La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

èAlors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

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**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous.           Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

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*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

 

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

 

 

Alors dernières séries de réflexes :

 

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable.

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

 

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

 

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Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

 

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

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A Châteauroux la semaine repasse à 4 jours comme dans 80 % des écoles en France.

Je propose des ateliers « détente » : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre

Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : 
Groupe A : 11 h.
Groupe B : 16 h.
Groupe C : 17 h
Groupe pré-ado en élaboration(11/13 ans): 14 h 

A partir du mercredi 26 septembre : 6 séances de 50 minutes (hors vacances scolaires).
40 € le cycle.

Il reste encore de la place dans chaque.

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

Plus de détails dans ces articles.

.francebleu.fr/emissions/le-dossier-du-jour/berry/le-dossier-du-jour-de-france-bleu-berry-3.

La rentrée approche

 

 

REUSSIR ECHOUER

C’est la fin d’année scolaire et avec celle-ci  arrivent des résultats d’examens ou des passages en année supérieure.

Félicitations à tous ceux qui ont validé sérieusement leur année et à tous ceux qui ont obtenu leur examen : quel qu’il soit. Et encouragements à tous ceux qui ont dû accueillir un résultat moins gratifiant.

J’ai essayé de résumer la  situation d’une jeune que je connais bien à un tableau !

 

Comme chacun sait, le travail fourni n’est pas toujours en corrélation avec le résultat attendu :

Normalement beaucoup de travail entraine de bons résultats MAIS il arrive que non !

Et encore plus déstabilisant, parfois, peu de travail entraîne des résultats satisfaisants !!

Il n’est jamais très difficile d’accepter une réussite ! 

La réussite peut avoir des conséquences émotionnelles plus ou moins profondes allant de la joie à l’étonnement ou à la stupeur ! Elle entraîne bien sûr une satisfaction personnelle mais aussi collective : la famille, les proches, les amis réels ou virtuels partagent cette joie (même sur les réseaux sociaux: un tel post peut satisfaire quelque curiosité, drainer du plaisir mais faire naître  quelques jalousies parfois).

La pleine délectation de cette réussite sera étroitement liée à l’investissement dans le travail fourni. Si l’on discrédite la formation (en disant « je n’ai rien fout… mais je l’ai eu !! ») cela ne renvoie ni une bonne image de soi ni un grand respect de la formation et encore moins de respect de la difficulté des autres : ceux qui, eux, ont travaillé mais n’ont pas réussi !

En revanche vivre un échec suite à un grand investissement scolaire (ou professionnel) est beaucoup plus difficile à vivre.

On ressent une forme d’injustice tant le résultat n’est pas en rapport avec l’investissement.

Dans un examen il y a bien sûr une part de chance (le sujet), le contexte joue aussi (santé du moment) le talent a sa place(évidemment) et la subjectivité est au cœur du système: d’une part du côté du candidat (confiance en soi) et surtout côté correcteur : « L’incertitude de la notation est une constante. La note n’est pas une mesure physique, mais l’appréciation d’un expert sur une prestation »* écrivait Pierre Merle, professeur de sociologie spécialiste de l’évaluation scolaire.

La docimologie* (l’étude des notes) montre à quel point il est difficile pour un correcteur d’être « juste » dans sa notation.

A titre d’exemple Luc Ferry s’indignait en 2008** de ce que les « écarts de 5 à 6 points sont archi-fréquents » et qu’il avait pu voir « de ses propres yeux » une même copie « notée 3 par un correcteur, 17 par un autre! »**

Échouer

Une fois ces paramètres posés : la question de l’échec se pose.

Je me baserai sur les propos du philosophe Charles Pépin*** (qu’une de mes filles m’a fait découvrir) pour poursuivre ma réflexion .

En France on a du mal a accepté l’échec, il faut réussir tout de suite, dans d’autres pays c’est une véritable école. En effet Les échecs nous conduisent à la réussite, car quelqu’un qui échoue est quelqu’un de mieux armé, plus complet que quelqu’un à qui tout sourit tout de suite. 

Bien sûr on ne choisit pas d’échouer.

Et l’échec n’est pas forcément rentable, ni utile ni forcément une grâce, mais  parfois il est très instructif et nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les autres aussi : échouer à une élection en est un exemple.

 

La question à se poser, une fois l’échec « pansé » une fois la personne rassurée est : Que me dit mon échec : change de voie ? où c’est ta voie ?

Certains  échecs nous rendent plus forts : et nous disent « c’est ton désir : continue. » « C’est ton choix, ta chance : insiste un peu.» Barbara a échoué pendant 10 ans dans la chanson en Belgique elle savait que  son désir était de chanter mais elle était mal accueillie par le public. Elle y croyait et a tenté sa chance en France où elle a été reconnue.  Elle a rencontré la résistance du réel pour se rapprocher de son talent et elle y est arrivée.

D’autres échecs nous offrent des vertus de bifurcation explique encore Charles Pépin : Gainsbourg a commencé sa carrière d’artiste comme peintre, mais, sans succès et s’est fait connaitre comme chanteur en ayant croisé d’autres destins. Dans son cheminement quand une voie se ferme, il faut  trouver d’autres voies possibles pour avancer et se montrer disponible au changement de voie où alors il faut essayer d’améliorer les paramètres nécessaires à la progression.

On sait tous que l’on apprend par essais et erreurs. Charles Pépin prend l’exemple de l’apprentissage de la marche.

Une heure après sa naissance un poulain va être capable de marcher. L’humain aura besoin au moins d’un an. Le bébé va faire des centaines et des centaines d’essais pour parvenir à marcher : il va rater un nombre considérables de fois avant de pouvoir au grand émerveillement de ses parents réussir à réellement faire ses premiers pas. On ne lui reproche pas ses ratés au contraire on l’encourage de façon bienveillante. Plus tard il ne rencontrera pas cette même bienveillance lors de ses échecs. Les animaux apprennent de façon innée, le bébé a besoin pour apprendre et se développer et de devenir autonome d’amour d’éducation d’encouragements de confiance. Et c’est grâce aux autres aussi qu’il apprend :Il pourra même apprendre à faire du vélo (pas le poulain).

Pour réussir il faut oser, avoir confiance en soi dans les autres et ressentir ce petit quelque chose de plus qui fait que le jeune enfant va par exemple se lancer sans les roulettes de son petit vélo accompagner sur quelques mètres par un parent. Et il n’y parviendra peut-être pas du premier coup mais c’est parce qu’il échouera  qu’il  réussira. La première vertu de l’échec est d’apprendre à endurer les suivants. Et la joie de la réussite prend une autre épaisseur lorsqu’elle succède à plusieurs échecs.

Par ailleurs trop de réussite, nous explique le philosophe n’entraîne pas forcément beaucoup d’empathie. L’échec n’est pas agréable mais par certains côtés il nous protège de l’arrogance vaine et nous oblige à l’humilité.

L’échec peut nous aider à nous recentrer sur ce qui compte vraiment. On relativise : la santé prime sur la réussite sociale par exemple. Echouer permet de donner une saveur nouvelle aux plaisirs les plus simples de la vie !

Ce qui compte  vraiment  va au –delà de la réussite ou non à un examen. C’est le contexte dans lequel tout ceci est vécu. Dans la vie  ce qui rend heureux c’est la qualité des liens que l’on tisse avec les personnes qui nous sont proches : c’est pour cela qu’il est essentiel d’assurer par son affection et des compliments celui qui réussit mais il faut redoubler d’empathie et d’affection celui qui échoue et distinguer le résultat de l’examen de sa personne.

Les tableaux d’affichages vont se vider, les établissements se fermer, les mails tant attendus se classer et chacun va savourer ou se consoler, en tout cas se reposer (peut-être) avant de  poursuivre sa voie ou d’en changer : ainsi va la vie.

Et souvenez vous des paroles de cet homme qui a essuyé tant d’échecs avant de RÉUSSIR à nous transmettre certaines valeurs :

« Je n’échoue jamais : sois je réussis sois j’apprends. »              Nelson Mandela

Bonnes vacances : soyez entourés et entourez les autres.

 

Sylvie Etiève 

 

 

 

 

 

 

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Sources et compléments :

*http://www.ac-orleans-tours.fr : pédagogie et évaluation : docimologie 

Docimologie : sciences de l’évaluation en pédagogie et pour ce qui concerne les examens scolaires. Un initiateur reconnu est le psychologue français.Henri Piéron (1881-1964). Éthymologie : racine grecque, “ dokimé ” signifie épreuve et “ logos ” qui signifie science. Apports :

– Toutes les expériences conduites en docimologie ont montré qu’une note, à barème défini et donné sur une épreuve donnée, n’est stable ni au sein d’un groupe de correcteurs, ni dans le temps pour un correcteur donné, ni dans les classements auxquels elle conduit.

 – Ces expériences ont également montré que de multiples paramètres peuvent influer sur la notation (ordre de correction des copies, connaissance que l’évaluateur a de l’auteur de la copie, éléments périphériques à l’objet de l’évaluation, par exemple qualité de la présentation de la copie …)

 – A cette instabilité de la notation s’ajoute, pour l’évaluation en cours d’année par l’enseignant dans sa classe, celles du choix des sujets d’évaluation, des barèmes et des niveaux d’exigences qui dépendent pour une part importante de représentations personnelles ou collectives (par exemple en lien avec l’établissement d’exercice).

** https://www.lexpress.fr/actualite/societe/bac-de-philo-une-copie-dix-correcteurs-pour-quelle-note_899958.html

***  Charles Pépin(Auteur)  : Les vertus de l’échec  Allary edition

Pour aller plus loin un article : 

https://www.contrepoints.org/2017/02/09/280364-vertus-de-lechec-de-charles-pepin

 

Jeux vidéo -dépendant !!

« -Tu viens ??

-Oui oui j’arrive j’finis ma partie et j’arrive. »

ça c’est quand il entend.

« -Bon ça fait 3 fois que je t’appelle et tu ne me réponds toujours pas !!! 

et pour cause … le casque clipsé sur les oreilles, en position d’alerte sur son siège de bureau face à son ordinateur… il ne peut pas  m’entendre !

La rage : c’est bon je vais débrancher la wifi comme ça au moins ça coupera net !!  … Non si j’en arrive à cette réaction-là c’est qu’il doit y avoir un autre problème !! 

Le problème il vient d’être reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé il s’appelle : Gaming discorder !

Ce trouble de l’addiction aux jeux vidéos  qui  touchent notamment les adolescents entraîne des conséquences sur les différentes sphères de la vie du jeune : la vie familiale, la scolarité, les relations, la santé…

Un joueur normal, c’est à dire un joueur qui joue sans excès et qui ne fait pas du jeu sa priorité n’est pas concerné par ce trouble.

En revanche un adolescent dont la dépendance aux jeux vidéos a des conséquences sur son sommeil, ses résultats scolaires, ses relations familiales et amicales peut être un adolescent souffrant de gaming desorder. Certains adolescents sont parfois hospitalisés à cause de cette maladie!

Il est temps d’agir.

Comment ?

signalitique Pan European Game Information

1: S’informer *, et informer : par exemple connaitre  la signalétique PEGI donnant des indications sur l’âge et le contenu du jeu et permettant un choix éclairé.

S’auto-observer !

2:  Ne pas diaboliser les jeux vidéos mais plutôt s’y intéresser, voire essayer de jouer un peu avec le jeune(?)

On peut constater et valoriser ainsi les stratégies que cela demande. On verra et expliquera aussi la fatigue que cela entraîne pour le cerveau qui doit très vite passer d’une tâche à l’autre. Le joueur doit être à la fois attentif au déroulé du jeu et réceptif au stimulus perceptif proposé par le créateur. On comprendra mieux aussi ce que l’on ressent lors de ces situations de simulation: le jeu donne de la prise sur les événements, permet une certaine socialisation virtuelle il est parfois gratifiant en donnant  des récompenses (des vies!!)  qui font plaisir.

3: Se demander si en tant que parent l’on n’a pas trop utilisé les vidéos comme « nounou » avec nos enfants plus jeunes : gage de tranquillité ! Si oui et s’il y a des plus jeunes : réorienter sa façon de faire.

4: Donner -après discussion- des laps de temps à respecter . Par exemple une partie de jeu de LOL (league of Legend) dure 20 minutes et si l’on abandonne trop souvent la partie on est banni et on a des restrictions de temps, on doit rester dans la file d’attente… Donc on concède : une partie ou deux et pas plus! Pas toujours facile de faire comprendre qu’il ne faut pas se laisser aspirer par l’envie de recommencer encore et encore et de garder la maîtrise de sa liberté de jouer ou pas.

5: Redonner les règles et leurs conséquences : par exemple : Il est interdit d’utiliser la carte bleue des parents pour s’acheter (par exemple) des skin (costumes) pour jouer à Fornite, jeu de survie et de tir, gratuit à la base mais payant si l’on veut se procurer des skin pour se démarquer des autres par la suite ! Des parents ont eu de grosses -mauvaises-surprises !

6: On évite d’accentuer la dépendance en offrant soit même des jeux vidéo en  cadeaux : counter strike (jeu de tirs), world of warcraft legion (jeu de quête) sont par exemple des jeux un peu plus anciens mais toujours demandés par les jeunes qui ont un certain coût à la base . Il faut être conscient que le jeu vidéo est devenu un véritable enjeu économique et que les jeunes sont des cibles privilégiées des publicistes.

Il est de notre rôle de parent des les en protéger !

7: On essaie de comprendre (éventuellement) ce que le jeune fuit : veut il échapper à des problèmes familiaux, personnels, … ? et on essaie d’être à l’écoute de cette fragilité (ou on trouve quelqu’un qui puisse l’écouter).

8: On peut proposer autre chose : des jeux différents -réels-, des sorties (type: laser game, accrobranche), du sport, un ciné, une BD, une activité manuelle, un service rendu, … avec soi ou avec des copains.

9: Si le jeune gamer  persiste à jouer malgré les conseils, s’il s’enferme et qu’il fait du jeu vidéo une priorité sur les autres activités alors on en parle avec d’autres parents ou des professionnels pour essayer de prendre du recul et de parvenir à redonner le goût du réel à son ado !

 

Ce ne sont que des pistes, pas toujours faciles à suivre mais qui peuvent donner une orientation pour avancer dans ce difficile mais fabuleux rôle de parents, beaux-parents, grands-parents, enfants, adolescents.

Merci de votre lecture et bonne continuation avec ou sans jeux vidéos au programme.

Sylvie Etiève

(J’ai à votre disposition un échange réel, pour un groupe (école, association,groupement , municipalité…) sur le thème  » Les écrans et nos enfants : oui mais positivement »

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=> Article inspiré par : 

Le raport de l’Avis de l’académie des sciences « les enfants, les écrans »

* »la famille tout écran »  du CLEMI: (pdf à télécharger ) https://www.clemi.fr/fileadmin/user_upload/espace_familles/guide_emi_la_famille_tout_ecran.pdf

Les propos du pédopsychiatre addictologue Olivier Phan, du psychologue Serge Tisseron. et de Gary Chapman

et par  l’information entendue sur France Inter :

https://www.francetvinfo.fr/sante/l-addiction-aux-jeux-video-est-reconnue-comme-maladie-par-l-organisation-mondiale-de-la-sante_2808325.htmlhttps://www.franceinter.fr/societe/l-addiction-aux-jeux-video-bientot-reconnue-par-l-oms

*Une autre source pour les parents :   http://www.pedagojeux.fr/

 

=> Article impulsé par ma fille Haïdée 😉 Dessins de mon fils Pierre-Loïs                                                                         merci à eux .

 

 

Le couple : le divorce – Le couple ses fondements

Etant invitée sur France Bleu dans l’émission « les experts » le 30 avril , Patricia Darré et Manuel Bonnefond m’avaient demandé d’aborder « le couple et le divorce ».

https://www.francebleu.fr/emissions/les-experts/berry/les-experts-de-france-bleu-berry-52

Je vous propose d’approfondir et d’élargir le contenu de cette émission dans cet article si cela vous intéresse.

Le divorce 

Même si la loi l’autorisait depuis  1792 seulement 1% des couples  divorçaient en 1950. Les couples étaient un peu emmurés dans leur fonctionnement. La révolution (notamment sexuelle) de 1968 a libéré les mœurs, puis les lois concernant la contraception et l’IVG ont également influencé les états d’esprits.   

Aujourd’hui 350 divorces sont prononcés par jour en France ! La progression est constante,  il y a 4 fois plus de divorces aujourd’hui qu’en 1970.

L’infidélité est la première cause des divorces, mais pas la seule puisque l’égoïsme du partenaire en est la seconde, puis le mauvais caractère, les comportements abusifs et les désaccords concernant l’avenir.

Contrairement au passé, dans les 3/4 des cas ce sont  les femmes qui demandent le divorce aujourd’hui : la naissance plus tardive du premier enfant (en moyenne à 31 ans),  l’accès au travail les  a rendues plus indépendantes : dans 80% des situations elles obtiennent la garde des enfants. Les hommes divorcés ont en moyenne 42 ans et les femmes divorcées 44 ans.

Conséquence de cela : plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées : Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées.

Et pourtant, même si le nombre de mariages a considérablement diminué, même si les statistiques montrent que 45% des couples divorcent : 2 couples se marient toutes les 3 minutes en France2 : c’est notable !

Et c’est, sans parler des couples qui se pacsent ( en mairie maintenant) ou qui s’installent en concubinage (sans formalité) . Couples qui se font et se défont de la même manière, bien, que les statistiques ne soient pas si simples à réaliser que pour les couples mariés.

Aujourd’hui les formes de couples sont d’une grande variété :

Cela va du couple orthonormé, reconnu et identifiable (avec au sans enfant ) aux nouveaux couples: comme les couples qui font appart’ à part –plus d’1 million de couples ne partagent pas le même toit ( 8 % font chambre à part )- ou ceux qui pratiquent  le staching  c’est à dire qu’ils sont en couple mais ne le disent à personne : ni à leur famille ni  à leurs amis ni sur les réseaux sociaux,  aux couples (nombre infime) échangistes ( pratiquant par exemple le poly-amory grâce notamment à l’impact des réseaux sociaux) voire aux couples qui restent ensemble pour les enfants mais qui n’ont plus de vie conjugale commune.  L’anthropologue Philippe Brenot dit que l’on assiste à une crise du couple, que la sexualité est aujourd’hui distinguée du couple, que la culture de l’individualisme et de l’idyllique pousse des personnes à favoriser leur vie d’homme ou de femme. Le couple est pour lui l’école de l’altérité (apprendre l’autre) et de l’humanité : accepter l’autre tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit ! L’amour c’est merveilleux mais aussi douloureux.

Le pardon peut-être une chance dans un couple.

Les conflits

Une vie de couple n’est pas linéaire et la crise est inhérente à son déroulé. Après une crise, soit le lien amoureux est re-tisser, parfois même consolidé, soit, si les conflits et les crises s’accumulent et que la désillusion s’installe,  le lien peut se rompre.

Les causes des conflits sont le plus souvent : l’influence familiale, la jalousie, le mensonge, la désillusion, le malentendu, la fierté, l’orgueil, la différence de point de vue (éducation), les relations sexuelles ou les problèmes de communication. Ce qu’il faut c’est comprendre le sens du conflit, et éviter de les aggraver en voulant toujours avoir raison, et en les niant 4 .

Les conflits ont des conséquences sur les conjoints et sur les enfants :

Chez les conjoints s’installent :  la méfiance, le manque de confiance, l’isolement (vivre comme des étrangers, et ne plus rien avoir à se dire), la perte de confiance en soi (difficulté pour s’exprimer, pour agir …) en l’autre !

L’agressivité peut prendre le pas sur la communication et peut entraîner des violences.

Des réactions découlent  de ces conséquences : refuge dans le travail, infidélité, dépression, dépendance (boire), abandon du foyer, divorce, suicide ; meurtre, ( tous les 3 jours 1 femme meurt sous les coups/ 1 homme toutes les 3 semaines :  tel : 3919 )  !

Sur les enfants les conflits non réglés entraînent de la peur, des problèmes scolaires, des troubles psychologiques, de la rébellion, parfois des fugues, ou une certaine délinquance !

Heureusement toutes les séparations ne se passent pas si catastrophiquement que cela.

Même si au vu du nombre, la séparation de couple s’est banalisée sur le plan social,  elle est souvent vécue de façon dramatique sur le plan individuel : c’est la perte d’une personne précieuse qui était source de bonheur (la plus part du temps) et la séparation laisse un grand vide : elle donne la sensation d’un plus ou moins brutal déséquilibre.

La séparation ne signifie pas la fin de l’histoire du couple, surtout s’il y a des enfants. Depuis 1987  la loi Malhuret ,  dissocie « couple parental » et « couple conjugal », en posant que le divorce dissout seulement le second. A ce titre, l’enfant prend une place spécifique chez chacun de ses parents qu’il doit dorénavant différencier distinctement .

Un professionnel permet de prendre de la distance. *

L’aide d’un professionnel peut faciliter cette réorganisation compliquée. Parfois l’ enfant  culpabilise et pense qu’il est l’origine du conflit et de la séparation. Il a besoin d’avoir des explications claires sur les bouleversements de sa vie qui bascule. Explications qui le concernent c’est à dire le préserver de tout ce qui ne le concerne pas (intimité conjugale ou infidélité par exemple). Il n’est pas facile pour un enfant d’entendre « ça ne va rien changer pour toi », car, si cela va  déséquilibrer son quotidien. Se faire accompagner donc , par des professionnels mais aussi par ses proches peut aider l’enfant à traverser cette période avec moins d’incidences. Parfois c’est l’occasion de retisser des liens dans sa propre famille. (voir le film : Mistral gagnant).

 

                 

 

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En amont on peut se demander : Qu’est-ce qui fait que des personnes se mettent en couple ?

Faire couple c’est faire alliance : c’est avoir des sentiments l’un pour l’autre et surtout se lier pour un intérêt commun. Se retrouver en duo mérite que l’on prenne un peu de temps pour se comprendre.

Argile : l’enfant à venir.*

Un couple est toujours situé dans un contexte : qu’il soit socio-économique, culturel, cultuel ou moral4. Etudier ce contexte est précieux car l’on peut mesurer des choses évidentes à côté desquelles on passe souvent.

Et les différences ne sont pas des freins dans la relation de couple : bien au contraire. Établir une culture des différences est essentielle car la personnalité individuelle va exister et enrichir l’identité du couple.. Il faut néanmoins bien se connaitre, savoir pour l’autre et pour soi ce qui négociable de ce qui ne l’est pas,  apprendre à inventer des compromis (donner/recevoir), savoir faire front commun : un couple ça se construit ça évolue ça grandit.

L’autre richesse du couple c’est l’échange la communication qui est le terreau essentiel de l’équilibre du couple, et cette communication s’étend du quotidien à  la compatibilité intime que deux personnes ont l’une pour l’autre. Pour rappel la communication ne passe par les mots qu’à hauteur d’environ 10% : tout le reste est du non verbal !

Il y a autant de couples que de personnalités qui les fondent : complicité, confiance, fidélité, solidarité sont les piliers de cette union.

Dessin : le couple*

Ce qui peut permettre la durée d’un couple c’est de se re-rencontrer.  Même si l’on se met en couple beaucoup plus tardivement avec l’allongement de la durée de vie le couple a besoin, régulièrement de se réinventer !

Je reviendrai sur les fondements du couple lors de prochaines interventions.

Merci pour votre lecture et vos réactions qui sont toujours appréciables.

Sylvie Etiève

 

Une proposition pour votre couple : qu’il ait 1 an ou 30 ans de vie commune. **
……………………………………………………………………………………………………………………………….Sources :
1 : Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau divorce par consentement mutuel est en vigueur.Ce nouveau divorce est un divorce « déjudiciarisé », il convient de le nommer le divorce par consentement mutuel sans juge.              https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10567

1 :http://pointdroit.com/divorce-histoire/ 

2: https://www.consoglobe.com/

3: Travaux de l’anthropologue Philippe Brenot-Je suis médecin de l’amouécrit par Philippe Brenot (L’esprit du temps)

4 :  le couple ifortpsy

* Dessins argiles et infographie de Pierre-Loïs Damien-Etiève

**Design affiche Séraphin Mixtur

Printemps !

Alors que le printemps sonne son entrée officielle, les quelques soubresauts de l’hiver  ne nous donnent pas tout à fait l’envie de croire à cette arrivée !

Pourtant depuis quelques temps : les jonquilles fleurissent les forsythias jaunissent et quelques fruitiers  arborent  leur parure printanière !

Et nous ?  envie de moins de froideur, de moins d’humidité de plus de couleurs et surtout de plus de lumière !

Et ce 20 mars on arrive au point de bascule : c’est l’équinoxe de Printemps (durée nuit égale durée jour) ! Les nuits vont commencer à être légèrement plus courtes que les journées : et ceci s’installe tranquillement depuis le solstice d’hiver en décembre dernier ! Mais là avec l’arrivée calculée du printemps : c’est parti pour de bon.

Donc profitons de ce commencement de cycle comme un nouveau départ :

Faire des plans, avoir des projets, bouger les meubles, changer quelques habitudes … riment souvent avec cette envie de renouveau saisonnier.

Ranger aussi : le fameux « grand ménage de printemps » rangeons nos intérieurs ! Des tiroirs aux dossiers de nos ordinateurs ! De la voiture à l’armoire à chaussures !  Trions et profitons-en pour donner : la deuxième vie des objets est aujourd’hui une nécessité écologique ! Le meilleur rangement serait le rangement par catégories : avec la méthode Konmari*. Le rangement est une saine activité qui a des impacts positifs sur l’individu ; le psychologue clinicien et psychanalyste Olivier Douville explique que « Ranger revient à refuser de se laisser envahir par le chaos, la confusion » En rangeant on ne garde que le plus important.

Un puis on peut en profiter pour faire une introspection personnelle printanière : que puis-je « ranger » ?que puis-je rafraîchir dans ma vie ? que puis-je débuter ?

Voyons du côté du corps : mon look ? Un meilleur sommeil ? une alimentation plus naturelle ? ( mes filles adorent se faire des smoothies)  un bilan de santé : à quand remonte mon dernier RV dentiste ou autre ? Une activité physique mesurée du type « quand je téléphone : je marche au lieu de rester assis(e) ! »   J’étends mon linge (dehors idéalement) au lieu de le mettre dans le sèche-linge ! Je dépoussière mon vélo et je m’en sers !!

Faire le plein d’énergie et d’extérieur est un besoin à assouvir. 

Voyons du côté du psyché : Depuis combien de temps n’ai-je pas vu ou pas contacté telle ou telle personne que j’aime bien ? Prendre le temps d’un message printanier rassérène, et fera plaisir ! Ce genre de question ou de liste peuvent se poser  tranquillement : pourquoi pas sur une feuille.

D’autres questions du type : qu’est ce qui émotionnellement me fait du bien ou au contraire me dessert ? et bien sûr on essaie de faire le tri dans les ressentis et on agit sur les émotions négatives qui polluent la vie !

Comment ? déjà il faut  reconnaître ces ressentis négatifs, les nommer , puis observer les comportements qui les génèrent !  comprendre  ses émotions et voir comment on pourrait réagir plus positivement ou en tout cas plus activement . Par exemple parfois certaines réactions de notre entourage nous ennuient ou nous déçoivent donc une des premières choses à faire et de l’exprimer au lieu de l’intérioriser,en disant, sans juger ce que tel ou tel acte ou non acte nous procure comme ressenti !

Et puis l’on peut se donner des objectifs à atteindre : exemple : je ne passe pas plus de 30 minutes sur l’ordinateur ce soir !  et pourquoi pas noter ces réussites ! Voilà le ménage que l’on peut faire dans sa tête !

Et puis une fois ce temps de pause et de méditation fait : je m’ouvre aux autres, au monde, je souris à la vie, je sors de ma coquille hivernal:  ça va être « le printemps du cinéma » et  » le printemps de Bourges » par exemple, pourquoi ne pas  y aller ? !

Je peux même prendre le temps de méditer : ne rien faire et apprécier ce renouveau de la nature : observer jour après jour l’évolution d’un arbre par exemple.

Car bien sûr l’essentiel est de se tourner vers cette nature renaissante car elle nous régénère sans compter : alors : ouvrons les cœurs les portes et le les fenêtres et surtout sortons ! 

Allons au parc, en forêt ou près d’un étang marchons, jardinons, bricolons dehors, plantons, semons, nettoyons un espace naturel, cueillons quelques fleurs faisons les marchés aux produits naturels, profitons des animaux et des naissances qui arrivent, observons-les, écoutons les oiseaux, rendons visite à des personnes seules et proposons leur une promenade, faisons quelques photos, dessins, collections, tableaux éphémères de notre nature, pique-niquons, jouons ou lisons et sourions au soleil ou, profitons pourquoi pas de la pluie !!

Ah et j’allais oublier : aimons !

Car, l’Amour aussi a besoin d’un peu de cette régénérescence !

Bon début de printemps à chacun !

Sachez en profiter en pleine conscience  !

Sylvie Etiève (20 mars 2018)

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*méthode Konmari :

https://mon-totem.fr/2018/01/23/marie-kondo-comment-desencombrer-sa-maison-et-son-esprit/

La méthode Konmari en 4 étapes:

  • Ranger par catégorie en commençant par les vêtements, puis les livres, les papiers, divers (vaisselle, produits de beauté, etc.) et les objets sentimentaux
  • Faire une pile de tous les objets d’une catégorie à un même endroit
  • Se demander pour chaque objet si l’on ressent de la joie de le posséder
  • Garder les objets qui nous apportent de la joie et donner ou jeter le reste !…………………………………………………………………………………….
  • Aquarelle PLDE
  • crédit photo SE

 

Pour être en bonne santé : souriez !

 

      «  Il ne coûte rien, mais produit beaucoup. » dit le poème* !

La spontanéité des sourires des enfants donne souvent le sourire à ceux qui les reçoivent!

D’après le passionnant dossier du mois de janvier de « ça m’intéresse »* le sourire dope note santé et n’apporte que du bénéfice!

Preuves à l’appui : l’espérance de vie serait plus longue pour les personnes qui sourient beaucoup, que pour les autres.

Les yeux sourient parfois autant que les lèvres !

De plus le fait de sourire aurait un impact sur le niveau de stress ! En effet les 17 muscles (sur 30) du visage impliqués dans le sourire : notamment les zygomatiques alertent le cerveau de notre bonne humeur ce qui fait baisser notre niveau de cortisol (hormone du stress). Le fait de sourire entraîne la personne dans un cercle vertueux qui l’aide à sortir par exemple, plus vite, d’une période un peu dépressive.

Sourire et rire permettent également d’augmenter notre seuil de tolérance à la douleur et n’a que des effets bénéfiques pour le rythme cardiaque qu’il ralentit, et, sourire fait diminuer la pression artérielle !

Les spécialistes établissent trois catégories de sourires :

Le sourire de joie (quasi inné : même dans le ventre le bébé « sourit »)

Le sourire d’affiliation (permettant de créer un lien avec les autres, de les réconforter par exemple.)

Le sourire de domination (servant à affirmer son pouvoir).

Mais attention le vrai sourire fait soulever les paupières (les muscles oculo-orbiculaires sont en mouvement) alors que dans le sourire forcé, ces muscles  ne sont pas en mouvement, et, le cerveau ne s’y trompe pas !

Donc le sourire forcé ne produit rien de bon  il serait même délétère.

Le fameux « wistiti » entraîne parfois des sourires forcés un peu ratés !!

 

Sourire résonne avec contact, bien-être, bienveillance, avec don avec récompense, avec confiance, avec lien social.

Une recherche a montré que les personnes affichant un sourire sur leur profil Facebook étaient davantage satisfaites de leur vie trois ans après !

Donc à nos profils : vite 😉

A nos sincères sourires !

Que cette journée nous donne l’occasion de souvent sourire ! Car c’est prouvé : c’est  bon pour la santé et le bien-être !

 

  • Pour aller plus loin (et source de l’article) :  
     « ça m’intéresse » n° 443 janvier 2018 prisma media
  • Poème anonyme « le sourire » à retrouver sur cet article :

Etre bien au salon, donne le sourire.

 

 

« Petit à petit l’oiseau fait son nid : »

 

 

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid ! » et le quitte !

Dernier bagage calé dans la voiture, derniers bisous, dernière accolade et ultimes recommandations (sans doute inutiles) et hop la voiture démarre ! Destination : Ville universitaire !

Bac fraichement en poche : école demandée pas exactement obtenue donc choix d’école intéressante mais assez éloignée de notre département rural !

La route sera un peu longue : l’échelle du temps qui passe va s’allonger également !

Ça y est : elle roule ! Elle est partie !

Après quelques méditations sur le trottoir : quelques flash-back de mon propre départ pour la fac il y a …. X années … déjà  (je n’ose plus compter), et maintenant c’est son tour : déjà ! « Elle est née hier ! ». Je me décide à rentrer dans la maison : pourtant le soleil radieux de ce début septembre m’encourage à recharger encore quelque peu à faire le plein de vitamines D !

Oui j’aurai dû rester au soleil car en rentrant : allez savoir pourquoi : je me dirige dans sa chambre, et là : submergée par un flot d’émotions : je reste coite !

Le vague à l’âme flotte dans la pièce : à peine 18 années à les protéger, les voir grandir, les responsabiliser et hop nos enfants s’envolent !

L’ambiance, les objets rangés, les photos, le lit pas prêt d’être défait, les souvenirs jalonnant des étapes de sa vie déjà si longue et si courte à la fois !

… oui morosité sans doute provisoire  mais profonde vacuité !

Ce n’est pas vraiment tabou mais on en parle peu. Et surtout tous les parents ne le ressentent pas: néanmoins je dois ressentir ce qu’on appelle «  le syndrome du nid vide » me dis-je !

« Le syndrome du nid vide est un état psychologique qui atteint surtout les femmes, lequel provoque du chagrin quand un ou plusieurs enfants quittent le foyer ! » telle est la définition de Christine Webber and Dr David Delvin psychologues américains, lirais-je plus tard. « Le nid vide, un mal de mère » sera le titre du  petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.

En attendant effectivement : ça fait un vide ! Pourtant c’est en toute confiance en l’avenir que je l’ai regardée partir : bon la route évidemment : c’est inquiétant (première cause de mortalité chez les jeunes !) mais après elle va s’en sortir la connaissant !

Aujourd’hui avec le recul : le ressenti de cet instant reste intact. Je me penche sur ce que j’en retire pour le partager !

Tout d’abord la première chose que l’on peut f            aire bien sûr c’est d’accueillir ce sentiment de tristesse : tel qu’il vient ! Refouler un sentiment n’est jamais bénéfique. Alors que s’autoriser à l’accueillir, l’écouter, s’écouter  va permettre au sentiment de « circuler »et de s’en aller sans se stocker dans  notre mémoire en attente de libération.

Une fois que l’on a bien accueilli ce sentiment avec attention, le deuxième point est de connaitre nos besoins pour pouvoir les satisfaire !

En cas de chagrin : essayer de trouver des petites joies : quelles qu’elles soient : envie d’un petit chocolat : si si pourquoi pas 😉  Et puis ne pas oublier que nos enfants ont été source de nombreuses joies mais pas que…

Dans le cas du syndrome du nid vide (qui ne se vit pas seulement qu’avec le départ des enfants étudiants/apprentis) évidemment il y a différents besoins : celui d’avoir des nouvelles (rassurantes) «  bien arrivée, bien installée »: même si les parents n’élèvent pas leurs enfants pour les garder à la maison : quelques nouvelles de ci de là permettent l’unité familiale ! La page de leur vie ici est tournée, mais les parents (qui à ce moment renoncent à leur rôle protecteur) sont en général contents de connaitre de loin en loin la trame du nouveau chapitre ouvert par leur progéniture devenant adulte ! Attention à ne pas les faire culpabiliser en leur envoyant des messages inquiets : lui laisser sa part d’autonomie dans sa nouvelle vie est normal !

Un autre besoin (et le mieux là aussi est de l’avoir anticipé) : c’est d’apprécier ce temps libre qui s’offre à nous; avoir eu une vie personnelle (affective, professionnelle, associative…) épanouie  lorsqu’ils étaient encore là, aide quand ils prennent leur envol à ne pas se sentir dépourvu(e), esseulé(e) ! Leur départ va redonner du temps au(x) parent(s), c’est appréciable ! – (on va pouvoir manger ce qu’on veut quand on veut !! eh eh !) .Et si l’on était focalisé sur leur vie : eh bien c’est le moment de voir les choses autrement ! Balade, cinéma/spectacle, cuisine, musique, sport, bricolage, lecture, invitations, activités variées, jardinage, bénévolat, hobbies de jeunesse à reprendre, (re)voir des personnes, méditation, régénérer sa vie amoureuse… les sources de vie différentes sont intarissables !

Enfin en parler fait du bien : si l’on a la chance d’être deux : en parler à l’autre (ou à un(e) ami(e) soulage. Parfois à degré divers la même sensation est partagée. En tout cas de mettre les maux en mots permet une certaine acceptation. Et puis si le syndrome est trop lourd (cette sensation de perte, de fin d’une étape peut durer plusieurs mois chez certains voire entrainer une dépression*) : acceptez un soutien un peu plus spécialisé sera nécessaire.

Voilà : pour conclure on a le droit de se dire que s’ils prennent leur envol c’est que l’on a réussi à leur donner : « des racines et des ailes »*. Donc on peut s’en féliciter : ça ne fait pas de mal !

Epilogue : même si on ne materne plus nos petits qui se sont émancipés, on sait que lorsqu’’ils vont rentrer ce sera un peu une fête (je ne parle pas du linge à laver en 48h !) mais on entretiendra de nouvelles relations avec eux : écoute, dialogue, partage d’expériences, et le tout dans la bonne humeur et avec des petits plaisirs culinaires ou autres !

Et puis ils repartiront continuer leur vie et la nôtre continuera aussi : c’est ça l’équilibre !

  • Pour aller plus loin :

  • « Le nid vide, un mal de mère » petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.* 
https://www.migrosmagazine.ch/le-syndrome-du-nid-vide-ou-le-mal-de-mere-apres-l-envol-de-ses-enfants
 « mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère » ou Le syndrome du nid vide de  Rosine Bramly

En guise d’illustration personnelle :

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid , pond ses œufs, les aide à grandir nourrit ces oisillons et, les regarde s’envoler, car ils auront aussi leur nid à construire ! »

(photo d’un couple rouge-queue venus faire son nid et couver sous notre porche il y a deux ans)
Dans le nid la vie attend
Couvaison !
satisfaire les besoins physiologiques !

« J’ai besoin de vous  »

On est là !
On grandit !
On vous y aide !
Ah ils se sont envolés : mon nid est vide !

Sylvie Etiève février 2018

Trois petits « airs » pour rendre la vie plus douce !

Hier soir je menais la troisième séance « Bien Etre Parent » à Argenton-sur-Creuse (36).

Mon petit groupe, très hétérogène mais très impliqué et sympatique, semblait découvrir une méthode d’éducation positive  prônée par la psychologue Américaine Jane Nelsen   (et , soit dit en passant mère de 7 enfants !).

Donc  (comme vous ne viendrez pas tous à ces rencontres) je vous transmets un moyen de restaurer la relation en cas de bêtises ou conflits en famille proposé par Jane Nelsen.

« Qui a mis cette peinture sur ta figure ? »

Si votre enfant a fait une erreur , vous pouvez apprendre à lui faire appliquer :

Les 3 « R » de la réparation.

R : pour reconnaître sa part de responsabilité («  oups j’ai fait une erreur, je vais la réparer» sans culpabilité)

 

R : pour réconcilier  (« je suis désolée d’avoir fait/dit ça, pardon … »)

R : pour résoudre (« il faudrait trouver une solution ensemble pour ne plus que cela se reproduise ou pour réparer mon erreur »)

L’enfant comprend que le dommage existe et qu’il doit le réparer : par exemple s’il renverse un verre d’eau, c’est lui qui essuie. Suivant l’erreur faite la réparation peut-être : quelques mots d’excuses (oraux ou écrits) , une réparation plus matérielle (racheter un double décimètre cassé à son camarade)  ou une réparation compensatrice (faire quelque chose qui compense : « pendant que je rince ton pull plein de peinture tu vas  ranger toutes les affaires de peinture et aller te laver ! » ).

Voilà en quelques mots «  les 3 R de la réparation » !

Cette  méthode d’éducation bienveillante et positive transmise par Jane Nelsen, permet donc à l’enfant d’être mis en confiance, encouragé, impliqué,respecté,responsabilisé : ce qui lui permet de devenir autonome de grandir quoi !

La punition quant à elle n’entraîne que Rancœur  Revanche Rébellion et Retrait  (les 4 « R » de la punition, qui n’a pas sa place en éducation positive !)

Ah oui !

Pour conclure : cette façon d’envisager les 3″R » de la réparation ne s’applique pas qu’aux enfants !  Evidemment !

Bien bonne journée.                Sylvie Etiève (mardi 23 janvier 2017)

Extrait illustré du livre de Jane Nelsen.

A.D.O.P.T.E.R

A comme : Amour Accueillir Adaptation

D comme : Don Désir Douceur

O comme : Ouverture Origines

P comme :  Parents Partage Philosophie Persévérance

T comme : Tendresse Terre-d’accueil Tourments Ténacité

E comme : Espérance Espoir Energie Expérience Épreuves Extra-ordinaire

R comme : Responsabilité Renouveau Renaissance Rigueur Rêve

Vouloir écrire un article sur l’adoption lorsque sa propre vie est empreinte de cette histoire entraîne parfois sur des chemins de l’écriture inattendus. Je m’étais engagée à écrire  cet article pour décembre et il s’avère que, lorsque j’ai entrepris l’écriture, ce n’est pas un article que j’ai rédigé mais notre histoire de famille, des heures durant ! Je l’ai offerte à mes proches et suis prête à l’offrir à ceux qui la souhaiteront*.

Adopter un enfant a aujourd’hui plusieurs sens. Si d’un point de vue juridique c’est donner son nom (une filiation) et une famille à un enfant ou adolescent qui n’en a plus du fait d’avoir été abandonné, aujourd’hui avec tous les profils de familles que l’on voit : adopter dépasse largement le plan juridique.

Un de mes patients, m’expliquait que dans sa future recomposition familiale, il allait devoir s’adapter aux enfants de sa future compagne qui, eux, allaient donc devoir l’adopter : oui ! S’adapter s’adopter à une lettre prés et d’un point de vue étymologique cela se rapproche. Car si en général ce sont les adultes qui enclenchent une adoption : tous les protagonistes doivent mutuellement s’adopter pour que l’alchimie se fasse dans la famille ! Surtout que l’adoption peut être plénière ou simple.

Au-delà des mots clés de l’acrostiche ci-dessus (pour lesquels j’ai eu de l’aide de mes enfants) un maître mot est le mot Confiance. Sans elle le cheminement ne peut pas se faire : trop d’étapes à franchir, trop de temps à patienter, parfois trop de doutes !

Entre le moment où l’on décide d’ouvrir son foyer à un enfant et le moment où l’on passe devant le juge pour basculer en adoption plénière : des jours, des nuits, des semaines des mois voire des années s’écoulent…

Décider de la grossesse d’un enfant, même si ce n’est pas toujours facile pour certaines, dépend à 100% de soi ! Adopter un enfant passe par des rendez-vous avec des organismes assermentés qui « dépossèdent » un tant soit peu de cette décision. Rencontrer assistante sociale, psychologues, médecins, organismes administratifs, associations demande une endurance parfois difficile à tenir : certains sont déboutés et n’obtiennent pas leur agrément, d’autres abandonnent, mais la plupart des couples poursuivent…

Si l’on franchit tous ces obstacles : l’arrivée chez soi d’un enfant– comme lors d’une naissance- est un cadeau de la vie d’une valeur inestimable, la joie qui en découle submerge.

Comme tous les enfants ils donneront du « fil à retordre à leurs parents » mais aussi des moments de plénitude familiale. Ce n’est pas parce que l’on est un enfant adopté que l’on  exempte sa famille des tracas et des questionnements ni qu’on lui en ajoute davantage. Chaque vie a son histoire qui se tisse avec la vie de ses proches : parfois en harmonie, parfois il y a des accrocs : c’est ainsi !

Et, comme des enfants nés du sang, ces enfants viennent aussi du cœur de leurs parents. Même s’ils ont une autre histoire génétique, des origines différentes qu’il ne faut pas ignorer, il semble bon de ne pas cristalliser sur celles-ci pour avancer en toute confiance sur le chemin de la vie.

Poème de Khalil Gibran

Pour aller plus loin :

Pour tout savoir sur les procédures d’adoption :

http://www.adoption.gouv.fr/Qui-peut-adopter.html

Pour connaitre les statistiques de l’adoption en France (2016) :

http://www.agence-adoption.fr/wp-content/uploads/2013/12/stats_2016-site_cle0d1371-1.pdf

*Ma nouvelle se nomme « Dinh Danh Diem » elle pourra vous être envoyée (par mail)  d’ici un mois : tout droit réservé.


DEUX MÈRES POUR UNE VIE (poème anonyme)

Il était une fois deux femmes
qui ne s’étaient jamais rencontrées,
l’une dont tu ne te souviens pas,
l’autre que tu appelles « maman ».

Deux vies différentes
dans l’accomplissement d’une seule, la tienne,
l’une fut ta bonne étoile,
l’autre ton soleil.

La première te donna la vie,
la seconde t’apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d’amour,
la seconde fut là pour le combler.

L’une te donna tes racines,
l’autre t’offrit son nom.
La première transmis ses dons,
la seconde te proposa son but.

L’une fit naître en toi l’émotion,
l’autre calma tes angoisses.
L’une reçut ton premier sourire,
l’autre sécha tes larmes.

L’une t’offrit en adoption,
c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour toi.
L’autre pria pour avoir un enfant,
et Dieu la mena vers toi.

Et maintenant quand en pleurant
tu me poses l’éternelle question,
héritage naturel ou éducation,
de qui suis-je le fruit ?

Ni de l’un ni de l’autre, mon enfant,
tout simplement de deux formes différentes
de l’AMOUR.