Il/Elle ne m’écoute pas !

Des parents viennent me voir car ils s’inquiètent du fait que leur(s) enfant(s) ne les écoutent pas. Il n’y a rien de mieux effectivement comme démarche que de demander un coup de pouce quand cela ne va pas, plutôt que de nier une difficulté, la minimiser ou s’y accoutumer.

Cet article vous donnera quelques pistes mais ne vous empêchera peut-être pas de demander un accompagnement parental ponctuel .

Tout d’abord il faut analyser la situation. Ce n’est pas la même chose suivant le contexte familial: parent-solo, parents en couple, parents séparés, parents veufs, parents en couple mais l’un des deux étant très souvent absent (par exemple militaire en mission longue et régulière), enfant unique, grande fratrie, fratrie recomposée…

En général un enfant qui attire l’attention ++, qui fait le pitre de façon exagérée, qui crie qui pleure ou qui tape est un enfant qui demande à sa manière de l’aide.

Donc la première analyse à porter est celle-ci : que veut me dire mon enfant dans ce comportement exagéré et répété au point que cela me fatigue, m’épuise?

Les sources de son mal-être (car s’il se comporte comme ça, cela n’a rien d’agréable pour lui non plus) peuvent être variées, évidemment et souvent, très personnelles. Néanmoins deux choses sont à prendre en compte:

1: Ses besoins sont-ils satisfaits ?

2 :Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

1: Satisfaire les besoins de son enfant.

Avant tout un enfant a besoin, d’affection de dialogue de rires de câlins de jeux… d’un amour inconditionnel °.

=> Un enfant doit dormir son comptant ( entre 9 et 11 h) par nuit-il faut être attentif à l’heure à laquelle passe SON train du sommeil.

*Un parent me disait en consultation que sa fille de 8 ans, s’endormirait bien à 19 h 30 mais que pour avoir une vie de famille il lui demandait de faire un effort et … qu’après elle ne trouvait plus le sommeil avant tard le soir. Et que du coup c’était la corvée d’aller au lit.  Si vous êtes attentif aux signes du sommeil de votre enfant (frottement des  yeux, frissons, bâillements, petite irritabilité, fatigue ) vous aurez tout intérêt à faire en sorte qu’il soit prêt à aller au lit. 

=> un enfant a besoin d’une alimentation équilibrée (peu de sucre blanc, beaucoup de produits frais non transformés, beaucoup d’eau et peu de soda … les intestins sont le deuxième cerveau du corps

*Une maman d’un très jeune garçon, me disait (entre autre) que son enfant était stressé car il avait toujours mal au ventre. Il est vrai que le stress peut entraîner des maux de ventre. Mais avant toute chose il est toujours bon de s’assurer de la réciprocité. Son mal de ventre n’était-il la cause de son stress?  En y regardant plus en détails, elle me confirmait qu’il ne mangeait pratiquement jamais de fruits buvait beaucoup de sodas, et mangeait surtout des féculents. Elle convint que le système digestif était un peu mis à mal! Elle s’en désolait mais ne voyait pas comment faire autrement.  Parfois une diététicienne,mais aussi une grand-mère ou un(e) ami(e) peuvent apporter une aide précieuse si l’on est vraiment en difficulté avec  l’alimentation.

=> Un enfant a besoin d’exercice et d’extérieur. S’il n’a pas sa dose de mouvements quotidienne, son irritabilité pourra venir de là. Nous sommes tous de plus en plus sédentaires et les enfants passent beaucoup de temps assis notamment devant un écran.

*Des parents me parlaient de la différence entre leurs enfants; L’aîné avait besoin de faire du trampoline en revenant de l’école pour se défouler alors que le second -plus solitaire- aimait s’isoler un peu dans sa chambre avec ses playmobiles et l’univers qu’il s’inventait.  Mais quand le temps le permettait ils prenaient tous un goûter  dehors avant tout, où faisaient un tour au parc.

Ils n’ont pas tous les mêmes besoins , leurs besoins varient : être parent c’est  aussi cela: être attentif tout en proposant le petit plus!

=> Un enfant n’a pas vraiment besoin d’écran. Bien sûr difficile de les éviter, et ce n’est pas mon propos. Mais l’on connait l’impact de ces écrans sur le cerveau de l’enfant et sur son comportement. Trop de stimulations fatiguent et irritent les enfants. Vous avez sans doute vu ces reportages d’enfant qu’il faut « sevrer » des écrans pour qu’ils se reconnectent à « l’ici et maintenant » . L’idéal c’est de les maîtriser c’est à dire qu’on en donne l’accès qu’à un certain moment avec un début et une fin, On privilégie les écrans inter-actifs, on contrôle le contenu et surtout on n’enfait pas un faux-allié systématique. Exemple je lui donne mon téléphone pour être tranquille ! On gagne du temps à court terme mais on en perd à long terme!

*Les parents sont de plus attentifs à la consommation d’écran par leurs enfants (à la qualité d’utilisation). Mais pas tous. Une maman dont le petit garçon était très agité et désobéissant (aux dires de celle-ci) ne comprenait pas pourquoi il était ainsi !  En échangeant avec eux je compris qu’il regardait des films (d’horreur) interdits aux moins de 18 ans en compagnie de sa mère (qui aimait ça mais cela lui plaisait bien qu’il soit près d’elle. Il expliquait par  ailleurs qu’il faisait des  cauchemars se réveillait souvent avec des images de monstres et de sang  dans la tête, et donc il dormait mal !  Le lien fut assez évident entre ce qu’il voyait et ce dont il rêvait. La  maman n’avait pas franchement pris conscience du lien cause à effet car elle était  convaincue  qu’il regardait cela distraitement et que de toutes façons elle lui  avait bien expliqué que tout ce qu’ils regardaient « c’était pour de faux! »  Tous les parents font des erreurs! Ce qui est fort c’est de les corriger!

=> Plus il est jeune plus la question de l’ordre des rituels est importante. Parfois on croit que le petit n’écoute pas mais en fait souvent c’est que l’on n’a pas respecté son schéma très ordonné. Exemple: vous demandez à votre enfant de 5 ans de se brosser les dents avant de mettre son pyjama alors que l’habitude est inverse, il peut juste « désobéir » car il est perturbé dans ses rituels, et cherche à répondre à son propre besoin. Ce n’est pas contre vous mais pour lui. Les neurosciences nous montrent cette évolution du cerveau de l’enfant qui permet d’adapter l’éducation aujourd’hui.

Ce n’est pas une question de manque d’autorité, mais bien une question de connaissances. Dans l’exemple ci-dessus, si vous ré-évaluez votre attente en disant « ah oui tu as tes petites habitudes fais comme tu le sens pourvu que les deux soit faits », vous désamorcez la situation, et pas de tension. Si vous dites  » oh mais ça n’ a pas d’importance, c’est moi qui décide, ce soir c’est comme ça » vous envenimez la situation: un vous appuyez sur le côté « prise de pouvoir » interne à la notion d’autorité, deux : vous ne savez pas que pour lui c’est important, donc en dénigrant ses attentes il se sent incompris et il perd un peu de votre confiance.

2 : Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

=> L’enfant pour se sentir en sécurité doit pouvoir s’appuyer sur l’affection, la confiance qu’il reçoit de ses parents, son entourage. Ce lien entre l’enfant et ses parents (ou nourrice…) est un lien d’attachement primordial dans sa vie. Un attachement sécure apporte autonomie, indépendance et ouverture sur le monde, car il sait que des parents vont prendre soin de lui quoi qu’il arrive. Il se peut qu’un enfant qui ne se sente pas en pleine sécurité soit défiant, provocateur, désagréable, il cherche vos limites (affectives), il est donc préférable de répondre par la douceur, la prise de recul que par l’agressivité ( La violence est interdite. ) car celle-ci renforcera son côté « désobéissant ». Peu réconfortant mais il est normal que votre enfant se relâche plus avec vous qu’avec son enseignant, cela traduit bien que vous êtes sa figure d’attachement à qui il peut « tout confier » (en confiance)

=> On sait aujourd’hui qu’un enfant qui n’écoute pas, s’il fait une bêtise par exemple, la punition qui lui sera administrée ne l’encouragera non pas à arrêter de faire cette bêtise mais à la (re)faire, sans se faire prendre: il portera son attention sur la manière de la faire pas sur l’objet lui-même (« ah ah : tu ne m’as même pas vu ! »)

=> L’enfant a besoin de connaitre et de construire les règles et les conséquences dans la vie de famille (comme nous apprenons le code de la route). Si ces règles sont mises en place ensemble et que les conséquences sont pré-établies cela assainira la relation en cas de problème notamment dans les situations conflictuelles.

Il faut enfin se redire, que le parent que l’on est, dépend de ceux que l’on a eus**. Une analyse peut permettre une certaine mise à distance si l’on n’a pas eu des parents très sécures par exemple.

L’enfant n’aura pas la même écoute de son père ou de sa mère.
En même temps il n’y a pas le parent gentil et le vilain. Beaucoup d’autres paramètres jouent: si c’est un garçon ou une fille, sa place dans la fratrie, son tempérament, le vôtre, le lieu, l’heure, la situation …

En un mot « éduquer un enfant » est complexe (ça on le savait) et encore plus aujourd’hui, mais l’idée à retenir est le cadre bienveillant mais ferme et dont l’enfant connait les règles et leurs conséquences. La souplesse d’adaptation aux situations plutôt que la rigidité. Plus ils grandissent moins on doit être hermétique, leur faire confiance est gage de responsabilisation donc de plus d’écoute, et bien sûr l’amour inconditionnel.

Il n’y a pas d’école de parents, mais parfois quelques conseils glanés ici ou là permettent de se former un peu. De toutes façons on a tous droit à l’erreur: eux comme nous !

Faites au mieux !

Merci pour votre lecture. (vous êtes enfin au bout de l’article)

Sylvie ETIEVE

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*Tous les exemples issus de ma pratique ne prennent en compte qu’un des nombreux indicateurs donnés par les parents lors des thérapies. Rien n’est uni-factoriel et tout n’est pas si simple !

° Un amour inconditionnel est un amour qui transcrit « quoi que tu fasses, je t’aime. Même si parfois je ne suis pas d’accord avec toi ou si je suis fâchée je t’aime quand même, sans aucun condition, sans aucun chantage. Cet amour n’est ni invasif ni distant. Il se met en mots et en actes.

** lire le livre « parents sous influence » de Cécile David-Weil (éditions Odile Jacob) peut vous aider

C’est parti pour trois mois.

Et voilà c’est parti : on va en avoir pour trois mois : des couleurs flamboyantes : du rouge, de l’ambre du brun, du jaune et encore du vert, des dégradés, et le bruit des feuilles sous les pieds, la musicalité du vent et l’odeur de la pluie, le goût du raisin, des tartes aux pommes : toute la poésie de l’automne !

Mais ce n’est pas que ça !!

Les journées qui raccourcissent démesurément, l’humidité et le froid pénétrant, le gris plombant de certaines journées maussades, les arbres désespérément dénudés, le manque de soleil donc de vitamines et l’envie… d’autre chose !!


Donc on met tout ça dans un shaker pour vivre un automne en harmonie : l’équilibre est nécessaire dans cette dualité permanente qu’il faut vivre comme complémentaire ! L’un met l’autre en valeur !


Et en premier jour d’automne (misons sur la couleur (et pourquoi pas des habits très colorés ?)  misons aussi sur la lumière: une bougie, des volets grands ouverts, une guirlande lumineuse, un petit feu si l’on a la chance d’avoir une cheminée ou un poêle) : en attendant ma photo prise un matin d’automne pour vous !

l’article de ma page Facebook que je vous invite à rejoindre.

La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

Alors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

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**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous.           Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

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*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

Alors dernières séries de réflexes :

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable.

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

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Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

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A Châteauroux la semaine repasse à 4 jours comme dans 80 % des écoles en France.

Je propose des ateliers « détente » : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre

Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : 
Groupe A : 11 h.
Groupe B : 16 h.
Groupe C : 17 h
Groupe pré-ado en élaboration(11/13 ans): 14 h 

A partir du mercredi 26 septembre : 6 séances de 50 minutes (hors vacances scolaires).
40 € le cycle.

Il reste encore de la place dans chaque.

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

Plus de détails dans ces articles.

.francebleu.fr/emissions/le-dossier-du-jour/berry/le-dossier-du-jour-de-france-bleu-berry-3.

La rentrée approche

Pourquoi faut il retourner à l’école fin juin 2020 ?!

Interview BipTV sur ce sujet : ici

Mi mars la crise du coronavirus a brutalement stopper les habitudes de vie en France (et ailleurs). Du jour au lendemain les familles ont du garder leurs enfants car les établissements scolaires étaient fermés. Cinquante jours de confinement avec télé-enseignement pour les mieux lotis, puis une première levée des restrictions le 11 mai et les écoles ouvrent de nouveau de façon très disparates, suivant les régions et les possibilités de chaque établissement.

Le 22 juin l’enseignement à distance s’arrête et l’école redevient obligatoire (pour les moins de 16 ans) les conditions sanitaires s’assouplissent et donc les familles doivent remettre leurs enfants à l’école.

Pourtant 1/4 des familles sont assez défavorables à cette reprise argumentant souvent par la courte durée de cette reprise (Pourtant 15 jours de colo on ne trouve pas cela court!) . D’autres parents sont pour la reprise et une autre partie hésite.

Pourquoi (de mon point de vue de thérapeute familiale) est il important de retourner à l’école jusqu’au 3 juillet ?

Je vous propose 5 arguments: un argument « santé/socialisation », un argument « psychologique », un argument « lié aux apprentissages », un argument « structuration du temps » et un argument « législatif ».

1:Tout d’abord pouvoir retourner à l’école est un bon signe: le virus sévit moins!
Je partage ce que dit la pédiatre Sylvie Dieu Osika :«Les enfants ne sont pas très contagieux, voire pas du tout. Il y a, selon moi, plus de risques à les laisser à la maison du point de vue de leur développement personnel que l’inverse». Effectivement rester dans sa sphère familiale h 24 n’entraîne pas les mêmes interactions que d’aller dans son établissement scolaire où beaucoup de temps collectifs vont être enrichissants, cet aspect socialisation est la meilleure raison de retourner en classe .
Pour certains, Ils vont lâcher d’office un peu les écrans. La tablette a parfois servi de nounou et on connait tous l’impact des écrans sur le développement intellectuel des enfants. Enfin, ils vont prendre l’air différemment : (certains cours se feront à l’extérieur), pour ceux qui sont en appartement ce sera vivifiant.

2: Ça va être un moment d’échanges sur cette crise : certains enseignants qui ont repris-le 11 mai- ont vraiment apprécié ces temps de paroles avec leurs élèves, en petit groupe, et les élèves aussi, c’est un point positif : parler avec d’autres personnes que son premier cercle. Cela permet de se rassurer, de partager ses joies et ses peines, de positiver, de prendre de la distance, d’exercer son sens critique. Les enseignants sont des professionnels de la communication.

Par exemple une petite fille ne voulait pas aller en classe (en mai), sa maman elle-même n’était pas rassurée, mais elles ont essayé tranquillement, et quand elle est revenue (qu’elle a vu que l’on avait pris les précautions d’hygiène pour éviter la propagation du virus) elle était contente de revoir son école, elle s’est détendue et sa peur s’est envolée. Les enfants qui sont retournés à l’école vont mieux que les autres, vérifient les personnels de la santé ! Le bon sens populaire le dit « c’est souvent le premier pas qui coûte ».

Des parents expliquent que leurs enfants ont fait des crises d’angoisse à cette annonce de la reprise : Il faut être vigilent à cette peur qui s’exprime. Voir d’où elle vient comment elle se transmet. Et parfois le fait de dépasser cette peur permet de la relativiser. Néanmoins si l’enfant est dans un état de stress dépassé il ne faut pas hésiter à consulter.

3: Ils vont donc retrouver leurs camarades certes mais surtout leur vrai(e) professeur(e). Beaucoup de parents se réjouissent de ne plus avoir à être  « prof de secours » retrouver le cadre de la classe va leur faire du bien , et aux parents aussi, surtout à ceux qui télé travaillaient. Une forme d’équité dans les apprentissages entre élève va revenir.

Les révisions collectives vont être les bienvenues (même sur 15 jours). Les enseignants vont sonder les acquis et vont guider leurs élèves. Il y aura peut-être des stages de soutien de fin de vacances dans certains quartiers : des vacances apprenantes fin août.

Une maman me disait en séance que son enfant (en CP) était allé deux jours à l’école et cela l’avait vraiment boosté pour lire. Le regard les encouragements de l’enseignant des pairs aussi est crucial dans l’apprentissage et le rythme est essentiel pour les enfants. Chaque jour compte.

4: Autre point structurant : Cette reprise va permettre de se dire au revoir avant les vacances. On s’est brutalement quitté le vendredi 13 mars et depuis on a vécu des temps d’arythmie. et cette césure (22 juin/ 3 juillet) entre ce temps de confinement –déconfinement progressif et les vacances va permettre aux enfants de s’y retrouver . De marquer le temps.

Il y a eu un peu de lâcher-prise de la part de certains parents, j’ai entendu des parents dire –et c’est sans jugement- qu’ils n’avaient pas inscrits leurs enfants dans les créneaux proposés depuis le 11 mai, car ils n’avaient pas envie de lever les enfants et de courir, d’autres ont demandé l’avis à leurs enfants qui n’étaient pas trop chauds pour y retourner. C’est tout à fait compréhensible ce lâcher-prise, ce manque de repère, c’est une répercussion du confinement. Néanmoins c’est bien aux parents de guider d’éduquer de choisir ce qui est essentiel pour leur enfant, cela le rassure et le fait avancer.

Cette reprise permet un retour à un début de normalité !

5: Enfin, comme la reprise est obligatoire, si l’on n’a pas de raison médicale (santé physique ou mentale) de ne pas remettre son enfant à l’école : on peut juste s’appuyer sur le fait qu’il faut respecter la loi. L’instruction est obligatoire à partir de ce 22 juin (pour ceux qui sont inscrits à l’école) elle se fait donc en présentiel. Respecter la loi (en tant que parent) permet de montrer l’exemple. Les parents sont les modèles, ne l’oublions pas.

Bonne fin d’année scolaire et surtout belles vacances à chacun. Sylvie Etiève

Message privé d’une maman : « Bonjour. je viens de regarder le replay de l’interview sur BipTV. Un grand merci pour ces paroles pleines de bon sens et sans jugement. Je suis confortée et rassurée quant au fait qu’il était nécessaire de remettre mon petit dernier à l’école. je finissais par douter face aux réactions de notre entourage !!! Merci . »

Jeux vidéo -dépendant !!

« -Tu viens ??

-Oui oui j’arrive j’finis ma partie et j’arrive. »

ça c’est quand il entend.

« -Bon ça fait 3 fois que je t’appelle et tu ne me réponds toujours pas !!! 

et pour cause … le casque clipsé sur les oreilles, en position d’alerte sur son siège de bureau face à son ordinateur… il ne peut pas  m’entendre !

La rage : c’est bon je vais débrancher la wifi comme ça au moins ça coupera net !!  … Non si j’en arrive à cette réaction-là c’est qu’il doit y avoir un autre problème !! 

Le problème il vient d’être reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé il s’appelle : Gaming discorder !

Ce trouble de l’addiction aux jeux vidéos  qui  touchent notamment les adolescents entraîne des conséquences sur les différentes sphères de la vie du jeune : la vie familiale, la scolarité, les relations, la santé…

Un joueur normal, c’est à dire un joueur qui joue sans excès et qui ne fait pas du jeu sa priorité n’est pas concerné par ce trouble.

En revanche un adolescent dont la dépendance aux jeux vidéos a des conséquences sur son sommeil, ses résultats scolaires, ses relations familiales et amicales peut être un adolescent souffrant de gaming desorder. Certains adolescents sont parfois hospitalisés à cause de cette maladie!

Il est temps d’agir.

Comment ?

signalitique Pan European Game Information

1: S’informer *, et informer : par exemple connaitre  la signalétique PEGI donnant des indications sur l’âge et le contenu du jeu et permettant un choix éclairé.

S’auto-observer !

2:  Ne pas diaboliser les jeux vidéos mais plutôt s’y intéresser, voire essayer de jouer un peu avec le jeune(?)

On peut s’informer sur l’évènement « Z event » où des youtuber rassemblent des fonds pour reverser à une association caritative.

On peut constater et valoriser ainsi les stratégies que cela demande de jouer en ligne. On verra et expliquera aussi la fatigue que cela entraîne pour le cerveau qui doit très vite passer d’une tâche à l’autre. Le joueur doit être à la fois attentif au déroulé du jeu et réceptif au stimulus perceptif proposé par le créateur. On comprendra mieux aussi ce que l’on ressent lors de ces situations de simulation: le jeu donne de la prise sur les événements, permet une certaine socialisation virtuelle il est parfois gratifiant en donnant  des récompenses (des vies!!)  qui font plaisir.

3: Se demander si en tant que parent l’on n’a pas trop utilisé les vidéos comme « nounou » avec nos enfants plus jeunes : gage de tranquillité ! Si oui et s’il y a des plus jeunes : réorienter sa façon de faire.

4: Donner -après discussion- des laps de temps à respecter . Par exemple une partie de jeu de LOL (league of Legend) dure 20 minutes et si l’on abandonne trop souvent la partie on est banni et on a des restrictions de temps, on doit rester dans la file d’attente… Donc on concède : une partie ou deux et pas plus! Pas toujours facile de faire comprendre qu’il ne faut pas se laisser aspirer par l’envie de recommencer encore et encore et de garder la maîtrise de sa liberté de jouer ou pas.

5: Redonner les règles et leurs conséquences : par exemple : Il est interdit d’utiliser la carte bleue des parents pour s’acheter (par exemple) des skin (costumes) pour jouer à Fornite, jeu de survie et de tir, gratuit à la base mais payant si l’on veut se procurer des skin pour se démarquer des autres par la suite ! Des parents ont eu de grosses -mauvaises-surprises !

6: On évite d’accentuer la dépendance en offrant soit même des jeux vidéo en  cadeaux : counter strike (jeu de tirs), world of warcraft legion (jeu de quête) sont par exemple des jeux un peu plus anciens mais toujours demandés par les jeunes qui ont un certain coût à la base . Il faut être conscient que le jeu vidéo est devenu un véritable enjeu économique et que les jeunes sont des cibles privilégiées des publicistes.

Il est de notre rôle de parent des les en protéger !

7: On essaie de comprendre (éventuellement) ce que le jeune fuit : veut il échapper à des problèmes familiaux, personnels, … ? et on essaie d’être à l’écoute de cette fragilité (ou on trouve quelqu’un qui puisse l’écouter).

8: On peut proposer autre chose : des jeux différents -réels-, des sorties (type: laser game, accrobranche), du sport, un ciné, une BD, une activité manuelle, un service rendu, … avec soi ou avec des copains.

9: Si le jeune gamer  persiste à jouer malgré les conseils, s’il s’enferme et qu’il fait du jeu vidéo une priorité sur les autres activités alors on en parle avec d’autres parents ou des professionnels pour essayer de prendre du recul et de parvenir à redonner le goût du réel à son ado !

Ce ne sont que des pistes, pas toujours faciles à suivre mais qui peuvent donner une orientation pour avancer dans ce difficile mais fabuleux rôle de parents, beaux-parents, grands-parents, enfants, adolescents.

Merci de votre lecture et bonne continuation avec ou sans jeux vidéos au programme.

Sylvie Etiève

(J’ai à votre disposition un échange réel, pour un groupe (école, association,groupement , municipalité…) sur le thème  » Les écrans et nos enfants : oui mais positivement »

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=> Article inspiré par : 

Le raport de l’Avis de l’académie des sciences « les enfants, les écrans »

* »la famille tout écran »  du CLEMI: (pdf à télécharger ) https://www.clemi.fr/fileadmin/user_upload/espace_familles/guide_emi_la_famille_tout_ecran.pdf

Les propos du pédopsychiatre addictologue Olivier Phan, du psychologue Serge Tisseron. et de Gary Chapman

et par  l’information entendue sur France Inter :

https://www.francetvinfo.fr/sante/l-addiction-aux-jeux-video-est-reconnue-comme-maladie-par-l-organisation-mondiale-de-la-sante_2808325.htmlhttps://www.franceinter.fr/societe/l-addiction-aux-jeux-video-bientot-reconnue-par-l-oms

  • Z event : https://www.youtube.com/watch?v=0z6VphnKVjs
  • et remerciements à la communauté Z event: https://www.youtube.com/watch?v=Ohe095hLxfU
*Une autre source pour les parents :   http://www.pedagojeux.fr/

=> Article impulsé par ma fille Haïdée 😉 Dessins de mon fils Pierre-Loïs                                                                         merci à eux .

Post-confinement: la maison ‘cœuronavirus’

COCONFINEMENT OU CONFINEMENT DECONFIT

Gérer ses coro-émotions

A cause du coronavirus nous sommes restés enfermés pendant 55 jours !

Tous dans des conditions différentes, chacun avec des expériences normales, heureuses, malheureuses

Pour aider les enfants à « digérer » ce temps de confinement imprévu, long, et de toutes façons marquants car s’inscrivant dans une ambiance anxiogène et un contexte historique, j’ai proposé ce petit exercice collectif, simple et efficace.

La maison ‘cœuronavirus’ :

Les enfants ont à leur disposition des petits papiers, en forme de cœur ou en forme de virus et écrivent dans les cœurs les bons moments du confinement comme s’ils étaient dans un cocon (le coconfinement) et écrivent (seuls ou sous la dictée) les mauvais moments sur les papiers en forme de virus (qu’ils reconnaissent tout de suite) !

L’objectif est de libérer la parole, de mettre en mots ce qui parait important à leurs yeux. Ils ont des yeux d’enfant, un cerveau d’enfant et ce qui est important pour eux ne l’est pas forcément pour nous.

On lit sur des étiquettes que recevoir une carte Pokémon fut un bon moment (un moment aidant), pas certaine que cette même carte aurait autant d’importance pour vous et moi !

Le manque de contacts avec les cousins, cousines, copains, copines, grands-parents, famille, amis, école… fut généralement ressenti par tous : cette absence de socialisation est un des indicateurs les plus perturbateurs (encore plus marqué chez les adolescents) .

Certains ont vraiment apprécié les moments privilégiés avec les parents un peu plus à la maison que d’habitude pour certains. Le fait d’être confiné a permis à certains de resserrer les liens. Les animaux domestiques ont compté aussi.

L’objectif de remplir la maison cœurona est également d’être à l’écoute des autres : partager des expériences et voir que d’autres ont pu vivre la même chose, voire, pire ou mieux, ce qui permet d’analyser sa propre vie, de la relativiser, de la comprendre. Les enfants sont facilement empathiques lorsqu’ils se sentent en confiance.

Un des enfants ayant vécu une séparation difficile a confié sa tristesse à l’ensemble du groupe qui l’a consolé, et un jeune membre du groupe lui a donné les avantages de cette séparation : l’enfant s’est arrêté de pleurer a marqué un temps de pause et elle a souri. Elle n’a pas souhaité écrire cela dans un virus, mais en fait ce qui compte c’est le fait qu’elle ait déposé sa peine.

On voit aussi que l’impact du numérique (TV/ordinateur/tablette/téléphone) a été prégnant pendant ce confinement :

on a regardé des films, on a fait des skype, des apéros-visio, on a fait des vidéos. A la TV on a été « embêté par les pubs coronavirus » « ils disaient toujours de se laver les mains », la musique était triste renchérit un enfant à l’oral. Elle faisait un peu peur même dit un autre !

Des changements d’habitude (repas, sommeil…) et de rythme peuvent aussi avoir des répercussions sur la suite :

Un enfant expliquait que tout le monde faisait la grasse matinée pendant le confinement par exemple.

Il est important qu’un rythme soit repris pour retrouver un équilibre. Le fait que les vacances d’été se profilent derrière cette potentielle reprise de fin d’année n’encourage pas certains parents à s’imposer cette reprise.

Si les enfants ont une capacité d’adaptation bien connue, dans cette crise certains l’ont prouvé. Mais… Ils ont cette faculté également de très vite passer à autre chose c’est parfois déstabilisant pour nous les adultes mais c’est une chance pour eux.

En revanche la notion de temps chez l’enfant n’est pas la même que nous. Ces 55 jours ont pu paraître une éternité pour certains, d’autant plus si le climat familial n’était pas harmonieux. Avec un horizon soudainement rétréci la période pouvait générer des impatiences du stress des angoisses des colères de l’ennui

Certains enfants ont vraiment bien aimé cette période, ils se trouvaient comme dans un nid, à l’abri du danger.

Le but de cette pratique « la maison cœurona » est de repérer les traces d’un éventuel trauma pouvant rester de cette période restrictive, car on sait que le confinement a des impacts sur les habitudes de vie et que ceux-ci peuvent entraîner des difficultés durables au retour à la vie normale*

N’hésitez pas à reparler du confinement avec vos enfants ( vos élèves, les enseignants ont un grand rôle dans cette démarche)*: la maison,les cœurs et les virus ne sont que des supports permettant un retour sur expérience, retour salvateur, au moins indicateur, mais de toute façon nécessaire.

Bonne discussion avec les enfants.

N’hésitez pas à utiliser ma modeste idée de « la maison cœuronavirus »

Sylvie Etiève

Lien pour les professionnels (enseignants et autres professionnels travaillant avec des enfants : *file:///C:/Users/Sylvie/Desktop/maison%20corona/fiche_mss_reperer_les_impacts_du_confinement_sur_les_enfants_0605.pdf

La maison coeuronavirus (Sylvie Etiève)

FIN DU CONFINEMENT !

Comme tout le monde une date trotte dans la tête !

Le 11 mai : date de la fin du confinement… je vous propose cet article qui comporte deux parties :

1 : Une série (non exhaustive) de conseils

2 : Une rédaction sur le sujet du confinement et de sa suite

Bonne lecture !

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I : Quelques conseils pour sortir du confinement

*Savourer la liberté retrouvée de se déplacer un peu plus aisément. Si l’on est extraverti on est encore plus impatient (comme un lion en cage) que si l’on est introverti (il faudra sortir de sa zone de confort).

*Recréer des liens, au plus vite. Le lien social est un excellent antidépresseur, et permet une meilleure santé physique. Donc voir et aller voir surtout les personnes isolées et âgées : c’est vital.

*Voir le déconfinement comme une chance : revoir des personnes chères, vivre des moments tant attendus, exemple : une jeune mamie a tenu un cahier de tout ce qu’elle a « loupé » avec ses enfants et petits-enfants depuis le début du confinement et va les vivre après, comme : faire chercher les œufs de Pâques dans le jardin, goûter à un nouveau plat de sa fille, fêter un anniversaire…

* (re) Changer ses rituels. Avec la période de confinement, on a mis en place certaines routines, que l’on va devoir modifier avec le retour à une vie allant vers la normale. Caler un peu plus de temps pour aller travailler, (télétravailler pouvait, pour certains se faire en chaussons !) reprendre des rythmes de sommeil plus réguliers s’ils ont été modifiés.

*Accepter un temps de réadaptation à cette nouvelle vie (faite de distanciation). On va retrouver certaines habitudes, mais il faudra faire le deuil de certaines autres.

*Garder une trace, un souvenir, de ce confinement permettra de l’inclure dans notre vie, dans celle de nos enfants (leur garder quelques journaux, une autorisation de sortie, des photos, des écrits anecdotiques…).

*Lister des projets (réalisables) et écrire la liste de ce qu’on voudrait vivre, de nouveau. Se projeter, permet de donner une dynamique à sa vie qui nous donne de l’énergie.

* Garder ce que l’on a aimé dans le confinement (consommer local ? télétravail ?), et se détacher de ce qui a été nocif (certains ont eu des problèmes d’addiction). Noter ce que l’on a dû arrêter de faire et que l’on ne tient pas à reprendre, ou que l’on attend avec impatience.

*Gardons les valeurs de solidarité de respect et de reconnaissance* (celles des métiers invisibles par exemple) mis en valeur durant ces deux mois.

*Redéfinir nos propres valeurs, mais aussi, les valeurs collectives autour de la solidarité, de la santé, de l’alimentation, de la nature et de la pollution, de l’importance de l’exercice physique (le confinement ayant accentué notre sédentarité). Donc bougeons, sortons, marchons, respirons, mangeons sains, échangeons…

*Conscientiser ce qui nous fait peur. Le prendre en compte, et trouver ce qui va nous tranquilliser. Exemples : gestes sanitaires, se déconfiner à son rythme : pas d’urgence pour faire des courses, ou faire un drive fast-food, trouver une alternative aux transports en commun (vélo, marche à pied, covoiturage) …

*Si au-delà d’un mois l’on arrive pas à se sentir bien, si l’on a des manifestations d’anxiété : réaction imprévue, perte de sommeil, pleurs, tremblements, agressivité, déprime, tension… Ecrire, Dire ce que l’on ressent est un premier pas vers « la digestion » du moment. En parler avec quelqu’un ou rencontrer un professionnel peut s’avérer nécessaire. En une ou deux séances cela peut s’arranger.

*Si l’on devient agressif, suspicieux envers les autres : prendre des distances et se rappeler le savoir vivre.

*Prendre très au sérieux les situations de précarisation dues au confinement. Si vous êtes dans ce cas ou si vous connaissez quelqu’un : ne restez (le/la laissez) pas seul(e) !

*Etre prudent sur ses habitudes par exemple : lors d’un apéritif favoriser le petit pot individuel de cacahuètes plutôt que le pot collectif , des verres jetables !

*On héberge tous des dizaines de bactéries, par exemple 80 % de la population est porteuse du virus de l’herpès et tout le monde n’en souffre pas. Il faudra vivre avec ce coronavirus, comme on vit avec des maladies graves, mais une fois, les tests largement disponibles et surtout le vaccin trouvé nous serons plus sereins.

 *Respecter le triptyque : protéger, tester, se confiner si l’on est contagieux. Cela permet de se sentir en phase avec le collectif.

*Il est parfois plus facile de se confiner que de se déconfiner. Car il faut prendre ses responsabilités, minimiser les risques, … Certains ont fait une psychose c’est-à-dire qu’ils ont ressenti une distorsion affective et émotionnelle qui fait qu’ils ont perdu le contact avec la réalité et ils ont pu avoir des comportements excessifs (tout nettoyer exagérément…). Et il est encore plus compliqué pour eux de remettre leurs pensées en question.

*Ne pas avoir envie de sortir peut s’expliquer (on était bien dans notre cocon) , on a un peu peur du virus. Il faut s’écouter et ne pas dramatiser sur cette situation ! On peut ressentir ce qu’on appelle le syndrome de la cabane. 

*Conserver sa sagacité et son sens critique.

*Et si l’on a su « lâcher prise » pendant ce confinement : gardons cette habitude une heure de temps en temps pour retrouver un certain bien-être.

*Rire, sourire, garder son humour et sa courtoisie.

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II: SE DECONFINER

Après plus de 50 jours de confinement et de vie au ralenti, nous allons pouvoir lever quelques amarres pour essayer de reprendre un peu de large. Il ne faudra pas sortir du port confinage sans un minimum d’instruments à bord :  masque, gel, mouchoirs en papier, distanciation physique, responsabilité, lavages des mains, tests et avant tout bon sens (critique), évidemment. En revanche l’on pourra laisser notre feuille de route remplie, recopiée ou téléchargée depuis plusieurs semaines. Comme un petit goût de liberté (responsable) retrouvée !

Cette liberté très encadrée, comprise et respectée dans l’ensemble, se devait sans doute de l’être pour sauver des vies. Des milliers de vies l’ont été (gratitude envers le corps médical), avec même un bonus car avec la chute de la production industrielle et de la circulation, des personnes (malades chroniques) ont été sauvées grâce à cet air amélioré !

Mais des milliers de vies ont été perdues aussi : c’est le prix d’une pandémie. Les chiffres n’ont pas d’âme on le ressent bien, si l’on a perdu quelqu’un pendant cette période. J’y reviendrai.

Le premier point de ce que l’on pourrait tirer de ce confinement tournerait autour de la notion de liberté mais aussi et avant tout de la qualité de vie. Qualité de vie d’abord : baisse des pollutions de l’air, mais aussi diminution de la pollution sonore ! Grand besoin d’air pur mais aussi de verdure ! Une grande quantité de citadins se sont promis d’essayer d’accéder à un logement avec jardin. Notre rapport à la nature (parfois bafoué, malgré nous) est aussi une donnée à méditer. Quand on s’étonne de voir des animaux (chevreuil, daim, …)  Ici ou là circuler dans des villes ou villages alors que leur place est dans la forêt, on est en droit de se demander si nous n’avons pas tout simplement (à l’échelle de la Terre) un peu oublié de leur préserver leur univers.  On le savait, va-t-on, suite à cette expérience, le respecter davantage ? On comprend qu’il en est sans doute de notre survie : partager la planète !

Recouvrer une forme de liberté et de qualité de vie (aller en forêt par exemple) devrait nous faire le plus grand bien. Retrouver la possibilité de sortir sans préparer ce « laisser-passer » va alléger notre vie. En même temps on sait que l’idée de devoir se déconfiner entraine plus d’anxiété pour certains que de tranquillité.

Effectivement, sociologiquement il est vérifié qu’il est plus facile de suivre des mesures de restriction que des mesures de liberté. En effet, a priori « la liberté des uns, s’arrête où commence celle des autres ! » comment maitriser cette liberté de mouvement dans un contexte ou un virus court (ou ne court pas). On a la sensation en récupérant la possibilité de se déplacer, de partir en lutte contre l’invisible. Comme si à chaque poignée de porte, à chaque personne croisée, elle était là, tapie, prête à nous faucher : la maladie, parfois mortelle, comme toutes les maladies du reste. Il est donc normal de ne pas se sentir complétement libre : le contexte prévaut sur l’éthique ! On ne se sent bien et libre que lorsque l’on se sent en sécurité. Et là ce n’est pas tout à fait le cas, en même temps l’on sait qu’il y a sans doute eu exagération médiatique sur ce sujet qui ne nous permet peut-être pas de relativiser ce qui peut l’être. Peut-être que de notre côté nous avons surconsommé les informations (bonnes ou moins bonnes), nous n’avons pas toujours pensé par nous-mêmes, nous ne sommes pas assez documentés, c’est normal, nous avons été sidérés, voire paniqués, par cette pandémie, et dans cet état là il est impossible de prendre rapidement du recul.

De plus on vient de subir un long temps d’enfermement plus ou moins intense. Suivant que l’on soit intro ou extraverti ce confinement a été différemment ressenti. Les premiers ont apprécié cette distance sociale, les seconds ont été comme des lions en cage. Pour certains, très sociables, ne pas pouvoir aller se promener tranquillement ou aller prendre un café au bar d’à côté ou papoter avec un voisin est une perte énorme de liberté. Les visios n’ont pas tout remplacé !

 Il y a pu y avoir cette idée de coconfinement, un peu dans notre bulle sécure, (comme un retour à la sensation du ventre maternel vont jusqu’à dire certains psychanalystes), dans notre petit espace protégé en lien avec le monde par notre cordon ombi-numérique ! Il va falloir sortir de cette zone de confort pour se réadapter à la vie sociale teintée de la crainte d’être contaminé.

Bien-sûr l’on n’est pas tous égaux pendant ce confinement. On a constaté une hausse des violences intrafamiliales (espérons que les situations vont pouvoir se régler avec le travail des acteurs sociaux même s’ils n’ont pas arrêté ! Ne soyons pas moins attentifs et alertons s’il le faut.)

Certaines personnes âgées (ou seules) subissent le syndrome du glissement*, d’autonomes et plutôt positives elles deviennent dépressives et ne souhaitent plus qu’une chose « partir ». La rupture du lien social est catastrophique pour les personnes âgées ou vivant seules (si elles présentent des troubles psychiques). L’absence de lien avec leurs proches en a même sans doute conduit certains à être moins défensifs face au coronavirus, car l’interaction sociale permet une bonne santé*. Le nombre d’appels sur les lignes d’écoute a terriblement augmenté. L’après-confinement dépend donc très intimement du confinement que l’on a vécu.

Il y a donc la peur, émotion incontrôlable, peur qui nous gouverne et qui nous empêche parfois d’agir en conscience. L’idée serait tout d’abord de prendre conscience de cette peur, à quelles attitudes de prudence doit elle nous conduire ? Les gestes barrières sont une réponse, les tests aussi. On peut pour prendre conscience et relativiser notre peur, repenser dans le passé à un moment qui nous faisait peur et qui en fait était injustifié. Le proverbe dit bien « la peur n’évite pas le danger. » La peur non contrôlée entraine parfois des comportements agressifs, des comportements de rejet, des comportements inadaptés.

L’on pense aussi que des phobies vont s’exacerber (agoraphobie (peur de la foule), l’anthropophobie (peur des gens), la blemmophobie (peur d’être jugé, regardé, suspecté), ces phobies doivent être prises en charge.

Autre difficulté : les addictions, à l’alcool notamment (mais aussi aux médicaments, aux jeux…), ont augmenté pendant le confinement. Coupé des autres, l’alcool était un moyen de se « divertir » un peu, des jeux de défis d’alcool (en ligne) ou des apéros visios « chargés » ont entrainé certains à boire plus que d’habitude, et à y prendre goût ! Contrôler son instinct primaire n’est pas toujours aisé. S’il n’y a pas d’autorégulation, avec le retour sur les routes, le taux d’accidents (exceptionnellement bas le mois dernier) pourrait augmenter dangereusement. Il nous faudra veiller à ce problème qui pourra mettre la vie des uns et des autres en danger.

Un autre point de vigilance après ce confinement concerne tous ceux qui ont connu une situation financière difficile, la dépression voire les idées suicidaires est à craindre chez les personnes fragiles précarisées par l’arrêt de la vie économique (petits entrepreneurs, intermittents, certaines professions libérales…) Le covid 19 ne fait pas que des ravages physiologiques ! Les ravages psychiques sont tout autant à craindre. Et là encore cette notion de solidarité vécue pendant le confinement ne doit pas s’arrêter au 11 mai. D’aucuns m’ont dit qu’ils paieront deux fois leur coiffeur à leur prochaine coupe de cheveux, juste par soutien ! D’autres continueront d’aller rendre service à un voisin esseulé. D’autres respecterons un peu plus le travail invisible (le ménage des bureaux tôt le matin) les éboueurs, les soignants anonymes…La solidarité peut prendre de nombreux visages, on l’a vu depuis deux mois, ces visages doivent garder le sourire, et l’on ne peut que souhaiter que les formes de rejets de délation de mépris voire d’injures elles, s’éteignent avec la mi-mai…

Ce qui serait beau, oui, c’est que de ce confinement on en garde un « vivre-mieux », que l’on repense aux valeurs fondamentales d’une civilisation humaine plus juste, mais il se peut que cette réflexion soit très idéaliste et que le naturel ( ? ) revienne au galop.

Bon déconfinement (même si je doute que ce mot soit dans le dictionnaire) il trotte dans nos têtes !

Sylvie Etiève 05 05 2020

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Notes:

*Le syndrome de glissement est le changement d’attitude, de comportement d’une personne âgée, connaissant une soudaine perte d’autonomie. La personne qui était jusque là autonome perd le goût de la vie, et ne se lève plus ne se lave pas ne s’habille pas, mange peu ou pas. De plus , elle s’angoisse davantage et connait certaines peurs.

*« La richesse des liens sociaux, permet une meilleure santé. Les interventions sur le lien social sont plus importantes que les traitements médicaux. » (Jean Dominique Michel-anthropologue suisse)

* »compensation pour les malades, gratitude pour les soignants » André Comte-Sponville.

Photo: Delphine que je remercie pour ce cliché.

TEST covid – Confinement, acte deux.

 (conçu par Sylvie Etiève- thérapeute conseils- 16/4/2020)   

Nous sommes en confinement depuis plusieurs semaines, et d’autres sont à venir. Psychologiquement c’est une épreuve. Je vous propose un petit bilan personnel pour voir où vous en êtes dans votre « bien-être » et éventuellement prendre en compte ce qui va moins bien pour l’améliorer. Répondez simplement par oui ou non à ces 10 questions (notez le numéro de la question et votre réponse sur un papier, votre tel…)

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Depuis le début du confinement :

1 : Vous êtes sorti(e) chaque jour les dernières semaines (au moins 20 minutes) ? OUI (pratiquement) NON(et en plus je suis éloigné(e) de la nature)

2 : Vous avez pu parler, vous exprimer régulièrement sur vos ressentis ? OUI NON

3 : Vous avez programmé et réalisé au moins une chose que vous n’auriez pas faite s’il n’y avait pas eu le confinement ? OUI NON

4 : Calme, zen-attitude, sommeil de plomb,… : ça vous connait ? OUI NON (je suis stressé(e), anxieux(se) insomniaque, colérique, triste…)

5 : Vous êtes resté(e) constant dans vos consommations (café, alcool, tabac, sucreries, nourriture …séries, jeux vidéo, réseaux sociaux…) ? OUI NON

6 : Vous avez toujours eu le moral ? OUI NON (j’ai même des idées morbides ou je suis endeuillé(e))

7 : Vous avez découvert des nouveautés (télétravail, visio, jeu, site internet, visite virtuelle, actions ménagères, lecture, bricolage …) ? OUI NON

8 : Vous vous êtes senti(e) plus altruiste (solidaire) qu’égoïste (vous n’avez pris des nouvelles de personne, aidé personne…) ? OUI NON

9 : Vous avez essayé de respecter un certain rythme, garder certains rituels ? OUI NON

10 : Vous avez ri, souri, un peu chaque jour ? OUI NON

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Toutes les questions auxquelles vous avez répondu « non » doivent faire l’objet de votre attention. Donc vous pouvez essayer de remédier à ce qui peut éventuellement faire défaut dans ce confinement.

N’hésitez pas à y réfléchir (bravo d’avoir fait ce test) , à vous informer: (articles de conseils) , à inventer vos propres réponses, à parler avec vos proches ou avec des professionnels. 

N’hésitez pas à caler un RV!

NB: en plus de l’écoute gratuite, les visio-consultations se poursuivent.

COVID 19 : 19 Conseils Objectifs Vitaux Indispensables Décisifs

covid 1 : ACCEPTER et S’ADAPTER et ENDURER:

*Ne pas être dans le déni, ni dans un « clivage du moi » en se disant, je ne suis pas vraiment concerné(e).

*Comprenons à quoi sert le confinement (voir diaporama Le Monde)
Et visionnons l’utilité de la distanciation sociale (vue par Juan Delcan)

*Se préparer à cette situation inédite et envisager la situation différemment si l’on est seul ou pas (voir plus bas) !

*Comme on ne peut pas agir sur le phénomène du confinement alors « épousons-le ».

*C’est une course de marathon que nous vivons, pas un sprint, il nous faut des relais (professionnels, médias,santé,alimentation…).

covid 2: RESPECTER LES RECOMMANDATIONS D’ HYGIÈNE  :

*Pour lutter contre la progression du virus: Ne se déplacer que pour des raisons importantes et garder de bonnes distances si l’on doit se déplacer, se laver les mains souvent, poser ses chaussures, …

Cela va permettre de se sentir « en accord » avec soi et en communauté avec les autres.

covid 3: RESTER EN LIEN

*Notamment avec les personnes seules (proche ou éloignée) le téléphone, internet ne s’occupe pas de la distance, et le courrier circule encore et là les réseaux sociaux sont géniaux pour cela.

*Se donner le challenge solidaire : je contacte au moins 2 personnes par jour : 1 parent, 1 ami, 1 voisin.

*Proposer de l’aide tout en respectant les distances : aller chercher le pain, les courses, les médicaments de quelqu’un.

*Je regarde à ma fenêtre et je fais un signe à des voisins: juste un petit coucou ou un échange de quelques mots: c’est réconfortant.

*Etre vigilant si l’on est confiné à plusieurs que le communication ne se détériore pas. Prendre des temps de recul, de mise au point réciproque, savoir tourner la page et faire des concessions (de toutes parts).

*Profiter de ce temps-là pour se reconnecter à soi-même: s’écouter, se relier à une activité trop longtemps délaissée par exemple.

covid 4: OSER DEMANDER DE L’AIDE

*Si l’on en a besoin , il ne faut pas hésiter à demander un coup de main , un petit coucou (de loin) à des proches ou des voisins.

*Si l’on est seul, éloigné des siens, et avec peu de contacts, on peut mettre un chiffon rouge sur sa fenêtre pour signaler une demande d’aide à des voisins.

*Des applications permettent de recevoir de l’aide, voisins vigilants ou encore next door…

covid 5: PRENDRE L’AIR

*A sa fenêtre, à son balcon, dans son jardin, dans la rue si besoin: en respectant les distances et le lavage de mains au retour et quittant ses chaussures, en nettoyant ce qui a été en contact avec les autres : porte-monnaie, sac de courses…

*Faire des mouvements, des respirations, des jeux,du nettoyage (ses carreaux), du jardinage, du bricolage ou du bavardage (avec les voisins) ou « rien »mais le nez dehors!

*Le soleil est régénérant : donc dès qu’il est là on fait le plein de vitamines D!

*Se connecter à ses 5 sens et oser pratiquer la sylvothérapie dans son jardin

*Pour ceux qui télé-travaillent: s’imposer des pauses, sortir, car nous sommes maîtres de notre temps et parfois justement nous ne le maîtrisons pas judicieusement.

*Attention aux risques d’oisiveté de léthargie, d’apathie, d’amollissement : tant physique que psychologique qu’intellectuel: prendre l’air permet de lutter contre!

*Gare au repli sur soi !! Cette crise met en relief l’aspect parfois très individualiste de nos vies, nous pouvons davantage découvrir nos voisins à force de rester sur place !! Osons ouvrir sa fenêtre!

*Prendre l’air, la lumière naturelle est nécessaire voire vitale : pour la santé physique mais pour la santé mentale aussi !


Donc sortons ou mettons nous à notre fenêtre REGULIEREMENT !

covid 6: BOUGER

*Même si l’on ne peut pas sortir: bougeons plus que d’habitude car l’on va moins se déplacer.

*Téléphoner en marchant.

*Monter les escaliers : même si l’on n’a rien à monter ! Les descendre (on aura peut-être trouver quelque chose à descendre) !

*Faire des exercices en tournant autour de la table: genoux en haut talons aux fesses….

*Danser, sauter, s’étirer, … (certains se souviennent peut-être avoir fait du sport devant la TV avec Véronique et Davina?) ce n’est pas pire 😉

covid 7: SE DONNER DES RITUELS

*STRUCTURER LE TEMPS: s’organiser, se faire des programmes quotidiens (même si l’on ne fera pas tout) permet de tenir psychologiquement.

*Ecrire le jour : marquer le temps : c’est très important. (calendrier, éphéméride, agenda, calendrier maison…)

*Se lever environ à la même heure (sauf le week-end).

*Manger aux heures habituelles.

*Travailler différemment certes mais avec des horaires fixes: ni moins mais surtout ni plus!

*Se fixer des pauses et savoir déconnecter !

*Regarder des émissions des films culturelles ou distrayantes.

*S’oxygéner au moins deux fois par jour

*S’amuser régulièrement: à telle heure on fait un jeu de société, « on fait les fous », on chante, on partage une image humoristique…

*Faire une photo par jour.

*Ecrire un ou deux textes, messages, mail par jour.

*Sortir à 20h applaudir (si l’action nous parle) Et ne pas faire de bruit (tondeuse…) avant 15h si personnel soignant travaillant de nuit près de chez nous.

*Garder le rythme habituel autant que faire se peut, tout en se souvenant le but pour lequel nous sommes confinés.

covid 8: SE REPOSER

*Pour certains, on a à disposition un temps qui n’était pas prévu: acceptons-le et profitons- en aussi pour nous reposer, sans scrupule.

*Prendre des temps de calme : pas d’écran, peu de bruit, pas d’action.

*Eviter la sur-information, déjouer les fake-news qui fatiguent beaucoup l’esprit.

*S’essayer à la relaxation, à la méditation au yoga à l’écoute de musique calme, au silence.

*Fermer les yeux au soleil.

*S’autoriser une courte sieste, mais ne pas rester allongé toute la journée (cela entraîne des insomnies)

*Ne pas en faire plus que d’habitude à la maison, et partager les tâches.

*Se donner les conditions pour bien dormir: chambre aérée, pas de boissons excitantes après 17h, …

*Rêver, imaginer, se souvenir et sourire repose et détend…

covid 9: PRÉVOIR UN PROGRAMME DE CHOSES A FAIRE (des activités que l’on n’a jamais ou peu faites) :

*L’idée est de se changer les idées, d’innover, de faire, d’éviter la léthargie qui peut s’installer dans ce confinement.

*Prendre soin de soi (même si les coiffeurs sont fermés): massage, épilation et soin du corps, douches chaudes ou froides, tisane, papotages …

*Prendre soin des autres: appeler, rendre service, être patient.

*Repousser ses limites : tenir un journal du confinement, résoudre des énigmes, se mettre au dessin, au yoga, au math, à la lecture, au jardinage, au sport « maison » , à la couture, à la musique, à la cuisine, à la mécanique, au scrapbooking, au rumiskub, apprendre une règle de jeu que l’on ne connait pas, se lancer dans un grand puzzle… réussir à ne rien faire !

*Suivre des tutoriels pour faire soi-même.

*Faire la liste des films des séries que l’on aimerait regarder.

*Regarder : A Musée Vous, A Musée Moi 

*Visiter virtuellement un musée.

*Regarder un opéra (en ligne à 19h30 : opéra de Paris),

*Lire des livres, des BD jamais lues, une revue

*Regarder des albums photos anciennes, faire tirer les photos numériques

*Trier : les armoires, les photos, les papiers, la cave, le grenier… Ranger délasse et découvrir le fung shui

*Reprendre contact avec d’anciennes connaissances.

*Réfléchir aux projets que l’on aimerait réaliser (les planifier).

*Lister tout ce que l’on fera à la levée du confinement.

*Faire le point sur ce qui nous manque le plus et ce qui est essentiel pour soi.

covid 10: GÉRER LES HUMEURS

*La situation de confinement est exceptionnelle, non préparée, non planifiée, non désirée, non bornée: cela entraîne des conséquences sur nos humeurs: c’est normal.

*Par moment on est à fleur de peau, plus colérique, moins patient, car l’atmosphère est tendue: c’est normal !

*Bien que ce soit normal et qu’il faille accepter la contrainte  : il faut prendre conscience de nos humeurs : c’est le premier point. On peut se fabriquer une réglette de l’humeur.

*Le second c’est de parvenir à prendre du recul quand on est trop à cran: sortir, s’isoler, mettre des boules quiesse, « faire du sport », boire un verre d’eau, changer de cadre, téléphoner (parler) à quelqu’un d’autre.

*Nous devons interroger toutes nos émotions. De quoi ai-je peur? Qu’est-ce qui me met en colère? Me rend triste? Et joyeux (soyons-le)? Nos émotions sont en lien avec nos besoins. Nous devons essayer de parler de ses émotions, de nos manques, de nos croyances, pour trouver des éléments de réponses.

*Comprendre ce qui se joue dans la peur de mourir à cause de la pandémie, un article d’écologie intérieure ( a peur vue par Osho)

*Repérer les agents stresseurs et dire ce que l’on ressent, en parler avec une autre personne va nous aider à nous « délester de ce poids émotionnel ». Entendre une parole, un partage de ressenti, une écoute, va permettre de prendre un peu de recul et sentir de l’apaisement, voire de trouver des astuces pour accepter et avancer.

*Au delà de 10 jours, le confinement peut accentuer davantage le stress et nous devons y rester attentif. Trouver ce qui nous déstresse d’habitude pour l’adapter à la situation.

*Et surtout se faire un petit plaisir, sourire, va aider notre cerveau à « envoyer » un peu moins de cortisol et un peu plus plus de dopamine.

*Et si la mauvaise humeur envahit par moment la relation: s’en excuser!

Covid 11: PENSER : HUMOUR RIRE et SOURIRE

*Chaque coup de colère est un coup de vieux ; chaque sourire est un coup de jeune. – Proverbe Chinois – 

=> Alors essayons de rester jeunes !

*Sourire, stimule le cerveau qui va libérer de l’endorphine « hormone du bonheur. » Même le sourire forcé !

*Rire renforce le système immunitaire, permet un meilleur sommeil, augmente l’apport en oxygène, facilite la digestion et réduit le stress.

*Se dire des histoires drôles, des anecdotes du jour, des histoires de familles amusantes, se faire des surprises (dessiner des sourires sur des post-it)…

*Faire le pitre. Faire des grimaces. Rire « comme une baleine ». Imitez les animaux…

*Regarder un film comique, une vidéo amusante,lire des posts qui « sourient » de la situation du confinement (il y a de quoi faire!) .

*Se sourire dans le miroir, rire de soi et faire (sou)rire les autres …

*Essayer de rire autant qu’un enfant, qui lui même, rit au moins 10 fois plus par jour qu’un adulte.

*Essayer le yoga du rire. Il serait bon de rire 10 minutes par jour!

*Se souvenir que : sourire favorise la relation.

*Se redire que l’humour est une arme infaillible dans les situations délicates.

*Sourire en se disant : même sans sortir on s’en sortira!

*Et relisons le beau poème du sourire de Raoul Follereau (1920)
« Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter … »

Covid 12: SPÉCIAL PERSONNE SEULE


*Les conditions du confinement en solo dépendent de diverses situations : seul(e) car loin de chez soi -notamment certains étudiants, seul(e) comme d’habitude, seul(e) car en quarantaine, seul(e) par précaution… il faut donc prendre en compte vos conditions et écouter, noter ce qui vous manque le plus pour envisager de le compenser largement à la fin de ce confinement.

*L’isolement est une épreuve difficile à vivre surtout quand il n’est pas choisi: ce n’est pas difficile d’en prendre conscience, mais il faut essayer de ne pas culpabiliser de ce qu’il entraîne comme émotions et comme sentiment (tristesse, peur, ennui, pleurs, voire plénitude pour certains …) et mettre en place des actes pour combler le manque en s’occupant judicieusement et en gardant le contact avec le monde.

*Appeler de la famille, un ami, un collègue, parler, écrire, rire, se connecter à ses réseaux,se divertir, bien manger, se « soigner », rire, se donner des petits objectifs, un cadre: même quand on est seul: c’est essentiel!

*Dans la durée, si vous avez peu de contact et que le moral se ternit un peu, voire beaucoup: vous devez absolument prendre contact avec quelqu’un, car personne, ne peut constater votre état, donc appeler n’est pas une faiblesse bien au contraire cela demande beaucoup de courage:
un professionnel: mon numéro si vous voulez : 07 81 33 06 87: je propose exceptionnellement une écoute gratuite chaque matin du lundi au vendredi de 10h à 12h.  Contacter votre mairie.
Appeler un numéro d’écoute anonyme comme SOS Amitié 09 72 39 40 50 (gratuit) SOS solitude . L’association Écoute au 01 45 39 40 00 ou le site: SOS dépression => Chiffon rouge sur la fenêtre = besoin d’aide.

*Prenez aussi des nouvelles des autres , et donnez des vôtres car il faut (l’on peut) déjouer les règles de cette distanciation sociale qui nous est imposée !

* Remarque: On peut apprécier d’être solitaire sans souffrir de solitude. Et donc ressentir un certain bien-être en ce moment. Néanmoins dans cette période de confinement (imposé) il est important de garder des liens avec des connaissances ne serait-ce que pour les rassurer.
SOLITAIRE mais aussi SOLIDAIRE.

*Bien sûr la plupart des 19 chapitres conseils peuvent s’adapter à votre situation.

covid 13: SPECIAL ENFANTS

*Ils ont une capacité d’adaptation formidable mais:

*Ils ne comprennent pas bien pourquoi l’école est fermée, leur dire qu’ils protègent les autres (les grands-parents) en restant à la maison: c’est un « sacrifice » collectif.

*Normaliser leurs émotions: c’est normal d’avoir peur, mais ça se surmonte et on est là pour les aider.

*Les rassurer sur les mots « on est en guerre » en expliquant que l’ennemi est un virus invisible qui s’attaque peu aux enfants, donc en tant qu’enfant ils ne craignent pas grand chose, mais ils doivent rester à la maison pour protéger les autres.

*Les apaiser sur les différentes situations. S’il y a un anniversaire ou une fête de prévue les tranquilliser en leur disant qu’elle sera reportée à l’été! Ou imaginer la fête autrement: visio, demander des vidéos des uns et des autres, des cartes postales, faire une fête pour marquer le coup: décorer la maison, mettez les photos de ceux qui ne sont pas là…

*Les faire jouer et parler avec des petits personnages et écouter ce qu’ils font dire à leur personnage: c’est un bon indicateur de leur niveau d’angoisse ou de sérénité.

*On peut jouer sur les mots parler de coco le virus ou de coconfinement comme le font ces illustrateurs

*Une autre idée ludique et interactive pour les enfants se passe au pays du glouglou


*Les rituels sont nécessaires: leur faire écrire le jour que l’on est, cocher la date dans un agenda, la météo qu’il fait. Structurer (planifier) le temps est important pour eux comme pour nous car cela permet de donner un sens aux journées et réduit les angoisses.

*Distinguer (planning en couleur) :jour d’école ou non et avoir une activité intellectuelle les jours habituellement de classe (TV 5 TV 4 diffusent des cours ).

*Faire l’école à la maison (changer les rôles) l’enfant devient le maître le parent l’élève : tenir un cahier de vie, un petit journal, faire des origamis de la peinture, des zen-tangle de la pâte à modeler… un cahier de la créativité.

*Faire des plantations: pour jauger le temps qui passe. Observer les feuilles qui s’épanouissent sur les arbres.

*Construire ENSEMBLE des règles en famille « spécial confinement » (et leur conséquence) et rester souple (les punitions ne sont pas productives).

*Le besoin de mouvement est encore plus important : donc l’accentuer: sport à telle heure, le faire avec eux suivre leurs idées ! Danser, chanter…

*Redoubler d’attention par rapport aux écrans : faire des choix avec eux et avoir des pièces/ des moments sans connexion. Ils ne doivent pas s’enfermer dans le virtuel en plus du confinement. Eviter la sur-exposition aux images anxiogènes.

*S’ils parlent de la mort: les écouter et les rassurer à ce sujet mais ne pas évincer la question et surtout ne pas mentir. Les enfants n’ont pas forcément la même vision de la mort que les adultes. On peut en parler (si c’est trop dur, on le dit et on diffère la conversation) on n’est pas obligé de donner des détails et l’on peut s’appuyer sur des vidéos ou sur des albums.  

*Permettre aux enfants de s’exprimer sur la situation : dessiner, écrire, faire des affiches, des contestations contre le corona, mettre une boite à soucis et à idées en route, la vider régulièrement.

*JOUER et encore jouer (j’en profite pour rappeler que les jeunes enfants apprennent en jouant en exerçant leur 5 sens: donc ils doivent construire des tours de cubes avant d’empiler des cubes virtuels sur tablette!)

*Dessiner, chanter : karaoké- opéraoké, blind recycler et créer des objets des jeux avec des emballages test ! « Aller au cirque », 

*Lire des histoires et les relire : les théâtraliser, en inventer, imaginer une suite, écouter un conte par jour Ré-écouter le petit Prince Pierre et le Loup

*Se reposer (apprendre à s’ennuyer entraîne souvent la créativité). S’octroyer des temps calmes. « le temps des parents »

*Les responsabiliser dans la solidarité : appeler leurs grands-parents ou autre proche, leur envoyer une carte un mail, leur faire un dessin ou des photos avec Palapapi

*Les faire coopérer davantage à la maison : les rendre acteurs de cette vie chamboulée malgré nous, les féliciter de leur participation.

*Faire l’expérience des paillettes pour expliquer la propagation du virus, et l’importance de l’hygiène et le pouvoir du savon.

*Proposer le soir le jeu des « 3 kifs, 3 bofs de la journée »: 3 choses agréables de la journée, 3 moins agréables.
Des idées ici: Barbatruc

*Leur faire prendre l’air du mieux que l’on puisse.

*S’inventer des signaux pour dire  » besoin de calme »: un chiffon rouge!

*Faire des conseils de famille. Prendre des conseils de professionnels. (fiche pratique pour les familles)

*S’encourager et se féliciter de la patience que l’on a en tant que parents à supporter cette situation, surtout si l’on vit en appartement !!
Accepter les moments de désarroi ! Et vigilance avec le burn-out parental

covid 14: SPÉCIAL ADOLESCENTS

*Les adolescents ont besoin d’être entendus mais ils ont besoin aussi de tester leurs limites pour construire leurs valeurs,et, avec le confinement ces limites sont très (trop) rapprochées.

*On peut leur proposer de prendre ce temps pour « mieux se connaitre » en réalisant par exemple un test d’intelligence multiple, en partageant nos goûts/leurs goûts.

*Encourager, valoriser leur travail scolaire fait en autonomie!

*Varier les sources d’apprentissage; regarder des émissions « secret d’histoire » par exemple.

*Savoir que les cours en ligne sont plus fatigants, impersonnels, moins interactifs, humains que dans leur vraie classe: donc, conseiller aux jeunes de « souffler ». (« Parfois on a l’impression que le prof pense qu’il est le seul à nous fournir du travail » témoigne une lycéenne « la journée sur l’ordinateur à travailler c’est épuisant ! »)

*Trouver des stratégies pour qu’ils puissent faire du sport: c’est indispensable, il faut les y encourager! Et pourquoi pas de la relaxation en ligne !

*Se dire que les adolescents ressentent encore plus l’effet « cocotte minute » de la situation du confinement: sachons retirer la soupape car ils ont besoin d’échappatoire encore plus que jamais!

*Respecter leur espace d’intimité, d’isolement est équilibrant pour eux et encore plus en ce moment: accepter casque, boule quies, temps de repli, tout en redisant qu’ils appartiennent à la famille et que tout le monde fait des efforts dans cette situation imposée ! Ils peuvent être contre mais aussi tout contre leur famille (P. Genvresse)

*Ce n’est pas tant le fait d’être « enfermés » qu’ils vivent mal (ils l’aiment leur chambre, parfois plus qu’une balade en forêt que l’on propose…), mais c’est surtout la proximité continue avec la famille qui peut être pesant, voire insupportable. Car les adolescents ont besoin de retrouver leurs semblables (cours, activités…) ils ont besoin de se démarquer de leur famille, et là c’est compliqué.

*Ils sont souvent plus en lien avec leurs paires sur leur smartphone: c’est une chance, si les boucles ne sont pas anxiogènes et s’ils n’y sont pas scotchés 24/24 ! Encourager les conversations de groupe !

*Mettre à profit leur côté « rebelle » et les responsabiliser dans la lutte contre virus, profiter de leur profil citoyen et engagé en leur proposant de respecter la loi, en s’informant de façon fiable, d’apporter de l’aide de l’écoute aux personnes seules, de fabriquer quelque chose en lien avec la situation (livret photo pour les grands parents, drapeau blanc de soutien…).

*Certains vont jouer en ligne se réfugier dans des séries on peut aussi les inciter à faire des jeux de société , même en ligne (gus and co): et surtout continuer à leur donner un cadre, la coopération leur revient aussi.

*Faire des visites virtuelles locales ou nationales (inside 360)

*Les faire réfléchir, regarder dans l’histoire la littérature ce qu’ils peuvent en apprendre et nous apprendre: lire ou relire ou regarder:  » le Hussard sur le toit » ou le « le journal d’Anne FRANK », 

*Regarder des films « cultes » ado aussi pour se détendre: LA FOLLE JOURNÉE DE FERRIS BUELLER, AMERICAN PIE, EASY GIRL, TOUT CE QUI BRILLE, SCOTT PILGRIM, ADVENTURELAND …

*Suivre des youtubeurs influenceurs : emy ltr, norman et bien d’autres: et surtout leur demander à découvrir ceux qu’ils aiment. Le gouvernement canadien a demandé à des artistes youtubers de « parler aux jeunes » des gestes barrières.

*Pour ceux qui passent le bac ou d’autres examens: qu’ils se répètent que « tout le monde est dans le même bateau » et qu’il est vital de parler de leurs craintes face à cet horizon nouveau. Seules les épreuves de français seront organisées. Le contrôle continue va prévaloir pour le bac 2020. L’assiduité pendant le confinement et jusqu’au 4 juillet sera valorisée: alors se donner de la régularité dans le travail pour 3 mois est aussi une épreuve.

*En cas de grosse crise (parfois agressive), ne pas hésiter à s’éloigner, s’isoler, protéger, bouger, à en reparler, mais aussi à faire appel à l’extérieur (numéro vert d’assistance : 080013000 qui peut guider vers d’autres numéros).

*Laisser aux adolescentes le numéro de la maison des adolescents de son département (il y a des permanences) et leur envoyer le lien de fil sante jeunes.

*Ils peuvent bénéficier de certains conseils ( se reporter au covid 13/enfants).

covid15: SPÉCIAL COUPLE

*Ce n’était pas prévu de passer autant de temps ensemble: donc ça peut être compliqué: on accepte cette dose de stress, et on tente de gérer les humeurs qu’il entraîne (voir covid 10).

*Cette période de confinement peut aussi être une véritable aubaine pour le couple et apporter des moments de joie, de surprises, de plaisir, de projets, de découvertes positives voire d’inovation.

*On se retrouve en face à face et ce un long moment (sauf pour ceux qui sont obligés d’aller travailler pour la santé, l’information, l’alimentation des autres). Et le temps, on a l’habitude de dire que l’on en manque (pour son couple notamment) donc réussir à s’adapter à ce temps « à deux » est un défi à relever.

* De toutes façons des choses vont se révéler: on note déjà dans d’autres pays (précédemment confinés) plus de divorces annoncés et à l’autre bout de la ligne on prévoit un baby-boom d’ici 9 ou 10 mois: Donc pas de réponse générale.

*Néanmoins c’est une occasion pour mieux se connaitre, vivre des moments inédits, se faire des petites surprises, relire sa vie de couple : rechercher nos (5) langages de l’amour ( établis par Gary Chapman dans son bestseller écrit en 1997).

*On peut en profiter pour faire le point, se souvenir d’anciens moments, voir si l’autre s’en souvient (on a souvent des surprises), rechercher des dates d’événements communs(bon exercice pour la mémoire) regarder des photos ….

*On peut faire des jeux, des tests en ligne, pour voir si l’on connait bien son alter ego.

*Il y a le côté « pas de contacts qui est dans l’air » (évitons les embrassades) qui n’arrange rien, mais il n’est pas interdit de s’aimer d’amour tendre.

*Savoir et tolérer que la vie d’un couple est un peu saisonnière, il y a des saisons chaudes et des un peu plus froides: et que c’est un cycle.

*Faire de nos différences une force pour traverser cette crise. Si l’un est plus ordonné et l’autre plus fantaisiste: s’appuyer dessus sera un atout. Eviter de s’arc-bouter sur les travers de l’autre.

*Organiser, répartir les tâches nouvelles qui s’imposent : école à la maison, télétravail, ménage… et ne pas se laisser aller !

*Et si, par moment l’on ne se supporte plus car les tensions sont exacerbées : on prend le large (enfin le semi-large) on s’isole dans une pièce, on sort (si jardin) on va faire un petit tour- avec son attestation-, on appelle quelqu’un pour se changer les idées, on prend un livre on regarde un film… on sort de la boucle du conflit menaçant.

*Envisager des moments et des lieux à chacun.

*Il y a aussi la situation des couples qui sont éloignés à cause de ce virus: la confiance, l’écoute, les nouvelles, les signes d’amour, l’attention, la compassion (suivant les cas), vont être des mots clés.

*Ce moment va dépendre de ce que vous allez en faire. Une même réalité presque pour tous : le confinement : mais des conditions tant matérielles humaines que psychologiques différentes à gérer. Les optimistes seront plus faciles à vivre que les rabat-joie. Mais souvenez-vous bien que l’on peut toujours changer : changer c’est le propre de l’humain !

covid16: CONFINEMENT EN SITUATION CRITIQUE

*S’il se passe en compagnie d’une personne agressive: le confinement peut être un vrai calvaire: violences conjugales, psychologiques et physiques: alerter quelqu’un (voisin, ami, famille, inconnu). Le 3919, le 17, le 114 par sms sont toujours en fonctionnement, les pharmaciens sont à votre écoute ou allez en ligne 24/24 sans trace d’historique: arrêtons les violences.gouv.fr . Vous n’êtes pas responsable de sa violence, faites-vous confiance et protégez-vous au mieux, vous allez y arriver.

*Si vous avez des doutes pour la sécurité d’un enfant (violence sur celui-ci) le 119 est toujours en fonctionnement et le 17 reste de mise Rendez-vous sur le site du gouvernement il y a un formulaire en ligne. Ces appels sont anonymes et gratuits

*Certaines personnes n’ont pas la possibilité de se confiner: faute de « chez soi ». Si vous voyez de chez vous des sans-abris perdus: appeler le 115 ou la mairie ou la croix-rouge ou toute autre association solidaire de votre connaissance. Et il n’est pas interdit de dire (de loin) quelques mots à cette personne.

*Pour les adultes en situation de handicap chez eux: si vous en connaissez proposer leur de faire leurs courses, de leur parler un peu. Si vous en faites partie: demander de l’aide est normal: et dites-vous que se rendre utile est parfois une chance pour vos voisins. ÉVITEZ L’ISOLEMENT

*Pour les parents d’enfants (ou adultes) en situation de handicap, c’est « la double peine » : ne restez pas seul à le supporter. Des pistes sur le site : solidaires-handicap

*Si vous êtes une personne à risque (+ de 70 ans, problèmes cardiovasculaires, diabétiques, malades , enceinte (+ de 6 mois), dépressif: redoublez de prudence, mais en même temps ne vous sur-informez pas et surveillez vos sources: changez-vous les idées: c’est encore plus important pour vous.

*Si vous pensez être touché par le coronavirus: vous ne devez pas vous présenter spontanément aux urgences, vous ne devez pas vous rendre chez votre médecin sans l’avoir contacté avant. C’est de la responsabilité de tous, donc de la votre de respecter les gestes et les consignes sanitaires: être informé et agir avec bon sens permet aussi de ne pas culpabiliser, et de ne pas ajouter du mal-être mental à la maladie (plein de courage à vous). Surtout : FAITES-LE 15 si vous avez des difficultés respiratoires.

*Si vous êtes : personnel de la santé, ou toutes personnes travaillant pour le bien et la vie des confinés: toute notre gratitude! MERCI (protégez-vous).

covid 17: S’ASSOCIER A UN GESTE COLLECTIF

*Suivre les infos des initiatives locales (à distance). Exemple dans un village: les cloches sonnent à 19h30 pour donner un signe de vie à tous. Et encourager d’un mot ou geste positif les initiatives qui vous parlent. Exemple de solidarité de fabrication de masques/visières pour les soignants dans l’Indre.

*Des personnes fabriquent des masques en tissus: pourquoi ne pas vous y associer: donner de l’élastique, du tissus, du temps ?

*A 20H :applaudir les personnels soignants-et tous ceux qui aident- à notre fenêtre ! Mettre un drapeau blanc de soutien (fenêtre, jardin), cela crée un lien altruiste, invisible mais rassurant.

*Réaliser un montage photo,vidéo (un tuto), une publication, pour garder le contact avec d’autres, donner le sourire, partager une émotion, un souvenir. Certains font des concerts de quartier…

*Suivre et soutenir les artistes qui créent des réalisations en ligne: Exemples :La symphonie confinée: la tendresse, Le Boléro de Ravel par l’orchestre national de FranceEt d’autres liens sur le Monde. et ailleurs!

*Soutenir tous les artisans et entrepreneurs les travailleurs qui sont touchés de plein fouet dans leur vie professionnelle (et personnelle donc) par la mise à l’arrêt de leur activité. Il est proposé par exemple à ceux qui emploient des personnes à domicile de leur verser une partie de leur salaire même si elles ne viennent pas. Donner est gratifiant. Si l’on en a les moyens on peut aider, s’entraider: certains n’auront pas de salaire ces temps-ci ! « Donner c’est recevoir »!

*Proposer son aide: à son échelle en se rapprochant de sa mairie ou d’une association, ou de jeveuxaider.gouv.

covid 18 : SE PRÉPARER A L’APRES

*On sait déjà que le retour à la normale sera progressif: en fonction des régions, des âges, des situations : mais ce retour viendra: anticipons-le tranquillement !

*Des conditions de notre confinement dépendront les « traces » qu’il laissera: ambiance du foyer, isolement, santé, tempérament, jardin ou pas, … les données varient. Au delà de 10 jours de confinement, l’impact psychologique est plus marquant. Prévoir des temps de décompression sera important.

*C’est un peu comme si l’on nous avait mis dans un avion rapidement, que le confinement était le temps du voyage en altitude (coupée de la Terre, mais pas hors contrôle) et que l’après serait l’arrivée dans la « vie de nouveau ». Donc préparation et adaptation à l’arrivée dans ce nouveau pays!

*Juste avant le confinement les arbres n’avaient pas de feuilles juste après ils en auront! Nous aussi nous aurons mûri, grandi, un peu vieilli, en tout cas changé! Quels changements seront les plus marquants à votre avis (notez-les et vous y reviendrez dans quelques semaines!)

* »Chassez le naturel, il revient au galop »: nous avons donné un grand coup de frein sur notre consommation, nos trajets,… visiblement la nature ne s’en porte pas plus mal : Alors préparons nous à garder cette vigilance de l’importance de l’équilibre Terre/Humain.

*Des élans de fraternité de coopération se sont mis en place: on réalise que l’on peut consacrer un peu de temps « à l’Autre »: là aussi gardons de cette épidémie cette notion de solidarité: être attentif aux autres (et notamment les plus fragiles).

*Si l’on a été beaucoup en famille, et que les enfants (étudiants notamment) repartent, le syndrome du nid vide pourra se faire sentir. Même si le retour à la normale soulagera chacun (si si 😉 )

*La période qui suivra ce temps de confinement sera un temps nouveau: s’y préparer mentalement: la place du numérique, le temps qui se ralentit, le silence relatif (moins de voitures, d’avions,…), mais plus de promiscuité supportable complice et/ou parfois insupportable … Certes rien ne sera plus comme avant cette crise, mais en même temps ce n’est pas la première épidémie que connait notre civilisation donc ce n’est sans doute pas la dernière: qu’en concluons-nous ?

*Prévoir un temps de déconnexion, car pour certains le temps connecté aura été accentué pendant cette période. Pourquoi pas une séance de sylvothérapie ou une balade à la campagne, mer, montagne…

*Des temps de paroles: que ce soit pour les enfants (nécessaires dans les écoles), les adolescents, les jeunes adultes, les adultes les seniors et les âgés SERONT NÉCESSAIRES même si le confinement s’est bien passé car beaucoup de stress aura été accumulé.

*Si l’on a perdu un proche dans ces semaines-ci,et que l’on n’a pas pu se rendre à son chevet , à ses obsèques alors qu’on le souhaitait: trouver un moyen d’accompagner ce proche dans sa dernière demeure, même de façon différée voire symbolique est une question de vie pas de mort: le travail du deuil est essentiel pour avancer personnellement.

*Deux voisins se disaient hier entre eux: « Quelle que soit la date: on fera une belle fête des voisins à l’issue de ce confinement. » Prévoir un beau rassemblement amical familial (avec précaution) pour sourire à la vie, peut être une piste de projet.

*Lister ce que ce confinement nous aura apporté de positif: ce que j’ai lu, regardé, rangé, fait comme efforts, apprécié, … et s’en réjouir !

*Espérer, programmer un temps de reconnaissance collectif de gratitude pour toutes les personnes s’étant battues contre ce virus au risque de leur vie!

*Commencez la liste des choses que l’on voudra réaliser avant tout. Des personnes qui nous ont le plus manquées que l’on va revoir bien vite.

covid 19: TOUS CONTRE LE CORONAVIRUS COVID 19

*Se souvenir que l’on lutte tous ensemble contre la même chose et que cela doit nous fédérer, non nous diviser et nous rendre plus forts plus solidaires. Et on le vaincra!

Je reste à votre disposition, pour échanger, pour vous accompagner.

Portez-vous bien.

Sylvie Etiève

L’image contient peut-être : texte

ECOUTE GRATUITE pour les personnes seules TOUS LES MATINS de 10h à 12 h. Prendre RV par sms au 07 81 33 06 87

Christine de Tours a partagé mon COVID 19 après l’émission France Bleu et cela me fait plaisir, merci:

J’ai écouté ce matin sur France-bleue Touraine cette thérapeute de Châteauroux. Je partage cet article ou j’ai trouvé de nombreux conseils et de nombreux liens,déclinés en 19 chapitre pour dompter de manière positive le covid-19. Je vous invite vraiment à vous en inspirer quelque soit votre situation face au corona virus. Prenez soin de vous 🙏

Pâques confinés !

Serions-nous un peu déconfits ?

« -J’appellerai lundi les personnes que je dois appeler pour mon travail ! -Mais lundi c’est férié : c’est le lundi de Pâques ! -Ah oui, eh bien férié ou pas, avec ce confinement on ne se rend pas compte, on est un peu perdu et un peu las !  J’appellerai mardi alors!»

Ce petit échange téléphonique avec une de mes filles confinée dans une grande ville montre à quel point ce confinement fait perdre certains repères !

« – Oui mardi c’est plus adapté! — Pâques confinés… ce n’est pas vraiment Pâques! Pâques c’est la famille, le plein air, la joie… : alors là on en est loin !! »

Pas toujours facile il est vrai de prendre de la distance par moment : on en est tous un peu là au bout de 3 semaines de confinement. Et pourtant le week-end à venir que l’on soit croyant ou non, est le week-end de Pâques.

Ce temps de Pâques est parfois familial ou amical, c’est souvent un temps de retrouvailles, de fête, ou de changement d’air (le printemps est bien installé) car c’est un week-end de trois jours donc! (sauf si l’on est sur le front à cause du coronavirus).

En raison des restrictions sanitaires 2020 liées au covid 19 : une grosse coupe est faite dans cette tradition printanière et cela peut entrainer un certain désarroi !

Pour bon nombre d’enfants, la chasse aux œufs va être marquée par le confinement. Mais pas que pour les enfants. A écouter ceux que j’entends, le confinement prive les adultes (parents ou non) mais aussi les grands-parents de leur rapport avec leurs petits-enfants. Ils se sentent notamment privés de contacts, de conversations en direct, de jeux, de rire, de transmissions mais aussi d’action. Et ce week-end, le vide va sembler abyssal pour ces grands-parents ou pour les familles séparées!

Néanmoins c’est Pâques et que l’on soit croyants* ou non, il y a un symbole commun à tous : « Pâques est le symbole de la vie » : les journées qui ont bien allongé, la végétation qui repart pour de bon, la vie animale naissante (on cherche des œufs de Pâques), l’envie de faire la fête, de sortir, de vivre de revivre de naître de renaître…

Alors comment fêter la vie, le printemps, Pâques quand on est dans une ambiance anxiogène (voire triste pour certains) quand on est confiné voire « enfermé » !

Voici (si besoin est) quelques idées pour compléter les vôtres :

*C’est Pâques, c’est une tradition : les rituels permettent de « mieux vivre » le confinement : donc appuyons-nous sur ce rituel, et,disons-nous que le rassemblement familial sera différé.

*Décorons pour Pâques : fleurir la maison, accrocher des dessins des œufs (gobés puis colorés), préparons les paniers (ou fabriquons-les). Plein d’idées sur ce site !

*Avec les enfants : marquons (maintenons) ce temps de « chasse aux œufs » toujours très appréciée : et si l’on n’a pas d’œufs en chocolat, l’on peut cacher des petits mots gratifiants, des photos, des petites surprises ou des vrais œufs (durcis) de poule : la chasse aux trésors et la bonne ambiance a autant d’importance que le trésor lui-même !

*Comme on ne peut pas bouger : bougeons ce qui nous entoure. Changeons un ou deux meubles de place ce week-end, mettons des photos des absents, écrivons des citations, des devinettes ou dessinons sur une grande feuille punaisée au mur…

*Bougeons aussi les autres dimensions sensorielles : mettons de la musique, diffusons de bonnes odeurs (huiles essentielles, parfum, mais aussi cuisine…), créons des espaces doux de cocooning,

* Prenons l’apéritif, le dessert et/ou mangeons dans un endroit inhabituel de la maison : soyons inventifs, surprenons-nous !

*Marquer ce week-end par des actions un peu exceptionnelles : faire une visio (skype, houseparty, whatsapp…) avec des personnes que l’on aime bien, ou téléphoner à des personnes seules ou vulnérables, ou faire des surprises à des personnes qui sont proches, faire rire ou sourire quelqu’un,osons sonner chez des voisins, appeler la famille…

*Se réjouir d’être en bonne santé ! Et essayer d’avoir une intention, une pensée, pour ceux qui ne vont pas bien. Et… à 20h, applaudissements de soutien si l’on veut !

Cette période de confinement à tendance à nous fragmenter un peu alors : ACTION soyons acteurs, oui, de notre vie même si l’on est confiné, même si l’avenir est incertain ! En tout cas essayons ! Quand on sait que l’étymologie de ce mot « Pâque » veut dire « passer au-dessus », cette définition ne peut que nous aider dans la période actuelle.

Malgré tout : « Joyeuses Pâques  » ou tout simplement : « Passez le meilleur week-end que vous puissiez passer dans cette configuration où l’on n’a peut-être pas vraiment le cœur à la fête. »

  Allez faites ou faites-vous un petit plaisir ! 

Sylvie Etiève 9 avril 2020

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*Pour les croyants, difficile de l’ignorer dans une société judéo-chrétienne, c’est la fête la plus importante pour les Chrétiens (résurrection du Christ) : fête de la vie qui l’emporte sur la mort. Pâques, Pessah (Pâque juive qui commémore la sortie d’Egypte), et cette année le Ramadan pour les Musulmans est dans ces mêmes jours. Pour tous les croyants, comme les rassemblements sont interdits, les fêtes de Pâques devront être adaptées cette année 2020.

Photos SE.