Le couple : le divorce – Le couple ses fondements

Etant invitée sur France Bleu dans l’émission « les experts » le 30 avril , Patricia Darré et Manuel Bonnefond m’avaient demandé d’aborder « le couple et le divorce ».

https://www.francebleu.fr/emissions/les-experts/berry/les-experts-de-france-bleu-berry-52

Je vous propose d’approfondir et d’élargir le contenu de cette émission dans cet article si cela vous intéresse.

Le divorce 

Même si la loi l’autorisait depuis  1792 seulement 1% des couples  divorçaient en 1950. Les couples étaient un peu emmurés dans leur fonctionnement. La révolution (notamment sexuelle) de 1968 a libéré les mœurs, puis les lois concernant la contraception et l’IVG ont également influencé les états d’esprits.   

Aujourd’hui 350 divorces sont prononcés par jour en France ! La progression est constante,  il y a 4 fois plus de divorces aujourd’hui qu’en 1970.

L’infidélité est la première cause des divorces, mais pas la seule puisque l’égoïsme du partenaire en est la seconde, puis le mauvais caractère, les comportements abusifs et les désaccords concernant l’avenir.

Contrairement au passé, dans les 3/4 des cas ce sont  les femmes qui demandent le divorce aujourd’hui : la naissance plus tardive du premier enfant (en moyenne à 31 ans),  l’accès au travail les  a rendues plus indépendantes : dans 80% des situations elles obtiennent la garde des enfants. Les hommes divorcés ont en moyenne 42 ans et les femmes divorcées 44 ans.

Conséquence de cela : plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées : Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées.

Et pourtant, même si le nombre de mariages a considérablement diminué, même si les statistiques montrent que 45% des couples divorcent : 2 couples se marient toutes les 3 minutes en France2 : c’est notable !

Et c’est, sans parler des couples qui se pacsent ( en mairie maintenant) ou qui s’installent en concubinage (sans formalité) . Couples qui se font et se défont de la même manière, bien, que les statistiques ne soient pas si simples à réaliser que pour les couples mariés.

Aujourd’hui les formes de couples sont d’une grande variété :

Cela va du couple orthonormé, reconnu et identifiable (avec au sans enfant ) aux nouveaux couples: comme les couples qui font appart’ à part –plus d’1 million de couples ne partagent pas le même toit ( 8 % font chambre à part )- ou ceux qui pratiquent  le staching  c’est à dire qu’ils sont en couple mais ne le disent à personne : ni à leur famille ni  à leurs amis ni sur les réseaux sociaux,  aux couples (nombre infime) échangistes ( pratiquant par exemple le poly-amory grâce notamment à l’impact des réseaux sociaux) voire aux couples qui restent ensemble pour les enfants mais qui n’ont plus de vie conjugale commune.  L’anthropologue Philippe Brenot dit que l’on assiste à une crise du couple, que la sexualité est aujourd’hui distinguée du couple, que la culture de l’individualisme et de l’idyllique pousse des personnes à favoriser leur vie d’homme ou de femme. Le couple est pour lui l’école de l’altérité (apprendre l’autre) et de l’humanité : accepter l’autre tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit ! L’amour c’est merveilleux mais aussi douloureux.

Le pardon peut-être une chance dans un couple.

Les conflits

Une vie de couple n’est pas linéaire et la crise est inhérente à son déroulé. Après une crise, soit le lien amoureux est re-tisser, parfois même consolidé, soit, si les conflits et les crises s’accumulent et que la désillusion s’installe,  le lien peut se rompre.

Les causes des conflits sont le plus souvent : l’influence familiale, la jalousie, le mensonge, la désillusion, le malentendu, la fierté, l’orgueil, la différence de point de vue (éducation), les relations sexuelles ou les problèmes de communication. Ce qu’il faut c’est comprendre le sens du conflit, et éviter de les aggraver en voulant toujours avoir raison, et en les niant 4 .

Les conflits ont des conséquences sur les conjoints et sur les enfants :

Chez les conjoints s’installent :  la méfiance, le manque de confiance, l’isolement (vivre comme des étrangers, et ne plus rien avoir à se dire), la perte de confiance en soi (difficulté pour s’exprimer, pour agir …) en l’autre !

L’agressivité peut prendre le pas sur la communication et peut entraîner des violences.

Des réactions découlent  de ces conséquences : refuge dans le travail, infidélité, dépression, dépendance (boire), abandon du foyer, divorce, suicide ; meurtre, ( tous les 3 jours 1 femme meurt sous les coups/ 1 homme toutes les 3 semaines :  tel : 3919 )  !

Sur les enfants les conflits non réglés entraînent de la peur, des problèmes scolaires, des troubles psychologiques, de la rébellion, parfois des fugues, ou une certaine délinquance !

Heureusement toutes les séparations ne se passent pas si catastrophiquement que cela.

Même si au vu du nombre, la séparation de couple s’est banalisée sur le plan social,  elle est souvent vécue de façon dramatique sur le plan individuel : c’est la perte d’une personne précieuse qui était source de bonheur (la plus part du temps) et la séparation laisse un grand vide : elle donne la sensation d’un plus ou moins brutal déséquilibre.

La séparation ne signifie pas la fin de l’histoire du couple, surtout s’il y a des enfants. Depuis 1987  la loi Malhuret ,  dissocie « couple parental » et « couple conjugal », en posant que le divorce dissout seulement le second. A ce titre, l’enfant prend une place spécifique chez chacun de ses parents qu’il doit dorénavant différencier distinctement .

Un professionnel permet de prendre de la distance. *

L’aide d’un professionnel peut faciliter cette réorganisation compliquée. Parfois l’ enfant  culpabilise et pense qu’il est l’origine du conflit et de la séparation. Il a besoin d’avoir des explications claires sur les bouleversements de sa vie qui bascule. Explications qui le concernent c’est à dire le préserver de tout ce qui ne le concerne pas (intimité conjugale ou infidélité par exemple). Il n’est pas facile pour un enfant d’entendre « ça ne va rien changer pour toi », car, si cela va  déséquilibrer son quotidien. Se faire accompagner donc , par des professionnels mais aussi par ses proches peut aider l’enfant à traverser cette période avec moins d’incidences. Parfois c’est l’occasion de retisser des liens dans sa propre famille. (voir le film : Mistral gagnant).

 

                 

 

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En amont on peut se demander : Qu’est-ce qui fait que des personnes se mettent en couple ?

Faire couple c’est faire alliance : c’est avoir des sentiments l’un pour l’autre et surtout se lier pour un intérêt commun. Se retrouver en duo mérite que l’on prenne un peu de temps pour se comprendre.

Argile : l’enfant à venir.*

Un couple est toujours situé dans un contexte : qu’il soit socio-économique, culturel, cultuel ou moral4. Etudier ce contexte est précieux car l’on peut mesurer des choses évidentes à côté desquelles on passe souvent.

Et les différences ne sont pas des freins dans la relation de couple : bien au contraire. Établir une culture des différences est essentielle car la personnalité individuelle va exister et enrichir l’identité du couple.. Il faut néanmoins bien se connaitre, savoir pour l’autre et pour soi ce qui négociable de ce qui ne l’est pas,  apprendre à inventer des compromis (donner/recevoir), savoir faire front commun : un couple ça se construit ça évolue ça grandit.

L’autre richesse du couple c’est l’échange la communication qui est le terreau essentiel de l’équilibre du couple, et cette communication s’étend du quotidien à  la compatibilité intime que deux personnes ont l’une pour l’autre. Pour rappel la communication ne passe par les mots qu’à hauteur d’environ 10% : tout le reste est du non verbal !

Il y a autant de couples que de personnalités qui les fondent : complicité, confiance, fidélité, solidarité sont les piliers de cette union.

Dessin : le couple*

Ce qui peut permettre la durée d’un couple c’est de se re-rencontrer.  Même si l’on se met en couple beaucoup plus tardivement avec l’allongement de la durée de vie le couple a besoin, régulièrement de se réinventer !

Je reviendrai sur les fondements du couple lors de prochaines interventions.

Merci pour votre lecture et vos réactions qui sont toujours appréciables.

Sylvie Etiève

 

Une proposition pour votre couple : qu’il ait 1 an ou 30 ans de vie commune. **
……………………………………………………………………………………………………………………………….Sources :
1 : Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau divorce par consentement mutuel est en vigueur.Ce nouveau divorce est un divorce « déjudiciarisé », il convient de le nommer le divorce par consentement mutuel sans juge.              https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10567

1 :http://pointdroit.com/divorce-histoire/ 

2: https://www.consoglobe.com/

3: Travaux de l’anthropologue Philippe Brenot-Je suis médecin de l’amouécrit par Philippe Brenot (L’esprit du temps)

4 :  le couple ifortpsy

* Dessins argiles et infographie de Pierre-Loïs Damien-Etiève

**Design affiche Séraphin Mixtur

Printemps !

Alors que le printemps sonne son entrée officielle, les quelques soubresauts de l’hiver  ne nous donnent pas tout à fait l’envie de croire à cette arrivée !

Pourtant depuis quelques temps : les jonquilles fleurissent les forsythias jaunissent et quelques fruitiers  arborent  leur parure printanière !

Et nous ?  envie de moins de froideur, de moins d’humidité de plus de couleurs et surtout de plus de lumière !

Et ce 20 mars on arrive au point de bascule : c’est l’équinoxe de Printemps (durée nuit égale durée jour) ! Les nuits vont commencer à être légèrement plus courtes que les journées : et ceci s’installe tranquillement depuis le solstice d’hiver en décembre dernier ! Mais là avec l’arrivée calculée du printemps : c’est parti pour de bon.

Donc profitons de ce commencement de cycle comme un nouveau départ :

Faire des plans, avoir des projets, bouger les meubles, changer quelques habitudes … riment souvent avec cette envie de renouveau saisonnier.

Ranger aussi : le fameux « grand ménage de printemps » rangeons nos intérieurs ! Des tiroirs aux dossiers de nos ordinateurs ! De la voiture à l’armoire à chaussures !  Trions et profitons-en pour donner : la deuxième vie des objets est aujourd’hui une nécessité écologique ! Le meilleur rangement serait le rangement par catégories : avec la méthode Konmari*. Le rangement est une saine activité qui a des impacts positifs sur l’individu ; le psychologue clinicien et psychanalyste Olivier Douville explique que « Ranger revient à refuser de se laisser envahir par le chaos, la confusion » En rangeant on ne garde que le plus important.

Un puis on peut en profiter pour faire une introspection personnelle printanière : que puis-je « ranger » ?que puis-je rafraîchir dans ma vie ? que puis-je débuter ?

Voyons du côté du corps : mon look ? Un meilleur sommeil ? une alimentation plus naturelle ? ( mes filles adorent se faire des smoothies)  un bilan de santé : à quand remonte mon dernier RV dentiste ou autre ? Une activité physique mesurée du type « quand je téléphone : je marche au lieu de rester assis(e) ! »   J’étends mon linge (dehors idéalement) au lieu de le mettre dans le sèche-linge ! Je dépoussière mon vélo et je m’en sers !!

Faire le plein d’énergie et d’extérieur est un besoin à assouvir. 

Voyons du côté du psyché : Depuis combien de temps n’ai-je pas vu ou pas contacté telle ou telle personne que j’aime bien ? Prendre le temps d’un message printanier rassérène, et fera plaisir ! Ce genre de question ou de liste peuvent se poser  tranquillement : pourquoi pas sur une feuille.

D’autres questions du type : qu’est ce qui émotionnellement me fait du bien ou au contraire me dessert ? et bien sûr on essaie de faire le tri dans les ressentis et on agit sur les émotions négatives qui polluent la vie !

Comment ? déjà il faut  reconnaître ces ressentis négatifs, les nommer , puis observer les comportements qui les génèrent !  comprendre  ses émotions et voir comment on pourrait réagir plus positivement ou en tout cas plus activement . Par exemple parfois certaines réactions de notre entourage nous ennuient ou nous déçoivent donc une des premières choses à faire et de l’exprimer au lieu de l’intérioriser,en disant, sans juger ce que tel ou tel acte ou non acte nous procure comme ressenti !

Et puis l’on peut se donner des objectifs à atteindre : exemple : je ne passe pas plus de 30 minutes sur l’ordinateur ce soir !  et pourquoi pas noter ces réussites ! Voilà le ménage que l’on peut faire dans sa tête !

Et puis une fois ce temps de pause et de méditation fait : je m’ouvre aux autres, au monde, je souris à la vie, je sors de ma coquille hivernal:  ça va être « le printemps du cinéma » et  » le printemps de Bourges » par exemple, pourquoi ne pas  y aller ? !

Je peux même prendre le temps de méditer : ne rien faire et apprécier ce renouveau de la nature : observer jour après jour l’évolution d’un arbre par exemple.

Car bien sûr l’essentiel est de se tourner vers cette nature renaissante car elle nous régénère sans compter : alors : ouvrons les cœurs les portes et le les fenêtres et surtout sortons ! 

Allons au parc, en forêt ou près d’un étang marchons, jardinons, bricolons dehors, plantons, semons, nettoyons un espace naturel, cueillons quelques fleurs faisons les marchés aux produits naturels, profitons des animaux et des naissances qui arrivent, observons-les, écoutons les oiseaux, rendons visite à des personnes seules et proposons leur une promenade, faisons quelques photos, dessins, collections, tableaux éphémères de notre nature, pique-niquons, jouons ou lisons et sourions au soleil ou, profitons pourquoi pas de la pluie !!

Ah et j’allais oublier : aimons !

Car, l’Amour aussi a besoin d’un peu de cette régénérescence !

Bon début de printemps à chacun !

Sachez en profiter en pleine conscience  !

Sylvie Etiève (20 mars 2018)

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*méthode Konmari :

https://mon-totem.fr/2018/01/23/marie-kondo-comment-desencombrer-sa-maison-et-son-esprit/

La méthode Konmari en 4 étapes:

  • Ranger par catégorie en commençant par les vêtements, puis les livres, les papiers, divers (vaisselle, produits de beauté, etc.) et les objets sentimentaux
  • Faire une pile de tous les objets d’une catégorie à un même endroit
  • Se demander pour chaque objet si l’on ressent de la joie de le posséder
  • Garder les objets qui nous apportent de la joie et donner ou jeter le reste !…………………………………………………………………………………….
  • Aquarelle PLDE
  • crédit photo SE

 

Pour être en bonne santé : souriez !

 

      «  Il ne coûte rien, mais produit beaucoup. » dit le poème* !

La spontanéité des sourires des enfants donne souvent le sourire à ceux qui les reçoivent!

D’après le passionnant dossier du mois de janvier de « ça m’intéresse »* le sourire dope note santé et n’apporte que du bénéfice!

Preuves à l’appui : l’espérance de vie serait plus longue pour les personnes qui sourient beaucoup, que pour les autres.

Les yeux sourient parfois autant que les lèvres !

De plus le fait de sourire aurait un impact sur le niveau de stress ! En effet les 17 muscles (sur 30) du visage impliqués dans le sourire : notamment les zygomatiques alertent le cerveau de notre bonne humeur ce qui fait baisser notre niveau de cortisol (hormone du stress). Le fait de sourire entraîne la personne dans un cercle vertueux qui l’aide à sortir par exemple, plus vite, d’une période un peu dépressive.

Sourire et rire permettent également d’augmenter notre seuil de tolérance à la douleur et n’a que des effets bénéfiques pour le rythme cardiaque qu’il ralentit, et, sourire fait diminuer la pression artérielle !

Les spécialistes établissent trois catégories de sourires :

Le sourire de joie (quasi inné : même dans le ventre le bébé « sourit »)

Le sourire d’affiliation (permettant de créer un lien avec les autres, de les réconforter par exemple.)

Le sourire de domination (servant à affirmer son pouvoir).

Mais attention le vrai sourire fait soulever les paupières (les muscles oculo-orbiculaires sont en mouvement) alors que dans le sourire forcé, ces muscles  ne sont pas en mouvement, et, le cerveau ne s’y trompe pas !

Donc le sourire forcé ne produit rien de bon  il serait même délétère.

Le fameux « wistiti » entraîne parfois des sourires forcés un peu ratés !!

 

Sourire résonne avec contact, bien-être, bienveillance, avec don avec récompense, avec confiance, avec lien social.

Une recherche a montré que les personnes affichant un sourire sur leur profil Facebook étaient davantage satisfaites de leur vie trois ans après !

Donc à nos profils : vite 😉

A nos sincères sourires !

Que cette journée nous donne l’occasion de souvent sourire ! Car c’est prouvé : c’est  bon pour la santé et le bien-être !

 

  • Pour aller plus loin (et source de l’article) :  
     « ça m’intéresse » n° 443 janvier 2018 prisma media
  • Poème anonyme « le sourire » à retrouver sur cet article :

Etre bien au salon, donne le sourire.

 

 

« Petit à petit l’oiseau fait son nid : »

 

 

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid ! » et le quitte !

Dernier bagage calé dans la voiture, derniers bisous, dernière accolade et ultimes recommandations (sans doute inutiles) et hop la voiture démarre ! Destination : Ville universitaire !

Bac fraichement en poche : école demandée pas exactement obtenue donc choix d’école intéressante mais assez éloignée de notre département rural !

La route sera un peu longue : l’échelle du temps qui passe va s’allonger également !

Ça y est : elle roule ! Elle est partie !

Après quelques méditations sur le trottoir : quelques flash-back de mon propre départ pour la fac il y a …. X années … déjà  (je n’ose plus compter), et maintenant c’est son tour : déjà ! « Elle est née hier ! ». Je me décide à rentrer dans la maison : pourtant le soleil radieux de ce début septembre m’encourage à recharger encore quelque peu à faire le plein de vitamines D !

Oui j’aurai dû rester au soleil car en rentrant : allez savoir pourquoi : je me dirige dans sa chambre, et là : submergée par un flot d’émotions : je reste coite !

Le vague à l’âme flotte dans la pièce : à peine 18 années à les protéger, les voir grandir, les responsabiliser et hop nos enfants s’envolent !

L’ambiance, les objets rangés, les photos, le lit pas prêt d’être défait, les souvenirs jalonnant des étapes de sa vie déjà si longue et si courte à la fois !

… oui morosité sans doute provisoire  mais profonde vacuité !

Ce n’est pas vraiment tabou mais on en parle peu. Et surtout tous les parents ne le ressentent pas: néanmoins je dois ressentir ce qu’on appelle «  le syndrome du nid vide » me dis-je !

« Le syndrome du nid vide est un état psychologique qui atteint surtout les femmes, lequel provoque du chagrin quand un ou plusieurs enfants quittent le foyer ! » telle est la définition de Christine Webber and Dr David Delvin psychologues américains, lirais-je plus tard. « Le nid vide, un mal de mère » sera le titre du  petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.

En attendant effectivement : ça fait un vide ! Pourtant c’est en toute confiance en l’avenir que je l’ai regardée partir : bon la route évidemment : c’est inquiétant (première cause de mortalité chez les jeunes !) mais après elle va s’en sortir la connaissant !

Aujourd’hui avec le recul : le ressenti de cet instant reste intact. Je me penche sur ce que j’en retire pour le partager !

Tout d’abord la première chose que l’on peut f            aire bien sûr c’est d’accueillir ce sentiment de tristesse : tel qu’il vient ! Refouler un sentiment n’est jamais bénéfique. Alors que s’autoriser à l’accueillir, l’écouter, s’écouter  va permettre au sentiment de « circuler »et de s’en aller sans se stocker dans  notre mémoire en attente de libération.

Une fois que l’on a bien accueilli ce sentiment avec attention, le deuxième point est de connaitre nos besoins pour pouvoir les satisfaire !

En cas de chagrin : essayer de trouver des petites joies : quelles qu’elles soient : envie d’un petit chocolat : si si pourquoi pas 😉  Et puis ne pas oublier que nos enfants ont été source de nombreuses joies mais pas que…

Dans le cas du syndrome du nid vide (qui ne se vit pas seulement qu’avec le départ des enfants étudiants/apprentis) évidemment il y a différents besoins : celui d’avoir des nouvelles (rassurantes) «  bien arrivée, bien installée »: même si les parents n’élèvent pas leurs enfants pour les garder à la maison : quelques nouvelles de ci de là permettent l’unité familiale ! La page de leur vie ici est tournée, mais les parents (qui à ce moment renoncent à leur rôle protecteur) sont en général contents de connaitre de loin en loin la trame du nouveau chapitre ouvert par leur progéniture devenant adulte ! Attention à ne pas les faire culpabiliser en leur envoyant des messages inquiets : lui laisser sa part d’autonomie dans sa nouvelle vie est normal !

Un autre besoin (et le mieux là aussi est de l’avoir anticipé) : c’est d’apprécier ce temps libre qui s’offre à nous; avoir eu une vie personnelle (affective, professionnelle, associative…) épanouie  lorsqu’ils étaient encore là, aide quand ils prennent leur envol à ne pas se sentir dépourvu(e), esseulé(e) ! Leur départ va redonner du temps au(x) parent(s), c’est appréciable ! – (on va pouvoir manger ce qu’on veut quand on veut !! eh eh !) .Et si l’on était focalisé sur leur vie : eh bien c’est le moment de voir les choses autrement ! Balade, cinéma/spectacle, cuisine, musique, sport, bricolage, lecture, invitations, activités variées, jardinage, bénévolat, hobbies de jeunesse à reprendre, (re)voir des personnes, méditation, régénérer sa vie amoureuse… les sources de vie différentes sont intarissables !

Enfin en parler fait du bien : si l’on a la chance d’être deux : en parler à l’autre (ou à un(e) ami(e) soulage. Parfois à degré divers la même sensation est partagée. En tout cas de mettre les maux en mots permet une certaine acceptation. Et puis si le syndrome est trop lourd (cette sensation de perte, de fin d’une étape peut durer plusieurs mois chez certains voire entrainer une dépression*) : acceptez un soutien un peu plus spécialisé sera nécessaire.

Voilà : pour conclure on a le droit de se dire que s’ils prennent leur envol c’est que l’on a réussi à leur donner : « des racines et des ailes »*. Donc on peut s’en féliciter : ça ne fait pas de mal !

Epilogue : même si on ne materne plus nos petits qui se sont émancipés, on sait que lorsqu’’ils vont rentrer ce sera un peu une fête (je ne parle pas du linge à laver en 48h !) mais on entretiendra de nouvelles relations avec eux : écoute, dialogue, partage d’expériences, et le tout dans la bonne humeur et avec des petits plaisirs culinaires ou autres !

Et puis ils repartiront continuer leur vie et la nôtre continuera aussi : c’est ça l’équilibre !

  • Pour aller plus loin :

  • « Le nid vide, un mal de mère » petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.* 
https://www.migrosmagazine.ch/le-syndrome-du-nid-vide-ou-le-mal-de-mere-apres-l-envol-de-ses-enfants
 « mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère » ou Le syndrome du nid vide de  Rosine Bramly

En guise d’illustration personnelle :

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid , pond ses œufs, les aide à grandir nourrit ces oisillons et, les regarde s’envoler, car ils auront aussi leur nid à construire ! »

(photo d’un couple rouge-queue venus faire son nid et couver sous notre porche il y a deux ans)
Dans le nid la vie attend
Couvaison !
satisfaire les besoins physiologiques !

« J’ai besoin de vous  »

On est là !
On grandit !
On vous y aide !
Ah ils se sont envolés : mon nid est vide !

Sylvie Etiève février 2018

Trois petits « airs » pour rendre la vie plus douce !

Hier soir je menais la troisième séance « Bien Etre Parent » à Argenton-sur-Creuse (36).

Mon petit groupe, très hétérogène mais très impliqué et sympatique, semblait découvrir une méthode d’éducation positive  prônée par la psychologue Américaine Jane Nelsen   (et , soit dit en passant mère de 7 enfants !).

Donc  (comme vous ne viendrez pas tous à ces rencontres) je vous transmets un moyen de restaurer la relation en cas de bêtises ou conflits en famille proposé par Jane Nelsen.

« Qui a mis cette peinture sur ta figure ? »

Si votre enfant a fait une erreur , vous pouvez apprendre à lui faire appliquer :

Les 3 « R » de la réparation.

R : pour reconnaître sa part de responsabilité («  oups j’ai fait une erreur, je vais la réparer» sans culpabilité)

 

R : pour réconcilier  (« je suis désolée d’avoir fait/dit ça, pardon … »)

R : pour résoudre (« il faudrait trouver une solution ensemble pour ne plus que cela se reproduise ou pour réparer mon erreur »)

L’enfant comprend que le dommage existe et qu’il doit le réparer : par exemple s’il renverse un verre d’eau, c’est lui qui essuie. Suivant l’erreur faite la réparation peut-être : quelques mots d’excuses (oraux ou écrits) , une réparation plus matérielle (racheter un double décimètre cassé à son camarade)  ou une réparation compensatrice (faire quelque chose qui compense : « pendant que je rince ton pull plein de peinture tu vas  ranger toutes les affaires de peinture et aller te laver ! » ).

Voilà en quelques mots «  les 3 R de la réparation » !

Cette  méthode d’éducation bienveillante et positive transmise par Jane Nelsen, permet donc à l’enfant d’être mis en confiance, encouragé, impliqué,respecté,responsabilisé : ce qui lui permet de devenir autonome de grandir quoi !

La punition quant à elle n’entraîne que Rancœur  Revanche Rébellion et Retrait  (les 4 « R » de la punition, qui n’a pas sa place en éducation positive !)

Ah oui !

Pour conclure : cette façon d’envisager les 3″R » de la réparation ne s’applique pas qu’aux enfants !  Evidemment !

Bien bonne journée.                Sylvie Etiève (mardi 23 janvier 2017)

Extrait illustré du livre de Jane Nelsen.

A.D.O.P.T.E.R

A comme : Amour Accueillir Adaptation

D comme : Don Désir Douceur

O comme : Ouverture Origines

P comme :  Parents Partage Philosophie Persévérance

T comme : Tendresse Terre-d’accueil Tourments Ténacité

E comme : Espérance Espoir Energie Expérience Épreuves Extra-ordinaire

R comme : Responsabilité Renouveau Renaissance Rigueur Rêve

Vouloir écrire un article sur l’adoption lorsque sa propre vie est empreinte de cette histoire entraîne parfois sur des chemins de l’écriture inattendus. Je m’étais engagée à écrire  cet article pour décembre et il s’avère que, lorsque j’ai entrepris l’écriture, ce n’est pas un article que j’ai rédigé mais notre histoire de famille, des heures durant ! Je l’ai offerte à mes proches et suis prête à l’offrir à ceux qui la souhaiteront*.

Adopter un enfant a aujourd’hui plusieurs sens. Si d’un point de vue juridique c’est donner son nom (une filiation) et une famille à un enfant ou adolescent qui n’en a plus du fait d’avoir été abandonné, aujourd’hui avec tous les profils de familles que l’on voit : adopter dépasse largement le plan juridique.

Un de mes patients, m’expliquait que dans sa future recomposition familiale, il allait devoir s’adapter aux enfants de sa future compagne qui, eux, allaient donc devoir l’adopter : oui ! S’adapter s’adopter à une lettre prés et d’un point de vue étymologique cela se rapproche. Car si en général ce sont les adultes qui enclenchent une adoption : tous les protagonistes doivent mutuellement s’adopter pour que l’alchimie se fasse dans la famille ! Surtout que l’adoption peut être plénière ou simple.

Au-delà des mots clés de l’acrostiche ci-dessus (pour lesquels j’ai eu de l’aide de mes enfants) un maître mot est le mot Confiance. Sans elle le cheminement ne peut pas se faire : trop d’étapes à franchir, trop de temps à patienter, parfois trop de doutes !

Entre le moment où l’on décide d’ouvrir son foyer à un enfant et le moment où l’on passe devant le juge pour basculer en adoption plénière : des jours, des nuits, des semaines des mois voire des années s’écoulent…

Décider de la grossesse d’un enfant, même si ce n’est pas toujours facile pour certaines, dépend à 100% de soi ! Adopter un enfant passe par des rendez-vous avec des organismes assermentés qui « dépossèdent » un tant soit peu de cette décision. Rencontrer assistante sociale, psychologues, médecins, organismes administratifs, associations demande une endurance parfois difficile à tenir : certains sont déboutés et n’obtiennent pas leur agrément, d’autres abandonnent, mais la plupart des couples poursuivent…

Si l’on franchit tous ces obstacles : l’arrivée chez soi d’un enfant– comme lors d’une naissance- est un cadeau de la vie d’une valeur inestimable, la joie qui en découle submerge.

Comme tous les enfants ils donneront du « fil à retordre à leurs parents » mais aussi des moments de plénitude familiale. Ce n’est pas parce que l’on est un enfant adopté que l’on  exempte sa famille des tracas et des questionnements ni qu’on lui en ajoute davantage. Chaque vie a son histoire qui se tisse avec la vie de ses proches : parfois en harmonie, parfois il y a des accrocs : c’est ainsi !

Et, comme des enfants nés du sang, ces enfants viennent aussi du cœur de leurs parents. Même s’ils ont une autre histoire génétique, des origines différentes qu’il ne faut pas ignorer, il semble bon de ne pas cristalliser sur celles-ci pour avancer en toute confiance sur le chemin de la vie.

Poème de Khalil Gibran

Pour aller plus loin :

Pour tout savoir sur les procédures d’adoption :

http://www.adoption.gouv.fr/Qui-peut-adopter.html

Pour connaitre les statistiques de l’adoption en France (2016) :

http://www.agence-adoption.fr/wp-content/uploads/2013/12/stats_2016-site_cle0d1371-1.pdf

*Ma nouvelle se nomme « Dinh Danh Diem » elle pourra vous être envoyée (par mail)  d’ici un mois : tout droit réservé.


DEUX MÈRES POUR UNE VIE (poème anonyme)

Il était une fois deux femmes
qui ne s’étaient jamais rencontrées,
l’une dont tu ne te souviens pas,
l’autre que tu appelles « maman ».

Deux vies différentes
dans l’accomplissement d’une seule, la tienne,
l’une fut ta bonne étoile,
l’autre ton soleil.

La première te donna la vie,
la seconde t’apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d’amour,
la seconde fut là pour le combler.

L’une te donna tes racines,
l’autre t’offrit son nom.
La première transmis ses dons,
la seconde te proposa son but.

L’une fit naître en toi l’émotion,
l’autre calma tes angoisses.
L’une reçut ton premier sourire,
l’autre sécha tes larmes.

L’une t’offrit en adoption,
c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour toi.
L’autre pria pour avoir un enfant,
et Dieu la mena vers toi.

Et maintenant quand en pleurant
tu me poses l’éternelle question,
héritage naturel ou éducation,
de qui suis-je le fruit ?

Ni de l’un ni de l’autre, mon enfant,
tout simplement de deux formes différentes
de l’AMOUR.

 

 

21/12 : c’est l’hiver !

21 décembre date officielle de l’hiver !

Le bon point c’est que les jours ont fini de raccourcir !

Le mauvais point c’est qu’on devrait hiberner car justement c’est l’hiver et qu’on doit être au taquet !  Le deuxième trimestre scolaire, par exemple est souvent déterminant pour les apprenants, alors que le pic de la forme n’est biologiquement pas élevé!

Manque de lumière, fatigue, froid … entrainent quelques troubles de l’humeur : baisse de moral par exemple qu’il faut parvenir à compenser.

Alors petite liste de rappel pour contrer ceci :

Profiter du soleil et/ou du jour (à quand les lumières de luminothérapie dans les salles de cours, dans les bureaux ?), prendre l’air et bouger, consommer des fruits des légumes du poisson frais, des fruits secs, des tisanes de millepertuis, et du chocolat : ça ça devrait aller ! Et surtout prendre soin de soi : le cocooning est permis avec un bon livre, un bon film, de la musique, du rêve, des amis, et enfin ne pas hésiter à mettre de la couleur là où la saison joue parfois en sépia !

C’est quand on va bien que l’on peut être disponible pour les autres !

Alors portez-vous bien !

Bel hiver.

(Photo janvier 2017 : les trésors de l’hiver)

« DEFAIRE SON DEUIL »

(Lire cet article vous demandera un peu de temps : merci de le prendre,             ou en tout cas merci d’être passé par mon site  n’hésitez pas à le faire vivre ! )

Parce qu’il y a des périodes un peu plus difficiles que d’autres, il est parfois bon d’écouter et d’accueillir la réflexion de certains  spécialistes :                                  « “Faire son deuil’ est un paradoxe absolu, écrit Anne Dufourmantelle, le deuil est par excellence un moment d’impuissance. Un événement réel nous percute, et nous n’y pouvons rien. Or le verbe “faire” sous-entendrait qu’on pourrait y opposer un acte, une volonté, quelque chose… Malgré nous, nous avons toujours besoin de croire que nous pouvons agir devant un événement. Aussi révélatrice soit-elle, cette expression m’apparaît néanmoins inappropriée. Car il semble que, dans le deuil, tout le travail consiste plutôt à aller dans le sens de l’impuissance, de l’acceptation de la perte. Il s’agirait plutôt de “défaire son deuil’ »*

Les propos d’Anne Dufourmantelle philosophe et psychanalyste française (née en 1964) peuvent apporter un éclairage rassérénant lorsqu’on traverse une période troublée par la perte d’un être proche.

Je vous propose –si vous en avez envie, besoin, de partager d’autres de ses  propos, tenus dans la revue « Philosophie » il y a quelques années :

« Les tombes, sépultures, actes juridiques, testaments retrouvés, lettres d’adieu ont un rôle : tous ces marqueurs extérieurs aident le sujet à se délivrer d’en être le seul dépositaire. Ils rendent le deuil dicible (exprimable) et partageable. Dans les thérapies, on constate qu’aller se recueillir sur une tombe, faire rétablir un nom d’enfant mort oublié, entretenir la mémoire peuvent être des moments clés d’une cure. C’est la reconnaissance pour un vivant qu’il peut laisser aller le mort à sa mort et accepter la vie. »*

La mort a souvent une place un peu taboue dans notre société : cela –et à juste titre- dérange.

Certaines personnes évitent les endeuillés (ce n’est pourtant pas une maladie contagieuse) ou elles ne savent pas vraiment quoi dire, alors que le plus simple est d’écouter de façon disponible sans conseil sans jugement celui qui vit la disparition de l’Autre. La peine est lourde à porter : un moment, un geste, un mot un sourire en allège le fardeau !

La société, pour suppléer à notre fragilité due à ce moment douloureux, propose une aide …commerciale!    Et avec condescendance ce commerce nous dépossède parfois de nos propres missions. Pourtant celles-ci nous aident à avancer vers l’acceptation. Comme dans tout deuil on sait qu’il faut plus ou moins passer par les phases* de déni, de colère, d’expression, de dépression qu’entraine le constat, ou, la nouvelle d’un décès avant d’accepter la perte de  cet Autre !

Croyant ou pas à la vie après la mort , chacun parcourt son chemin intérieur du deuil à sa façon, c’est un parcours mystique mais surtout irrationnel : nous pensons que nous avons intériorisé la mort de celui qu’on aimait , que ça va mieux, et, tout à coup une vague émotionnelle  nous submerge comme ça de façon quasi inexplicable. Ou encore au cœur de ces nuits sans fond, un rêve, où  passé présent futur s’entremêlent, nous éveille, abruptement, le manque est cruel, on est là comme au-dessus du vide : angoissant, angoissé.e !

Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises manières pour entreprendre ce cheminement personnel, vers ce, qui de toute façon ne sera plus jamais tout à fait comme avant ! La patience et le courage de donner du temps au temps, aident bien sûr à l’atténuation de la douleur  (étymologie du mot deuil) :        mais chacun, avec ce qu’il est, ce qu’il a reçu, comme il a vécu, chemine à son rythme : ce qui est sûr c’est que la route est longue, chaotique  et qu’aujourd’hui prendre le temps de vivre de tels événements n’est pas forcément accepté, acceptable !

Il ne s’agit pas, bien sûr d’être dans l’affliction permanente dans le désarroi et les larmes (qui par ailleurs, libèrent)  non : on peut même s’autoriser à être heureux mais  il s’agit de s’écouter pour ne pas refouler ce chagrin, de parler (même seul.e) pour ne pas bloquer ce « travail » nécessaire, de faire évoluer l’attachement que l’on avait avec la personne disparue pour en faire de façon résiliente une source d’énergie et reprendre le goût du risque de la vie !

Anne Dufourmantelle était une de ces femmes qui aimaient prendre des risques : «  La vie tout entière est risque. écrivait-elle . Vivre sans prendre de risque n’est pas vraiment vivre. C’est être à demi vivant »: elle en avait même écrit un livre recommandable : « l’éloge du risque » **!

Malheureusement ,c’est en voulant sauver deux enfants de la noyade qu’elle a trouvé la mort l’été dernier dans le Var : Aujourd’hui je dois une certaine reconnaissance à ce qu’elle a su léguer à nous ses lecteurs qu’elle aide encore au-delà de sa disparition !

 

Sylvie Etiève

Article du 18 novembre 2017

 

Je dédicace cet article à ma mère Claudine à qui je dois tout ce qu’un enfant doit à sa mère quand elle a été ce qu’elle fut :

« Maman,  avec papa, comme sur la balançoire de notre portique, vous nous avez poussés dans la vie avec ce va-et-vient nécessaire au cheminement vers l’âge adulte. Aujourd’hui une corde de la balançoire se casse : la chute, bien que prévisible fut-elle, est un peu brutale pour nous tous ! Mais on réagira car vous nous avez insufflé suffisamment d’Amour pour nous relever et                                                          avancer. »                   (Extrait du texte d’hommage -SE)

 

  • *Source : Magazine Philosophie Octobre 2014 – Anne Dufourmantelle
  •   **Les travaux d’Elisabeth Kübler-Ross font retenir 5 étapes d’un deuil :   
  •        le déni, le colère, l’expression/marchandage, la dépression, l’acceptation. 
  • ***L’éloge du Risque: Anne Dufourmantelle  Éditeur : PAYOT ET RIVAGES 

C’est parti pour trois mois.

Et voilà c’est parti : on va en avoir pour trois mois : des couleurs flamboyantes : du rouge, de l’ambre du brun, du jaune et encore du vert, des dégradés, et le bruit des feuilles sous les pieds, la musicalité du vent et l’odeur de la pluie, le goût du raisin : toute la poésie de l’automne !

Mais ce n’est pas que ça !!

Les journées qui raccourcissent démesurément, l’humidité et le froid pénétrant, le gris plombant de certaines journées maussades, les arbres désespérément dénudés, le manque de soleil donc de vitamines et l’envie… d’autre chose !!


Donc on met tout ça dans un shaker pour vivre un automne en harmonie : l’équilibre est nécessaire dans cette dualité permanente qu’il faut vivre comme complémentaire !


Et en premier jour d’automne (misons sur la couleur et la lumière) : ma photo prise ce matin pour vous !

l’article de ma page Facebook que je vous invite à rejoindre.