes était déjà source de tensions. Et puis très rapidement la logistique s’est imposée comme seconde source de conflits. Habituellement le midi (sauf week-end et vacances) chacun mangeait sur son lieu de travail ou d’enseignement. Cantine, self pour les enfants cafétéria pour Monsieur et panier repas pour Madame. Là c’est la prise de tête : il faut des idées, faire les courses pour avoir des stocks en adéquation avec les idées, du temps pour cuisiner, manger ensemble (même si l’ambiance est parfois tendue), laver, ranger, et ça recommence deux voire trois fois par jour : et le petit déjeuner qui traine encore sur la table à 10h du matin… exaspération… Et ça ce n’est que côté repas ! Le rangement de la maison… Madame est plutôt « rien ne doit traîner » Monsieur plutôt « de toutes façons personne ne viendra voir… » donc ça explose : « déjà que l’on n’a pas choisi d’être confiné, si en plus il faut vivre dans le bazar, ça va être invivable ». Presque malgré eux, et assez rapidement ils s’en prennent aux enfants, le regrettent très vite, « mais il y a un minimum à respecter quand même » Elle n’a même pas le temps de coudre, elle qui aime ça. Les enfants vont parfois être les vecteurs de ce malaise, ils vont servir de fusibles, bien qu’ils n’aient rien demandé eux non plus ! En plus il faut leur faire faire leur devoir. Madame elle-même enseignante en maternelle n’a pas autant de contraintes de télé-enseignement que ces collègues de niveaux supérieurs. Donc de fait, Monsieur lui alloue cette tâche d’instruction, « normal c’est son job ». Oui pourquoi pas : mais ça n’a rien à voir entre enseigner à une classe d’enfants qui ne sont pas les siens à des heures conscrites et dans un cadre dédié à cela que de pousser ses enfants à faire ce travail. Les trois premiers jours, il fallait prendre le rythme, mais bon ça allait, puis petit à petit les efforts se sont émoussés de part et d’autres. Connexion pas toujours facile avec les profs du collège. Les tutoriels et les « classes à la TV » ça aide mais si on s’échappe … ce n’est pas interactif ! De plus le plus jeune n’est pas très scolaire, il se déconcentre très vite, papillonne. Et Monsieur qui « en rajoute » en disant « Bâ quand tu en as 25 tu t’en sors bien et là à 2 ça traine ?» elle se défend : « Tu n’as qu’à t’y coller si ça ne te convient pas . Et puis de toutes façons même s’ils lèvent le pied quelques jours, ils ne terminent pas les 2 mois de vacances d’été moins intelligents, donc, relaxe » ! On sait que l’éducation des enfants est une des cinq premières sources des conflits dans un couple en temps normal, alors là en ces temps anormaux ce ne sont plus des sources mais des torrents ! Heureusement en surfant un peu sur le net, notamment ici : Madame puis Monsieur V réagissent! Ils essaient des petits conseils pris çà et là. D’abord ça les a rassurés de lire que ces tensions et ces disputes étaient à peu près normales. Ce temps de confinement-là n’était pas planifiés, il est arrivé, brutalement avec un côté injonctif qui n’a laissé indifférent personne, une sorte d’atteinte à la liberté, à leur liberté. En plus il y a l’aspect anxiogène de la situation. Impossible d’ouvrir un canal d’info sans qu’on nous parle, de la progression du virus-ennemi, de guerre, des morts, de consignes, d’hôpitaux de réanimation, oui ce confinement bouleverse la vie quotidienne mais aussi leur état émotionnel. Ils sont moins patients, plus inquiets l’idée de la maladie de la mort rodent et c’est d’autant plus stressant que l’on se sent impuissant, néanmoins ils sont en bonne santé et leur entourage aussi. Et puis des blagues circulent des réseaux solidaires se mettent en place : ça positive le contexte. Néanmoins, tout le monde n’a pas la même capacité d’adaptation comportementale. Certains sont plus réactifs plus efficients à la situation de confinement que d’autres qui sont plus dans une forme de déni ou de sur-stress. On sait que d’un côté le nombre de divorces et de séparations va augmenter mais aussi qu’il y aura peut-être un baby-boom dans une dizaine de mois ! Ils ont appris que le confinement est incontournable mais que la manière de le vivre dépend de chacun, et surtout, avant que ça ne se dégrade trop, ils se sont informés, ils ont pris de la distance, ils ont accepté toléré la situation et leurs humeurs. Et surtout ils ont parlé de cette pression qui montait insidieusement : des soupirs, un mot de trop-ou de pas assez-dans une phrase, un repli trop long sur les réseaux sociaux, un regard ou justement un non-regard, un reproche, une dispute… l’alchimie parfaite du couple en cocotte-minute prête à imploser… ils ont réussi à enlever la soupape avant l’implosion, tout en étant conscient que la suite ne serait pas linéaire. Le contexte matériel différent pour chacun, Mr et Mme V ont vraiment pris conscience que d’avoir un jardin était un luxe : ils se sont mis à l’apprécier à le voir différemment. Il était un peu laissé pour compte ils vont y passer du temps pour y souffler, y goûter, pour l’arranger. Et dans la foulée ils vont prendre soin de leur propre jardin intérieur ! (Article de Sylvie Etiève- 26 mars 2020) Retrouvez tous des conseils pour vivre ce confinement ici Extrait: covid15 : SPÉCIAL COUPLE *Ce n’était pas prévu de passer autant de temps ensemble: donc c’est compliqué: on accepte cette dose de stress. *Et puis il y a le côté « pas de contacts qui est dans l’air » qui n’arrange rien. *On se retrouve en face à face et ce pour un long moment (sauf pour ceux qui sont obligés d’aller travailler pour la santé, l’information, l’alimentation des autres) *Pas facile donc. Des choses vont se révéler: on note déjà dans d’autres pays des divorces annoncés et à l’autre bout de la ligne on prévoit un babyboom d’ici 9 ou 10 mois: Donc pas de réponse générale. *Néanmoins c’est une occasion pour mieux se connaitre, vivre des moments inédits, se faire des petites surprises. *On peut en profiter pour faire le point, faire des projets, se souvenir d’anciens moments. *On peut faire des jeux pour voir si l’on connait bien l’autre couple. *Faire de nos différences une force pour traverser cette crise. Si l’un est plus ordonné et l’autre plus fantaisiste: s’appuyer dessus sera un atout. *Et si, par moment l’on ne se supporte plus car les tensions sont exacerbées : on prend le large (enfin le semi-large) on s’isole dans une pièce, on sort (si jardin) on va faire un tour-acheter le pain avec son attestation, on appelle quelqu’un pour se changer les idées, on prend un livre on regarde un film. *Ce moment va dépendre de ce que vous allez en faire. Une même réalité presque pour tous : le confinement : mais des conditions tant matérielles humaines que psychologiques différentes à gérer. Les optimistes seront plus faciles à vivre que les rabat-joie. Mais souvenez-vous bien que l’on peut toujours changer : changer c’est le propre de l’humain !  « Savoir apprécier de vivre avec moins, nous permettra sans doute, de vivre mieux avec plus ? » SE Les cinq sources de conflits dans un couple sont le plus souvent : L’argent, le sexe, l’éducation et la discipline, la famille élargie (belle-famille), les tâches ménagères. *Si vous êtes dans une situation de violences conjugales faites le 17 ou le 3919 ou rendez vous dans une pharmacie. [...]
10 janvier 2020Les maux du corps sont les mots de l’âme, Ainsi on ne doit pas chercher à guérir le corps  Sans chercher à guérir l’âme !                          Platon Grâce à la fédération départementale Familles Rurales de l’Indre, mes services sont proposés autour d’une animation collective sur la thématiques “des maux et des mots.” C’est l’association Familles Rurales de Lourdoueix St Michel qui a été la première à me convier pour cette initiative: et je lui en suis très reconnaissante.” La présidente s’est dit qu’à la campagne aussi une séance sur le bien-être serait la bienvenue, cela changerait un peu d’une séance sur la cuisine par exemple. L’affiche de l’association de Lourdoueix St Michel Madame Martinez, la présidente de l’association de ce village donc,avait mis “les bouchées doubles” pour rassembler quelques personnes : bouche à oreilles, internet, affiches, journal, radio locale… et son investissement et celui de son équipe paya. Une bonne vingtaine de personnes sont venues assister à cette rencontre un peu atypique. Pendant 1h30 j’ai guidé ce sympathique groupe parfois en alternant des actions communes (histoire de créer du lien et de réfléchir en s’amusant) parfois en redonnant quelques informations , et enfin en proposant des temps d’introspection. Cette intervention se passe en plusieurs parties : Un temps de présentation réciproque et actif. Une partie sur les mots de la langue française et ce que veulent dire les maux de notre corps : si ce n’est pas un “soucis mécanique” que veut nous dire notre corps quand on a mal au dos par exemple ? On évoque aussi le mal du siècle: le fameux stress et comment réagir face à lui. Puis une partie plus interactive sur comment s’y prendre pour écouter tous ces maux: quelques conseils/rappels pour une bonne hygiène de vie. Et avant un temps d’échange la séance se termine sur un petit temps d’introspection et un conte thérapeutique évidemment (comme dans beaucoup de mes interventions). A Lourdouiex St Michel, l’association offrait une collation saine et originale autour d’une boisson chaude ou de l’eau et quelques fruits secs: une autre façon de faire passer un petit message sur le bien-être! Les participants ont pris le temps de boire tout en bavardant avec les uns et les autres: double signe que le message “prendre du temps pour soi” était passé et “signe de succès” sur la réussite de ce moment : chacun était bien là. D’ailleurs ce sont les paroles que j’ai eu le plus en retour: “ça fait du bien de se poser d’écouter et de réfléchir à notre propre façon de vivre.’ Pour plus de renseignements concernant cette intervention contacter: Carla Gulon à la fédération départementale Familles Rurales 36:  02 54 08 71 71      fd.indre@famillesrurales.org TEMOIGNAGESSarina Martinez9 janvier, 09:39 Merci à Mme Etiève psychothérapeute familiale pour cette présentation simple sur les techniques et astuces qui peuvent améliorer notre bien être.20 personnes sont venues échanger pour mettre en pratique le “bien dans ma tête, bien dans mon corps” [...]
3 octobre 2019Qu’on l’ait choisi ou que ce soit suite à un accident de la vie : vivre seul(e) entraîne un certain nombre d’interrogations de part et d’autres ! Les célibataires : Environ 1 adulte sur 3 est célibataire en France* : sur 67 millions de Français cela  représente 18 millions de personnes : plus d’hommes que de femmes (souvent des femmes très actives). L’évolution de notre société dans les années 70/80  a même transformé certains modes de production. Avec la montée de l’individualisme et l’augmentation du nombre de célibataires: des portions alimentaires individuelles ont été produites par exemple. Les sites de rencontre se sont multipliés également, internet en a permis la propagation et a donné à bon nombre de personnes la possibilité de trouver l’âme sœur. Si la plupart des célibataires vivent en ville, une émission célèbre d’amour potentiel  a souligné l’isolement de certaines personnes en milieu rural, dans les près.  Mais certaines personnes restent célibataires par choix: elles se suffisent à elles-mêmes mais elles mènent une vie sociale riche : leur caractère d’indépendance et leur envie d’autonomie les ont poussées à être en tête à tête avec elles-mêmes, de façon permanente.   Il faut juste être attentif à ce que ce célibat ne soit pas une résultante d’une phobie sociale, parfois liée à un événement traumatique dans la relation aux autres. Et puis il y a le regard des autres : les paroles maladroites, les incompréhensions, les suspicions dont il faut se préserver : pas toujours facile!  Se retrouver seul(e) ! L’autre situation  résulte malheureusement d’un accident de la vie : séparation ou décès du conjoint. Bien sûr les deux situations n’ont pas les mêmes répercussions. Suivant l’âge, suivant la configuration familiale, le réseau social, la santé, la vie professionnelle, et les intérêts vivre seul(e) ne se conjugue pas de la même manière. C’est du cas par cas, de plus cela évolue avec le temps. Que veut dire “vivre seul(e)” si l’on est une jeune famille monoparentale ? Certainement pas la même chose que si l’on est un veuf de 80 ans ni même si l’on est un étudiant perdu dans une ville inconnue (la solitude des étudiants est un réel problème) ! Il y a 5 millions de veuves et veufs en France (dont 500 000 âgés de moins de 55 ans). En tous cas : quelle que soit la situation : le fait d’être seul(e) -ou le seul adulte-  demande une certaine vigilance : * Prendre le temps d’assimiler l”événement qui nous a mis dans cette situation , prendre soin de soi par rapport à l’événement souvent “traumatisant” que l’on vient de vivre : ne pas brûler les étapes ! Et puis il y a ce vide cette absence qu’il faut adopter ! Pas toujours facile! *Faire le point avec soi-même pour bien se connaître : repérer les moments critiques où vivre seul rime douloureusement avec “solitude” ou “isolement” pour essayer de les  parer. Par exemple rentrer le soir chez soi, passer un dimanche sans trop de projets, manger seul à sa table : évoquer tous ces moments avec quelqu’un et trouver des astuces : écouter de la musique en rentrant, certains sont au téléphone, faire l’effort de trouver une sortie à faire le dimanche : aller voir des amis, ne pas négliger le temps du repas même si l’envie est moindre : apprendre à manger en pleine conscience ou trouver une compagnie médiatique (radio, tv …) *Anticiper : la sécurité ne doit pas vous obnubiler mais il faut la prendre en compte : connaitre ses voisins, protéger les accès, fermer les portes, ne pas laisser traîner une échelle dans le jardin surtout si l’on a la fâcheuse habitude de laisser les fenêtres de l’étage entrouvertes,  avoir des numéros de téléphone et avoir donné le sien. Avoir une personne référencée si l’on est alité. *Garder le rythme : ce n’est pas parce que l’on est seul que l’on doit se laisser aller : il parait que les personnes qui font leur lit tous les matins  sont des personnes productives et qui ont une bonne estime d’elles-mêmes. Oui mais il faut TOUT faire chez soi quand on est seul ! Pas toujours facile! S’habiller, se soigner bien s’alimenter, dormir suffisamment ,éviter trop d’écarts, ranger, faire le ménage, ne pas procrastiner… demandent un peu plus d’effort quand on est seul car nous n’avons pas le retour de “l’autre” : en même temps c’est une liberté : personne pour vous juger : néanmoins il faut faire attention à ce que rien de négatif ne s’éternise ne s’enlise ! Décorer son intérieur ou  faire des petits changements booste ! Et puis il y a cette espèce de culpabilité qui nous habite : et si … Pas toujours facile! Le  nesting ( ou cocooning) fait du bien parfois : rester chez soi dans un “nid douillet” : un plaid, une boisson chaude, un bon roman ou un bon film permet de se recentrer sur soi : de récupérer. *Mais Aller vers le monde est une nécessité absolue : inviter des amis, sortir de chez soi pour prendre l’air, mais aussi pour rencontrer du monde, voyager, s’informer sur ce qui est proposé  vers chez vous. Vous connaissez votre centre d’intérêt ? alors chercher ce qui se fait à ce propos autour de vous : le mieux est le bouche à oreille mais dans certaines régions on peut passer par les soirées meetup  pour parler de sa passion, mais il y a nombre d’associations qui ne demandent que ça de vous accueillir ! Investissez-vous ?Pourquoi pas ? Et puis il y a cette confiance en soi qui peut s’altérer, son inquiétude pour l’avenir ! Pas toujours facile! Avoir un animal de compagnie permet aussi de se sentir moins seul(e), cela oblige à s’en occuper voire à lui parler, mais c’est une contrainte aussi que certains ne sont pas prêts à accepter. Et  discuter : parler fait un bien fou ! même par messagerie : recevoir des paroles gratifiantes rassurantes et en donner permet d’avancer (*). Et puis rêver, créer, oser, abandonner ses a priori ou ceux que l’on colle aux autres, faire preuve de fantaisie, se sourire à soi-même, aller vers les gens : tendre la main le premier, dire “bonjour” … revoir sa posture donne parfois des surprises ! Et puis on ne sait jamais, peut-être qu’au détour d’une conversation, d’un sourire, un nouveau chapitre s’écrira et que le temps du “solo” changera de mode ! Sylvie Etiève (*) Une de mes amies (trop dramatiquement et précocement veuve) me raconta l’événement suivant. Alors que ses enfants venaient passer le week-end chez elle, en leur donnant des nouvelles des aléas de sa vie, les larmes ont coulé … Alors sa chienne couchée un peu plus loin s’est mise dans tous ses états et elle s’est empressée de venir s’accoler à sa maîtresse, elle  a  posé son museau sur ses  genoux. Son fils a alors dit « Notre chienne : c’est une véritable éponge à émotions ! » Et les rires ont séchés les larmes. Mettre des m o t s sur les m a u x détend souvent l’atmosphère : alors à l’image de cette petite anecdote :  parlez, pleurez, riez et parlez encore ! ………………………………………………………………………………………………………………………….. Si vous le souhaitez venez participer à cet atelier de discussion  ou laissez un commentaire  :                           *https://www.lacse.fr/combien-de-celibataires-france/     [...]
25 juillet 2019De la tristesse sur de la tristesse. 22 juillet 2019 Pascale*… blessée. D’avoir constaté que des personnes indélicates aient pu voler au cimetière ce que ses(nos) petits-enfants avaient mis avec leur cœur à leur PapiJ 😢 Voir un tel post sur un réseau social entraîne bien du chagrin !  Émerge aussi un sentiment de peine partagée avec la personne qui a vécu l’outrage à la mémoire du conjoint, père, grand-père tant aimé. Les messages de soutien d’amitié s’enchainent sous le post, ce qui encourage et réconforte l’amie (ou la connaissance) qui a eu le courage de partager sa tristesse avec son entourage virtuel ou réel. Des amis se disent de tout cœur avec Pascale qui les remercie chaleureusement. Certains ont vécu la même offense et partagent intimement ce ressenti, parfois ils ne trouvent pas les mots et restent sans voix, tant, ces actes sont indécents et irrespectueux, Pascale est modérée elle les dit « indélicates ».   Des réactions plus coléreuses (voire injurieuses) s’ajoutent et les auteurs trouvent cet acte inadmissible et demandent même des punitions. Punir les auteurs de tels vols, fleurs, plantes, petits cadeaux souvenirs, la loi le prévoit (les vols à la roulotte ont aussi souvent lieu dans les voitures sur les parking le temps du passage au cimetière). La mairie peut être avertie, car, si les signalements sont répétés elle peut essayer de renforcer la surveillance, en demandant des patrouilles plus régulières près du cimetière, en ne laissant qu’un portail d’accès (plus facile à surveiller). Dans certaines communes des habitants se concertent pour échelonner leurs visites et « être vigilants » aux aller-venues. Dans d’autres des caméras sont demandées, mais par ailleurs, se savoir filmé enlève une certaine intimité non ? Déposer une main courante peut se faire aussi. Si le vol est déclaré l’assurance peut proposer une prise en charge des objets volés (sur facture). La loi prévoit une amende maximale de 45 000€ et une peine de prison pouvant atteindre les 3 ans, et heureusement que ces garanties existent car certains voleurs n’hésitent pas à revendre des plaques, des porcelaines … des urnes funéraires !! Jusqu’à 135 Kg de laiton/bronze ont été dérobés par un couple dans la Somme (sous forme de statuettes, de croix…) un véritable recel découvert par les services d’ordre. Le conseil qui est donné est de faire graver ces objets, devenant ainsi plus difficilement revendables. Evidemment si les malfaiteurs sont retrouvés : cela consolera peut-être ceux qui de toutes façons ont déjà perdu ce qu’ils avaient de plus cher, leur proche ? Et peut-être même pas : le mal est fait ! le mal est dans le geste, l’acte même puni resterait blessant, car exécuté ! Et la loi, les sanctions n’y pourront rien contre la blessure psychologique, la peine et l’indignation engendrées, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un petit cadeau sans valeur pécuniaire mais d’une valeur affective inestimable : comment ne pas être meurtri, blessé ? Blessés nous sommes, lors de tels actes car oui, il y a violation et abus de confiance, les cimetières sont des lieux publics fréquentés par des endeuillés qui en apportant leur offrande veulent continuer de tisser le lien avec l’être aimé, l’être parti, parfois trop tôt, trop brutalement ! Et ce lien est intercepté, tranché par des malfaisants ! Et cet acte nous renvoie à tout l’abime qu’est le manque de l’autre. Son incapacité à ne plus pouvoir nous aider ! Cette violation de ce périmètre personnel nous renvoie à notre impuissance, à notre culpabilité, parfois même à une idée d’abandon qui nous taraudent. Certains disent que ce sont des faits d’enfants, peu y croient ! Existe-t-il encore le temps où les enfants se racontaient des histoires à faire peur près ou dans les cimetières, à attendre l’apparition des feux-follets ? D’autres restent dans l’incompréhension : « comment peut-on faire ça ? »  et ne voient pas, ce que voler dans un cimetière puisse apporter. Et, sans doute que la question pivot est dans ces mots ? Comment peut-on faire ça ?  Alors bien sûr il y a ceux qui font ça pour receler, revendre. Il y a ceux qui font ça, comme cette femme dans le Finistère qui vole régulièrement des dizaines de pots de fleurs : par pulsion maladive. Il y a ceux (parfois sans trop de ressources) qui n’ont pas l’impression de voler, ni de faire mal, mais simplement de « déplacer » les fleurs d’une tombe à une autre. Il y a les accidentés de la vie, ayant vécu des traumatismes; et ceux qui dysfonctionnent car ils n’ont pas reçu les bases éducatives indispensables et peut-être manqué d’amour tellement nécessaire dans la construction d’une personnalité stable et respectueuse. Alors Pascale, il faut se rassurer en se disant que vos petits-enfants ne font pas partie de cette catégorie de personnes à la marge. Ils apportaient une petite offrande à leur Papi, certains ont nui à leur démarche (par jalousie, indélicatesse, mal-être) : c’est moche, surtout pour les auteurs qui ne connaissent sans doute pas le bonheur d’avoir une mamie comme vous !  Plus tard, forts de cette triste expérience, vos petits-enfants seront encore plus sensibles à ces méfaits. Ils seront peut-être des veilleurs auprès des leurs. Pour finir, au-delà de l’offense exprimée dans votre post, on peut lire que ce grand-père était profondément aimé, que leur grand-mère les entoure chaleureusement et que c’est une véritable chance pour eux que de vous avoir ou de l’avoir eus. Pour vous aussi c’est un cadeau de la vie que d’avoir la chance d’être entourée d’eux, on connait tous des personnes souffrant d’abandon. Alors merci d’être qui vous êtes et d’avoir posté ce message de souffrance, car, à plusieurs le poids s’allège. Merci de votre lecture. Sylvie Etiève Les rituels peuvent aider à faire un deuil. Si ceux-ci sont “sabotés” il faut du courage pour pardonner. *Le prénom a été modifié.   [...]
12 juin 2019« Dans ma maladie, je repense à ma grand-mère qui m’a transmis beaucoup de repères. Je me souviens, petite fille, de l’avoir accompagnée à la Pitié salpêtrière et j’adorais ça. Je prenais le train avec Mémé, elle m’achetait le meilleur Paris-Brest dans la boulangerie à côté de l’hôpital. Dans la salle d’attente je lisais avec elle le nouveau livre de la collection « j’aime lire » (si je ne me trompe pas, c’est vieux !) qu’elle avait acheté. J’étais si fière de l’accompagner et je la trouvais tellement belle avec son chapeau et sa voilette, je n’ai jamais senti le moindre stress autour de sa maladie. C’est exactement ça que je dois créer avec mes enfants, créer cette atmosphère. » (mai 2019) Voici le témoignage d’une de mes patientes -Mélody– pour qui et avec qui je rédige cet article. Un vieil adage dit « un malheur n’arrive jamais seul » et pour Melody, il s’applique. En plus d’une séparation plus que compliquée, elle a perdu son papa il y a quelques mois, ils en sont encore tous bouleversés et … elle vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’une maladie grave, une tumeur assez rare qui va la conduire vers une opération à haut risque de plus de huit heures. Comment en plus de la douleur physique réussir à mettre un contexte en place le moins anxiogène possible pour ses trois enfants de 8 à 16 ans ? Quels sont les piliers qui permettent de jalonner une telle épreuve ? « A travers cette expérience, je peux vous exprimer toute la difficulté d’être une maman solo en étant malade. En fait on pense à ses enfants avant toute chose. Je suis très inquiète pour mes enfants et pour leur avenir. Je ne veux pas qu’ils viennent à l’hôpital, ce n’est pas un lieu pour eux et malgré une volonté et une rage de vivre pour mes enfants, le fait d’affronter la maladie seule c’est très dur. Je ne sais pas comment aborder le sujet avec eux je crains d’être maladroite, qu’ils aient peur car on va me raser la tête… et je ne peux le demander à leur père avec qui les relations sont très difficiles. Je programme des vacances avec eux, leur offrir les plus belles vacances de leur vie comme s’ils n’avaient pas une maman malade.C’est très difficile de décrire tout ceci émotionnellement car un mot revient à répétition c’est la peur. Néanmoins j’essaie d’anticiper la suite, de supporter la douleur, tout en gardant la joie, la bonne humeur, des sorties et profiter de chaque minute, chaque instant. » A la place de Mélody, nous aurions, en tant que parent les mêmes peurs. La peur est une émotion forte, qui ne se contrôle pas. Mais au travers des propos de cette courageuse maman on retient que le plus important c’est de prendre cette peur en considération et de voir point par point ce que l’on peut faire pour (autant que faire se peut) se rassurer et rassurer les enfants et les proches aimants. Un soutien affectif est le premier pilier sur lequel on peut s’appuyer : la famille (même via internet qui gomme un peu la distance), des amis proches, en tout cas des personnes à qui l’on fait confiance et en qui les enfants ont confiance !  Autant Melody a apprécié les « voyages à la Salpêtrière avec sa grand-mère », autant elle ne souhaite pas que ses enfants fréquentent l’hôpital*.  Chacun est libre de choisir (parfois pas) mais la piste est sans doute dans l’attitude de la grand-mère de Mélody : de la prévenance, de la douceur, de la fantaisie, de l’imaginaire, de l’humanité dans les passages parfois obligés dans ces lieux de soin pour la famille, pour les enfants. Evoquer la maladie est nécessaire, les plus jeunes parfois extrapolent (empirent parfois) il est bon de les écouter et les guider* de les rassurer, de leur parler des événements avec les vrais mots. Le « faire comme si » peut donner un peu de force mais ce n’est pas la réalité, « faire avec » est incontournable. D’ailleurs Mélody fait « avec » et c’est un formidable exemple de courage qu’elle donne aux enfants. La preuve dans un de ses messages. Mélody avait prévu de venir à une de mes balades sylviques mais suite à une nuit quasi blanche, impossible- pour elle le matin de prendre le volant, elle m’écrit: « Pardonnez notre absence ce matin. Mon fils aîné m’a avertie qu’il vous avait prévenue pendant que je dormais. Je mets quotidiennement sur le frigo l’organisation du lendemain avec les numéros de téléphone. C’est une des nouvelles stratégies que je mets en place vu que ma tumeur influe sur la méninge gauche. J’ai eu énormément de douleur orbitaire et des migraines, et j’ai donc peu dormi. Je suis profondément navrée car j’aurais aimé à travers cette promenade que vous fassiez la connaissance de mon fils aîné. J’essaie de mettre de nouveaux repères extérieurs à mes enfants, ils doivent découvrir la beauté de la vie. J’espère que nous aurons l’occasion très vite de faire enfin cette balade. » Acceptation de la réalité, nouvelles stratégies, responsabilisation, ouverture sur le monde, espoir, projet sont les éléments qu’utilisent avec intelligence Mélody et elle va plus loin : « En fait j’ai peur pour leur avenir, j’ai peur qu’ils décrochent de l’école. Pour l’instant je suis dans l’anticipation de l’avenir des enfants. Je dois continuer d’assurer à emmener ma fille à la danse, trouver des concours de Belote pour mon fils aîné. Apprendre à un de mes fils à monter à cheval comme il le souhaite. Dieu merci j’ai le soutien du Dr P. et de Monsieur B. avec qui je pratique l’EMDR. J’ai pris rdv avec mon assistante sociale pour connaître mes droits niveau MDPH et aussi si je pourrais bénéficier d’une aide-ménagère après l’intervention et peut être d’une aide familiale. Pour les enfants, ils acceptent le suivi avec une psychologue, nous en avons parlé samedi justement. Je leur ai expliqué les bienfaits d’avoir une personne extérieure à qui ils pourront exprimer leurs émotions. » La deuxième piste qui émerge de la suite du témoignage de Mélody gravite autour de l’aide psychosociale : se faire accompagner par des professionnels : médecins, psychothérapeute, enseignants, assistants sociaux, éducateurs, sécu, mutuelles , organismes, associations, taxi … l’institution peut apporter des soutiens et les  professionnels vont aider au fur et à mesure à trouver les mots justes pour parler de la maladie, de ses conséquences (changement d’apparence, fatigue, absence…) et des moyens de vivre avec : mettre des jolies foulards ou pourquoi pas un chapeau à voilette, apprendre à prendre soin de l’autre, avoir des personnes de références. Parler fait beaucoup de bien et permet de délester certaines angoisses. La littérature pour la jeunesse peut aider aussi. Ce suivi n’enlève rien à la dureté de la maladie qui injustement s’impose, il peut permettre de canaliser une certaine colère ou de panser la tristesse qui peuvent surgir, cet accompagnement permet de surveiller, si, ne se surajoutent pas une déprime voire une dépression, surtout lorsque les enfants sont adolescents. L’accompagnement psychosocial est un pilier lors de ces terribles moments : mais il demande beaucoup d’énergie (et les stocks sont plus rares) et surtout, comme Mélody le fait pour ses enfants, il faut continuer à distiller ses propres valeurs : elles seront le socle des futurs adultes qu’ils seront demain, j’y reviendrai. « Je mets donc actuellement beaucoup d’organisation autour d’eux et les écoles sont informées de mon état de santé et de l’intervention pour justement repérer le moindre mal être des enfants. Ma sœur les entoure beaucoup même si ce n’est qu’à distance. Maintenant je dois avant tout trouver des solutions pour œuvrer sur l’avenir de mes enfants. Protéger leur équilibre psycho-affectif. Protéger leur patrimoine. J’ai pris rendez-vous avec mon notaire pour aussi protéger leurs intérêts, et même si je suis persuadée qu’on va s’en sortir et que nous serons grandis de cette épreuve, j’ai anticipé mes éventuelles obsèques. »[ Le cadre juridique est le troisième pilier d’une telle situation. L’aide des services légaux et administratifs s’avère nécessaire. D’autant plus quand il y a séparation des conjoints, qui plus est conflictuelle. Envisager ses obsèques, la vie de ses enfants après sa mort est certes triste mais ne fait pas mourir. Nous le savons tous, la mort est la seule issue à la vie- le plus tard est le mieux – ; mais ce sujet parfois ô combien douloureux voire tabou ne nous permet pas de l’évoquer avec sérénité. Et encore moins lorsque la maladie et les risques chirurgicaux qu’elle peut entraîner, rodent. Alors il faut redoubler de courage et pour pouvoir passer à autre chose, traiter « les situations matérielles » successivement. Faire l’inventaire de ses biens. Savoir que tous les enfants seront héritiers, même s’il en est né d’une autre union. De plus, suivant l’âge des enfants (majeurs ou mineurs), il faudra penser à désigner un tuteur aux plus jeunes. Réfléchir à faire des legs ou pas, testament ou pas, dernières volontés ou pas. Et puis, malgré la douceur qu’on peut y mettre, parler des directives anticipées est très troublant, mais peut rassurer ou guider chacun. Surtout que les directives sont toujours modifiables. Je souhaiterais revenir et terminer cet article à deux voix par un dernier pilier qui de façon circulaire rejoindrait le premier pour étayer ce pont permettant de traverser cette épreuve « être maman solo et gravement malade ». Le pilier le plus impalpable : Le pilier des valeurs et des aspirations. Transmettre ses valeurs, dire ce à quoi l’on croit (pas forcément de façon spirituelle), ce qui nous parait être l’essentiel dans la vie et apprécier chacun des moments présents des plus intenses en efforts d’adaptation demandés au plus gourmand. Et pour appuyer et conclure cet article sur cette note d’amour libre de toutes frontières spatio-temporelles, je laisserai conclure Mélody qui sait si bien en parler : « En fait y’a tellement à faire… Tellement à leur apprendre… Leur montrer que la vie est belle même s’il y a des épreuves. Leur apprendre la détermination, tout en gardant le sourire, tout en riant avec eux.  Surtout par-dessus tout leur apprendre le respect d’eux-mêmes, la confiance, l’amour et l’amour de la vie.J’ai été hospitalisée en urgence, et l’on m’a parlé d’AVC ou d’hémorragie cérébrale possibles, désormais je sais que ça peut arriver, j’appréhende ce risque, alors on s’organise. Maintenant nous avons un sac tout prêt avec les vêtements des enfants en cas d’urgence médicale, les numéros à joindre sont affichés !   Ici chacun fait des efforts : joue tranquillement. Et puis … demain on va manger un méga-hamburger maison !! Mes enfants sont le sens de mon existence, ils sont la vie, l’espoir, le soleil, la joie. On n’imagine pas comme l’amour qu’on porte à nos enfants est plus fort que la douleur, plus fort que tout. Il faut tellement les aimer de façon inconditionnelle : Les aimer encore plus fort que jamais comme si demain n’existait plus.» Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. Antoine de Saint-Exupéry Notes 1 : Mélody est un prénom d’emprunt pour l’article. 2 : Tumeur qui s’appelle Méningiome spheno orbitaire 3 : EMDR= Les initiales EMDR signifient eye movement desensitization and reprocessing c’est-à-dire désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. http://www.emdr-france.org/web/quest-therapie-emdr/ 4 : MDPH= maison départementale des personnes handicapées 5 : La psychothérapeute, Hélène Romano, explique que pour les enfants la mort est réversible, contagieuse et ne touche pas tout le monde, il faut donc prendre le temps d’expliciter ces trois points : la mort est irréversible, elle n’est pas contagieuse et elle est universelle. https://www.youtube.com/watch?v=-vEsbBF9PTY 6 :  Directives anticipées : il s’agit de dire à son médecin où à ses proches ce que l’on souhaite pour sa fin de vie. https://solidaritessante.gouv.fr/IMG/pdf/fichedirectivesanticipe_es_10p_exev2.pdf 7 : NB: cet article n’a pas pour ambition d’être exhaustif mais seulement de se baser sur un témoignage, appuyé d’une humble analyse. Je l’ai écrit suite au touchant message suivant de Mélody : « J’ai lu beaucoup d’articles sur votre blog qui tournent autour de ce rapport parent-enfant. Ça aide tellement. Ces écrits sont précieux et peuvent aider beaucoup de lecteurs car ils sont écrits avec sincérité et ils font frissonner. Certaines personnes n’ont pas le courage de franchir la porte d’un psy ou thérapeute et vont rechercher des informations sur le net à leurs interrogations. Je le sais car malheureusement j’en vois beaucoup à travers mon travail. Et même nous simples parents, on va trouver des mots réconfortants, des solutions, des compréhensions sur nos enfants. Ça a du sens. Si vous avez besoin de moi pour votre article et même de raconter ce combat vous pouvez compter sur moi bien évidement si cela peut aider d’autres parents. Ma grand-mère était une femme merveilleuse et quelque part, vous allez lui rendre hommage.  Merci pour tout. » Nous lui avons rendu hommage, hommage que je vous rends également Mélody. Merci à vous. 8 : Le jour (12/6/19) de la publication de cet article Mélody m’envoie ce message : « Aujourd’hui c’est une nouvelle IRM, j’y vais avec Paul mon chauffeur de Taxi. Paul accompagnait mon père pendant sa maladie. Ma fille vient avec nous ; pendant l’IRM Paul va l’emmener manger une glace. » … la boucle est bouclée. Octobre 2019 Photos : forêt de St Maur S. Etiève Août 2020: j’ai revu Mélody, en forêt, dynamique, vive, positive, transformée par cette terrible expérience bien sûr mais tout en beauté. Son goût pour la vie (elle qui est passée si près de la mort: arrêt cardiaque pendant l’intervention) s’est décuplé. Son attachement est toujours là, sensible, et son envie de rendre possible son avenir est certain ! Bravo Mélody et encore merci pour ces échanges. [...]
5 mai 2019Etant invitée sur France Bleu dans l’émission “les experts” le 30 avril , Patricia Darré et Manuel Bonnefond m’avaient demandé d’aborder “le couple et le divorce”. https://www.francebleu.fr/emissions/les-experts/berry/les-experts-de-france-bleu-berry-52 Je vous propose d’approfondir et d’élargir le contenu de cette émission dans cet article si cela vous intéresse. Le divorce  Même si la loi l’autorisait depuis  17921  seulement 1% des couples  divorçaient en 1950. Les couples étaient un peu emmurés dans leur fonctionnement. La révolution (notamment sexuelle) de 1968 a libéré les mœurs, puis les lois concernant la contraception et l’IVG ont également influencé les états d’esprits.    Aujourd’hui 350 divorces sont prononcés par jour en France ! La progression est constante,  il y a 4 fois plus de divorces aujourd’hui qu’en 1970. L’infidélité est la première cause des divorces, mais pas la seule puisque l’égoïsme du partenaire en est la seconde, puis le mauvais caractère, les comportements abusifs et les désaccords concernant l’avenir. Contrairement au passé, dans les 3/4 des cas ce sont  les femmes qui demandent le divorce aujourd’hui : la naissance plus tardive du premier enfant (en moyenne à 31 ans),  l’accès au travail les  a rendues plus indépendantes : dans 80% des situations elles obtiennent la garde des enfants. Les hommes divorcés ont en moyenne 42 ans et les femmes divorcées 44 ans. Conséquence de cela : plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées : Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées. Et pourtant, même si le nombre de mariages a considérablement diminué, même si les statistiques montrent que 45% des couples divorcent : 2 couples se marient toutes les 3 minutes en France2 : c’est notable ! Et c’est, sans parler des couples qui se pacsent ( en mairie maintenant) ou qui s’installent en concubinage (sans formalité) . Couples qui se font et se défont de la même manière, bien, que les statistiques ne soient pas si simples à réaliser que pour les couples mariés. Aujourd’hui les formes de couples sont d’une grande variété : Cela va du couple orthonormé, reconnu et identifiable (avec au sans enfant ) aux nouveaux couples: comme les couples qui font appart’ à part –plus d’1 million de couples ne partagent pas le même toit ( 8 % font chambre à part )- ou ceux qui pratiquent  le staching  c’est à dire qu’ils sont en couple mais ne le disent à personne : ni à leur famille ni  à leurs amis ni sur les réseaux sociaux,  aux couples (nombre infime) échangistes ( pratiquant par exemple le poly-amory grâce notamment à l’impact des réseaux sociaux) voire aux couples qui restent ensemble pour les enfants mais qui n’ont plus de vie conjugale commune.  L’anthropologue Philippe Brenot dit que l’on assiste à une crise du couple, que la sexualité est aujourd’hui distinguée du couple, que la culture de l’individualisme et de l’idyllique pousse des personnes à favoriser leur vie d’homme ou de femme. Le couple est pour lui l’école de l’altérité (apprendre l’autre) et de l’humanité : accepter l’autre tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit ! L’amour c’est merveilleux mais aussi douloureux. Le pardon peut-être une chance dans un couple. Les conflits Une vie de couple n’est pas linéaire et la crise est inhérente à son déroulé. Après une crise, soit le lien amoureux est re-tisser, parfois même consolidé, soit, si les conflits et les crises s’accumulent et que la désillusion s’installe,  le lien peut se rompre. Les causes des conflits sont le plus souvent : l’influence familiale, la jalousie, le mensonge, la désillusion, le malentendu, la fierté, l’orgueil, la différence de point de vue (éducation), les relations sexuelles ou les problèmes de communication. Ce qu’il faut c’est comprendre le sens du conflit, et éviter de les aggraver en voulant toujours avoir raison, et en les niant 4 . Les conflits ont des conséquences sur les conjoints et sur les enfants : Chez les conjoints s’installent :  la méfiance, le manque de confiance, l’isolement (vivre comme des étrangers, et ne plus rien avoir à se dire), la perte de confiance en soi (difficulté pour s’exprimer, pour agir …) en l’autre ! L’agressivité peut prendre le pas sur la communication et peut entraîner des violences. Des réactions découlent  de ces conséquences : refuge dans le travail, infidélité, dépression, dépendance (boire), abandon du foyer, divorce, suicide ; meurtre, ( tous les 3 jours 1 femme meurt sous les coups/ 1 homme toutes les 3 semaines :  tel : 3919 )  ! Sur les enfants les conflits non réglés entraînent de la peur, des problèmes scolaires, des troubles psychologiques, de la rébellion, parfois des fugues, ou une certaine délinquance ! Heureusement toutes les séparations ne se passent pas si catastrophiquement que cela. Même si au vu du nombre, la séparation de couple s’est banalisée sur le plan social,  elle est souvent vécue de façon dramatique sur le plan individuel : c’est la perte d’une personne précieuse qui était source de bonheur (la plus part du temps) et la séparation laisse un grand vide : elle donne la sensation d’un plus ou moins brutal déséquilibre. La séparation ne signifie pas la fin de l’histoire du couple, surtout s’il y a des enfants. Depuis 1987  la loi Malhuret ,  dissocie « couple parental » et « couple conjugal », en posant que le divorce dissout seulement le second. A ce titre, l’enfant prend une place spécifique chez chacun de ses parents qu’il doit dorénavant différencier distinctement . L’aide d’un professionnel peut faciliter cette réorganisation compliquée. Parfois l’ enfant  culpabilise et pense qu’il est l’origine du conflit et de la séparation. Il a besoin d’avoir des explications claires sur les bouleversements de sa vie qui bascule. Explications qui le concernent c’est à dire le préserver de tout ce qui ne le concerne pas (intimité conjugale ou infidélité par exemple). Il n’est pas facile pour un enfant d’entendre “ça ne va rien changer pour toi”, car, si cela va  déséquilibrer son quotidien. Se faire accompagner donc , par des professionnels mais aussi par ses proches peut aider l’enfant à traverser cette période avec moins d’incidences. Parfois c’est l’occasion de retisser des liens dans sa propre famille. (voir le film : Mistral gagnant).                    ********************************************************************************************* En amont on peut se demander : Qu’est-ce qui fait que des personnes se mettent en couple ? Faire couple c’est faire alliance : c’est avoir des sentiments l’un pour l’autre et surtout se lier pour un intérêt commun. Se retrouver en duo mérite que l’on prenne un peu de temps pour se comprendre. Un couple est toujours situé dans un contexte : qu’il soit socio-économique, culturel, cultuel ou moral4. Etudier ce contexte est précieux car l’on peut mesurer des choses évidentes à côté desquelles on passe souvent. Et les différences ne sont pas des freins dans la relation de couple : bien au contraire. Établir une culture des différences est essentielle car la personnalité individuelle va exister et enrichir l’identité du couple.. Il faut néanmoins bien se connaitre, savoir pour l’autre et pour soi ce qui négociable de ce qui ne l’est pas,  apprendre à inventer des compromis (donner/recevoir), savoir faire front commun : un couple ça se construit ça évolue ça grandit. L’autre richesse du couple c’est l’échange la communication qui est le terreau essentiel de l’équilibre du couple, et cette communication s’étend du quotidien à  la compatibilité intime que deux personnes ont l’une pour l’autre. Pour rappel la communication ne passe par les mots qu’à hauteur d’environ 10% : tout le reste est du non verbal ! Il y a autant de couples que de personnalités qui les fondent : complicité, confiance, fidélité, solidarité sont les piliers de cette union. Ce qui peut permettre la durée d’un couple c’est de se re-rencontrer.  Même si l’on se met en couple beaucoup plus tardivement avec l’allongement de la durée de vie le couple a besoin, régulièrement de se réinventer ! Je reviendrai sur les fondements du couple lors de prochaines interventions. Merci pour votre lecture et vos réactions qui sont toujours appréciables. Sylvie Etiève ……………………………………………………………………………………………………………………………….Sources : 1 : Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau divorce par consentement mutuel est en vigueur.Ce nouveau divorce est un divorce « déjudiciarisé », il convient de le nommer le divorce par consentement mutuel sans juge.              https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10567 1 :http://pointdroit.com/divorce-histoire/  2: https://www.consoglobe.com/ 3: Travaux de l’anthropologue Philippe Brenot-Je suis médecin de l’amour écrit par Philippe Brenot (L’esprit du temps) 4 :  le couple ifortpsy * Dessins argiles et infographie de Pierre-Loïs Damien-Etiève **Design affiche Séraphin Mixtur [...]
22 mars 2019La multitude d’informations, et l’évolution des voies possibles compliquent parfois la tâche des jeunes (et moins jeunes) dans leur cheminement de formation et  de professionnalisation. De plus, il arrive qu’une teinte de pessimisme ambiant, et de stress, ne permettent pas toujours de se projeter dans  l’avenir avec sérénité. Le coût croissant de la vie aussi, les distances à parcourir peuvent même freiner certains à franchir le pas d’un engagement dans une voie professionnalisante ou diplômante ou tout simplement enrichissante. L’immédiateté, le « j’ai la flem’ », la facilité de connexion au bout des doigts, mais à la fois le « je suis happé(e)  par le flux donc je procrastine », parasitent souvent cette démarche ! Ce qui fait que bon nombre de jeunes ou de personnes en réorientation ont du mal à faire un choix et s’y tenir.                           ************************************************* Un des points essentiels est certainement de bien se connaitre. Parmi toutes les façons d’apprendre à se connaitre : discussion, essais/erreurs, tests, expérience, stages, portes ouvertes … je voudrais vous présenter –si vous ne connaissez pas déjà- ce que sont les intelligences multiples. Effectivement il n’y a pas qu’un seul type d’intelligence et un seul test ( le QI-quotient intellectuel- pour la sonder). Il y en a plusieurs types : vous avez déjà entendu parler : de ceux qui sont plutôt visuels et ceux qui sont plutôt auditifs. Vous voyez aussi ceux qui ont besoin de calme pour apprendre ou ceux qui apprécient  un peu de musique. On sait que pour les dyslexiques : apprendre sur un plan incliné leur facilite la tâche, etc Chacun a ses spécificités. D’ailleurs si l’on se réfère à une définition de l’intelligence « Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle » on parle bien DES fonctions mentales. Alors une idée pour mieux se connaitre : vous pouvez à titre indicatif faire le test d’intelligences multiples : le but n’étant pas de se mettre dans des cases, mais de mieux cerner les aspects de notre potentiel (talent). Dans sa théorie des intelligences multiples, le scientifique Howard Gardner distingue huit  types d´intelligence + 1 Intelligence verbo-linguistique : capacité à lire, écrire, écouter et parler ;Intelligence spatiale: capacité à s´orienter dans l´espace ;Intelligence logico-mathématique: capacité de calculer, de faire preuve de logique, de raisonner et de résoudre des problèmes mathématiques ;Intelligence musicale: aptitude à chanter, jouer d´un instrument, reconnaitre des modèles musicaux, de les interpréter et d´en créer ;Intelligence corporelle-kinesthésique : capacité d’utiliser son corps de façon coordonnée, par exemple pour la danse, les activités sportives ou la chirurgie.Intelligence interpersonnelle: capacité de comprendre et d´interpréter les comportements verbaux ou non d´autrui ;Intelligence intrapersonnelle: aptitude à se former une représentation de ses propres actions et à l´utiliser efficacement.Intelligence naturaliste: capacité de reconnaître et de classer ses connaissances sur l’environnement naturel ;Intelligence existentielle: aptitude à se poser des questions existentielles, comme sur la mort et le sens de la vie. On regroupe généralement les intelligences multiples en quatre types : les intelligences d’actions (interpersonnelle et intrapersonnelle), scolaires (linguistique et logico-mathématique), environnementales (naturaliste et musicale) et méthodologiques (visuo-spatiale et kinesthésique). En 2008, Steven Rudolph fait évoluer le modèle des «Intelligences Multiples» en y incluant neuf tendances à se comporter : ProtectriceEducativeAdministrativeGuérisseuseCréativeAnimatriceServiableEntrepreneurialeAventurière « La théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner peut être contestée car elle ne résulte pas d’une démarche scientifique. Howard Gardner le reconnait lui-même car elle ne peut  pas être démontrée d’un point de vue des neurosciences. Mais Les intelligences multiples ne doivent donc pas être envisagées sous un angle scientifique, mais bien comme une approche pédagogique.»*. des professeurs proposent ce test parfois. Alors plusieurs liens si vous souhaitez découvrir (à un temps t) vos intelligences multiples (il y a en général pas mal de questions à répondre). Les liens pour tester vos intelligences multiples : Le jeu des 8 personnages (test : lire et classer des petits textes) https://www.reussirmavie.net/Test-trouvez-vos-formes-d-intelligence_a11.html Des questions pour vous cerner (test papier crayon) https://www.meny-wise.fr/emploi/le-test-des-intelligences-multiples-decrites-par-howard-gardner Et un test réalisé dans le collège de Besançon par Mr Riffiod (test à télécharger) je l’ai testé même si je ne suis plus au collège 😉 Test des intelligences multiples au collège et au lycée. Testez vous bien et comme disait un professeur à un de mes enfants : “dans la vie on peut toujours trouver des passerelles.” Donc un parcours débuté à un endroit peut se poursuivre à un autre : ce qu’il faut c’est avancer et vivre le présent. Sylvie Etiève sources: liens des tests et: http://www.samuelgerrand.fr/natures-multiples  *http://www.kmim.eu/2018/10/23/carte-blanche/ [...]
3 mars 2019Dimanche 3 mars 2019 Mon petit papa a retrouvé aujourd’hui son portefeuille que sa mère lui avait offert pour ses 20 ans: soit en 1950 ! Il y a donc près de  69 ans !! Huit ans plus tard, Il avait glissé dans celui-ci, une photo de lui et de sa fiancée-ma chère maman- (datant du 15 mai 1958 : écrit au dos, à la main). Ils posent tous les deux devant la voiture de Claudine une simca 5 moteur arrière, dans les Deux-Sèvres sans doute en périple pour aller voir la famille en région Centre ou dans les Yvelines. J’ai trouvé ce petit signe amusant : par cet objet, le porte-feuille  de mon petit papa nous faisait un clin d’œil : car c’était un cadeau de sa mère Camille de ma grand-mère donc : elle n’est plus là depuis longtemps comme beaucoup de grand-mères dès lors que nous-mêmes avons la cinquantaine ou plus ! Mais, comme vous sans doute pour les vôtres, j’ai une pensée pour elle, pour mon autre grand-mère Blanche aussi et pour ma mère ‘mamie Claudine’ qui avait une grande tendresse pour tous ses enfants et ses 15 petits-enfants. Aujourd’hui c’est la fête des grands-mères -on pense ce que l’on veut de ces fêtes un peu institutionnalisées pour faire marcher le commerce (surtout qu’elle a été créée par une marque de café du même nom en 1987), mais l’on n’est pas à une pensée près pour se souvenir où sont nos racines- En rentrant de notre petite excursion « fête des grands-mères » avec une de mes filles, la voisine, qui a deux petits enfants m’a dit sa tristesse qu’un de ses petits-enfants avait coupé les ponts avec eux. Et ce n’est pas la seule que je connaisse dans ce cas : alors nous avons tous une grand-mère : par lien de sang, de cœur, de voisinage, amical ou par n’importe quel lien : n’hésitons pas à lui souhaiter une bonne journée : car peut-elle aura-t-elle la chance que ce soit du surplus mais peut-être pas ! Nous n’avons pas besoin d’attendre la fête des grands-mères pour leur faire un signe évidemment : mais toutes les grands-mères en espèrent secrètement un petit, ce jour-là aussi ! En effet elles n’attendent pas le premier dimanche de mars pour penser à leurs petits-enfants mais ce dimanche-là : partout on leur redit « c’est votre fête ! C’est votre fête !!! » Et puis si l’on a oublié, ce n’est pas grave : elles sont en général très compréhensives et un petit appel même le lendemain, la semaine d’après… les touchera ! Ce petit message est vrai pour les grands-mères, les mères, les pères, et les grands-pères aussi dont la fête-moins connue, instituée par Franck Izquierdo– est le premier dimanche d’octobre! En parlant de grand-père : Vous souvenez-vous de cette émouvante publicité allemande ayant fait le buzz en 2015, elle traitait de la solitude des personnes âgées ? Juste prendre le temps de faire la fête 😉 Cela donne à méditer ! Allez portez-vous bien 🙂 Sylvie Etiève [...]
24 février 2019On prend bien RV avec son dentiste ou son médecin pour un contrôle de santé, ou même, avec son garagiste pour le contrôle technique de sa voiture … Pourquoi ne réserveriez-vous pas un temps de réflexion (guidée ) de quelques minutes à votre couple. Vous êtes en couple depuis : un 1 an , 10 ans …40 ans qu’importe le temps ! Votre couple se porte normalement, ou vous vous posez quelques questions (normales aussi) . Je vous propose en tant que thérapeute conjugale de vous guider lors d’une rencontre collectivo/personnelle : SAMEDI 4 Avril à 16h30 Où? En pleine nature Au tertre de Mondon à Méobcq (36) en Brenne Comment ?   En (quatre fois )deux temps : -Un temps de quelques minutes pendant lesquelles je  donnerai à tout le groupe quelques clés pour relire votre couple. (Ma démarche se base sur différents travaux et  techniques reconnus* ). -Un second temps de quelques minutes pendant lequel  vous échangerez (librement et discrètement) avec votre conjoint(e), à l’aide d’une grille très simple. Différents emplacements seront “aménagés” pour préserver la confidentialité de vos échanges. Rien ne sera demandé collectivement sur le contenu de vos échanges ! Cette rencontre relève plus du conseil conjugal ( ou de l’autothérapie) que de la thérapie (comme je réalise dans le cadre de ma fonction) . Je n’interviendrai pas dans vos échanges personnels, mais resterai, éventuellement, disponible à vos questionnements. C’est un plus pour vous-mêmes, car ce n’est pas toujours facile de dire ce que l’on pense : manque de temps, de motivation, de technique, de courage parfois, pris dans nos habitudes … Combien ça coûte  ? Cette rencontre coûte 20€/couple. Lors de ce “Bien-Etre dans son couple” : nous aborderons successivement. Qu’est-ce qu’un couple ? Les raisons d’être ensemble ?                       => Bases  qui fondent votre couple. Communiquer dans son couple                     => Adoptez une écoute attentive et une communication efficace.  Gérer des conflits                  => Les qualités et les différences qui permettent de trouver la solution. Les différents langages dans un couple                       => Vos langages préférés et celui de votre conjoint(e). Voilà, si ce programme et ces conditions vous semblent “attrayants, et vous donne envie de venir” comme m’a dit une amie, je vous invite à me contacter pour vous y inscrire. (La Brenne est grande mais le nombre de places est limité!) par mail sylvie.etieve@gmail.com  ,               par message sur Facebook ou par téléphone 07 81 33 06 87. Le plus compliqué sera peut-être de convaincre son alter-ego : proposez-lui de lire cet article, ce sera déjà un beau signal s’il(elle) le fait ! Vous avez su inventer votre couple ; saurez-vous le ré-inventer ? * ” Inventer le couple” Philippe Brenot – Odile Jacob ” Les langages de l’amour” Gary Chapman ” les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus” John Gray “un couple pour la vie c’est possible” Nicky Lee, Sila Lee “Comprendre l’importance du couple et de sa famille” Ifortps “le couple : sa vie, sa mort J G Lemaire [...]
22 février 2019Soirée d’échanges et de discussion autour de ce métier que tout le monde connait mais que chacun vit à sa manière. Un temps pour faire un arrêt sur image, pour prendre un peu de recul et quelques infos sur ce qu’est le bien-être au travail, et partager quelques idées ou expériences. Une soirée hors contexte du travail, où l’on peut dialoguer en toute subjectivité mais bienveillance et respect dans un lieu où les propos sont confidentiels qui peut permettre de relativiser ou d’agir pour améliorer son quotidien. Quelques apports sur le bien-être des enseignants, des enseignés, sur quelques travaux en cours pour s’informer ou réactualiser ses propres infos et en débattre. Des questions ou tests seront proposés : libre de faire ou de ne pas faire. Une soirée ouverte à tous ceux qui enseignent : fonctionnaire, privé, auto-entrepreneur ou autre : équipe d’encadrement de direction :pour élargir les horizons de chacun. Voilà ce que sera cette soirée : C’est à Châteauroux :au 67 Bd de l’école normale (ça ne s’invente pas!) mercredi 3 avril à la petite maison au cèdre (mon cabinet de thérapeute conseils). Une participation de 10 € vous sera demandée, une petite boisson (chaude) vous sera proposée si vous le souhaitez. Vous devez seulement me signaler votre inscription par téléphone/ SMS 07 81 33 06 87 ou par mail sylvie.etieve@gmail.com Commentaire laissé par une participante : ” Merci Sylvie pour ce beau moment d’échange… Que du bonheur ! Merci encore ! ” [...]
21 janvier 2019S’il y a une chose que vous devez mémoriser de cet article (si ce n’est pas déjà enregistré dans votre mémoire) c’est ce numéro vert: “enfance maltraitée” : 119 ! Même s’il faut insister : insistez ! Je vous l’écrivais dans un article l’an passé, l’enfance est une période qui peut être aussi fantastique qu’acerbe! Il est préférable de faire le 119 si l’on a un doute que de douter de le faire: un enfant, en danger est souvent un enfant qui se tait ! Aujourd’hui, ce sujet remonte, suite à l’émission pièces à conviction: les sacrifiés de la République, diffusée cette troisième semaine de janvier 2019. Difficilement supportable parfois (elle est d’ailleurs déconseillée au moins de 10 ans), cette émission relance le débat sur la protection de l’enfance en général, celle des enfants placés en particulier. Il est inconcevable de penser qu’un adulte puisse être un tyran avec un enfant, et bien heureusement la plupart du temps ce n’est pas le cas. Les parents sont bienveillants et protecteurs. Néanmoins, d’après le professeur Bernard HOERNI (président de l’Ordre National des Médecins ) 2 enfants meurent chaque jour en France suite à de la maltraitance, les bébés sont les plus concernés (bébés secoués). Dans les 3/4 des cas les parents sont responsables de ces tortures. Autre chiffre glacial, toujours transcrit par l’enfant bleu une quarantaine de viols auraient lieu chaque jour sur des enfants. Et comme le signalait Lyes louffok , invité de l’émission “pièces à conviction, ” si quand on est enfant on ne nous explique pas que tout n’est pas permis sur le corps de l’autre, on ne le sait pas et on le prend tel quel! On retrouve ce message chez Andréa Bescond, la réalisatrice du film “Les chatouilles .  C’est l’apprentissage de l’empathie (capacité de ressentir ce que l’autre ressent) qui est crucial dans l’éducation, insiste Boris Cyrulnik.Apprendre que l’on ne peut pas tout se permettre, et que l’autre ne le peut pas plus, doit être une ligne conductrice. La toute petite enfance sert de base au développement de l’individu, même si tout ne se joue pas forcément avant 6 ans, et que, des méfaits sont résiliables, le développement, notamment de tous les sens, permettent à l’enfant de s’immerger dans le monde. Le fait d’être ancré à des figures d’attachements (parents, tuteur, nourrices…) va favoriser également l’équilibre de l’individu. Donc le suivi psychologique dans les placements est capital, et il doit prévaloir aux changements administratifs. Et les 330000 enfants suivis chaque année par l’ASE sont souvent en manque des ces fondements dans leur famille d’origine. Heureusement que la plupart des 177000 qui sont placés en famille d’accueil ou en foyer trouvent refuge et affection, et que les dysfonctionnements signalés dans le reportage restent marginaux : mais il ne devrait en aucun cas exister et les lanceurs d’alerte sont cruciaux. Merci à eux au nom des enfants qui se taisent par crainte ou par innocence. Sylvie Etiève Janvier 2019 Deux bonnes nouvelles suite à cette émission : La première est qu’une témoin du reportage (Myriam) a retrouvé sa “tata” et que c’est une belle reconnaissance de l’amour qui est donné dans les familles d’accueil en général ! La deuxième c’est que le député Adrien Taquet, a été nommé secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’Enfance le 25 janvier 2019, il revendique sa lutte contre les “angles morts de la République” pour s’occuper “des plus vulnérables”: donc au travail ! Que vous soyez un(e) voisin(e), un(e) enseignant(e), un(e)surveillant(e) : retenez ce numéro, il peut sauver un mineur ! [...]
10 janvier 2019Je viens de terminer le livre anti-déprime de Philippe Bloch, non pas que je sois déprimée, mais parce qu’il m’avait été largement conseillé, et je dois avouer que j’ai bien envie de vous le conseiller à mon tour. “Ne me dites plus jamais bon courage” n’est pas le dernier ouvrage de cet auteur, mais, bien qu’écrit il y a cinq ans, l’analyse de ce conférencier et ses conseils sont probants, voire d’actualité! Il raconte qu’il y a quelques décennies, en sortant de l’ascenseur, des employés se souhaitaient amicalement un bonne journée alors qu’aujourd’hui, les mêmes employés se disent “bon courage”. Comme si une pluie d’ennuis les attendaient dans leur bureau. Ces deux funestes mots sous-entendent que les personnes à qui on les souhaite sont dans un contexte anxiogène et néfaste. Que le travail ( et cela est même élargi à la vie en général) n’a rien d’enthousiasmant :de la routine, de l’ennui et pas de grands projets en vue par exemple. Je ne vais pas vous paraphraser le livre: en revanche je vais vous donner un de ses conseils que moi-même je donne dans mes ateliers “estime de soi” ou en thérapie individuelle. Soyons attentifs aux mots que nous employons car comme Philippe Bloch l’écrit dès son introduction : “A force d’expressions telles que ‘fais attention‘, ‘ça ne marchera pas’, ‘le problème c’est que’, ‘vivement la retraite’, ‘y en a marre’ et autre ‘bon courage’ du matin , nous participons tous à une spirale infernale à laquelle il est urgent de mettre un terme.” Donc, essayons de positiver nos propos en changeant quelques mots et quelques attitudes -comme je le disais ce matin dans le dossier du jour à la radio: l’attitude est capitale : Soyons ouverts souriants optimistes et attentifs aux autres : nous n’y perdrons rien, bien au contraire. Je repense à ce clown philosophe Paolo Doss qui jongle et joue avec les mots pour nous dérouter et nous faire réfléchir , il magnifiait l’expression “ça en vaut la peine” par “ça en vaut la joie”. Donc oui, cela en vaut la joie d’essayer d’être un soupçon plus optimiste dans nos propos, et, si vous n’avez pas peur des lectures un peu corrosives alors je vous recommande “ne me dites plus jamais bon courage” il se lit vite et bien, fait sourire et réfléchir, et vous avez toujours le libre choix de dire ce que vous voulez quand même !! Merci à mes amis de me l’avoir glissé entre les mains : j’ai passé un bon moment ! Sylvie Etiève (10/01/18) [...]
27 novembre 2018« Lorsque l’enfant ne parait pas »* Je dédicace cet article à toutes ces mamans qui ont perdu leur enfant avant même de le connaitre; et aux papas et tout l’entourage bien évidemment.  Alors que je réglais une consommation dans un restaurant à la campagne, la serveuse à qui je disais qu’ils avaient eu beaucoup de monde me dit : « et encore, je n’aurai pas dû être là pour les aider. Ma mère est décédée hier donc ils auraient pu se passer de moi ! » Ennuyée et compatissante je louais donc son courage et sa conscience professionnelle. « Oui, mais je relativise, vous savez elle était malade depuis longtemps, pour moi le pire que j’ai vécu c’est quand ma fille est décédée. » La confidence inopinée de cette femme que je ne connaissais pas quelques minutes avant me troubla : est-ce que je porte sur moi le fait que je sois à l’écoute des gens ! ? En tout cas, il était difficile de rester insensible à cette douleur réactivée par le nouveau deuil qu’elle vivait. Alors, comme vous l’auriez fait, je pris quelques instants pour la laisser dire ce qu’elle ressentait tout simplement parce que je voyais que cela lui faisait du bien. En quelques mots elle me laissa comprendre qu’elle avait deux garçons et qu’elle avait perdu cette petite fille à huit mois de grossesse : et que c’était difficile de s’en remettre. La façon dont elle avait parlé de sa fille, au tout début, m’avait laissé imaginer deux circonstances possibles de son décès : accident, maladie ; mais en aucun cas, je n’avais pensé à une mort in utero ! Je me trouvais un peu décontenancée vis-à-vis de mon a priori ! J’échangeais donc quelques paroles de soutien et de compassion. N’étant pas en séance thérapeutique, je me permis de lui dire que je comprenais très profondément ce qu’elle ressentait dans la mesure où, j’avais vécu le même drame lorsque j’étais jeune maman. Je lui redis que c’était effectivement l’une des pires situations pour une femme que de porter un bébé mort ! « La femme est faite pour donner la vie, pas la mort ! » m’avait humainement dit la psychologue qui m’avait accompagnée à l’époque : c’est tellement vrai ! « Donner » la mort alors que c’est la vie que l’on souhaite, est, on ne peut plus  incompréhensible et tragique. Avoir mis tant d’espoir dans un « enfant à venir », et que cet espoir soit fauché par : un virus, une incapacité cardiaque ou respiratoire, une malformation, un accident de naissance … est carrément insoutenable. Souvenez-vous du bouleversant chagrin intériorisé de Marcelle (Anémone) et de Pelo (Richard Bohringer), dans ce (livre et) film truculent de 1987 de Jean-Loup Hubert :« le grand chemin » : tout est enfermé, fui, triste, figé, altéré, noyé dans l’alcool jusqu’au jour où le petit Louis débarque dans leur vie pour l’été …   Alors oui, on se replie un peu malgré la bienveillance maladroite, mais généreuse des uns ou des autres qui essaient de (se) rassurer en disant « il vaut mieux que ce soit ainsi s’il (elle) ne pouvait pas vivre ou vivre avec un handicap »… et vous qui avez envie de crier « non non il aurait mieux valu que ce soit autrement : un bébé en bonne santé, un bébé viable, un bébé vivant ! », mais vous répondez aimablement « oui tu as sans doute raison ! » En même temps, ce futur petit être n’est qu’un « bébé idéal » et c’est parce qu’il ne passera pas par le monde des vivants qu’il gardera tout cet idéal !  Et faire le deuil de « l’enfant idéal » quand on enfante d’un bébé en pleine santé ce n’est déjà pas très facile, mais, faire le deuil d’un «enfant idéal mort-né » est largement supplanté par le deuil de l’enfant lui-même avec tout ce que cela comporte : accouchement ,mort ,traumatisme, obligation administrative, suite d’accouchement (avec un peu de (mal)chance vous entendez les nourrissons qui pleurent à côté de votre chambre) ou encore plus perfide vous ne coupez pas à une montée de lait…, incompréhension, injustice, tristesse, découragement, prise de décision quant au corps de ce petit nourrisson sans vie, no-baby-but big-blues! … C’est douloureux ! Cela rend insomniaque ! C’est tétanisant ! C’est presque culpabilisant ! Oh que ce vide est douloureux !   Et puis … Et puis, on laisse ce petit être aller à sa mort : c’est dur, mais c’est nécessaire et salutaire. Cette douloureuse expérience va devoir « être » acceptée et au-delà de l’expérience à surmonter il faudra être dans l’acceptation de soi *: c’est-à-dire accepter l’injustice qui est faite : une des plus grandes blessures de la vie ; en vivre la colère, la tristesse, la peur : toutes ces émotions qui en découlent et qui doivent s’extérioriser pour ne pas être refoulées ! Il n’y a pas de coupables il n’y a que de la souffrance ! En général, après l’hiver revient, tout doucement le printemps après la colère la paix s’immisce dans le cœur, après les larmes les sourires renaissent timidement, et la vie est très souvent plus forte que la mort donc on la laisse reprendre place même si l’on ne respire plus tout à fait comme avant. On donne à cet enfant perdu une place dans la lignée familiale sans l’exagérer sans la renier : un peu à l’image de ce qui est noté  dans le livret de famille : un prénom (normalement pas de nom, pas de filiation) une page à moitié remplie seulement dans la partie obscure “décès” !).     On lui attribue  un “lieu de mémoire” quel qu’il soit : au travers un petit objet symbolique, ou dans un cimetière, dans un espace naturel, on peut planter un arbre, une fleur*, une étoile dans le ciel, une bougie, un ballon lâché, parfois une place dans son  cœur suffit ! Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de garder le souvenir d’un être cher. Absence ne rime pas avec oubli. Et avec les jours meilleurs et la consolation ,l’envie de renouer avec le mystère d’une nouvelle naissance réapparaît. La laisser éclore est signe du printemps de la guérison. On peut guérir même si l’on garde une cicatrice, c’est normal. Ce qui ne l’est pas c’est de garder la plaie ouverte et de la cacher. Dès que l’on vous frôlera vous souffrirez davantage que si vous prenez le temps de panser (penser) la plaie ! Oui, face à la disparition trop précoce d’un petit être tout le monde est bouleversé, et c’est difficile d’en parler : c’est tellement personnel, considéré comme intime voire « tabou ». Mais pour assimiler inacceptable, il ne faut pas minimiser la tragédie, en parler est nécessaire et il faut du temps, beaucoup de temps, et dans notre société de l’immédiateté c’est encore plus compliqué pour les jeunes parents endeuillés.     ***************************************** J’ai conseillé ce livre à une de mes proches qui vient de vivre ce terrible drame de la vie de parent. Elle ne savait pas que j’avais (nous avions) vécu la même chose et m’a fait un  beau compliment en me disant « tu parais tellement heureuse que je ne pensais pas que tu avais vécu ceci ! » La plaie est cicatrisée lui ai-je dit : et si j’en parle c’est pour encourager les autres à en parler, car en tant que thérapeute on encourage chacun à mettre des mots sur les maux ! Car oui cela donne de la place au retour du bien-être voire du bonheur ! Quelques associations pouvant aider les parents concernés : AGAPA : www.agapa.fr Accueil, écoute, accompagnement de personnes touchées par une  grossesse interrompue ou la perte d’un enfant à la naissance. NAITRE et VIVRE : www.naitre-et-vivre.org Accompagnement des parents en deuil d’un tout petit. Information et prévention de la mort inattendue du nourrisson. SPAMA : www.spama.asso.fr Soins palliatifs et accompagnement en maternité :  « il ne s’agit pas d’attendre la mort, mais d’accompagner la vie, aussi courte soit-elle. » *https://unefleurunevie.org/#home Une fleur une vie est un événement public et artistique destiné aux personnes touchées par la perte d’un tout-petit pendant la grossesse ou autour de la naissance. Au-delà du deuil périnatal : https://www.sosbebe.org/   Un espace pour :écouter, informer, aider Ecoute confidentielle, anonyme et gratuite   contact@sosbebe.org  01-42-47-08-67 *************************************************************** Je vous recommande «  les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau (Pocket). Il existe beaucoup d’autres livres, associations, sites, … qui peuvent aider : n’hésitez pas à les citer.                                                                                                                                                                            Merci de votre attention.              *  POÈME LORSQUE L’ENFANT PARAÎT                                             (extrait du poème de Victor Hugo) Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille  Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille  Fait briller tous les yeux,  Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,  Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,  Innocent et joyeux.  Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre  Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre  Les chaises se toucher,  Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.  On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère  Tremble à le voir marcher.  Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,  De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme  Qui s’élève en priant ;  L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie  Et les poètes saints ! la grave causerie  S’arrête en souriant.     La mortinatalité : les statistiques Avec 9,2 naissances d’enfant sans vie pour 1000 naissances, la France détient le taux de mortinatalité le plus élevé d’Europe, indique le rapport européen sur la santé périnatale EURO-PERISTAT de 2013 .     [...]
12 octobre 2018Il y a quelques mois lorsque la directrice de la médiathèque me proposait de faire une conférence sur le thème de « la famille, la parentalité » j’étais presque un peu troublée de tant de confiance. Et puis l’expérience et les encouragements aidant, l’élaboration de ce moment prenant forme : je me suis dit que cette invitation pourrait être une opportunité pour échanger avec d’autres personnes sur ce thème. Nous avons tous une connaissance intuitive de la famille : chacun a son expérience d’enfant, pour certains de parents, d’autres de beaux-parents et pour d’autres qui cumulent les galons ils ont la sagesse de grands-parents et il y a même quelques très grands sages parmi nous parfois. Alors quel que soit votre grade générationnel: ce serait avec plaisir que je vous présenterai un panorama de la famille hier et aujourd’hui, puis nous pourrons échanger sur le rôle et les questions de cette famille/ ces familles en général la parentalité en particulier. C’est une belle chance que de pouvoir s’exprimer, sur un sujet qui nous concerne tous (au plus profond de nous-même) dans ce magnifique lieu de culture et de transmission. L’expression et l’écoute de chacun seront les bienvenues. C’est le samedi 20 octobre (1er jour des vacances-pour ceux qui en ont) à 16 h c’est gratuit il suffit juste de s’inscrire à la médiathèque qui organise cet événement : Tel : 02 54 08 26 39 ou “Médiathèque de Saint-Maur” <bibliotheque@saint-maur36.com> La Directrice de la médiathèque et moi-même vous attendons avec joie (non sans une petite once d’émotion quand même !). Merci de votre lecture. Passez une belle journée d’automne ayant encore quelques saveurs estivales. A bientôt peut-être 🙂 PS : Merci à Karine et à l’artiste Pascale Abramovici pour le visuel de cette affiche. https://www.facebook.com/VilleSaintMaur36/posts/1944790235611833?__xts__=68.ARBJY8ZFj2PGB9l5LtYN-XmTtKZja-mdiHxZTPHG9LbG9e0wIC-shVXxFszK1R12lzhT0sdo93GSmSsEKr_6QcIupTI1td87zkCCvcvorEBCg_u1E5XFFIa9jCofbfbyybL7if79bJEBBrNGDfYRErIfoFJew-wibHPxK7hYJqWQ9ikLmm7kl1WDYMaEjv3CAmBn1JkdSxUqRjNbGAOOllUS&__tn__=C-R     [...]
23 septembre 2018Ravie de cette porte ouverte : d’abord parce que nos six enfants étaient là ! Et puis nous avons accueilli beaucoup de personnes venues prendre des renseignements, dire bonjour,  donner un signe d’amitié ou comme disait un sympathique voisin « on vous a vus en travaux depuis des mois, alors on vient faire les curieux »   ! La journée a commencé avec panache : Madame Brigitte Flament, Marie-adjointe déléguée à la famille de Châteauroux est aimablement venue à ma rencontre et s’est enquis  des activités mises en place par mes soins, elle a apprécié la rénovation d’une partie de ce site historiquement important pour la ville. Un journaliste est aussi arrivé : quelle chance ! Côté officiel, Monsieur Réau –maire de Saint-Maur-  nous a  amicalement rendu visite, Monsieur Antoine Bonneville président de la chambre régionale de commerce et d’industrie également, et Monsieur Jean-François Alviset représentant de la BGE aussi. De la famille, des amis, des connaissances, des inconnus … Plus de 80 personnes ont été comptabilisées ce samedi : la petite maison au cèdre n’avait sans doute jamais vu autant de monde défiler dans son antre ! Une ancienne employée de la pépinière Gaujard Rome y ayant travaillé pendant plus de 30 ans a été très émue de rentrer (pour la première fois) dans l’ancien « chalet » qu’elle ne connaissait que de l’extérieur ! Ce fut donc une belle douce journée que nous avons pu partager avec d’autres: Merci pour vos agréables paroles. Merci à tous ceux qui sont venus à cette porte ouverte, et à bientôt à ceux qui souhaiteraient venir une autre fois !Alfred de Musset préconisait dans sa pièce en un acte :« il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » :  eh bien ! je pense que la porte de la maison au cèdre restera souvent entrouverte ! Merci au journaliste de la Nouvelle République pour cet article 🙂 https://www.lanouvellerepublique.fr/chateauroux/chateauroux-de-la-therapie-a-la-maison-du-cedre Châteauroux : de la thérapie à la Maison du cèdre Publié le 26/09/2018 Les propriétaires des lieux, leurs enfants et habitants du quartier en présence de Brigitte Flament, adjointe au maire de Châteauroux. © Photo NR “Il y avait de la végétation qui poussait à l’intérieur, s’étonnent les enfants de Sylvie Etiève et Thierry Damien qui, samedi, ouvraient les portes de la Maison au cèdre. Normal, pourrait-on dire en pensant qu’elle avait été l’habitation du jardinier de l’entreprise Gaujard-Rome, boulevard de l’École-Normale.Cette vieille bâtisse oubliée depuis vingt-cinq ans, a donc été rachetée par ce couple qui, en l’espace de six mois, lui a redonné sa beauté d’antan, à l’ombre des cèdres.Pour tous les habitants du quartier, amateurs de patrimoine, samedi était donc une journée de découverte, avant que ce lieu – pareillement ouvert – devienne un cabinet de thérapie familiale et conjugale, dirigé par Sylvie Etiève.” [...]
10 septembre 2018Lorsque j’ai décidé d’engager une reconversion d’enseignante-formatrice à thérapeute familiale-conjugale, la question du lieu d’accueil des patients et des petits groupes s’est posée : louer un bureau privé ? un espace de co-working ? rejoindre une équipe de thérapeutes? Plusieurs options étaient envisageables … puis l’idée de redonner vie à cette maison s’est . Avec Thierry, mon mari- sans qui tout ceci n’aurait pas été possible- nous avons décidé d’acquérir cette maisonnette  pour la faire revivre.           Ainsi en plus de la création de ma micro entreprise, de notre grande famille, nous nous sommes lancés dans des travaux exigeants  pendant plus d’un an : et il y avait de quoi faire  ! Notre détermination , le savoir-faire de tous ceux qui nous ont entourés, l’aide précieuse des parents, de nos enfants et leurs amis, de mes frères, de ma sœur, de nos beaux-frères, belles-sœurs, de nos amis proches, de nos amicales connaissances et des entreprises de maçonnerie Vincent Charbonnier et couverture SARL Charpentier nous ont permis de mener le chantier vers son terme.              Nous avons coupé, nettoyé, vidé, fait abattre des arbres dangereux pour la route  fait des plans déposé des demandes d’autorisation de travaux nécessaires, ouvert un  portail, raccordé électricité et eau (car cette maison était une petite dépendance de la maison principale.)  Nous avons intégré par cœur l’itinéraire pour aller à la déchetterie. Nous avons demandé des devis, fait des achats et donc enrichi une grande enseigne de bricolage qui n’est pas un roi malin pour rien 😉 Nous avons gratté,scié, poncé, mastiqué, changé, bricolé, réparé, mesuré, calculé, posé, plaqué, collé, électrifié, piqué, lavé, balayer  ratissé, pausé aussi contemplé parfois… pour avancer dans cette réfection. Petit à petit on est passé de la phase de nettoyage à la phase de reconstruction           Les semaines se sont égrainés au rythme des travaux, je recevais mes patients dans un autre endroit et réalisais les ateliers parentalité ailleurs aussi (maison médicale, salle municipale, ) . Les ateliers couple en forêt lorsque la météo le permettait.Mais maintenant il y aura la petite maison au cèdre,même si je continuerai à me déplacer comme (scoop) pour la conférence que je suis invitée à faire à la médiathèque de Saint-Maur au mois d’octobre !       Avec le retour des beaux jours : on a changé d’outils et  de matériaux : pinceaux, bois neuf, clous vis et chevilles, colle, revêtements, peinture,teinte, enduits, truelle, chiffon, balais, râteau, fil électrique … La phase de rénovation progressait ! Nous avons eu de l’aide régulièrement 🙂 Durant les travaux beaucoup de personnes du quartier se sont arrêtées pour : observer, encourager, commenter, et, le sentiment général était celui du contentement de voir cette maisonnette se réhabiliter. Certaines personnes étaient ravies de rentrer et de discuter un peu, d’autres nous parlaient du passé florifère de ce lieu, certaines avaient des anecdotes croustillantes, et même plusieurs se sont fait prendre en photo à l’occasion de leur mariage dans ce parc. J’ai demandé à une dame si elle acceptait de me montrer sa photo, elle a ri en disant qu’elle s’en était débarrassée le jour de son divorce 🙁 . Néanmoins grâce  à notre voisin nous avons pu rencontrer un ancien employé de cette pépinière, un monsieur très aimable qui a eu la gentillesse de rechercher pour nous des anciens catalogues,  et là,  nous avons eu la joie de découvrir la maisonnette du temps de sa magnificence (c’était le chalet). Même si la photo a un peu vieilli on imagine la luxuriance du lieu à cette époque. Il y aura fort à faire pour embellir le jardin de cette façon ! D’autant plus que la propriété a été maintenant divisée en plusieurs lots .   ********************************************* Voilà donc si vous souhaitez visiter la petite maison au cèdre ce sera le 22 septembre de 10 h à 17 h : vous pourrez voir la petite maison restaurée et je pourrais vous présenter mon activité de thérapeute, comme, je le fais de temps en temps à ce monsieur courtois et très âgé qui me demande régulièrement ” c’est quoi que vous allez faire déjà dans cette maison ?  ” 🙂 … Faire une thérapie est une façon de vouloir embellir sa vie ! En attendant, notre fils  Pierre-Loïs, à ma demande, a réalisé une peinture de la petite maison au cèdre en vue de cette porte ouverte. Le 22 septembre : en ouverture de cette nouvelle saison l’automne : je vous attends avec plaisir. Les enfants seront également les bienvenus .       ********************************************************* Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries.  Marcel Proust Remerciements à tous ceux qui nous ont aidés et encouragés: PapyLu et toi aussi Maman (tu as eu le temps de nous apporter quelques goûters avant de nous quitter). Diem, Pierre-Loïs, Landry, Haïdée, Slovane, Pandora et Seb. Jean-Christophe et Sarah, Nicolas Aurore Maude ,                                           Catherine et Damien,  Mona Manon                                                                                              Paulo,  Martine et Alain.                                                                                                                     JB, Flo, Lucile, Yuki Charles, William, Mai, Yi, Maro. Vincent, Laurence, Aude, Dorian.                                                                                         Daniel et Arlette. Michel, Lune. Chantal, Sylvie,Christine et François. Jean-Claude, Delphine, Christian,David et son ami, Semran, Renaud, Claire, Léa. Les voisins, les passants. merci à tous.     [...]
27 août 2018En plus des séances de thérapie que je mène en individuelle, en couple ou en famille , je vais mettre en place des ateliers-semi collectifs- destinés aux enfants et aux adultes : Première proposition de l’année ouverte aux enfants : 6 séances conçues pour ralentir un peu le rythme et prendre le temps de se poser, de se dire, de grandir. Petits groupes (entre 3 et 6 enfants) réalisés au mieux en fonction des inscriptions et des âges des enfants. C’est un temps pour l’enfant, confié par ses parents. Inscription en message privé ou par tel ou mail. Début de la première série de séances mercredi 26 septembre. (40 € le cycle)   Puis en octobre je proposerai des ateliers sur la parentalité Je l’ai fait l’an passé : les retours ont été positifs! Séances d’apports et de réflexion autour de la notion de parent avec une consonance de bienveillance envers ses enfants et envers soi-même.  Ces ateliers sont proposés en soirée mais je peux envisager de mettre en place des groupes en journée. Ces ateliers sont destinés aux parents. Plus tard dans le trimestre j’organiserai une rencontre autour de ce thème “vivre seul(e)” : l’objectif est de prendre un peu de temps pour penser (panser pour certains) un état choisi ou subi et d’en partager les ressentis.         D’autres thèmes vont être proposés : Avoir des parents vieillissants ! Parent en solo ! Parents d’ado : trémolo ! Bien -être dans son couple Arbre à palabres Conférence, Ateliers et table ronde proposés en extérieur : Donc la rentrée se prépare ! Sylvie Etiève   [...]
12 juillet 2018C’est la fin d’année scolaire et avec celle-ci  arrivent des résultats d’examens ou des passages en année supérieure. Félicitations à tous ceux qui ont validé sérieusement leur année et à tous ceux qui ont obtenu leur examen : quel qu’il soit. Et encouragements à tous ceux qui ont dû accueillir un résultat moins gratifiant. J’ai essayé de résumer la  situation d’une jeune que je connais bien à un tableau !   Comme chacun sait, le travail fourni n’est pas toujours en corrélation avec le résultat attendu : Normalement beaucoup de travail entraine de bons résultats MAIS il arrive que non ! Et encore plus déstabilisant, parfois, peu de travail entraîne des résultats satisfaisants !! Il n’est jamais très difficile d’accepter une réussite !  La réussite peut avoir des conséquences émotionnelles plus ou moins profondes allant de la joie à l’étonnement ou à la stupeur ! Elle entraîne bien sûr une satisfaction personnelle mais aussi collective : la famille, les proches, les amis réels ou virtuels partagent cette joie (même sur les réseaux sociaux: un tel post peut satisfaire quelque curiosité, drainer du plaisir mais faire naître  quelques jalousies parfois). La pleine délectation de cette réussite sera étroitement liée à l’investissement dans le travail fourni. Si l’on discrédite la formation (en disant “je n’ai rien fout… mais je l’ai eu !!”) cela ne renvoie ni une bonne image de soi ni un grand respect de la formation et encore moins de respect de la difficulté des autres : ceux qui, eux, ont travaillé mais n’ont pas réussi ! En revanche vivre un échec suite à un grand investissement scolaire (ou professionnel) est beaucoup plus difficile à vivre. On ressent une forme d’injustice tant le résultat n’est pas en rapport avec l’investissement. Dans un examen il y a bien sûr une part de chance (le sujet), le contexte joue aussi (santé du moment) le talent a sa place(évidemment) et la subjectivité est au cœur du système: d’une part du côté du candidat (confiance en soi) et surtout côté correcteur : « L’incertitude de la notation est une constante. La note n’est pas une mesure physique, mais l’appréciation d’un expert sur une prestation »* écrivait Pierre Merle, professeur de sociologie spécialiste de l’évaluation scolaire. La docimologie* (l’étude des notes) montre à quel point il est difficile pour un correcteur d’être « juste » dans sa notation. A titre d’exemple Luc Ferry s’indignait en 2008** de ce que les “écarts de 5 à 6 points sont archi-fréquents” et qu’il avait pu voir “de ses propres yeux” une même copie “notée 3 par un correcteur, 17 par un autre!”** Échouer Une fois ces paramètres posés : la question de l’échec se pose. Je me baserai sur les propos du philosophe Charles Pépin*** (qu’une de mes filles m’a fait découvrir) pour poursuivre ma réflexion . En France on a du mal a accepté l’échec, il faut réussir tout de suite, dans d’autres pays c’est une véritable école. En effet Les échecs nous conduisent à la réussite, car quelqu’un qui échoue est quelqu’un de mieux armé, plus complet que quelqu’un à qui tout sourit tout de suite.  Bien sûr on ne choisit pas d’échouer. Et l’échec n’est pas forcément rentable, ni utile ni forcément une grâce, mais  parfois il est très instructif et nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les autres aussi : échouer à une élection en est un exemple.   La question à se poser, une fois l’échec « pansé » une fois la personne rassurée est : Que me dit mon échec : change de voie ? où c’est ta voie ? Certains  échecs nous rendent plus forts : et nous disent « c’est ton désir : continue. » « C’est ton choix, ta chance : insiste un peu.» Barbara a échoué pendant 10 ans dans la chanson en Belgique elle savait que  son désir était de chanter mais elle était mal accueillie par le public. Elle y croyait et a tenté sa chance en France où elle a été reconnue.  Elle a rencontré la résistance du réel pour se rapprocher de son talent et elle y est arrivée. D’autres échecs nous offrent des vertus de bifurcation explique encore Charles Pépin : Gainsbourg a commencé sa carrière d’artiste comme peintre, mais, sans succès et s’est fait connaitre comme chanteur en ayant croisé d’autres destins. Dans son cheminement quand une voie se ferme, il faut  trouver d’autres voies possibles pour avancer et se montrer disponible au changement de voie où alors il faut essayer d’améliorer les paramètres nécessaires à la progression. On sait tous que l’on apprend par essais et erreurs. Charles Pépin prend l’exemple de l’apprentissage de la marche. Une heure après sa naissance un poulain va être capable de marcher. L’humain aura besoin au moins d’un an. Le bébé va faire des centaines et des centaines d’essais pour parvenir à marcher : il va rater un nombre considérables de fois avant de pouvoir au grand émerveillement de ses parents réussir à réellement faire ses premiers pas. On ne lui reproche pas ses ratés au contraire on l’encourage de façon bienveillante. Plus tard il ne rencontrera pas cette même bienveillance lors de ses échecs. Les animaux apprennent de façon innée, le bébé a besoin pour apprendre et se développer et de devenir autonome d’amour d’éducation d’encouragements de confiance. Et c’est grâce aux autres aussi qu’il apprend :Il pourra même apprendre à faire du vélo (pas le poulain). Pour réussir il faut oser, avoir confiance en soi dans les autres et ressentir ce petit quelque chose de plus qui fait que le jeune enfant va par exemple se lancer sans les roulettes de son petit vélo accompagner sur quelques mètres par un parent. Et il n’y parviendra peut-être pas du premier coup mais c’est parce qu’il échouera  qu’il  réussira. La première vertu de l’échec est d’apprendre à endurer les suivants. Et la joie de la réussite prend une autre épaisseur lorsqu’elle succède à plusieurs échecs. Par ailleurs trop de réussite, nous explique le philosophe n’entraîne pas forcément beaucoup d’empathie. L’échec n’est pas agréable mais par certains côtés il nous protège de l’arrogance vaine et nous oblige à l’humilité. L’échec peut nous aider à nous recentrer sur ce qui compte vraiment. On relativise : la santé prime sur la réussite sociale par exemple. Echouer permet de donner une saveur nouvelle aux plaisirs les plus simples de la vie ! Ce qui compte  vraiment  va au –delà de la réussite ou non à un examen. C’est le contexte dans lequel tout ceci est vécu. Dans la vie  ce qui rend heureux c’est la qualité des liens que l’on tisse avec les personnes qui nous sont proches : c’est pour cela qu’il est essentiel d’assurer par son affection et des compliments celui qui réussit mais il faut redoubler d’empathie et d’affection celui qui échoue et distinguer le résultat de l’examen de sa personne. Les tableaux d’affichages vont se vider, les établissements se fermer, les mails tant attendus se classer et chacun va savourer ou se consoler, en tout cas se reposer (peut-être) avant de  poursuivre sa voie ou d’en changer : ainsi va la vie. Et souvenez vous des paroles de cet homme qui a essuyé tant d’échecs avant de RÉUSSIR à nous transmettre certaines valeurs : “Je n’échoue jamais : sois je réussis sois j’apprends.”              Nelson Mandela Bonnes vacances : soyez entourés et entourez les autres.   Sylvie Etiève              *********************************************************************************************** Sources et compléments : *http://www.ac-orleans-tours.fr : pédagogie et évaluation : docimologie  Docimologie : sciences de l’évaluation en pédagogie et pour ce qui concerne les examens scolaires. Un initiateur reconnu est le psychologue français.Henri Piéron (1881-1964). Éthymologie : racine grecque, “ dokimé ” signifie épreuve et “ logos ” qui signifie science. Apports : – Toutes les expériences conduites en docimologie ont montré qu’une note, à barème défini et donné sur une épreuve donnée, n’est stable ni au sein d’un groupe de correcteurs, ni dans le temps pour un correcteur donné, ni dans les classements auxquels elle conduit.  – Ces expériences ont également montré que de multiples paramètres peuvent influer sur la notation (ordre de correction des copies, connaissance que l’évaluateur a de l’auteur de la copie, éléments périphériques à l’objet de l’évaluation, par exemple qualité de la présentation de la copie …)  – A cette instabilité de la notation s’ajoute, pour l’évaluation en cours d’année par l’enseignant dans sa classe, celles du choix des sujets d’évaluation, des barèmes et des niveaux d’exigences qui dépendent pour une part importante de représentations personnelles ou collectives (par exemple en lien avec l’établissement d’exercice). ** https://www.lexpress.fr/actualite/societe/bac-de-philo-une-copie-dix-correcteurs-pour-quelle-note_899958.html ***  Charles Pépin(Auteur)  : Les vertus de l’échec  Allary edition Pour aller plus loin un article :  https://www.contrepoints.org/2017/02/09/280364-vertus-de-lechec-de-charles-pepin   [...]
26 juin 2018Nous étions plusieurs thérapeutes réunis ce samedi 23 juin à Méobeq dans le cadre de notre association “le Tertre de Mon Don”* afin de faire plus ample connaissance avec un public attiré par des pratiques douces et naturelles. Pour ma part en tant que thérapeute familiale, j’accueillais les participants sous un arbre, près de la mare et je les invitais à s’engager dans  un jeu simple d’auto-questionnement, permettant de mettre en lumière un aspect de leur personnalité. Comme dans chaque stand, beaucoup de petits groupes sont venus, participer à mon jeu introspectif. Certains ont éventuellement trouvé  une réponse à un questionnement intérieur, d’autres ont partagé avec un proche une belle valeur, ou une envie, voire un beau souvenir parfois un peu enfoui.   Je reprendrai (ayant eu l’autorisation de l’auteure) une réponse à la question piochée “quel est votre plus beau souvenir d’enfance?” Après une courte réflexion et des étincelles dans les yeux, cette dame d’une certaine maturité nous a narré une petite facette de sa vie :   ” Quand j’étais petite, c’était la guerre. Par sécurité mes parents m’avaient placée dans une ferme en Normandie. Je devais garder les vaches. Ce n’était pas facile au début ! Pour y aller, j’étais accompagnée du chien de la ferme, il s’appelait Champagne. Les chiens n’étaient pas bien considérés par les fermiers : ils ne leur faisaient pas de mal, mais ils les nourrissaient moins que les cochons par exemple. Pour moi Champagne était devenu un fidèle compagnon. Je passais beaucoup de temps avec lui, j’étais seule donc il comptait vraiment. Parfois je partageais avec lui ma tartine de pain du goûter car je trouvais qu’il ne mangeait pas assez et surtout parce que je l’aimais bien. Et bien voilà, Champagne me permet de répondre  ainsi aujourd’hui  à cette question.”  La guerre, les restrictions, la séparation familiale, une forme de solitude … c’est dans un contexte étonnamment difficile et inquiétant que cette participante a retrouvé ce bon souvenir, telle une pépite brillant un peu plus que les autres dans sa mémoire à ce moment là. On aurait pu s’attendre à ce que le bon souvenir soit le jour des retrouvailles avec ses parents ou le jour de la fin de la guerre. Non c’est cet attachement résilient à ce chien, devenu compagnon de promenade de confidence, lui ayant permis de traverser cette période, qu’elle a magnifiquement partagé avec nous et qui nous (les membres du petit cercle présent à ce moment) a fait fibrer d’une tangible émotion. Voilà à titre d’exemple les bons moments de vie qui ont été évoqués ce samedi sous “l’arbre à palabres” où j’avais élu domicile. Il n’y a pas eu bien sûr que des bons souvenirs. Les questions ont entraîné aussi un certain nombre de confidences ou de surprises pour les participants venus entre amis ou en famille.   Allez pour conclure je  pioche une carte au hasard dans ma boite de Pandore … et  vous vous  la posez (à vous-même) : “Qu’est-ce que j’aimerais faire plus souvent ?” Répondez bien : dans votre tête, sur un petit carnet pour voir si vous relèverez le défi, vous pouvez aussi le mettre en commentaire ou me l’envoyer par mail :  sylvie.etieve@gmail.com Je vous répondrai en privé. Bonne journée à chacun avec ou sans question. ******************************************************************** L’animation de ce jeu d’introspection est à votre service. Une nouvelle séance aura lieu au mois de juillet ! ******************************************************************************************** * “L’association « Le Tertre de Mon Don » a été crée le 11 juillet 2013. Elle a pour but de relier cultures, environnements et santé. Son objectif est d’accompagner et de former pour que chacun redevienne acteur de sa propre santé, dans un lieu d’accueil au sein du Parc Naturel Régional de la Brenne. Vous sont proposés des activités de promotion de la santé durable (ateliers, formations, conférences, …) , des chantiers participatifs, des journées portes ouvertes….” extrait du site internet:  http://www.letertredemondon.fr/qui-sommes-nous.html  Merci Séverine pour le partage de ce lieu de ressource. Merci Florence pour les photos Dessin d’étude de Pierre-Loïs Damien-Etiève [...]
15 juin 2018“Une chance”, une véritable chance, était offerte aux élèves de seconde du lycée Pierre et Marie Curie de Châteauroux cette semaine. Afin  d’élargir leurs connaissances et d’améliorer leur bien-être , un panel d’ateliers tous azimuts leur était proposé: sciences, littérature, escape game… et bien être. Je remercie l’équipe organisatrice du lycée de m’avoir fait confiance. ” Le stress on le ressent sans être capable de le définir” : une première constatation des élèves qui confortait bien le choix de l’équipe de cette semaine de l’engagement pour cet atelier “Halte au stress”. Avec quelques explications, exemples concrets, démarches étayées,et astuces anti-stress les élèves ont quitté l’atelier, satisfaits, avec dans leur cartable des techniques à appliquer pour éviter de trop se laisser envahir par le stress pathogène.   Parmi les astuces données voici l’exemple qui les a le plus fait sourire. “Dans une situation de stress : il ne faut pas rester passif ! Il est conseillé de prendre une décision. En effet la passivité génère encore plus de stress. Donc vous êtes à l’arrêt de bus. Le bus arrive …votre crush* est dedans… (symptômes du stress (palpitation cardiaque, mains moites, je rougis … )) mais qu’est ce que je fais : je monte dedans ou pas ? ! Eh bien le conseil : prenez une décision ferme : Je reste là car je vais perdre tous mes moyens et me griller OU je monte de toutes façons il ne va peut-être même pas me calculer !! Se positionner fermement et consciemment calme l’organisme.   Bon après : il y a l’étape suivante : je le regarde ou pas etc etc ! 🙂  Voilà un petit extrait de cette matinée où les groupes se sont succèdés avec respect et intérêt. ********************************************************** Si vous êtes intéressés par  cette intervention : prenez contact avec moi. *Un crush est une personne pour laquelle on a un petit béguin ! “Crush”Vient de l’anglais « have a crush on someone » qui signifie littéralement craquer sur quelqu’un !! [...]
10 juin 2018La pluie diluvienne a écorné  ma confiance en arrivant en forêt donc repli … au jardin où le soleil a finalement décidé de revenir pour la séance “bien-être dans son couple.” Une fois installés, nous avons abordé trois thèmes à la fois différents et imbriqués les uns dans les autres : La communication dans le couple, les disputes, et ce qui nous anime le plus : (si vous voulez en savoir plus: il y aura bientôt une prochaine séance !!) Alternant théorie/ pratique sur des sujets fondateurs d’une vie à deux. Les couples inscrits ont pleinement “joué le jeu” et il est vrai qu’il y avait des moments ludiques où les rires fusaient ici ou là :  c’est certainement ce qui a permis à un couple de me dire qu'”ils avaient passé un très bon moment” et à un autre de m’écrire au sujet de la rencontre : “cela est une très bonne base pour de nouveaux échanges dans le couple. Cela permet de prendre conscience de certains aspects de notre relation et de nous-même et d’y “travailler”. Il faut “juste” trouver ou plutôt prendre le temps de se poser ensemble.” Voilà c’était la première séance: donc je remercie ces couples de s’être lancés et de m’avoir fait confiance: visiblement le lendemain ils souriaient encore de certains aspects mis en pratique lors de la séance : notamment un jeu de questions/réponses !! “Je vous souhaite de pouvoir organiser plein d’autres ateliers sur ce thème.” m’a t on offert comme retour.  Alors si cela a plu aux uns cela peut convenir à d’autres et … j’espère que la prochaine fois: la forêt sera notre terre d’accueil !   [...]
24 mars 2018J’ai eu l’occasion ce vendredi 23 mars de participer à la table ronde « parentalité et lois » organisée par l’UDAF en présence d’une juge pour enfants. Je vous partage quelques informations (étayées de quelques compléments) que je souhaite vous partager. Avant tout : petit rappel du code civil : Une des informations données concernait les manquements (à la loi) de certains parents ! Une action possible (en tant que citoyen) si l’on observe une situation de maltraitance est de connaitre et de faire le numéro vert enfance maltraitée : 119 ! Si vous avez un réel doute concernant un enfant (maltraité ou négligé) appelez le 119 : c’est anonyme : toutes les informations sont vérifiées recoupées et étudiées. Plus de 600 décès d’enfants par an sont imputés à des mauvais traitements parentaux. La protection passe par chacun ! Il faut se souvenir que pour un enfant ce que font ses parents semble normal et qu’il les aime malgré tout ! Des mesures d’assistance éducative pourront être apportées à une famille en détresse. L’ ASE (Aide Sociale à l’Enfance) et tous ses services qui en découlent ou l’ASE saisira le Procureur de la République qui saisira les juges si le danger est trop important. L’ AEMO L’âge des enfants bénéficiant d’une mesure d’aide éducative (AEMO= Action Éducative en Milieu Ouvert) diminue : il y a quelques années les adolescents étaient plus ciblés, aujourd’hui ce sont les 6/9 ans et les 0/5 ans avec des parents très jeunes-parfois mineurs- Certains départements  n’ont pas assez de familles d’accueil pour recevoir des enfants en situation de besoin  (l’Indre a pour le moment assez de familles pour accueillir ses enfants et de  maisons d’enfants à caractère social (MECS) Néanmoins l’accueil de nourrissons (demande croissante) est un peu plus délicat. Tous les milieux sociaux peuvent être concernés par une mesure d’aide et d’accompagnement à la parentalité : dans certaines situations de divorces par exemple. Le confort matériel ne préserve pas de tout : l’argent est même parfois source de conflits ouverts et de pression sur l’enfant. Certaines familles dans des conditions plus précaires n’ont parfois pas plus de 6 €/personne/jour pour vivre (une fois les charges payées), la précarité est plus marquée encore lorsque les familles habitent en milieu rural : car la mobilité et la difficulté de transport sont des freins aux déplacements ! L’ AGBF L’AGBF (Aide à la Gestion du Budget Familial) est une mesure (judiciaire- et qui dit judiciaire ne dit pas forcément sanction*) qui doit assister les familles dans leurs démarches administratives et financières. Notamment les guider pour hiérarchiser les priorités dans les dépenses : acheter et mettre des draps dans un lit ou payer la cantine est plus raisonnable que d’acheter un téléviseur : MAIS quand on est dans la précarité on peut aussi comprendre que d’avoir une belle télé (comme tout le monde) qui propose une évasion du quotidien, soit la priorité. Il y a beaucoup plus de familles monoparentales, ce qui rend la tâche éducative plus lourde à gérer. Les travailleurs sociaux ont constaté que les parents achetaient moins de vêtements de marque pour leurs ados mais que le budget téléphonie augmentait. L’encadrement des crédits a aidé aussi les familles à moins s’endetter ! Les travailleurs sociaux (éducateurs, assistants sociaux …) ont une action bienveillante et remarquable et travaillent de pair avec le juge des enfants et les autres acteurs de la justice et des services de soin ( et les associations . Les éducatrices et assistantes (de l’UDAF ici présentes) disaient être quasiment toujours bien reçues dans les familles qu’elles accompagnent. J’ajoute pour conclure qu’une thérapie familiale soutient, et qu’elle peut permettre à certaines familles de redonner la place à chacun, elle peut  également conforter le sentiment d’appartenance à cette famille donc redonner confiance à l’ensemble. Voilà quelques informations retenues de cette table ronde. Ces semaines d’informations sur la santé mentale (à Châteauroux et ailleurs aussi)  auront été riches d’enseignements et de rencontres ! merci aux organisateurs ! Sylvie Etiève (Thérapeute familiale conjugale sylvie.etieve@gmail.com ). ………………………………………………………………………………………………………………………………. * Lors de l’adoption de nos enfants nous avons du aller au tribunal pour finaliser l’adoption plénière : je comprends ce sentiment ambivalent que l’on peut avoir de rentrer dans un tribunal ! [...]
20 mars 2018Alors que le printemps sonne son entrée officielle, les quelques soubresauts de l’hiver  ne nous donnent pas tout à fait l’envie de croire à cette arrivée ! Pourtant depuis quelques temps : les jonquilles fleurissent les forsythias jaunissent et quelques fruitiers  arborent  leur parure printanière ! Et nous ?  envie de moins de froideur, de moins d’humidité de plus de couleurs et surtout de plus de lumière ! Et ce 20 mars on arrive au point de bascule : c’est l’équinoxe de Printemps (durée nuit égale durée jour) ! Les nuits vont commencer à être légèrement plus courtes que les journées : et ceci s’installe tranquillement depuis le solstice d’hiver en décembre dernier ! Mais là avec l’arrivée calculée du printemps : c’est parti pour de bon. Donc profitons de ce commencement de cycle comme un nouveau départ : Faire des plans, avoir des projets, bouger les meubles, changer quelques habitudes … riment souvent avec cette envie de renouveau saisonnier. Ranger aussi : le fameux « grand ménage de printemps » rangeons nos intérieurs ! Des tiroirs aux dossiers de nos ordinateurs ! De la voiture à l’armoire à chaussures !  Trions et profitons-en pour donner : la deuxième vie des objets est aujourd’hui une nécessité écologique ! Le meilleur rangement serait le rangement par catégories : avec la méthode Konmari*. Le rangement est une saine activité qui a des impacts positifs sur l’individu ; le psychologue clinicien et psychanalyste Olivier Douville explique que « Ranger revient à refuser de se laisser envahir par le chaos, la confusion » En rangeant on ne garde que le plus important. Un puis on peut en profiter pour faire une introspection personnelle printanière : que puis-je “ranger” ?que puis-je rafraîchir dans ma vie ? que puis-je débuter ? Voyons du côté du corps : mon look ? Un meilleur sommeil ? une alimentation plus naturelle ? ( mes filles adorent se faire des smoothies)  un bilan de santé : à quand remonte mon dernier RV dentiste ou autre ? Une activité physique mesurée du type « quand je téléphone : je marche au lieu de rester assis(e) ! »   J’étends mon linge (dehors idéalement) au lieu de le mettre dans le sèche-linge ! Je dépoussière mon vélo et je m’en sers !! Faire le plein d’énergie et d’extérieur est un besoin à assouvir.  Voyons du côté du psyché : Depuis combien de temps n’ai-je pas vu ou pas contacté telle ou telle personne que j’aime bien ? Prendre le temps d’un message printanier rassérène, et fera plaisir ! Ce genre de question ou de liste peuvent se poser  tranquillement : pourquoi pas sur une feuille. D’autres questions du type : qu’est ce qui émotionnellement me fait du bien ou au contraire me dessert ? et bien sûr on essaie de faire le tri dans les ressentis et on agit sur les émotions négatives qui polluent la vie ! Comment ? déjà il faut  reconnaître ces ressentis négatifs, les nommer , puis observer les comportements qui les génèrent !  comprendre  ses émotions et voir comment on pourrait réagir plus positivement ou en tout cas plus activement . Par exemple parfois certaines réactions de notre entourage nous ennuient ou nous déçoivent donc une des premières choses à faire et de l’exprimer au lieu de l’intérioriser,en disant, sans juger ce que tel ou tel acte ou non acte nous procure comme ressenti ! Et puis l’on peut se donner des objectifs à atteindre : exemple : je ne passe pas plus de 30 minutes sur l’ordinateur ce soir !  et pourquoi pas noter ces réussites ! Voilà le ménage que l’on peut faire dans sa tête ! Et puis une fois ce temps de pause et de méditation fait : je m’ouvre aux autres, au monde, je souris à la vie, je sors de ma coquille hivernal:  ça va être « le printemps du cinéma » et ” le printemps de Bourges” par exemple, pourquoi ne pas  y aller ? ! Je peux même prendre le temps de méditer : ne rien faire et apprécier ce renouveau de la nature : observer jour après jour l’évolution d’un arbre par exemple. Car bien sûr l’essentiel est de se tourner vers cette nature renaissante car elle nous régénère sans compter : alors : ouvrons les cœurs les portes et le les fenêtres et surtout sortons !  Allons au parc, en forêt ou près d’un étang marchons, jardinons, bricolons dehors, plantons, semons, nettoyons un espace naturel, cueillons quelques fleurs faisons les marchés aux produits naturels, profitons des animaux et des naissances qui arrivent, observons-les, écoutons les oiseaux, rendons visite à des personnes seules et proposons leur une promenade, faisons quelques photos, dessins, collections, tableaux éphémères de notre nature, pique-niquons, jouons ou lisons et sourions au soleil ou, profitons pourquoi pas de la pluie !! Ah et j’allais oublier : aimons ! Car, l’Amour aussi a besoin d’un peu de cette régénérescence ! Bon début de printemps à chacun ! Sachez en profiter en pleine conscience  ! Sylvie Etiève (20 mars 2018) ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..   *méthode Konmari : https://mon-totem.fr/2018/01/23/marie-kondo-comment-desencombrer-sa-maison-et-son-esprit/ La méthode Konmari en 4 étapes: Ranger par catégorie en commençant par les vêtements, puis les livres, les papiers, divers (vaisselle, produits de beauté, etc.) et les objets sentimentaux Faire une pile de tous les objets d’une catégorie à un même endroit Se demander pour chaque objet si l’on ressent de la joie de le posséder Garder les objets qui nous apportent de la joie et donner ou jeter le reste !……………………………………………………………………………………. Aquarelle PLDE crédit photo SE   [...]
23 février 2018        «  Il ne coûte rien, mais produit beaucoup. » dit le poème* ! D’après le passionnant dossier du mois de janvier de « ça m’intéresse »* le sourire dope note santé et n’apporte que du bénéfice! Preuves à l’appui : l’espérance de vie serait plus longue pour les personnes qui sourient beaucoup, que pour les autres. De plus le fait de sourire aurait un impact sur le niveau de stress ! En effet les 17 muscles (sur 30) du visage impliqués dans le sourire : notamment les zygomatiques alertent le cerveau de notre bonne humeur ce qui fait baisser notre niveau de cortisol (hormone du stress). Le fait de sourire entraîne la personne dans un cercle vertueux qui l’aide à sortir par exemple, plus vite, d’une période un peu dépressive. Sourire et rire permettent également d’augmenter notre seuil de tolérance à la douleur et n’a que des effets bénéfiques pour le rythme cardiaque qu’il ralentit, et, sourire fait diminuer la pression artérielle ! Les spécialistes établissent trois catégories de sourires : Le sourire de joie (quasi inné : même dans le ventre le bébé « sourit ») Le sourire d’affiliation (permettant de créer un lien avec les autres, de les réconforter par exemple.) Le sourire de domination (servant à affirmer son pouvoir). Mais attention le vrai sourire fait soulever les paupières (les muscles oculo-orbiculaires sont en mouvement) alors que dans le sourire forcé, ces muscles  ne sont pas en mouvement, et, le cerveau ne s’y trompe pas ! Donc le sourire forcé ne produit rien de bon  il serait même délétère.   Sourire résonne avec contact, bien-être, bienveillance, avec don avec récompense, avec confiance, avec lien social. Une recherche a montré que les personnes affichant un sourire sur leur profil Facebook étaient davantage satisfaites de leur vie trois ans après ! Donc à nos profils : vite 😉 A nos sincères sourires ! Que cette journée nous donne l’occasion de souvent sourire ! Car c’est prouvé : c’est  bon pour la santé et le bien-être !   Pour aller plus loin (et source de l’article) :    « ça m’intéresse » n° 443 janvier 2018 prisma media Poème anonyme « le sourire » à retrouver sur cet article : Etre bien au salon, donne le sourire.     [...]
16 février 2018    « Petit à petit : l’oiseau fait son nid ! » et le quitte ! Dernier bagage calé dans la voiture, derniers bisous, dernière accolade et ultimes recommandations (sans doute inutiles) et hop la voiture démarre ! Destination : Ville universitaire ! Bac fraichement en poche : école demandée pas exactement obtenue donc choix d’école intéressante mais assez éloignée de notre département rural ! La route sera un peu longue : l’échelle du temps qui passe va s’allonger également ! Ça y est : elle roule ! Elle est partie ! Après quelques méditations sur le trottoir : quelques flash-back de mon propre départ pour la fac il y a …. X années … déjà  (je n’ose plus compter), et maintenant c’est son tour : déjà ! « Elle est née hier ! ». Je me décide à rentrer dans la maison : pourtant le soleil radieux de ce début septembre m’encourage à recharger encore quelque peu à faire le plein de vitamines D ! Oui j’aurai dû rester au soleil car en rentrant : allez savoir pourquoi : je me dirige dans sa chambre, et là : submergée par un flot d’émotions : je reste coite ! Le vague à l’âme flotte dans la pièce : à peine 18 années à les protéger, les voir grandir, les responsabiliser et hop nos enfants s’envolent ! L’ambiance, les objets rangés, les photos, le lit pas prêt d’être défait, les souvenirs jalonnant des étapes de sa vie déjà si longue et si courte à la fois ! … oui morosité sans doute provisoire  mais profonde vacuité ! Ce n’est pas vraiment tabou mais on en parle peu. Et surtout tous les parents ne le ressentent pas: néanmoins je dois ressentir ce qu’on appelle «  le syndrome du nid vide » me dis-je ! « Le syndrome du nid vide est un état psychologique qui atteint surtout les femmes, lequel provoque du chagrin quand un ou plusieurs enfants quittent le foyer ! » telle est la définition de Christine Webber and Dr David Delvin psychologues américains, lirais-je plus tard. « Le nid vide, un mal de mère » sera le titre du  petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre. En attendant effectivement : ça fait un vide ! Pourtant c’est en toute confiance en l’avenir que je l’ai regardée partir : bon la route évidemment : c’est inquiétant (première cause de mortalité chez les jeunes !) mais après elle va s’en sortir la connaissant ! Aujourd’hui avec le recul : le ressenti de cet instant reste intact. Je me penche sur ce que j’en retire pour le partager ! Tout d’abord la première chose que l’on peut f            aire bien sûr c’est d’accueillir ce sentiment de tristesse : tel qu’il vient ! Refouler un sentiment n’est jamais bénéfique. Alors que s’autoriser à l’accueillir, l’écouter, s’écouter  va permettre au sentiment de « circuler »et de s’en aller sans se stocker dans  notre mémoire en attente de libération. Une fois que l’on a bien accueilli ce sentiment avec attention, le deuxième point est de connaitre nos besoins pour pouvoir les satisfaire ! En cas de chagrin : essayer de trouver des petites joies : quelles qu’elles soient : envie d’un petit chocolat : si si pourquoi pas 😉  Et puis ne pas oublier que nos enfants ont été source de nombreuses joies mais pas que… Dans le cas du syndrome du nid vide (qui ne se vit pas seulement qu’avec le départ des enfants étudiants/apprentis) évidemment il y a différents besoins : celui d’avoir des nouvelles (rassurantes) «  bien arrivée, bien installée »: même si les parents n’élèvent pas leurs enfants pour les garder à la maison : quelques nouvelles de ci de là permettent l’unité familiale ! La page de leur vie ici est tournée, mais les parents (qui à ce moment renoncent à leur rôle protecteur) sont en général contents de connaitre de loin en loin la trame du nouveau chapitre ouvert par leur progéniture devenant adulte ! Attention à ne pas les faire culpabiliser en leur envoyant des messages inquiets : lui laisser sa part d’autonomie dans sa nouvelle vie est normal ! Un autre besoin (et le mieux là aussi est de l’avoir anticipé) : c’est d’apprécier ce temps libre qui s’offre à nous; avoir eu une vie personnelle (affective, professionnelle, associative…) épanouie  lorsqu’ils étaient encore là, aide quand ils prennent leur envol à ne pas se sentir dépourvu(e), esseulé(e) ! Leur départ va redonner du temps au(x) parent(s), c’est appréciable ! – (on va pouvoir manger ce qu’on veut quand on veut !! eh eh !) .Et si l’on était focalisé sur leur vie : eh bien c’est le moment de voir les choses autrement ! Balade, cinéma/spectacle, cuisine, musique, sport, bricolage, lecture, invitations, activités variées, jardinage, bénévolat, hobbies de jeunesse à reprendre, (re)voir des personnes, méditation, régénérer sa vie amoureuse… les sources de vie différentes sont intarissables ! Enfin en parler fait du bien : si l’on a la chance d’être deux : en parler à l’autre (ou à un(e) ami(e) soulage. Parfois à degré divers la même sensation est partagée. En tout cas de mettre les maux en mots permet une certaine acceptation. Et puis si le syndrome est trop lourd (cette sensation de perte, de fin d’une étape peut durer plusieurs mois chez certains voire entrainer une dépression*) : acceptez un soutien un peu plus spécialisé sera nécessaire. Voilà : pour conclure on a le droit de se dire que s’ils prennent leur envol c’est que l’on a réussi à leur donner : « des racines et des ailes »*. Donc on peut s’en féliciter : ça ne fait pas de mal ! Epilogue : même si on ne materne plus nos petits qui se sont émancipés, on sait que lorsqu’’ils vont rentrer ce sera un peu une fête (je ne parle pas du linge à laver en 48h !) mais on entretiendra de nouvelles relations avec eux : écoute, dialogue, partage d’expériences, et le tout dans la bonne humeur et avec des petits plaisirs culinaires ou autres ! Et puis ils repartiront continuer leur vie et la nôtre continuera aussi : c’est ça l’équilibre ! Pour aller plus loin : « Le nid vide, un mal de mère » petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.* https://www.migrosmagazine.ch/le-syndrome-du-nid-vide-ou-le-mal-de-mere-apres-l-envol-de-ses-enfants « mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère » ou Le syndrome du nid vide de  Rosine Bramly En guise d’illustration personnelle : « Petit à petit : l’oiseau fait son nid , pond ses œufs, les aide à grandir nourrit ces oisillons et, les regarde s’envoler, car ils auront aussi leur nid à construire ! » (photo d’un couple rouge-queue venus faire son nid et couver sous notre porche il y a deux ans) “J’ai besoin de vous ” Sylvie Etiève février 2018 [...]
23 janvier 2018Hier soir je menais la troisième séance « Bien Etre Parent » à Argenton-sur-Creuse (36). Mon petit groupe, très hétérogène mais très impliqué et sympatique, semblait découvrir une méthode d’éducation positive  prônée par la psychologue Américaine Jane Nelsen   (et , soit dit en passant mère de 7 enfants !). Donc  (comme vous ne viendrez pas tous à ces rencontres) je vous transmets un moyen de restaurer la relation en cas de bêtises ou conflits en famille proposé par Jane Nelsen. Si votre enfant a fait une erreur , vous pouvez apprendre à lui faire appliquer : Les 3 « R » de la réparation. R : pour reconnaître sa part de responsabilité («  oups j’ai fait une erreur, je vais la réparer» sans culpabilité)   R : pour réconcilier  (« je suis désolée d’avoir fait/dit ça, pardon … ») R : pour résoudre (« il faudrait trouver une solution ensemble pour ne plus que cela se reproduise ou pour réparer mon erreur ») L’enfant comprend que le dommage existe et qu’il doit le réparer : par exemple s’il renverse un verre d’eau, c’est lui qui essuie. Suivant l’erreur faite la réparation peut-être : quelques mots d’excuses (oraux ou écrits) , une réparation plus matérielle (racheter un double décimètre cassé à son camarade)  ou une réparation compensatrice (faire quelque chose qui compense : “pendant que je rince ton pull plein de peinture tu vas  ranger toutes les affaires de peinture et aller te laver !” ). Voilà en quelques mots «  les 3 R de la réparation » ! Cette  méthode d’éducation bienveillante et positive transmise par Jane Nelsen, permet donc à l’enfant d’être mis en confiance, encouragé, impliqué,respecté,responsabilisé : ce qui lui permet de devenir autonome de grandir quoi ! La punition quant à elle n’entraîne que Rancœur  Revanche Rébellion et Retrait  (les 4 “R” de la punition, qui n’a pas sa place en éducation positive !) Ah oui ! Pour conclure : cette façon d’envisager les 3″R” de la réparation ne s’applique pas qu’aux enfants !  Evidemment ! Bien bonne journée.                Sylvie Etiève (mardi 23 janvier 2017) [...]
30 décembre 2017A comme : Amour Accueillir Adaptation D comme : Don Désir Douceur O comme : Ouverture Origines P comme :  Parents Partage Philosophie Persévérance T comme : Tendresse Terre-d’accueil Tourments Ténacité E comme : Espérance Espoir Energie Expérience Épreuves Extra-ordinaire R comme : Responsabilité Renouveau Renaissance Rigueur Rêve Vouloir écrire un article sur l’adoption lorsque sa propre vie est empreinte de cette histoire entraîne parfois sur des chemins de l’écriture inattendus. Je m’étais engagée à écrire  cet article pour décembre et il s’avère que, lorsque j’ai entrepris l’écriture, ce n’est pas un article que j’ai rédigé mais notre histoire de famille, des heures durant ! Je l’ai offerte à mes proches et suis prête à l’offrir à ceux qui la souhaiteront*. Adopter un enfant a aujourd’hui plusieurs sens. Si d’un point de vue juridique c’est donner son nom (une filiation) et une famille à un enfant ou adolescent qui n’en a plus du fait d’avoir été abandonné, aujourd’hui avec tous les profils de familles que l’on voit : adopter dépasse largement le plan juridique. Un de mes patients, m’expliquait que dans sa future recomposition familiale, il allait devoir s’adapter aux enfants de sa future compagne qui, eux, allaient donc devoir l’adopter : oui ! S’adapter s’adopter à une lettre prés et d’un point de vue étymologique cela se rapproche. Car si en général ce sont les adultes qui enclenchent une adoption : tous les protagonistes doivent mutuellement s’adopter pour que l’alchimie se fasse dans la famille ! Surtout que l’adoption peut être plénière ou simple. Au-delà des mots clés de l’acrostiche ci-dessus (pour lesquels j’ai eu de l’aide de mes enfants) un maître mot est le mot Confiance. Sans elle le cheminement ne peut pas se faire : trop d’étapes à franchir, trop de temps à patienter, parfois trop de doutes ! Entre le moment où l’on décide d’ouvrir son foyer à un enfant et le moment où l’on passe devant le juge pour basculer en adoption plénière : des jours, des nuits, des semaines des mois voire des années s’écoulent… Décider de la grossesse d’un enfant, même si ce n’est pas toujours facile pour certaines, dépend à 100% de soi ! Adopter un enfant passe par des rendez-vous avec des organismes assermentés qui « dépossèdent » un tant soit peu de cette décision. Rencontrer assistante sociale, psychologues, médecins, organismes administratifs, associations demande une endurance parfois difficile à tenir : certains sont déboutés et n’obtiennent pas leur agrément, d’autres abandonnent, mais la plupart des couples poursuivent… Si l’on franchit tous ces obstacles : l’arrivée chez soi d’un enfant– comme lors d’une naissance- est un cadeau de la vie d’une valeur inestimable, la joie qui en découle submerge. Comme tous les enfants ils donneront du « fil à retordre à leurs parents » mais aussi des moments de plénitude familiale. Ce n’est pas parce que l’on est un enfant adopté que l’on  exempte sa famille des tracas et des questionnements ni qu’on lui en ajoute davantage. Chaque vie a son histoire qui se tisse avec la vie de ses proches : parfois en harmonie, parfois il y a des accrocs : c’est ainsi ! Et, comme des enfants nés du sang, ces enfants viennent aussi du cœur de leurs parents. Même s’ils ont une autre histoire génétique, des origines différentes qu’il ne faut pas ignorer, il semble bon de ne pas cristalliser sur celles-ci pour avancer en toute confiance sur le chemin de la vie. Pour aller plus loin : Pour tout savoir sur les procédures d’adoption : http://www.adoption.gouv.fr/Qui-peut-adopter.html Pour connaitre les statistiques de l’adoption en France (2016) : http://www.agence-adoption.fr/wp-content/uploads/2013/12/stats_2016-site_cle0d1371-1.pdf *Ma nouvelle se nomme « Dinh Danh Diem » elle pourra vous être envoyée (par mail)  d’ici un mois : tout droit réservé. DEUX MÈRES POUR UNE VIE (poème anonyme) Il était une fois deux femmes qui ne s’étaient jamais rencontrées, l’une dont tu ne te souviens pas, l’autre que tu appelles “maman”. Deux vies différentes dans l’accomplissement d’une seule, la tienne, l’une fut ta bonne étoile, l’autre ton soleil. La première te donna la vie, la seconde t’apprit comment la vivre. La première créa en toi le besoin d’amour, la seconde fut là pour le combler. L’une te donna tes racines, l’autre t’offrit son nom. La première transmis ses dons, la seconde te proposa son but. L’une fit naître en toi l’émotion, l’autre calma tes angoisses. L’une reçut ton premier sourire, l’autre sécha tes larmes. L’une t’offrit en adoption, c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour toi. L’autre pria pour avoir un enfant, et Dieu la mena vers toi. Et maintenant quand en pleurant tu me poses l’éternelle question, héritage naturel ou éducation, de qui suis-je le fruit ? Ni de l’un ni de l’autre, mon enfant, tout simplement de deux formes différentes de l’AMOUR.     [...]
19 novembre 2017(Lire cet article vous demandera un peu de temps : merci de le prendre,        ou en tout cas merci d’être passé par mon site  n’hésitez pas à le faire vivre ! ) Parce qu’il y a des périodes un peu plus difficiles que d’autres, il est parfois bon d’écouter et d’accueillir la réflexion de certains  spécialistes :                                  « “Faire son deuil’ est un paradoxe absolu, écrit Anne Dufourmantelle, le deuil est par excellence un moment d’impuissance. Un événement réel nous percute, et nous n’y pouvons rien. Or le verbe “faire” sous-entendrait qu’on pourrait y opposer un acte, une volonté, quelque chose… Malgré nous, nous avons toujours besoin de croire que nous pouvons agir devant un événement. Aussi révélatrice soit-elle, cette expression m’apparaît néanmoins inappropriée. Car il semble que, dans le deuil, tout le travail consiste plutôt à aller dans le sens de l’impuissance, de l’acceptation de la perte. Il s’agirait plutôt de “défaire son deuil” »* Les propos d’Anne Dufourmantelle philosophe et psychanalyste française (née en 1964) peuvent apporter un éclairage rassérénant lorsqu’on traverse une période troublée par la perte d’un être proche. Je vous propose –si vous en avez envie, besoin, de partager d’autres de ses  propos, tenus dans la revue « Philosophie » il y a quelques années : « Les tombes, sépultures, actes juridiques, testaments retrouvés, lettres d’adieu ont un rôle : tous ces marqueurs extérieurs aident le sujet à se délivrer d’en être le seul dépositaire. Ils rendent le deuil dicible (exprimable) et partageable. Dans les thérapies, on constate qu’aller se recueillir sur une tombe, faire rétablir un nom d’enfant mort oublié, entretenir la mémoire peuvent être des moments clés d’une cure. C’est la reconnaissance pour un vivant qu’il peut laisser aller le mort à sa mort et accepter la vie. » La mort a souvent une place un peu taboue dans notre société : cela –et à juste titre- dérange. Certaines personnes évitent les endeuillés (ce n’est pourtant pas une maladie contagieuse) ou elles ne savent pas vraiment quoi dire, alors que le plus simple est d’écouter de façon disponible sans conseil sans jugement celui qui vit la disparition de l’Autre. La peine est lourde à porter : un moment, un geste, un mot un sourire en allège le fardeau ! La société, pour suppléer à notre fragilité due à ce moment douloureux, propose une aide …commerciale!    Et avec condescendance ce commerce nous dépossède parfois de nos propres missions. Pourtant celles-ci nous aident à avancer vers l’acceptation. Comme dans tout deuil on sait qu’il faut plus ou moins passer par les phases* de déni, de colère, d’expression, de dépression qu’entraine le constat, ou, la nouvelle d’un décès avant d’accepter la perte de  cet Autre ! Croyant ou pas à la vie après la mort , chacun parcourt son chemin intérieur du deuil à sa façon, c’est un parcours mystique mais surtout irrationnel : nous pensons que nous avons intériorisé la mort de celui qu’on aimait , que ça va mieux, et, tout à coup une vague émotionnelle  nous submerge comme ça de façon quasi inexplicable. Ou encore au cœur de ces nuits sans fond, un rêve, où  passé présent futur s’entremêlent, nous éveille, abruptement, le manque est cruel, on est là comme au-dessus du vide : angoissant, angoissé.e ! Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises manières pour entreprendre ce cheminement personnel, vers ce, qui de toute façon ne sera plus jamais tout à fait comme avant ! La patience et le courage de donner du temps au temps, aident bien sûr à l’atténuation de la douleur  (étymologie du mot deuil): mais chacun, avec ce qu’il est, ce qu’il a reçu, comme il a vécu, chemine à son rythme : ce qui est sûr c’est que la route est longue, chaotique  et qu’aujourd’hui prendre le temps de vivre de tels événements n’est pas forcément accepté, acceptable ! Il ne s’agit pas, bien sûr d’être dans l’affliction permanente dans le désarroi et les larmes (qui par ailleurs, libèrent)  non : on peut même s’autoriser à être heureux mais  il s’agit de s’écouter pour ne pas refouler ce chagrin, de parler (même seul.e) pour ne pas bloquer ce « travail » nécessaire, de faire évoluer l’attachement que l’on avait avec la personne disparue pour en faire de façon résiliente une source d’énergie et reprendre le goût du risque de la vie ! Anne Dufourmantelle était une de ces femmes qui aimaient prendre des risques : «  La vie tout entière est risque. écrivait-elle . Vivre sans prendre de risque n’est pas vraiment vivre. C’est être à demi vivant »: elle en avait même écrit un livre recommandable : « l’éloge du risque » **! Malheureusement ,c’est en voulant sauver deux enfants de la noyade qu’elle a trouvé la mort l’été dernier dans le Var : Aujourd’hui je dois une certaine reconnaissance à ce qu’elle a su léguer à nous ses lecteurs qu’elle aide encore au-delà de sa disparition ! Sylvie Etiève Article du 18 novembre 2017 Je dédicace cet article à ma mère Claudine à qui je dois tout ce qu’un enfant doit à sa mère quand elle a été ce qu’elle fut : « Maman,  avec papa, comme sur la balançoire de notre portique, vous nous avez poussés dans la vie avec ce va-et-vient nécessaire au cheminement vers l’âge adulte. Aujourd’hui une corde de la balançoire se casse : la chute, bien que prévisible fut-elle, est un peu brutale pour nous tous ! Mais on réagira car vous nous avez insufflé suffisamment d’Amour pour nous relever et avancer. »                                                                   (Extrait du texte d’hommage -SE) *Source : Magazine Philosophie Octobre 2014 – Anne Dufourmantelle   **Les travaux d’Elisabeth Kübler-Ross font retenir 5 étapes d’un deuil :  le déni, la colère, l’expression/marchandage, la dépression, l’acceptation.  ***L’éloge du Risque: Anne Dufourmantelle   Éditeur : PAYOT ET RIVAGES  [...]
2 octobre 2017Samedi 30 et dimanche 1er octobre, malgré quelques questionnements, je me suis installée au salon du bien-être organisé par l’association “Bien-Etre en Berry” ( d’ailleurs bien organisé. Ce fut l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes ayant envie, peut-être même besoin, de partager un petit bout de leur vie ou de celle d’un proche tout à fait anonymement : et pour moi cet état d’esprit de confiance dans un lieu public- donc guère propice à la confidence- m’a particulièrement encouragée dans mes débuts d’installation en tant que thérapeute. Afin de colorer mon humble emplacement ,quelques enfants ont eu l’occasion de s’exprimer par un dessin sur les thèmes que je leur proposais et que vous définirez facilement . Ils vous les offrent avec l’accord de leurs parents :      Je remercie les personnes qui ont pris du temps pour discuter avec moi, celles qui m’ont soutenue dans mon installation ” les besoins sont considérables” ai-je souvent entendu “donnez moi votre carte, on ne sait jamais !” et je laisse le mot de la fin à cette adolescente Solène qui a souhaité nous écrire un petit message sur le coin de ma table du salon (du bien-être.) Ainsi c’est  l’occasion de se souvenir de ce très beau poème Un sourire extrait de Le livre d’amour – Raoul Follereau (écrivain et journaliste français qui a lutté contre la lèpre et la pauvreté et défendu l’accès à l’éducation pour tous). UN SOURIRE Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup, Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne, Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel, Personne n’est assez riche pour s’en passer, Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter, Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires, Il est le signe sensible de l’amitié, Un sourire donne du repos à l’être fatigué, Donne du courage au plus découragé Il ne peut ni s’acheter,ni se prêter, ni se voler, Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne. Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire,  Soyez généreux donnez lui le vôtre,  Car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres. Raoul Follereau. (1920) Bonne journée 🙂     [...]
15 septembre 2017                                                                                                         Saint-Maur : Une thérapeute familiale s’installe                                                                                                                                                                                        “Sylvie Etiève a passé vingt-huit ans avec des élèves. Cette année, l’ancienne professeure des écoles n’a pas fait sa rentrée, devenue thérapeute familiale qualifiée. C’est sa première non rentrée. Au bout de vingt-huit années passées de l’autre côté de la barrière, Sylvie Etiève revient dans les rangs des parents d’élèves. Maman de six enfants, une fratrie atypique d’enfants biologiques et adoptifs, tous étudiants, c’est un rôle qu’elle connaît bien. Au terme de sa carrière d’enseignante, elle n’avait pas l’intention de décrocher complètement et elle a passé un diplôme de thérapeute familiale pour faire profiter les autres de son expérience. « J’avais une formation en psychologie avant de devenir professeur des écoles. En effet, au regard de ce qui se passe dans notre société, il me paraissait essentiel d’agir sur les difficultés vécues par les uns et les autres où d’améliorer des qualités de vie de chacun. En vingt-huit ans, j’ai constaté qu’il y avait de plus en plus de familles perdues, mais souvent sur des choses simples. C’est de plus en plus vrai pour les parents par rapport au numérique et l’addiction de leurs enfants aux jeux vidéo. Les gens se posent beaucoup de questions sur leur rôle de parent, souvent sans réponse. Mon expérience de mère a également forgé mon envie d’aller à l’écoute des autres. » Sylvie Etiève propose une thérapie personnelle, de couple, familiale et même un module bien-être parent, qui est un concept de prévention : des séances par groupe sur des thématiques différentes, autorité bienveillante, jalousie, colères, importance du jeu, gestion des écrans, devoirs à la maison, etc. Le premier module débutera au mois d’octobre, chaque lundi, pour une heure et demie. Deux sessions sont prévues chaque lundi : de 10 h 30 à 12 h ou de 20 h à 21 h 30, à la salle des Jardins d’Adèle, près du jardin public, à Saint-Maur. Tarif : 40 € le cycle de quatre rencontres. Inscriptions : tél. 07.81.33.06.87 ; sylvie.etieve@mail.com ; www.sylvie-therapeute.fr” Le lien : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Communes/Saint-Maur/n/Contenus/Articles/2017/09/14/Une-therapeute-familiale-s-installe-3224437   [...]
25 août 2017Les petits messages partagés qui font du bien : Message d’une maman à sa fille pour son anniversaire ce jour (avec l’autorisation de l’auteure et le prénom a été changé):   « Je t’ai vue rire, je t’ai vue pleurer Je t’ai vue parler, je t’ai vue marcher…. Devenir parents est le plus beau des métiers, depuis 16 belles années tu nous remplis de bonheur ! Etre parents est un sentiment merveilleux, c’est un mélange d’amour, de bonheur, de joies et de moments riches en émotions…. Joyeux anniversaire adorable Julie et continue de nous rendre heureux »     Ces petits messages font (en général) plaisir à celui (celle) qui le reçoit car c’est une affectueuse reconnaissance. Cette web mise en scène (on sait que d’autres vont les lire, les liker) « glorifie » la personne. Réciproquement ces partages sur les réseaux sociaux- même s’ils ont un côté narcissique dont il faut être conscient- permettent d’exister dans la sphère de l’autre de lui redire sous une autre forme notre attachement : devant les témoins du réseau social utilisé. Ils donnent confiance en soi et permettent une meilleure estime de soi. Bien sûr ils restent virtuels et ne compensent pas certaines failles s’il y en a, mais ils procurent un certain plaisir dont on aurait tort de se priver ! Néanmoins s’il y avait un conseil ce serait « ne pas en montrer plus virtuellement qu’on ne serait capable de le manifester concrètement et toujours se demander : « cela ne va-t-il pas le mettre mal à l’aise ? » En tout cas ne manquons pas une occasion de dire son affection : bravo à “la maman” pour ce joli post. [...]
6 août 2017Régulièrement je posterai des articles sur ce site : à partir d’une expérience vécue, d’une photo, d’un texte lu, d’une rencontre, d’une actualité je publierai quelques lignes … l’objectif étant de partager et éventuellement de dialoguer sur l’un de ces thèmes : je mettrai le lien ou l’image également sur ma page facebook.  Le bien-être, la nature , la relation humaine seront bien sûr- de prés ou de loin- les fils conducteurs de ces humbles articles : et comme c’est l’été, voici en guise de premier partage une petite expérience vécue autour du thème de la nature : du miel ! ” De l’essaim passé dans la rue au miel récolté” L’expérience : Alors qu’il sortait de la maison notre fils a entendu un bourdonnement impressionnant et constaté l’arrivée d’un essaim d’abeilles ! Elles avaient dû quitter  une ruche située dans les alentours : l’essaimage !  Elles se posèrent dans un arbuste chez notre voisin et une de nos filles eu l’idée d’en faire part à un de ces amis, qui, pour le plaisir avait mis en place 3  ou  4 ruches dans  la campagne chez lui. Ils sont venus et avec son père ont récupéré la reine dans l’essaim et toutes les abeilles l’ont donc suivie. Ils ont précieusement déposé cette ruche vers chez eux et nous ont proposé quelques mois après de venir constater le travail de butineuses.  Et avec eux nous avons observé et participé à la récolte du miel !   L’analyse : Ce que nous apporte une telle expérience : c’est qu’en la respectant la nature nous apporte des bienfaits inimaginables : Beaucoup d’essaims sont détruits par des personnes qui méconnaissent ou qui ont peur de se faire piquer : pendant l’essaimage les abeilles a priori ne piquent pas, et les abeilles sont protégées par la loi, les pompiers n’interviennent pas pour les un essaim d’abeilles mais un apiculteur amateur est toujours ravi de pourvoir repeupler sa ruche surtout dans ce contexte de mortalité des abeilles. Et être apiculteur amateur est une pratique délicate mais qui se développe car la mise en œuvre et le matériel nécessaire restent abordables. Plusieurs de nos amis « font du miel » comme on peut faire des confitures : pour le plaisir, sans recherche de rendement spécifique, pour être en phase avec la nature et avoir du miel, pour consommer ou partager leur production !  Comme on donne un pot de ses confitures : signe de temps passé à cuisiner ou à récolter pour en savourer les plaisirs sucrés (donc rassurants, réconfortants) jusqu’au cœur de l’hiver. Depuis l’hydromel des dieux antiques, le miel est employé depuis des millénaires pour ses vertus thérapeutiques et nutritionnels : donc avoir du miel est une chance surtout avec l’essor des médecines naturelles : le miel est, comme vous le savez, préconisé contre la toux les grippes, l’anémie, la cicatrisation, les maux de tête, … suivant les fleurs butinées chaque miel à ses spécificités thérapeutiques… Et après la saveur, c’est une  des raisons plus ou moins conscientes pourlaquelle les Français en sont de grands consommateurs : nous n’en produisons pas assez (malgré l’interdiction de certains produits phytosanitaires beaucoup sont encore utilisés, le frelon asiatique attaque toujours les abeilles, et la météo n’est pas toujours favorable à la floraison donc à la production des abeilles)  nous en importons énormément pour satisfaire nos besoins ! Alors quand un essaim passe devant chez soi le préserver va de soi ! Voilà en famille nous avons eu la chance de vivre cette petite aventure que je vous partage avec plaisir car elle-même nous a appris beaucoup sur les trésors pourtant bien connus de la nature !     [...]