Paroles de l’Avent/avant entendues à la petite maison au cèdre.

🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre :
🌟 1er décembre 2022″🌟

“Le temps des fêtes est aussi un moment pour resserrer les liens avec les enfants, les écouter, accueillir leurs émotions et les rassurer en leur rappelant l’amour inconditionnel qu’on leur porte, malgré les “accrocs” de notre propre vie.”

🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre :
🌟 2 décembre 2022″🌟

“Le temps de l’Avent peut-être aussi un moment d’empathie : essayer de ressentir ce qu’un adolescent peut vivre quand il est en incapacité d’aller vers l’Autre et de s’accepter Lui-même. Entendre l’Autre est le premier pas pour essayer de le comprendre, tout en lui portant de l’affection. ”

🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre
🌟 3 décembre 2022″ 🌟

Et si, dans cette période de l’Avent, nous prenions le temps de relire des extraits de notre propre vie ? La crainte des répétions des événements peut être légitime dans certains cas. Et ce n’est pas une fatalité : la prise de conscience d’une telle crainte est toujours le premier pas vers le changement.

🌞 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre :
🌞 4 décembre 2022 🌞



🌞 Étymologiquement « Avent » vient du latin ‘adventus’, qui signifie « arrivée ». Pour les Chrétiens c’est l’attente de l’Avènement : c’est-à-dire la naissance de Jésus. Parler de « mort » dans un calendrier de l’Avent n’est donc pas des plus optimistes (me souffle une de mes filles 😉). Mais si cette personne est venue en parler avec moi, c’est qu’elle n’y arrivait pas avec ses proches. Alors dans cette période tournée vers l’avenir : osons écouter les plus anciens, osons leur demander ce dont ils aimeraient vraiment parler.🌞

🌟 ” Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre 🌟
🌞 5 décembre 2022 🌞


🌞 Vivre en couple est un véritable challenge. Le quotidien ronge un peu la relation ! Prendre le temps de se parler tranquillement demande de l’énergie, de l’humilité et du courage, Mais cela peut permettre de se rappeler ce qui nous plait chez l’Autre. Et si l’on prenait quelques instants dans ce mois de décembre, pour redire à l’Autre ce qui nous plait chez lui ? » 🌞


🎄🎄 Parole de l’Avent “entendue à la petite maison au cèdre 🎄🎄
🎄🎄 6 décembre 2022 🎄🎄

« Pour certains enfants, la vie s’alterne entre plusieurs résidences, entre plusieurs adultes : parents, co-parents. Pas toujours simple pour eux de trouver leurs repères.
🎄🎄 Noël est en vue. Et, si le temps des fêtes, chaque papa, chaque maman, offrait un des cadeaux les plus précieux qui existent : « son temps. » ? Un vrai temps de qualité !

CONFLITS CONJUGAUX ? VIOLENCE CONJUGALE ?

Deux femmes.

Deux histoires.

L’une s’appelle Eva.

                       L’autre s’appelle Lola.

Eva a 28 ans.

                        Lola en a 39.

Elles ne se connaissent pas. Elles sont toutes les deux venues en consultation.

Elles avaient un mal-être dans leur couple respectif.

Eva vient la première fois avec son conjoint. C’est lui qui a pris rendez-vous, d’ailleurs. Au téléphone il me dit qu’il veut que les choses s’arrangent. Lors de cet entretien ils me déroulent leur parcours de jeune couple. Eva a une petite fille (5ans) d’une première union. Ils ne vivent pas encore ensemble, mais l’envisagent. Elle travaille, lui fait des petits boulots çà et là. Il m’explique qu’il aime beaucoup Eva mais qu’il a du mal à la voir toujours faire la fête, toujours à s’amuser avec ses amis. Et qu’à cause de cette petite jalousie, il n’est pas toujours « très cool » avec elle. Eva l’a sommé de prendre une décision car elle souffrait trop de ses attitudes, de toutes leurs disputes, et, c’est pour cela qu’il a appelé.

Lola vient la première fois sans son conjoint. Elle vient car dans son couple ça ne tourne pas très rond. Elle n’a pas dit à son mari (mariés depuis une dizaine d’années) qu’elle venait chez une thérapeute conjugale. Ils ont un petit garçon (8 ans). Ils travaillent tous les deux. Monsieur fait beaucoup d’heures. Elle raconte que dans leur couple il n’y a pas une bonne communication, qu’ils ne sont pas souvent d’accord en ce qui concerne l’éducation de leur garçon. Même s’ils ont des bons moments, il y a souvent des disputes, parfois un peu fortes. Et que ça ne peut plus durer comme ça.

*Les disputes font partie de la relation humaine. Il y a rarement de relations saines sans petits ou gros accrocs. On ne peut pas être d’accord sur tout. Néanmoins, il faut être vigilant concernant deux points : la source de ces conflits, et leur fréquence ! Chez le conjoint d’Eva une des sources est la jalousie de son ami (qu’il minimise).        

**Dans le couple de Lola, ce sont (entre autre) l’éducation et le peu
de temps en commun visiblement qui pêchent !
Les conflits ponctuels sont à distinguer des conflits chroniques. Dans le premier cas, ceux-ci passent alors que dans les conflits chroniques la racine du conflit est plus profonde.
Pour ne pas que les conflits affectent trop la vie conjugale, ils doivent être solutionnés : trouver leur origine, leur sens, prendre du recul, ne pas fermer les yeux sur ceux-ci : les analyser et donc avant tout voir s’ils sont ponctuels ou récurrents.

Demander pardon fait partie de la résolution d’un conflit.

Suite à leur premier RV (où les tensions étaient tangibles), Eva viendra, seule, de sa propre initiative. Au fil des séances, elle se racontera un peu : « On s’est rencontré en soirée » elle a été séduite par M, sa confiance en lui, son humour (enfin sa dérision) sa taille son regard. « Au début c’était le grand amour, il était cool et c’était comme un deuxième papa pour ma fille. Puis quand notre union a pris une tournure un peu plus sérieuse, il est devenu un peu moins drôle, plus grave, plus exigeant. Il a commencé à me dire qu’il n’aimait pas trop que je sorte seule maintenant. On n’a pas tout à fait la même culture, parfois il parle à un pote dans leur langue, ils se marrent, je me sens exclue. J’ai eu l’impression de perdre un peu de moi-même au fur et à mesure. Dès qu’il propose quelque chose, si je ne suis pas d’accord il fait « la gu… »…, je suis toujours obligée de céder, ça m’use »

Lola me racontera aussi sa rencontre avec A. Leurs points communs leurs divergences. Sans être la passion, leur relation s’est construite progressivement. Le mariage a été une étape importante de leur parcours. « Mais avec le temps, les responsabilités et les absences de Monsieur, j’ai été lassée par notre union et je me suis montrée de plus en plus désagréable au point de crier, de prononcer des paroles blessantes à son encontre, de plus en plus… parfois il propose de faire quelque chose pour que je me plaigne moins … mais je râle toujours !»

*Nous savons tous que nous ne ressentons pas la même chose entre le début d’une histoire d’amour et les années qui suivent.
Nous évoluons, changeons : c’est normal. Mais si l’écart de personnalité est trop grand : c’est comme si l’on se sentait trompé, comme si l’on s’était trompé. Ces changements sont parfois imperceptibles
(évolution de carrière, influence des familles réciproques, différences des cultures sous-estimées (attention je ne dis pas que la différence empêche une vie de couple équilibrée au contraire elle peut en être une source), malentendus trop vite balayés, relation sexuelle
insatisfaite, différence de points de vue accentuée… Si l’on ne prend pas en compte tous ces changements, on peut devenir, comme Lola aigrie, agressive et l’autre peut devenir victime, ou dans le cas du
conjoint de Lola d’essayer quelque chose pour sauver la situation. Cela nous renvoie bien-sûr au fameux triangle de Karpman, dans une relation on est parfois en position de victime de persécuteur ou de sauveur. Cela dépend des enjeux et du contexte et des personnes.

** Si on analyse la situation d’Eva, on sent que de son côté elle a tendance à ne pas trop réagir lorsque M lui fait une scène, qu’elle
cède à la pression, et, à ses sautes d’humeur. Et l’on sait que dans un couple si l’un cède trop cela ne va pas être bon pour la relation. La concession se distingue du compromis. Dans le premier cas on met en veille nos désirs, dans l’autre on l’adapte. Si à chaque proposition d’Eva son compagnon fait la tête et ne prend pas en considération les envies de sa compagne elle va « s’user » comme elle dit.
Dans un compromis chacun fait un pas vers l’autre : « on fait ton idée puis on fait la mienne ». S’il y a plus de concessions que de
compromis, le déséquilibre se profile :
« les concessions, ont les met sous le tapis et à un moment donné on peut se prendre les pieds dans ce tapis. »

Un jour qu’Eva essaya de tenir tête à Monsieur, celui-ci se mit dans une colère noire : à tel point qu’il tapa sur la table puis dans les murs : elle fut effrayée, terrorisée ! Elle se demanda si c’était bien le même homme que celui de la première fois. Elle eut si peur qu’elle se promit d’éviter de provoquer de nouveau la situation et elle se tût un peu plus. Après cette scène : il était parti chez lui, en claquant la porte si fort que la voisine de palier était sortie : Eva s’excusa du dérangement, rentra, pleura… sa petite fille qui était dans sa chambre arriva, pâle, lui fit un câlin, s’enquerra de savoir pourquoi M. était en colère, elle la rassura en lui disant « ne t’en fais pas, ça va s’arranger.»

Lola après plusieurs séances où elle travailla sur le pourquoi de ses ressentis, de ses réactions déplaisantes et le comment améliorer la situation, pour qu’il y ait moins de conflits, proposa à son conjoint de venir à une séance. Pour équilibrer la démarche thérapeutique, je le reçus d’abord seul. Lors de leur séance conjointe, Ils discutèrent posément, ils se parlèrent comme ils ne l’avaient pas fait depuis longtemps. Quand ils me racontèrent le début de leur histoire, des sourires émouvants éclairaient leur visage. Ils revinrent sur quelques moments non réglés de leur relation (relation avec la belle famille, éducation) et virent les choses autrement : ils avaient essayé d’adopter le point de vue de l’autre.

*Chez Eva la relation dominant/dominée s’instaure. Par ses pressions psychologiques, ses humeurs, ses paroles, M impose sa façon de voir les choses. La violence d’abord morale puis physique de M a
démarré face à des paroles. Ces paroles représentent un danger pour M, il se sent blessé, voire, angoissé et ne contrôle plus ses émotions et tape, aujourd’hui sur la table et sur les murs… Il pense résoudre
ses peurs de la sorte, alors que seul un suivi lui permettra de s’en sortir. Car cette violence est très souvent le sign d’une fragilité
venue de très loin !
Notre société encore implicitement patriarcale n’est pas étrangère à cette relation dominant/dominée.  

** Chez Lola le couple va vers le dialogue, l’analyse et la recherche d’un mieux-être commun. L’écoute et la communication sont les

premières clés de leur nouveau départ. C’est tellement difficile de
vivre en couple au XXI siècle que le temps et l’énergie qu’ils
décident d’y consacrer vont leur permettre de redémarrer différemment.

 Lola et son mari décidèrent de réaliser un projet qui leur tenait à cœur depuis longtemps : faire le tour de toute la région en vélo l’été suivant. Pour se faire ils devaient trouver de bons vélos, s’entraîner régulièrement et préparer ce voyage avec ses différentes étapes. Leur fils fut enchanté par ce projet auquel ils l’associèrent.

Ils partirent également en week-end, tous les deux.

Lola était, avec son conjoint, dans la spirale des conflits conjugaux, avec du recul et un travail sur elle et sur leur couple, elle a réussi à dépasser cette période de conflits et à sortir de la spirale.

Après cette scène, M revint chez Eva avec des fleurs, demanda pardon, minimisa ses actes, disant qu’il ne s’expliquait pas lui-même cet accès de violence et que cela ne recommencerait pas.

Vous vous doutez, au titre de l’article que ce ne fut pas le cas. Et ce fut après la première gifle qu’Eva reçut que Monsieur m’avait appelée dans un temps de calme pour ce RV de couple afin de lui prouver sa bonne foi. Mais ses propos ne firent que confirmer qu’il était le fruit d’une éducation  genrée  : “un homme ça ne pleure pas, une fille c’est fait pour rester à la maison ” Beaucoup d’angoisses venues de son enfance resurgissaient. Tout le monde peut être énervé par une situation, tout le monde peut avoir des envies « d’en donner une » mais la plupart est capable de se retenir. M n’avait plus cette retenue, en proie à sa jalousie, à ses émotions il perdait le contrôle et n’ayant pas de mots, menaçait et … frappait.

Eva savait que cette relation était nocive et dangereuse. En même temps, elle l’aimait. « Elle l’avait dans la peau » et ne gardait que les bons moments et puis ils avaient chacun leur appartement : cela la rassurait.

Elle était dans le cercle des violences conjugales !

Un jour qu’ils étaient dans la voiture d’Eva (sa petite fille à l’arrière), M fureta innocemment dans le téléphone d’Eva. N’ayant rien à cacher elle y consentit. Il tomba sur le message d’un collègue qui lui proposait de boire un café à la pause. La tension monta directement dans l’habitacle de la voiture. Sans comprendre d’où cela venait il jeta le téléphone par la fenêtre se mit à crier, Eva se gara, estomaquée par sa réaction « mais ça va pas de jeter mon téléphone ! » , il se tourna vers elle et lui donna un coup de poing sur la tête près de la tempe : sa petite fille cria « maman !» pleura… Eva  réussit néanmoins à lui crier de sortir en détachant sa ceinture, ce qu’il fit en assénant des insultes, et en donnant des coups de pieds à tout va …

C’était la sixième fois qu’il la frappait.

 Mais c’était la première fois devant sa fille.

Elle redémarra, bien qu’étourdie, tranquillisa sa fille en lui disant que c’était interdit de taper, que ceux qui faisaient ça, allait en prison. Ses larmes roulaient, sa tête cognait : « Alors il faut aller à la police maman », « oui oui je vais y aller ne t’en fais pas. »  Les enfants sont victimes directement de ces violences !

Quand elle revint me voir : elle m’avoua qu’elle n’avait pas eu le courage d’y aller. “C’est comme une drogue ; il est mauvais pour moi, mais je ne peux m’empêcher de l’excuser et de le voir !”

Bien qu’elle ait la carte secours (3919) depuis notre premier RV elle n’eut jamais ni la force, ni l’envie de faire un des numéros locaux d’aide ou le numéro national (de toute façon son téléphone était en réparation), et puis elle avait peur, car elle avait le pressentiment que si elle “le dénonçait”, il se passerait quelque chose de pire.

*Effectivement c’est dans les moments de changements, que le
comportement d’une personne violente peut basculer vers…
l’indicible, voire l’irréparable.
Il y a souvent un déclencheur qui entraîne la violence incontrôlée, comme le message d’un collègue !

La sagesse populaire le dit : « c’est le premier pas qui coûte ».

 Alors on fit ce pas ensemble !  3919

        Et ce fut ce pas (main tenue), qui mena Eva vers la sortie du tunnel….

Ne confondons pas les conflits conjugaux (comme ceux que vivent
Lola et son mari) avec la violence conjugale (ce qu’ Eva a connu avec son ex- petit ami) !

Mais SURTOUT : Ne nommons pas « conflit conjugal » ou « dispute » ce qui est de « la violence conjugale ».
 
Un doute pour quelqu’un, une question ?
  Témoin, Victime ?
3919 !
114 par sms
c’est gratuit, anonyme et ça peut sauver une vie !

Sylvie Etiève   le 25 novembre 2019/réactualisé le 25 novembre 2022

25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence
à l’égard des femmes

Les prénoms sont des prénoms d’emprunt.

Quel honneur, en décembre 2019 que de recevoir à la petite maison au cèdre: Valérie Durand, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes (ddcspp de l’Indre).Un temps d’échanges convivial mais surtout riche, et très instructif.
3919 rentre dans les mœurs, mais si vous deviez trouver un hébergement d’urgence à une femme (ou un homme) victime de violences conjugales :
quel numéro composeriez-vous ?
Le 115 est le numéro à faire dans cette situation !

Merci Madame Durand pour votre engagement passionné dans cette lutte !

Valérie Durand travaille maintenant au niveau régional.

=> Depuis cet automne 2022 Madame Laurence COLIN qui la remplace dans l’Indre à la ddcspp .

=> Autre information sur Châteauroux, une nouvelle association propose des groupes de parole gratuits pour les personnes victimes d’emprise et de maltraitance: DirEensemble : 0749046566

Dessins: Pierre-Loïs animation

Que vous ayez le sourire devant vos élèves

Chers anciens collègues

La rentrée se profile, et depuis 6 ans que je me suis reconvertie, c’est un moment où j’ai une petite pensée pour les élèves en général et pour vous en particulier.

Je voulais vous souhaiter une belle rentrée des classes 2022, où que vous soyez.

Les conditions ne sont pas faciles depuis quelques temps : covid, conflit en Europe, migrants à accueillir, éco-anxiété, inflation, invasion insidieuse des écrans et ses conséquences sur le cerveau, stress des adultes mais aussi des enfants de plus en plus marqué, temporalité qui nous échappe, adaptabilité permanente, … bref les sujets de s’inquiéter sont vastes…

Malgré tout cela, au travers des témoignages des enfants que je reçois en thérapie à « la petite maison au cèdre », l’enseignant reste souvent une personne structurante dans leur cadre de vie, et, pour les parents, parfois eux-mêmes un peu perdus, c’est régulièrement un(e) alliée éducatif(ve).

Une petite fille de 6 ans me disait : « à l’école, ce qui me plait c’est quand je fais mon travail et que la maîtresse passe derrière moi pour me dire que c’est bien. Car comme je rêve souvent, quand elle passe me dire que ‘je ne suis pas un papillon’, je regarde plus ma feuille et pas en l’air. » Vous le savez, les encouragements sont le moteur de la réussite.

Alors voilà, en ces jours de rentrée, je vous souhaite, malgré un contexte ombrageux, de rester ces catalyseurs du nectar qu’est le savoir pour tous les papillons venant butiner près de vous !

                           Bonne rentrée des classes 2022

                                                                                        Sylvie ETIEVE

Voilà, je voulais profiter de ce message pour vous redire tout ce que je peux vous proposer en tant que thérapeute conseils :

  • Des cafés des parents sur différents thèmes possibles, en lien avec la parentalité. (financé en charge par la coopérative scolaire par exemple)
  • Un atelier conférence sur le bien-être au travail en tant que « prof »
  • Des sorties « bien être en forêt » -il me semble que c’est un thème conducteur cette année. Il est même possible d’agir communément avec les CFPF (Centre National de la Propriété Forestière).
  • Des ateliers gestion du stress et des émotions, confiance en soi (pour les enfants le mercredi matin) à « la petite maison au cèdre » (Châteauroux) ou dans des institutions.
  • Des interventions type « cellule d’écoute »
  • Des articles sur mon site internet, mais aussi des interventions régulières sur France Bleu qui me fait confiance.
  • Une page FB avec mon actualité et une messagerie personnalisée.
  • Et bien sûr des thérapies, personnelles ou familiales (prises en charges par certaines mutuelles) : d’ailleurs un grand merci aux collègues qui me recommandent.
  • Des cafés des parents sur différents thèmes possibles, en lien avec la parentalité. (financé en charge par la coopérative scolaire par exemple)
  • Un atelier conférence sur le bien-être au travail en tant que « prof »
  • Des sorties « bien être en forêt » -il me semble que c’est un thème conducteur cette année. Il est même possible d’agir communément avec les CFPF (Centre National de la Propriété Forestière).
  • Des ateliers gestion du stress et des émotions, confiance en soi (pour les enfants le mercredi matin) à « la petite maison au cèdre » (Châteauroux) ou dans des institutions.
  • Des interventions type « cellule d’écoute »
  • Des articles sur mon site internet, mais aussi des interventions régulières sur France Bleu qui me fait confiance.
  • Une page FB avec mon actualité et une messagerie personnalisée.
  • Et bien sûr des thérapies, personnelles ou familiales (prises en charges par certaines mutuelles) : d’ailleurs un grand merci aux collègues qui me recommandent.

BELLE RENTREE

Sylvie ETIEVE

Déconnexion digitale

Naturellement, par moment on souhaite se déconnecter un peu ! Effectivement dans notre société tout est –comme écrivait Michel Serre  dans ” petite Poucette “- à portée de pouce! Même si la connexion nous est très utile, parfois, une pause est nécessaire car le flux nous entraîne presque malgré nous .

Tiens, moi-même, pour commencer à écrire cet article, la connexion m’a, à la fois, servie et desservie.

Servi car une de mes filles assez « accro » à son smartphone m’a partagé un article fort intéressant que je vous recommande de lire ici, tout à l’heure.

Son partage m’a lui-même inspiré dans cette rédaction (Merci ma fille).

Desservi car en allumant mon ordinateur je suis passée lire les mails (qui étaient d’ailleurs notifiés sur mon smartphone) , et en lisant les mails j’ai cliqué sur un lien likedln qui m’informait que Godefroy me remerciait de l’ajouter à son réseau, et donc, en passant par Linkedln pour confirmer mon intention à Godefroy (qui est très sympa dans la vie d’ailleurs ), je suis tombée sur cette vidéo de « time for the planet » que je vous conseille aussi d’aller regarder (mais pas maintenant, sinon, vous allez perdre le fil, ce qui arrive très vite, j’en suis la preuve).

Le fil « le coup de fil » ? l’autre jour lors d’un atelier-conférence, une dame, quinquagénaire, nous dit : « mes enfants m’ont appris à ne pas forcément répondre au téléphone quand il sonne », et de poursuivre, «maintenant même quand ils m’appellent (leur nom s’affiche sur l’écran) je les laisse enregistrer leur message, j’écoute, je réfléchis et je rappelle quand je le décide ».

L’usage même du téléphone : répondre directement à une personne est modifié. Pollué par les appels publicitaires intempestifs, on apprend à se méfier du téléphone et de ses interlocuteurs et l’on transfère cette pratique à d’autres!

Pourtant le téléphone sert, avant tout, à appeler, à téléphoner « Dire, communiquer quelque chose, faire part de ou que (à quelqu’un), par le téléphone »  nous dit le petit Larousse (copié/collé en ligne évidemment ! car plus léger, à portée de clic et plus rapide que celui de la bibliothèque).

En revanche on ne dit pas que le smartphone sert à smartphoner : pour faire autre chose que téléphoner. Sa définition est « Téléphone intelligent. (Recommandation officielle : ordiphone.) »

 Donc assez intelligent pour : nous réveiller, nous servir d’agenda, nous orienter, nous donner les définitions et l’orthographe d’un mot, la référence d’une citation… nous appâter sur les réseaux sociaux, nous hypnotiser par le flux de vidéos et nous faire consommer, acheter en quelques clics… assez évolué pour nous parler voire pour nous enregistrer (à notre insu) !

Alors si l’on veut être un peu moins accro (pour des raisons de santé et de savoir-vivre), voici quelques conseils :

Essayons d’utiliser le téléphone pour communiquer avec une personne qui est éloignée -sans négliger les personnes qui sont à côté- : les messages vocaux et écrits, les vidéo-messages sont des liens entre les personnes et l’on sait que le lien est ce qui structure une vie.

Essayons  de mettre en sourdine les notifications et de contrôler le temps passé sur son portable (il existe même des applications) -il faut une minute au cerveau qui entend une notification, pour “s’en remettre” !

Essayons  de ne pas sortir notre téléphone sans utilité quand on est en famille, entre amis, en cours au travail !

Essayons de ne choisir que les applications réellement utiles (vaste débat)

Utilisons un réveil pour nous réveiller, une montre pour avoir l’heure. Les personnes qui dorment avec leur téléphone ont souvent ce prétexte 😉

Utilisons notre appareil photo si nous en avons un, mais ne culpabilisons pas non plus de faire des photos avec un smartphone !

Pensons lampe de poche, lampe solaire !

Dépoussiérons nos livres de recettes et nos dictionnaires!

Envoyons une carte postale (plus chaleureuse qu’un mail), sortons un jeu de société (pour changer du jeu vidéo) !

Allons acheter plus concrètement de temps en temps, et pas toujours en un clic !

Faisons des pauses sans téléphone, voire des pièces sans téléphone ni ordinateur ! Plein d’idées, comme celle de mettre un panier à téléphones à l’entrée de la maison, à retrouver dans ce guide !

Soyons vigilants avec les plus jeunes !

Ecrivons à la main : à ce sujet vous pouvez lire les 7 aptitudes importants que vous cultivez en écrivant à la main (il est vrai que j’écris mes articles sur ordinateur mais je note dans des petits cahiers les séances de thérapies que je propose.)

Prenons conscience que l’on a un petit côté « curieux-voyeur » quand on va sur les réseaux : (j’ai appris dans cet article que stalker signifiait « surveiller, épier la vie des autres sur internet ! » En même temps, si le terme anglais est nouveau dans notre jargon, c’est un peu ce qui se passait quand les femmes se retrouvaient au lavoir: l’usage personnel de la machine à laver a heureusement grandement changé la vie des familles, alors on cherche d’autres sources d’échanges de petits cancans : c’est humain ! La question de fond est: qu’est-ce qu’une bonne relation humaine?

Le téléphone, le portable, internet ont révolutionné notre quotidien et c’est une grande chance ! Avec la crise sanitaire on a vu à quel point il nous a permis de rester en lien avec les autres, même si ce lien était imparfait, il nous a plus ou moins aidé à traverser cette période inédite. La fracture numérique a été un réel problème pour ceux qui n’avaient pas de bonnes connexions. Néanmoins pour que la révolution numérique reste une révolution positive, on se doit d’exercer notre libre arbitre et il faut garder la maîtrise de ces outils car c’est à nous de contrôler leur utilisation et non à eux de contrôler notre temps notre vie comme celle de Monsieur Selfie

Ré-apprenons à lever les yeux vers le monde qui nous entoure, mais ne culpabilisons pas non plus de nos façons de faire, tant qu’elles sont conscientisées !

Soyons juste “actrice et acteur” de notre vie !

******************************************************

PS mars 2022: une formidable action se déroule chaque année à Châteauroux et dans les environs: “les écrans à la diète” . Avec Corinne Bordin, nous avons animé une soirée dans le village de Céré-Coing avec des familles souhaitant participer à cette prévention du numérique. Merci à la municipalité et à la ville de Châteauroux pour leur confiance.

Un proverbe africain dit: “il faut tout un village pour élever un enfant”, à Coing ils l’ont compris.

Maintenant : Pensez à fermer les yeux quelques instants et à regarder par la fenêtre pour les reposer : les écrans nous les fatiguent !

Merci pour votre lecture. Bonne balade.

Sylvie ETIEVE (début 2020 et 2022)

Parler de l’actualité ukrainienne aux enfants ?

Doit-on leur parler de la guerre ? Comment leur en parler ?

Difficile de passer à côté de l’actualité de ce qui se passe en Ukraine. Il est essentiel d’essayer d’avoir les bons reflexes, les bons mots avec les enfants.

Tout d’abord : un rappel ! Regarder les informations souvent anxiogènes n’est pas constructif ! Il faut que cela soit accompagné d’explications et de temps de partage de ressentis. Une image peut perturber très longtemps un enfant !

Avant 3 ans pas de TV (pas d’écran) comme le recommande tous les professionnels de la santé : Serge Tisseron le premier.

Et si malgré nos précautions, l’enfant (même petit) voit des images difficilement supportables, il faut l’écouter en parler.

Pour les peu plus grands, les parents doivent (s’) informer, sans les (sur)exposer aux images terrifiantes, et donner des explications à un moment opportun :soit quand l’enfant pose des questions, soit, au cours de la journée; mais éviter le soir avant l’endormissement, évidemment. Et surtout ne minimisez pas ses craintes, entendez-les, faites-le parler, ou dessiner ce qu’il voit dans sa tête par exemple.

Par ailleurs : “Une étude allemande a été réalisée l’an dernier dans 42 pays du monde auprès de 5000 enfants de 8 à 12 ans, qui mesurait très précisément le degré d’anxiété d’un enfant par rapport à son degré de compréhension d’un enjeu. L’étude a révélé que plus un enfant comprend, moins son niveau d’anxiété est élevé.”  explique Ève Tessier-Bouchard, Directrice du développement des contenus jeunesse canadien. Donc l’enfant a besoin de comprendre.

On peut expliquer de façon géo-politique les relations entre les deux pays en guerre avec des mots simples :

L’Ukraine faisait partie de la Russie jusqu’en 1991; puis l’Ukraine s’est séparé de la Russie et voudrait rejoindre l’OTAN : une petite vidéo sur l’OTAN peut appuyer l’explication. Mais la Russie ne le veut pas, car elle se sentirait isolée si beaucoup de pays qui l’entourent font partie de l’OTAN. Alors le président Poutine souhaite annexer l’Ukraine à son territoire, donc il a déclaré la guerre.

Si l’enfant vous demande combien de temps va durer cette guerre ? Vous pouvez dire très honnêtement que l’on ne sait pas. Cela va dépendre de la puissance des attaquants, de la réaction des attaqués. Que l’on espère que cela va vite s’arrêter et que l’on souhaite que le moins de personnes possibles soient touchées. Et ajouter qu’il y a d’autres conflits dans le monde dont on parle moins mais tout aussi terribles.

Vous pouvez donc parler exode et réfugiés à ce moment là : parfois, et par sécurité les familles se séparent : des hommes et des femmes restent dans le pays pour combattre et des enfants et leurs mamans partent se réfugier dans des pays voisins, et cela en vous appuyant sur une carte. Expliquer qu’un réfugié est une personne qui fuit son pays parce qu’il s’y trouve en danger. Et que beaucoup de pays du monde sont prêts à accueillir ces réfugiés. Car la guerre est injuste.

Enfin l’enfant peut demander si nous allons nous aussi être bombardés ou s’il va y avoir une guerre mondiale ? On peut lui dire que la Russie a une armée puissante pour attaquer un pays, mais pas pour attaquer tous les pays de l’OTAN donc ce ne serait pas une bonne idée de sa part. Que les pays donnent des sanctions économiques à la Russie, parce qu’elle attaque l’Ukraine, mais ce sont des conséquences des “punitions” économiques : empêcher d’acheter ou de vendre des choses à la Russie par exemple. Ce qui est triste aussi pour tous les Russes qui ne souhaitent pas cette guerre. Nul ne connait l’avenir mais quant à la troisième guerre mondiale, des experts nous disent qu’a priori non, c’est d’ailleurs pour éviter cela que les autres pays de l’OTAN ne rentrent pas dans le conflit.

Pour conclure vous pouvez aussi demander à votre enfant ce qu’il peut faire de son côté, à son niveau, quand il pense à tout cela et le conduire à la question “comment vivre en paix ?” Cela le responsabilise et le rassure, il va peut-être vous parler d’une action possible ou vouloir dessiner le drapeau (bleu du ciel, jaune des blés) ou raconter des disputes, ou de belles amitiés qu’il a vécues autour de lui. Alors vous aurez là un nouveau sujet de conversation :

ECOUTEZ-LE  et CHANGEZ -LUI LES IDEES 🙂 passez à autre chose en souriant et en le câlinant !

Merci de m’avoir lue.

Sylvie Etiève 1er mars 2022

sources :

Danielle Dutrisac : aider son enfant.com

Des albums pour évoquer la guerre : http://lesptitsmotsdits.com/guerre-12-livres-aborder-sujet-enfants/

se documenter : https://ww2.ac-poitiers.fr/hist_geo/spip.php?article2103

https://www.lemonde.fr/vous/article/2009/11/20/l-exposition-a-la-television-retarde-le-developpement-de-l-enfant-de-moins-de-3-ans_1270038_3238.html

https://www.lumni.fr/video/qu-est-ce-que-l-otanhttps://www.lumni.fr/video/qu-est-ce-que-l-otan

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_guerres_contemporaines

La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

Alors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

*****************

**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous. Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

*******************************

*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

Alors dernières séries de réflexes :

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable.

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

************************

Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

**********************************************

Rentrée 2021 ; particulière avec la Pandémie, certes, il y a des manques, mais les enfants ont une belle capacité d’adaptation.

Tous un peu tendu par ces mois de stress de confinement de restrictions, il faut être vigilant au fait de ne pas devenir un peu trop hargneux si quelque chose ne nous convient pas: gardons la zen attitude ! Surtout pour nos enfants !

Je propose des ateliers “détente” : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre

Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : 
Groupe 1 : 9 h 45.
Groupe 2 : 11 h.

A partir du mercredi 22 septembre : 5 séances de d’1 h  (hors vacances scolaires).
50 € le cycle.

(à titre indicatif une séance de thérapie individuelle coûte 45 €)

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

La rentrée approche

Il/Elle ne m’écoute pas !

Des parents viennent me voir car ils s’inquiètent du fait que leur(s) enfant(s) ne les écoutent pas. Il n’y a rien de mieux effectivement comme démarche que de demander un coup de pouce quand cela ne va pas, plutôt que de nier une difficulté, la minimiser ou s’y accoutumer.

Cet article vous donnera quelques pistes mais ne vous empêchera peut-être pas de demander un accompagnement parental ponctuel .

Tout d’abord il faut analyser la situation. Ce n’est pas la même chose suivant le contexte familial: parent-solo, parents en couple, parents séparés, parents veufs, parents en couple mais l’un des deux étant très souvent absent (par exemple militaire en mission longue et régulière), enfant unique, grande fratrie, fratrie recomposée…

En général un enfant qui attire l’attention ++, qui fait le pitre de façon exagérée, qui crie qui pleure ou qui tape est un enfant qui demande à sa manière de l’aide.

Donc la première analyse à porter est celle-ci : que veut me dire mon enfant dans ce comportement exagéré et répété au point que cela me fatigue, m’épuise?

Les sources de son mal-être (car s’il se comporte comme ça, cela n’a rien d’agréable pour lui non plus) peuvent être variées, évidemment et souvent, très personnelles. Néanmoins deux choses sont à prendre en compte:

1: Ses besoins sont-ils satisfaits ?

2 :Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

1: Satisfaire les besoins de son enfant.

Avant tout un enfant a besoin, d’affection de dialogue de rires de câlins de jeux… d’un amour inconditionnel °.

=> Un enfant doit dormir son comptant ( entre 9 et 11 h) par nuit-il faut être attentif à l’heure à laquelle passe SON train du sommeil.

*Un parent me disait en consultation que sa fille de 8 ans, s’endormirait bien à 19 h 30 mais que pour avoir une vie de famille il lui demandait de faire un effort et … qu’après elle ne trouvait plus le sommeil avant tard le soir. Et que du coup c’était la corvée d’aller au lit.  Si vous êtes attentif aux signes du sommeil de votre enfant (frottement des  yeux, frissons, bâillements, petite irritabilité, fatigue ) vous aurez tout intérêt à faire en sorte qu’il soit prêt à aller au lit. 

=> un enfant a besoin d’une alimentation équilibrée (peu de sucre blanc, beaucoup de produits frais non transformés, beaucoup d’eau et peu de soda … les intestins sont le deuxième cerveau du corps

*Une maman d’un très jeune garçon, me disait (entre autre) que son enfant était stressé car il avait toujours mal au ventre. Il est vrai que le stress peut entraîner des maux de ventre. Mais avant toute chose il est toujours bon de s’assurer de la réciprocité. Son mal de ventre n’était-il la cause de son stress?  En y regardant plus en détails, elle me confirmait qu’il ne mangeait pratiquement jamais de fruits buvait beaucoup de sodas, et mangeait surtout des féculents. Elle convint que le système digestif était un peu mis à mal! Elle s’en désolait mais ne voyait pas comment faire autrement.  Parfois une diététicienne,mais aussi une grand-mère ou un(e) ami(e) peuvent apporter une aide précieuse si l’on est vraiment en difficulté avec  l’alimentation.

=> Un enfant a besoin d’exercice et d’extérieur. S’il n’a pas sa dose de mouvements quotidienne, son irritabilité pourra venir de là. Nous sommes tous de plus en plus sédentaires et les enfants passent beaucoup de temps assis notamment devant un écran.

*Des parents me parlaient de la différence entre leurs enfants; L’aîné avait besoin de faire du trampoline en revenant de l’école pour se défouler alors que le second -plus solitaire- aimait s’isoler un peu dans sa chambre avec ses playmobiles et l’univers qu’il s’inventait.  Mais quand le temps le permettait ils prenaient tous un goûter  dehors avant tout, où faisaient un tour au parc.

Ils n’ont pas tous les mêmes besoins , leurs besoins varient : être parent c’est  aussi cela: être attentif tout en proposant le petit plus!

=> Un enfant n’a pas vraiment besoin d’écran. Bien sûr difficile de les éviter, et ce n’est pas mon propos. Mais l’on connait l’impact de ces écrans sur le cerveau de l’enfant et sur son comportement. Trop de stimulations fatiguent et irritent les enfants. Vous avez sans doute vu ces reportages d’enfant qu’il faut “sevrer” des écrans pour qu’ils se reconnectent à “l’ici et maintenant” . L’idéal c’est de les maîtriser c’est à dire qu’on en donne l’accès qu’à un certain moment avec un début et une fin, On privilégie les écrans inter-actifs, on contrôle le contenu et surtout on n’enfait pas un faux-allié systématique. Exemple je lui donne mon téléphone pour être tranquille ! On gagne du temps à court terme mais on en perd à long terme!

*Les parents sont de plus attentifs à la consommation d’écran par leurs enfants (à la qualité d’utilisation). Mais pas tous. Une maman dont le petit garçon était très agité et désobéissant (aux dires de celle-ci) ne comprenait pas pourquoi il était ainsi !  En échangeant avec eux je compris qu’il regardait des films (d’horreur) interdits aux moins de 18 ans en compagnie de sa mère (qui aimait ça mais cela lui plaisait bien qu’il soit près d’elle. Il expliquait par  ailleurs qu’il faisait des  cauchemars se réveillait souvent avec des images de monstres et de sang  dans la tête, et donc il dormait mal !  Le lien fut assez évident entre ce qu’il voyait et ce dont il rêvait. La  maman n’avait pas franchement pris conscience du lien cause à effet car elle était  convaincue  qu’il regardait cela distraitement et que de toutes façons elle lui  avait bien expliqué que tout ce qu’ils regardaient “c’était pour de faux!”  Tous les parents font des erreurs! Ce qui est fort c’est de les corriger!

=> Plus il est jeune plus la question de l’ordre des rituels est importante. Parfois on croit que le petit n’écoute pas mais en fait souvent c’est que l’on n’a pas respecté son schéma très ordonné. Exemple: vous demandez à votre enfant de 5 ans de se brosser les dents avant de mettre son pyjama alors que l’habitude est inverse, il peut juste “désobéir” car il est perturbé dans ses rituels, et cherche à répondre à son propre besoin. Ce n’est pas contre vous mais pour lui. Les neurosciences nous montrent cette évolution du cerveau de l’enfant qui permet d’adapter l’éducation aujourd’hui.

Ce n’est pas une question de manque d’autorité, mais bien une question de connaissances. Dans l’exemple ci-dessus, si vous ré-évaluez votre attente en disant “ah oui tu as tes petites habitudes fais comme tu le sens pourvu que les deux soit faits”, vous désamorcez la situation, et pas de tension. Si vous dites ” oh mais ça n’ a pas d’importance, c’est moi qui décide, ce soir c’est comme ça” vous envenimez la situation: un vous appuyez sur le côté “prise de pouvoir” interne à la notion d’autorité, deux : vous ne savez pas que pour lui c’est important, donc en dénigrant ses attentes il se sent incompris et il perd un peu de votre confiance.

2 : Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

=> L’enfant pour se sentir en sécurité doit pouvoir s’appuyer sur l’affection, la confiance qu’il reçoit de ses parents, son entourage. Ce lien entre l’enfant et ses parents (ou nourrice…) est un lien d’attachement primordial dans sa vie. Un attachement sécure apporte autonomie, indépendance et ouverture sur le monde, car il sait que des parents vont prendre soin de lui quoi qu’il arrive. Il se peut qu’un enfant qui ne se sente pas en pleine sécurité soit défiant, provocateur, désagréable, il cherche vos limites (affectives), il est donc préférable de répondre par la douceur, la prise de recul que par l’agressivité ( La violence est interdite. ) car celle-ci renforcera son côté “désobéissant”. Peu réconfortant mais il est normal que votre enfant se relâche plus avec vous qu’avec son enseignant, cela traduit bien que vous êtes sa figure d’attachement à qui il peut “tout confier” (en confiance)

=> On sait aujourd’hui qu’un enfant qui n’écoute pas, s’il fait une bêtise par exemple, la punition qui lui sera administrée ne l’encouragera non pas à arrêter de faire cette bêtise mais à la (re)faire, sans se faire prendre: il portera son attention sur la manière de la faire pas sur l’objet lui-même (“ah ah : tu ne m’as même pas vu !”)

=> Pour “rassembler” un enfant dispersé, agité, le contact peut l’aider. L’assoir posément contre un mur (dos contre mur) ou autre support, ou mieux sur vos genoux, lui permet de se canaliser. L’accompagner dans sa respiration (comme les vagues sur une plage), le masser, contracter détendre ses membres et lui faire dire ce qu’il éprouve dans son corps, peut le recentrer également.

=> L’enfant a besoin de connaitre et de construire les règles et les conséquences dans la vie de famille (comme nous apprenons le code de la route). Si ces règles sont mises en place ensemble et que les conséquences sont pré-établies cela assainira la relation en cas de problème notamment dans les situations conflictuelles.

Il faut enfin se redire, que le parent que l’on est, dépend de ceux que l’on a eus**. Une analyse peut permettre une certaine mise à distance si l’on n’a pas eu des parents très sécures par exemple.

L’enfant n’aura pas la même écoute de son père ou de sa mère.
En même temps il n’y a pas le parent gentil et le vilain. Beaucoup d’autres paramètres jouent: si c’est un garçon ou une fille, sa place dans la fratrie, son tempérament, le vôtre, le lieu, l’heure, la situation …

En un mot “éduquer un enfant” est complexe (ça on le savait) et encore plus aujourd’hui, mais l’idée à retenir est le cadre bienveillant mais ferme et dont l’enfant connait les règles et leurs conséquences. La souplesse d’adaptation aux situations plutôt que la rigidité. Plus ils grandissent moins on doit être hermétique, leur faire confiance est gage de responsabilisation donc de plus d’écoute, et bien sûr l’amour inconditionnel.

Il n’y a pas d’école de parents, mais parfois quelques conseils glanés ici ou là permettent de se former un peu. De toutes façons on a tous droit à l’erreur: eux comme nous !

Faites au mieux !

Merci pour votre lecture. (vous êtes enfin au bout de l’article)

Sylvie ETIEVE

**************************************************************

*Tous les exemples issus de ma pratique ne prennent en compte qu’un des nombreux indicateurs donnés par les parents lors des thérapies. Rien n’est uni-factoriel et tout n’est pas si simple !

° Un amour inconditionnel est un amour qui transcrit “quoi que tu fasses, je t’aime. Même si parfois je ne suis pas d’accord avec toi ou si je suis fâchée je t’aime quand même, sans aucun condition, sans aucun chantage. Cet amour n’est ni invasif ni distant. Il se met en mots et en actes.

** lire le livre “parents sous influence” de Cécile David-Weil (éditions Odile Jacob) peut vous aider

Le dossier du jour sur ce thème sur France Bleu Berry 17 juin 2021 intitulé:

Vos questions assurance 17 juin 2021  

Le titre ne correspond pas car j’avais remplacé un invité au pied levé 😉

J’ai tout pour être heureuse, heureux, mais je me sens insatisfaite, insatisfait !

(Temps de lecture : 3′ 30)

Il m’arrive de recevoir des personnes en consultation, qui se sentent en contradiction avec leur propre vie.

A priori, ces personnes ne se sentent pas vraiment bien dans leur vie, et pourtant, quand elles y réfléchissent, elles conçoivent qu’elles ont pour tout pour être heureuses.

Oui, mais …

Une bonne santé, un métier qui a du sens, un(e) conjoint(e)-ou un célibat choisi-, des enfants- ou pas, par choix-, pas de difficultés financières, des activités variées, des amis … a priori, oui, tout est coché pour que la vie soit belle.

Mais non , elles ne se sentent pas bien, “ne s’éclatent pas vraiment ! “, se plaignent, jugent ou critiquent beaucoup, elles sont parfois amères, mécontentes, boudeuses, voire un peu déprimées ! Elles sont insatisfaites!

D’OU VIENT CE MALAISE ?

Bof !
  • Notre éducation nous pousse, le plus souvent, à “bien faire”, ou à toujours “nous améliorer”, ce n’est pas fondamentalement le problème mais, si dans cette éducation nous n’avons pas eu suffisamment d’encouragements positifs, de reconnaissance, cela laisse des traces dans notre vie d’adulte: “je peux toujours faire mieux”, “je ne fais que des erreurs”, “je fais ça, mais je ne me sens pas très sécurisée “, “encore pas terrible ce que je vis” … bref, l’on peut passer beaucoup de temps à s’autocritiquer voire s’autocensurer, ce qui, à force, génère de l’insatisfaction !
Pffff !
  • Par ailleurs, la société (de consommation) dans laquelle nous évoluons, nous renvoie des modèles proches d’une “certaine perfection”. Cela va de la belle voiture (ou cuisine) aux potentielles vacances exceptionnelles, sans parler des profils physiques ou familiaux (je vous invite à taper le mot ‘famille’ dans un moteur de recherche (image) : vous ne verrez que des familles heureuses, et bien portantes !) Tout cela nous “met, insidieusement, un peu la pression”, car nous avons une fâcheuse tendance à nous comparer: en scrutant (ou interagissant sur les réseaux sociaux par exemple!

Ce malaise, une fois conscientisé, signifie avant tout une envie d’aller mieux. Donc lorsqu’on arrive en thérapie pour en parler, c’est que, déjà un début de solution peut s’amorcer.

ALORS QUE FAIRE ?

“Ah ; ça arrive”

Nous pouvons vivre ce sentiment ‘d’insatisfaction’ qu’exceptionnellement. Cela arrive et est normal: dans la vie il y a des échecs et des doutes ! Et être insatisfait d’une situation peut avoir un côté “remise en cause” et permettre d’améliorer la situation en question.

“Il y en a marre !”

Mais certaines personnes peuvent être réellement handicapées par une insatisfaction chronique : jamais heureuses, elles voient toujours le côté négatif des choses, peinent à remercier, blâment et se blâment régulièrement, jugent, visent la perfection, dramatisent les événements … comme si elles cherchaient à combler un manque permanent. Ces personnes-là ont alors besoin d’un accompagnement pour comprendre d’où vient cette sensation de “vide à combler” si elles souhaitent apaiser leur difficulté et être plus agréable avec leur entourage.

Cet accompagnement pourra permettre :

  • d’analyser les racines de ce ressenti
  • de voir les situations différemment et d’adapter son attitude
  • d’apprendre “la reconnaissance” et “la gratitude”
  • de distinguer “l’important” de “l’essentiel”
  • d’évoquer les notions “d’échec” de “perfection” et de “sécurité intérieure”
  • d’étudier la confiance en soi et/ou l’estime de soi
Sourire est une aide précieuse !

L’objectif visé étant bien sûr un mieux-être généralisé, car l’insatisfaction chronique peut mener à la déprime même à la dépression.

Etre bien avec soi-même et avec ceux qui nous entourent est quand même un des buts à atteindre dans la vie non ?

Si vous avez pris le temps de lire cet article, je vous en remercie et j’espère qu’il vous aura satisfait.

Portez-vous bien.

Sylvie ETIEVE

“La satisfaction intérieure est en vérité ce que nous pouvons espérer de plus grand.”
Spinoza ( philosophe néerlandais du XVII siècle)

Crédit image: SE 2019 -atelier gestion des émotions “modelées par les enfants”.

Pâques 2020 confinés ! Et 2021 à moitié confinés

Serions-nous un peu déconfits ?

« -J’appellerai lundi les personnes que je dois appeler pour mon travail ! -Mais lundi c’est férié : c’est le lundi de Pâques ! -Ah oui, eh bien férié ou pas, avec ce confinement on ne se rend pas compte, on est un peu perdu et un peu las !  J’appellerai mardi alors!»

Ce petit échange téléphonique avec une de mes filles confinée dans une grande ville montre à quel point ce confinement fait perdre certains repères !

« – Oui mardi c’est plus adapté! — Pâques confinés… ce n’est pas vraiment Pâques! Pâques c’est la famille, le plein air, la joie… : alors là, en 2020 on en est loin !! »

Pas toujours facile il est vrai de prendre de la distance par moment : on en est tous un peu là au bout de 3 semaines de confinement (et un an en 2021 de chaud et froid). Et pourtant le week-end à venir que l’on soit croyant ou non, est le week-end de Pâques.

Ce temps de Pâques est parfois familial ou amical, c’est souvent un temps de retrouvailles, de fête, ou de changement d’air (le printemps est bien installé) car c’est un week-end de trois jours donc! (sauf si l’on est sur le front à cause du coronavirus).

En raison des restrictions sanitaires 2020 et 2021 liées au covid 19 : une grosse coupe est faite dans cette tradition printanière et cela peut entrainer un certain désarroi !

Pour bon nombre d’enfants, la chasse aux œufs va être marquée par le confinement. Mais pas que pour les enfants. A écouter ceux que j’entends, le confinement prive les adultes (parents ou non) mais aussi les grands-parents de leur rapport avec leurs petits-enfants. Ils se sentent notamment privés de contacts (même si en 2021 avec l’arrivée du vaccin les maisons de retraite s’ouvrent de nouveau), de conversations en direct, de jeux, de rire, de transmissions mais aussi d’action. Et ce week-end, le vide va sembler abyssal pour ces grands-parents ou pour les familles séparées (de plus de 10 km, même si une tolérance est en place)!

Néanmoins c’est Pâques et que l’on soit croyants* ou non, il y a un symbole commun à tous : « Pâques est le symbole de la vie » : les journées qui ont bien allongé, la végétation qui repart pour de bon, la vie animale naissante (on cherche des œufs de Pâques), l’envie de faire la fête, de sortir, de vivre de revivre de naître de renaître…

Alors comment fêter la vie, le printemps, Pâques quand on est dans une ambiance anxiogène (voire triste pour certains) quand on est confiné voire « enfermé » !

Voici (si besoin est) quelques idées pour compléter les vôtres :

*C’est Pâques, c’est une tradition : les rituels permettent de « mieux vivre » le confinement : donc appuyons-nous sur ce rituel, et,disons-nous que le rassemblement familial sera différé.

*Décorons pour Pâques : fleurir la maison, accrocher des dessins des œufs (gobés puis colorés), préparons les paniers (ou fabriquons-les). Plein d’idées sur ce site !

*Avec les enfants : marquons (maintenons) ce temps de « chasse aux œufs » toujours très appréciée : et si l’on n’a pas d’œufs en chocolat, l’on peut cacher des petits mots gratifiants, des photos, des petites surprises ou des vrais œufs (durcis) de poule : la chasse aux trésors et la bonne ambiance a autant d’importance que le trésor lui-même !

*Comme on ne peut pas (beaucoup) bouger : bougeons ce qui nous entoure. Changeons un ou deux meubles de place ce week-end, mettons des photos des absents, écrivons des citations, des devinettes ou dessinons sur une grande feuille punaisée au mur…

*Bougeons aussi les autres dimensions sensorielles : mettons de la musique, diffusons de bonnes odeurs (huiles essentielles, parfum, mais aussi cuisine…), créons des espaces doux de cocooning,

* Prenons l’apéritif, le dessert et/ou mangeons dans un endroit inhabituel de la maison : soyons inventifs, surprenons-nous !

*Marquer ce week-end par des actions un peu exceptionnelles : faire une visio (skype, houseparty, whatsapp…) avec des personnes que l’on aime bien, ou téléphoner à des personnes seules ou vulnérables, ou faire des surprises à des personnes qui sont proches, faire rire ou sourire quelqu’un,osons sonner chez des voisins, appeler la famille…

*Se réjouir d’être en bonne santé ! Et essayer d’avoir une intention, une pensée, pour ceux qui ne vont pas bien. Et… à 20h, applaudissements de soutien si l’on veut !

Cette période de (re)confinement à tendance à nous fragmenter un peu alors : ACTION soyons acteurs, oui, de notre vie même si l’on est confiné, même si l’avenir est incertain ! En tout cas essayons ! Quand on sait que l’étymologie de ce mot « Pâque » veut dire « passer au-dessus », cette définition ne peut que nous aider dans la période actuelle.

Malgré tout : “Joyeuses Pâques ” ou tout simplement : “Passez le meilleur week-end que vous puissiez passer dans cette configuration où l’on n’a peut-être pas vraiment le cœur à la fête.”

  Allez faites ou faites-vous un petit plaisir ! 

Sylvie Etiève 9 avril 2020 revu le 3 avril 2021 !

……………………………………………………………………………………………………………….

*Pour les croyants, difficile de l’ignorer dans une société judéo-chrétienne, c’est la fête la plus importante pour les Chrétiens (résurrection du Christ) : fête de la vie qui l’emporte sur la mort. Pâques, Pessah (Pâque juive qui commémore la sortie d’Egypte), et cette année le Ramadan pour les Musulmans est dans ces mêmes jours. Pour tous les croyants, comme les rassemblements sont interdits, les fêtes de Pâques devront être adaptées cette année 2020.

Photos SE.

Blue’s Monday

Le troisième lundi de janvier serait un lundi où l’on n’aurait pas trop le moral !?

Etudes mathématiques ? Démarches commerciales des voyagistes ? Mois de l’année paraissant long (parfois avec 5 lundis mais pas en 2021) ? Cœur de l’hiver ? Météo grise ? Motivation ? Fêtes passées ? Finances difficiles ?

… le troisième lundi de janvier serait un lundi un peu plus compliqué que les autres jours de reprise hebdomadaire, pour notre moral.

Et à ça on ajoute: une pandémie mondiale, un couvre-feu national, des difficultés collectives, des craintes personnelles voire la maladie, la mort (janvier, mois où le nombre de décès serait le plus élevé en France)… rien ne vient arranger la situation.

Que ce soit le blues du lundi ou d’un autre jour, essayons de l’accepter d’en voir les raisons visibles et sous-jacentes.

Puis controns ce blues en agissant concrètement par des actions simples:

Faisons-nous un petit plaisir, trouvons une occasion de rire, octroyons-nous des pauses dans la journée, prenons l’air, faisons des exercices de respirations (type respiration nasale alternée, Pranayama), méditons un peu, massons-nous un peu, discutons avec quelqu’un, et envisageons un projet à court, moyen et long termes …

et toute autre idée … je vous fais confiance, vous connaissez vos ressources !

Alors bon lundi bleu et pourquoi pas encore:

Bonne année : il n’est jamais trop tard pour se souhaiter de bonnes choses.

Sylvie

Photo SE “la forêt nous apaise” 1er janvier 2021

Photo “lundi bleu” SE: lac d’Auvergne -été 2020.