Bas temps d’hiver

Comme je l’écrivais dans différents messages ou articles, la météo a souvent une influence sur nous qui semble nous submerger. On sait que ce n’est pas la météo, en soi, qui agit directement sur notre humeur : mais le manque de lumière hivernal et bien-sûr, les autres aspects d’inquiétude de notre vie, qui, en période de temps gris et bas prennent une couleur encore plus terne.

Accueillir les émotions en soi nous permet d’avancer dans notre vie; mais, ces émotions, il semble nécessaire de les gérer, les assimiler, pour les laisser couler au fil du courant de notre vie.

On peut mettre des mots sur ce que l’on ressent, des couleurs, des partages, de la musique, du confort, des gourmandises, des lectures, des bavardages, des photos,… tout ce qui nous aide à mettre en épaisseur ce qui nous anime. Sans oublier que physiologiquement nous avons ce besoin de lumière et de vitamines -alors sortons, ouvrons les volets les fenêtres- Bougeons- mangeons des fruits et compagnie et bavardons et sourions.

Pour finir : je vous livre les mots qui ont coulé de ma plume il y a quelques jours en rentrant d’un petit tour au jardin (à ne lire que si on a le moral :ah ah ah !) en toute modestie, simplement pour vous montrer un exemple de mise en mots de mornes émotions passagères liées au temps !

Bel hiver à chacun et merci de votre lecture.

Sylvie Etiève

texte personnel (fond d’image B. Large)

Souhaitons-nous une bonne journée !

Je viens de terminer le livre anti-déprime de Philippe Bloch, non pas que je sois déprimée, mais parce qu’il m’avait été largement conseillé, et je dois avouer que j’ai bien envie de vous le conseiller à mon tour.

« Ne me dites plus jamais bon courage » n’est pas le dernier ouvrage de cet auteur, mais, bien qu’écrit il y a cinq ans, l’analyse de ce conférencier et ses conseils sont probants, voire d’actualité!

Il raconte qu’il y a quelques décennies, en sortant de l’ascenseur, des employés se souhaitaient amicalement un bonne journée alors qu’aujourd’hui, les mêmes employés se disent « bon courage ». Comme si une pluie d’ennuis les attendaient dans leur bureau. Ces deux funestes mots sous-entendent que les personnes à qui on les souhaite sont dans un contexte anxiogène et néfaste. Que le travail ( et cela est même élargi à la vie en général) n’a rien d’enthousiasmant :de la routine, de l’ennui et pas de grands projets en vue par exemple.

Je ne vais pas vous paraphraser le livre: en revanche je vais vous donner un de ses conseils que moi-même je donne dans mes ateliers « estime de soi » ou en thérapie individuelle.

Soyons attentifs aux mots que nous employons car comme Philippe Bloch l’écrit dès son introduction : « A force d’expressions telles que ‘fais attention‘, ‘ça ne marchera pas’, ‘le problème c’est que’, ‘vivement la retraite’, ‘y en a marre’ et autre ‘bon courage’ du matin , nous participons tous à une spirale infernale à laquelle il est urgent de mettre un terme. »

Donc, essayons de positiver nos propos en changeant quelques mots et quelques attitudes -comme je le disais ce matin dans le dossier du jour à la radio: l’attitude est capitale : Soyons ouverts souriants optimistes et attentifs aux autres : nous n’y perdrons rien, bien au contraire.

Je repense à ce clown philosophe Paolo Doss qui jongle et joue avec les mots pour nous dérouter et nous faire réfléchir , il magnifiait l’expression « ça en vaut la peine » par « ça en vaut la joie ».

Donc oui, cela en vaut la joie d’essayer d’être un soupçon plus optimiste dans nos propos, et, si vous n’avez pas peur des lectures un peu corrosives alors je vous recommande « ne me dites plus jamais bon courage » il se lit vite et bien, fait sourire et réfléchir, et vous avez toujours le libre choix de dire ce que vous voulez quand même !!

Merci à mes amis de me l’avoir glissé entre les mains : j’ai passé un bon moment !

Sylvie Etiève (10/01/18)

Lorsque l’enfant ne paraît pas

« Lorsque l’enfant ne parait pas »*

Je dédicace cet article à toutes ces mamans qui ont perdu leur enfant avant même de le connaitre; et aux papas et tout l’entourage bien évidemment. 

Alors que je réglais une consommation dans un restaurant à la campagne, la serveuse à qui je disais qu’ils avaient eu beaucoup de monde me dit : « et encore, je n’aurai pas dû être là pour les aider. Ma mère est décédée hier donc ils auraient pu se passer de moi ! » Ennuyée et compatissante je louais donc son courage et sa conscience professionnelle. « Oui, mais je relativise, vous savez elle était malade depuis longtemps, pour moi le pire que j’ai vécu c’est quand ma fille est décédée. » La confidence inopinée de cette femme que je ne connaissais pas quelques minutes avant me troubla : est-ce que je porte sur moi le fait que je sois à l’écoute des gens ! ? En tout cas, il était difficile de rester insensible à cette douleur réactivée par le nouveau deuil qu’elle vivait. Alors, comme vous l’auriez fait, je pris quelques instants pour la laisser dire ce qu’elle ressentait tout simplement parce que je voyais que cela lui faisait du bien. En quelques mots elle me laissa comprendre qu’elle avait deux garçons et qu’elle avait perdu cette petite fille à huit mois de grossesse : et que c’était difficile de s’en remettre.

La façon dont elle avait parlé de sa fille, au tout début, m’avait laissé imaginer deux circonstances possibles de son décès : accident, maladie ; mais en aucun cas, je n’avais pensé à une mort in utero ! Je me trouvais un peu décontenancée vis-à-vis de mon a priori ! J’échangeais donc quelques paroles de soutien et de compassion.

N’étant pas en séance thérapeutique, je me permis de lui dire que je comprenais très profondément ce qu’elle ressentait dans la mesure où, j’avais vécu le même drame lorsque j’étais jeune maman. Je lui redis que c’était effectivement l’une des pires situations pour une femme que de porter un bébé mort !

« La femme est faite pour donner la vie, pas la mort ! » m’avait humainement dit la psychologue qui m’avait accompagnée à l’époque : c’est tellement vrai !

« Donner » la mort alors que c’est la vie que l’on souhaite, est, on ne peut plus  incompréhensible et tragique.

Avoir mis tant d’espoir dans un « enfant à venir », et que cet espoir soit fauché par : un virus, une incapacité cardiaque ou respiratoire, une malformation, un accident de naissance … est carrément insoutenable.

Souvenez-vous du bouleversant chagrin intériorisé de Marcelle (Anémone) et de Pelo (Richard Bohringer), dans ce (livre et) film truculent de 1987 de Jean-Loup Hubert :« le grand chemin » : tout est enfermé, fui, triste, figé, altéré, noyé dans l’alcool jusqu’au jour où le petit Louis débarque dans leur vie pour l’été …

 

Alors oui, on se replie un peu malgré la bienveillance maladroite, mais généreuse des uns ou des autres qui essaient de (se) rassurer en disant « il vaut mieux que ce soit ainsi s’il (elle) ne pouvait pas vivre ou vivre avec un handicap »… et vous qui avez envie de crier « non non il aurait mieux valu que ce soit autrement : un bébé en bonne santé, un bébé viable, un bébé vivant ! », mais vous répondez aimablement « oui tu as sans doute raison ! »

En même temps, ce futur petit être n’est qu’un « bébé idéal » et c’est parce qu’il ne passera pas par le monde des vivants qu’il gardera tout cet idéal !  Et faire le deuil de « l’enfant idéal » quand on enfante d’un bébé en pleine santé ce n’est déjà pas très facile, mais, faire le deuil d’un «enfant idéal mort-né » est largement supplanté par le deuil de l’enfant lui-même avec tout ce que cela comporte : accouchement ,mort ,traumatisme, obligation administrative, suite d’accouchement (avec un peu de (mal)chance vous entendez les nourrissons qui pleurent à côté de votre chambre) ou encore plus perfide vous ne coupez pas à une montée de lait…, incompréhension, injustice, tristesse, découragement, prise de décision quant au corps de ce petit nourrisson sans vie, no-baby-but big-blues! …

C’est douloureux !

Cela rend insomniaque !

C’est tétanisant !

C’est presque culpabilisant !

Oh que ce vide est douloureux !

 

Et puis …

Et puis, on laisse ce petit être aller à sa mort : c’est dur, mais c’est nécessaire et salutaire.

Cette douloureuse expérience va devoir « être » acceptée et au-delà de l’expérience à surmonter il faudra être dans l’acceptation de soi *: c’est-à-dire accepter l’injustice qui est faite : une des plus grandes blessures de la vie ; en vivre la colère, la tristesse, la peur : toutes ces émotions qui en découlent et qui doivent s’extérioriser pour ne pas être refoulées !

Il n’y a pas de coupables il n’y a que de la souffrance !

En général, après l’hiver revient, tout doucement le printemps après la colère la paix s’immisce dans le cœur, après les larmes les sourires renaissent timidement, et la vie est très souvent plus forte que la mort donc on la laisse reprendre place même si l’on ne respire plus tout à fait comme avant.

On donne à cet enfant perdu une place dans la lignée familiale sans l’exagérer sans la renier : un peu à l’image de ce qui est noté  dans le livret de famille : un prénom (normalement pas de nom, pas de filiation) une page à moitié remplie seulement dans la partie obscure « décès » !).

 

 

On lui attribue  un « lieu de mémoire » quel qu’il soit : au travers un petit objet symbolique, ou dans un cimetière, dans un espace naturel, on peut planter un arbre, une fleur*, une étoile dans le ciel, une bougie, un ballon lâché, parfois une place dans son  cœur suffit ! Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de garder le souvenir d’un être cher.

Absence ne rime pas avec oubli.

Et avec les jours meilleurs et la consolation ,l’envie de renouer avec le mystère d’une nouvelle naissance réapparaît. La laisser éclore est signe du printemps de la guérison. On peut guérir même si l’on garde une cicatrice, c’est normal. Ce qui ne l’est pas c’est de garder la plaie ouverte et de la cacher. Dès que l’on vous frôlera vous souffrirez davantage que si vous prenez le temps de panser (penser) la plaie !

Un livre qui m’avait aidée.

Oui, face à la disparition trop précoce d’un petit être tout le monde est bouleversé, et c’est difficile d’en parler : c’est tellement personnel, considéré comme intime voire « tabou ».

Mais pour assimiler inacceptable, il ne faut pas minimiser la tragédie, en parler est nécessaire et il faut du temps, beaucoup de temps, et dans notre société de l’immédiateté c’est encore plus compliqué pour les jeunes parents endeuillés.

 

 

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J’ai conseillé ce livre à une de mes proches qui vient de vivre ce terrible drame de la vie de parent. Elle ne savait pas que j’avais (nous avions) vécu la même chose et m’a fait un  beau compliment en me disant « tu parais tellement heureuse que je ne pensais pas que tu avais vécu ceci ! »

La plaie est cicatrisée lui ai-je dit : et si j’en parle c’est pour encourager les autres à en parler, car en tant que thérapeute on encourage chacun à mettre des mots sur les maux !

Car oui cela donne de la place au retour du bien-être voire du bonheur !

Quelques associations pouvant aider les parents concernés :

AGAPA :
www.agapa.fr
Accueil, écoute, accompagnement de personnes touchées par une  grossesse interrompue ou la perte d’un enfant à la naissance. NAITRE et VIVRE :
www.naitre-et-vivre.org
Accompagnement des parents en deuil d’un tout petit. Information et prévention de la mort inattendue du nourrisson.

SPAMA :
www.spama.asso.fr
Soins palliatifs et accompagnement en maternité :  « il ne s’agit pas d’attendre la mort, mais d’accompagner la vie, aussi courte soit-elle. »

*https://unefleurunevie.org/#home

Une fleur une vie est un événement public et artistique destiné aux personnes touchées par la perte d’un tout-petit pendant la grossesse ou autour de la naissance.

Au-delà du deuil périnatal :

https://www.sosbebe.org/   Un espace pour :écouter, informer, aider

Ecoute confidentielle, anonyme et gratuite   contact@sosbebe.org

 01-42-47-08-67

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  • Je vous recommande «  les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau (Pocket).
  • Il existe beaucoup d’autres livres, associations, sites, … qui peuvent aider : n’hésitez pas à les citer.                                                                                                                                                                            Merci de votre attention.

             *  POÈME LORSQUE L’ENFANT PARAÎT

                                            (extrait du poème de Victor Hugo)

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille 
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille 
Fait briller tous les yeux, 
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, 
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître, 
Innocent et joyeux. 

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre 
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre 
Les chaises se toucher, 
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. 
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère 
Tremble à le voir marcher. 

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, 
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme 
Qui s’élève en priant ; 
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie 
Et les poètes saints ! la grave causerie 
S’arrête en souriant.

 

 

La mortinatalité : les statistiques

Avec 9,2 naissances d’enfant sans vie pour 1000 naissances, la France détient le taux de mortinatalité le plus élevé d’Europe, indique le rapport européen sur la santé périnatale EURO-PERISTAT de 2013 .

 

 

VIVRE SEUL(E)

Qu’on l’ait choisi ou que ce soit suite à un accident de la vie : vivre seul(e) entraîne un certain nombre d’interrogations de part et d’autres !

Les célibataires :

Environ 1 adulte sur 3 est célibataire en France* : sur 67 millions de Français cela  représente 18 millions de personnes : plus d’hommes que de femmes (souvent des femmes très actives).

L’évolution de notre société dans les années 70/80  a même transformé certains modes de production. Avec la montée de l’individualisme et l’augmentation du nombre de célibataires: des portions alimentaires individuelles ont été produites par exemple.

Les sites de rencontre se sont multipliés également, internet en a permis la propagation et a donné à bon nombre de personnes la possibilité de trouver l’âme sœur.

Si la plupart des célibataires vivent en ville, une émission célèbre d’amour potentiel  a souligné l’isolement de certaines personnes en milieu rural, dans les près. 

Mais certaines personnes restent célibataires par choix: elles se suffisent à elles-mêmes mais elles mènent une vie sociale riche : leur caractère d’indépendance et leur envie d’autonomie les ont poussées à être en tête à tête avec elles-mêmes, de façon permanente.

 

Il faut juste être attentif à ce que ce célibat ne soit pas une résultante d’une phobie sociale, parfois liée à un événement traumatique dans la relation aux autres.

Et puis il y a le regard des autres : les paroles maladroites, les incompréhensions, les suspicions dont il faut se préserver :

pas toujours facile! 

Se retrouver seul(e) !

L’autre situation  résulte malheureusement d’un accident de la vie : séparation ou décès du conjoint.

Bien sûr les deux situations n’ont pas les mêmes répercussions.

Suivant l’âge, suivant la configuration familiale, le réseau social, la santé, la vie professionnelle, et les intérêts vivre seul(e) ne se conjugue pas de la même manière.

C’est du cas par cas, de plus cela évolue avec le temps. Que veut dire « vivre seul(e) » si l’on est une jeune famille monoparentale ? Certainement pas la même chose que si l’on est un veuf de 80 ans ni même si l’on est un étudiant perdu dans une ville inconnue (la solitude des étudiants est un réel problème) !

Il y a 5 millions de veuves et veufs en France (dont 500 000 âgés de moins de 55 ans).

En tous cas : quelle que soit la situation : le fait d’être seul(e) -ou le seul adulte-  demande une certaine vigilance :

* Prendre le temps d’assimiler l »événement qui nous a mis dans cette situation , prendre soin de soi par rapport à l’événement souvent « traumatisant » que l’on vient de vivre : ne pas brûler les étapes !

Et puis il y a ce vide cette absence qu’il faut adopter !

Pas toujours facile!

*Faire le point avec soi-même pour bien se connaître : repérer les moments critiques où vivre seul rime douloureusement avec « solitude » ou « isolement » pour essayer de les  parer. Par exemple rentrer le soir chez soi, passer un dimanche sans trop de projets, manger seul à sa table : évoquer tous ces moments avec quelqu’un et trouver des astuces : écouter de la musique en rentrant, certains sont au téléphone, faire l’effort de trouver une sortie à faire le dimanche : aller voir des amis, ne pas négliger le temps du repas même si l’envie est moindre : apprendre à manger en pleine conscience ou trouver une compagnie médiatique (radio, tv …)

*Anticiper : la sécurité ne doit pas vous obnubiler mais il faut la prendre en compte : connaitre ses voisins, protéger les accès, fermer les portes, ne pas laisser traîner une échelle dans le jardin surtout si l’on a la fâcheuse habitude de laisser les fenêtres de l’étage entrouvertes,  avoir des numéros de téléphone et avoir donné le sien. Avoir une personne référencée si l’on est alité.

*Garder le rythme : ce n’est pas parce que l’on est seul que l’on doit se laisser aller : il parait que les personnes qui font leur lit tous les matins  sont des personnes productives et qui ont une bonne estime d’elles-mêmes.

Oui mais il faut TOUT faire chez soi quand on est seul !

Pas toujours facile!

S’habiller, se soigner bien s’alimenter, dormir suffisamment ,éviter trop d’écarts, ranger, faire le ménage, ne pas procrastiner… demandent un peu plus d’effort quand on est seul car nous n’avons pas le retour de « l’autre » : en même temps c’est une liberté : personne pour vous juger : néanmoins il faut faire attention à ce que rien de négatif ne s’éternise ne s’enlise !

Décorer son intérieur ou  faire des petits changements booste !

Et puis il y a cette espèce de culpabilité qui nous habite : et si …

Pas toujours facile!

Le  nesting ( ou cocooning) fait du bien parfois : rester chez soi dans un « nid douillet » : un plaid, une boisson chaude, un bon roman ou un bon film permet de se recentrer sur soi : de récupérer.

*Mais Aller vers le monde est une nécessité absolue : inviter des amis, sortir de chez soi pour prendre l’air, mais aussi pour rencontrer du monde, voyager, s’informer sur ce qui est proposé  vers chez vous. Vous connaissez votre centre d’intérêt ? alors chercher ce qui se fait à ce propos autour de vous : le mieux est le bouche à oreille mais dans certaines régions on peut passer par les soirées meetup  pour parler de sa passion, mais il y a nombre d’associations qui ne demandent que ça de vous accueillir ! Investissez-vous ?Pourquoi pas ?

Et puis il y a cette confiance en soi qui peut s’altérer, son inquiétude pour l’avenir !

Pas toujours facile!

Avoir un animal de compagnie permet aussi de se sentir moins seul(e), cela oblige à s’en occuper voire à lui parler, mais c’est une contrainte aussi que certains ne sont pas prêts à accepter.

Et  discuter : parler fait un bien fou ! même par messagerie : recevoir des paroles gratifiantes rassurantes et en donner permet d’avancer (*).

Et puis rêver, créer, oser, abandonner ses a priori ou ceux que l’on colle aux autres, faire preuve de fantaisie, se sourire à soi-même, aller vers les gens : tendre la main le premier, dire « bonjour » … revoir sa posture donne parfois des surprises !

Et puis on ne sait jamais, peut-être qu’au détour d’une conversation, d’un sourire, un nouveau chapitre s’écrira et que le temps du « solo » changera de mode !

Sylvie Etiève

                            Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. 
                             Alphonse de Lamartine L’isolement (1815-1820)

(*) Une de mes amies (trop dramatiquement et précocement veuve) me raconta l’événement suivant. Alors que ses enfants venaient passer le week-end chez elle, en leur donnant des nouvelles des aléas de sa vie, les larmes ont coulé … Alors sa chienne couchée un peu plus loin s’est mise dans tous ses états et elle s’est empressée de venir s’accoler à sa maîtresse, elle  a  posé son museau sur ses  genoux. Son fils a alors dit « Notre chienne : c’est une véritable éponge à émotions ! » Et les rires ont séchés les larmes.

Mettre des m o t s sur les m a u x détend souvent l’atmosphère : alors à l’image de cette petite anecdote :  parlez, pleurez, riez et parlez encore !

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Si vous le souhaitez venez participer à cet atelier de discussion  ou laissez un commentaire  :L’image contient peut-être : texte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*https://www.lacse.fr/combien-de-celibataires-france/

 

 

La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

èAlors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

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**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous.           Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

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*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

 

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

 

 

Alors dernières séries de réflexes :

 

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable.

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

 

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

 

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Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

 

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

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A Châteauroux la semaine repasse à 4 jours comme dans 80 % des écoles en France.

Je propose des ateliers « détente » : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre

Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : 
Groupe A : 11 h.
Groupe B : 16 h.
Groupe C : 17 h
Groupe pré-ado en élaboration(11/13 ans): 14 h 

A partir du mercredi 26 septembre : 6 séances de 50 minutes (hors vacances scolaires).
40 € le cycle.

Il reste encore de la place dans chaque.

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

Plus de détails dans ces articles.

.francebleu.fr/emissions/le-dossier-du-jour/berry/le-dossier-du-jour-de-france-bleu-berry-3.

La rentrée approche

 

 

REUSSIR ECHOUER

C’est la fin d’année scolaire et avec celle-ci  arrivent des résultats d’examens ou des passages en année supérieure.

Félicitations à tous ceux qui ont validé sérieusement leur année et à tous ceux qui ont obtenu leur examen : quel qu’il soit. Et encouragements à tous ceux qui ont dû accueillir un résultat moins gratifiant.

J’ai essayé de résumer la  situation d’une jeune que je connais bien à un tableau !

 

Comme chacun sait, le travail fourni n’est pas toujours en corrélation avec le résultat attendu :

Normalement beaucoup de travail entraine de bons résultats MAIS il arrive que non !

Et encore plus déstabilisant, parfois, peu de travail entraîne des résultats satisfaisants !!

Il n’est jamais très difficile d’accepter une réussite ! 

La réussite peut avoir des conséquences émotionnelles plus ou moins profondes allant de la joie à l’étonnement ou à la stupeur ! Elle entraîne bien sûr une satisfaction personnelle mais aussi collective : la famille, les proches, les amis réels ou virtuels partagent cette joie (même sur les réseaux sociaux: un tel post peut satisfaire quelque curiosité, drainer du plaisir mais faire naître  quelques jalousies parfois).

La pleine délectation de cette réussite sera étroitement liée à l’investissement dans le travail fourni. Si l’on discrédite la formation (en disant « je n’ai rien fout… mais je l’ai eu !! ») cela ne renvoie ni une bonne image de soi ni un grand respect de la formation et encore moins de respect de la difficulté des autres : ceux qui, eux, ont travaillé mais n’ont pas réussi !

En revanche vivre un échec suite à un grand investissement scolaire (ou professionnel) est beaucoup plus difficile à vivre.

On ressent une forme d’injustice tant le résultat n’est pas en rapport avec l’investissement.

Dans un examen il y a bien sûr une part de chance (le sujet), le contexte joue aussi (santé du moment) le talent a sa place(évidemment) et la subjectivité est au cœur du système: d’une part du côté du candidat (confiance en soi) et surtout côté correcteur : « L’incertitude de la notation est une constante. La note n’est pas une mesure physique, mais l’appréciation d’un expert sur une prestation »* écrivait Pierre Merle, professeur de sociologie spécialiste de l’évaluation scolaire.

La docimologie* (l’étude des notes) montre à quel point il est difficile pour un correcteur d’être « juste » dans sa notation.

A titre d’exemple Luc Ferry s’indignait en 2008** de ce que les « écarts de 5 à 6 points sont archi-fréquents » et qu’il avait pu voir « de ses propres yeux » une même copie « notée 3 par un correcteur, 17 par un autre! »**

Échouer

Une fois ces paramètres posés : la question de l’échec se pose.

Je me baserai sur les propos du philosophe Charles Pépin*** (qu’une de mes filles m’a fait découvrir) pour poursuivre ma réflexion .

En France on a du mal a accepté l’échec, il faut réussir tout de suite, dans d’autres pays c’est une véritable école. En effet Les échecs nous conduisent à la réussite, car quelqu’un qui échoue est quelqu’un de mieux armé, plus complet que quelqu’un à qui tout sourit tout de suite. 

Bien sûr on ne choisit pas d’échouer.

Et l’échec n’est pas forcément rentable, ni utile ni forcément une grâce, mais  parfois il est très instructif et nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les autres aussi : échouer à une élection en est un exemple.

 

La question à se poser, une fois l’échec « pansé » une fois la personne rassurée est : Que me dit mon échec : change de voie ? où c’est ta voie ?

Certains  échecs nous rendent plus forts : et nous disent « c’est ton désir : continue. » « C’est ton choix, ta chance : insiste un peu.» Barbara a échoué pendant 10 ans dans la chanson en Belgique elle savait que  son désir était de chanter mais elle était mal accueillie par le public. Elle y croyait et a tenté sa chance en France où elle a été reconnue.  Elle a rencontré la résistance du réel pour se rapprocher de son talent et elle y est arrivée.

D’autres échecs nous offrent des vertus de bifurcation explique encore Charles Pépin : Gainsbourg a commencé sa carrière d’artiste comme peintre, mais, sans succès et s’est fait connaitre comme chanteur en ayant croisé d’autres destins. Dans son cheminement quand une voie se ferme, il faut  trouver d’autres voies possibles pour avancer et se montrer disponible au changement de voie où alors il faut essayer d’améliorer les paramètres nécessaires à la progression.

On sait tous que l’on apprend par essais et erreurs. Charles Pépin prend l’exemple de l’apprentissage de la marche.

Une heure après sa naissance un poulain va être capable de marcher. L’humain aura besoin au moins d’un an. Le bébé va faire des centaines et des centaines d’essais pour parvenir à marcher : il va rater un nombre considérables de fois avant de pouvoir au grand émerveillement de ses parents réussir à réellement faire ses premiers pas. On ne lui reproche pas ses ratés au contraire on l’encourage de façon bienveillante. Plus tard il ne rencontrera pas cette même bienveillance lors de ses échecs. Les animaux apprennent de façon innée, le bébé a besoin pour apprendre et se développer et de devenir autonome d’amour d’éducation d’encouragements de confiance. Et c’est grâce aux autres aussi qu’il apprend :Il pourra même apprendre à faire du vélo (pas le poulain).

Pour réussir il faut oser, avoir confiance en soi dans les autres et ressentir ce petit quelque chose de plus qui fait que le jeune enfant va par exemple se lancer sans les roulettes de son petit vélo accompagner sur quelques mètres par un parent. Et il n’y parviendra peut-être pas du premier coup mais c’est parce qu’il échouera  qu’il  réussira. La première vertu de l’échec est d’apprendre à endurer les suivants. Et la joie de la réussite prend une autre épaisseur lorsqu’elle succède à plusieurs échecs.

Par ailleurs trop de réussite, nous explique le philosophe n’entraîne pas forcément beaucoup d’empathie. L’échec n’est pas agréable mais par certains côtés il nous protège de l’arrogance vaine et nous oblige à l’humilité.

L’échec peut nous aider à nous recentrer sur ce qui compte vraiment. On relativise : la santé prime sur la réussite sociale par exemple. Echouer permet de donner une saveur nouvelle aux plaisirs les plus simples de la vie !

Ce qui compte  vraiment  va au –delà de la réussite ou non à un examen. C’est le contexte dans lequel tout ceci est vécu. Dans la vie  ce qui rend heureux c’est la qualité des liens que l’on tisse avec les personnes qui nous sont proches : c’est pour cela qu’il est essentiel d’assurer par son affection et des compliments celui qui réussit mais il faut redoubler d’empathie et d’affection celui qui échoue et distinguer le résultat de l’examen de sa personne.

Les tableaux d’affichages vont se vider, les établissements se fermer, les mails tant attendus se classer et chacun va savourer ou se consoler, en tout cas se reposer (peut-être) avant de  poursuivre sa voie ou d’en changer : ainsi va la vie.

Et souvenez vous des paroles de cet homme qui a essuyé tant d’échecs avant de RÉUSSIR à nous transmettre certaines valeurs :

« Je n’échoue jamais : sois je réussis sois j’apprends. »              Nelson Mandela

Bonnes vacances : soyez entourés et entourez les autres.

 

Sylvie Etiève 

 

 

 

 

 

 

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Sources et compléments :

*http://www.ac-orleans-tours.fr : pédagogie et évaluation : docimologie 

Docimologie : sciences de l’évaluation en pédagogie et pour ce qui concerne les examens scolaires. Un initiateur reconnu est le psychologue français.Henri Piéron (1881-1964). Éthymologie : racine grecque, “ dokimé ” signifie épreuve et “ logos ” qui signifie science. Apports :

– Toutes les expériences conduites en docimologie ont montré qu’une note, à barème défini et donné sur une épreuve donnée, n’est stable ni au sein d’un groupe de correcteurs, ni dans le temps pour un correcteur donné, ni dans les classements auxquels elle conduit.

 – Ces expériences ont également montré que de multiples paramètres peuvent influer sur la notation (ordre de correction des copies, connaissance que l’évaluateur a de l’auteur de la copie, éléments périphériques à l’objet de l’évaluation, par exemple qualité de la présentation de la copie …)

 – A cette instabilité de la notation s’ajoute, pour l’évaluation en cours d’année par l’enseignant dans sa classe, celles du choix des sujets d’évaluation, des barèmes et des niveaux d’exigences qui dépendent pour une part importante de représentations personnelles ou collectives (par exemple en lien avec l’établissement d’exercice).

** https://www.lexpress.fr/actualite/societe/bac-de-philo-une-copie-dix-correcteurs-pour-quelle-note_899958.html

***  Charles Pépin(Auteur)  : Les vertus de l’échec  Allary edition

Pour aller plus loin un article : 

https://www.contrepoints.org/2017/02/09/280364-vertus-de-lechec-de-charles-pepin

 

Jeux vidéo -dépendant !!

« -Tu viens ??

-Oui oui j’arrive j’finis ma partie et j’arrive. »

ça c’est quand il entend.

« -Bon ça fait 3 fois que je t’appelle et tu ne me réponds toujours pas !!! 

et pour cause … le casque clipsé sur les oreilles, en position d’alerte sur son siège de bureau face à son ordinateur… il ne peut pas  m’entendre !

La rage : c’est bon je vais débrancher la wifi comme ça au moins ça coupera net !!  … Non si j’en arrive à cette réaction-là c’est qu’il doit y avoir un autre problème !! 

Le problème il vient d’être reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé il s’appelle : Gaming discorder !

Ce trouble de l’addiction aux jeux vidéos  qui  touchent notamment les adolescents entraîne des conséquences sur les différentes sphères de la vie du jeune : la vie familiale, la scolarité, les relations, la santé…

Un joueur normal, c’est à dire un joueur qui joue sans excès et qui ne fait pas du jeu sa priorité n’est pas concerné par ce trouble.

En revanche un adolescent dont la dépendance aux jeux vidéos a des conséquences sur son sommeil, ses résultats scolaires, ses relations familiales et amicales peut être un adolescent souffrant de gaming desorder. Certains adolescents sont parfois hospitalisés à cause de cette maladie!

Il est temps d’agir.

Comment ?

signalitique Pan European Game Information

1: S’informer *, et informer : par exemple connaitre  la signalétique PEGI donnant des indications sur l’âge et le contenu du jeu et permettant un choix éclairé.

S’auto-observer !

2:  Ne pas diaboliser les jeux vidéos mais plutôt s’y intéresser, voire essayer de jouer un peu avec le jeune(?)

On peut constater et valoriser ainsi les stratégies que cela demande. On verra et expliquera aussi la fatigue que cela entraîne pour le cerveau qui doit très vite passer d’une tâche à l’autre. Le joueur doit être à la fois attentif au déroulé du jeu et réceptif au stimulus perceptif proposé par le créateur. On comprendra mieux aussi ce que l’on ressent lors de ces situations de simulation: le jeu donne de la prise sur les événements, permet une certaine socialisation virtuelle il est parfois gratifiant en donnant  des récompenses (des vies!!)  qui font plaisir.

3: Se demander si en tant que parent l’on n’a pas trop utilisé les vidéos comme « nounou » avec nos enfants plus jeunes : gage de tranquillité ! Si oui et s’il y a des plus jeunes : réorienter sa façon de faire.

4: Donner -après discussion- des laps de temps à respecter . Par exemple une partie de jeu de LOL (league of Legend) dure 20 minutes et si l’on abandonne trop souvent la partie on est banni et on a des restrictions de temps, on doit rester dans la file d’attente… Donc on concède : une partie ou deux et pas plus! Pas toujours facile de faire comprendre qu’il ne faut pas se laisser aspirer par l’envie de recommencer encore et encore et de garder la maîtrise de sa liberté de jouer ou pas.

5: Redonner les règles et leurs conséquences : par exemple : Il est interdit d’utiliser la carte bleue des parents pour s’acheter (par exemple) des skin (costumes) pour jouer à Fornite, jeu de survie et de tir, gratuit à la base mais payant si l’on veut se procurer des skin pour se démarquer des autres par la suite ! Des parents ont eu de grosses -mauvaises-surprises !

6: On évite d’accentuer la dépendance en offrant soit même des jeux vidéo en  cadeaux : counter strike (jeu de tirs), world of warcraft legion (jeu de quête) sont par exemple des jeux un peu plus anciens mais toujours demandés par les jeunes qui ont un certain coût à la base . Il faut être conscient que le jeu vidéo est devenu un véritable enjeu économique et que les jeunes sont des cibles privilégiées des publicistes.

Il est de notre rôle de parent des les en protéger !

7: On essaie de comprendre (éventuellement) ce que le jeune fuit : veut il échapper à des problèmes familiaux, personnels, … ? et on essaie d’être à l’écoute de cette fragilité (ou on trouve quelqu’un qui puisse l’écouter).

8: On peut proposer autre chose : des jeux différents -réels-, des sorties (type: laser game, accrobranche), du sport, un ciné, une BD, une activité manuelle, un service rendu, … avec soi ou avec des copains.

9: Si le jeune gamer  persiste à jouer malgré les conseils, s’il s’enferme et qu’il fait du jeu vidéo une priorité sur les autres activités alors on en parle avec d’autres parents ou des professionnels pour essayer de prendre du recul et de parvenir à redonner le goût du réel à son ado !

 

Ce ne sont que des pistes, pas toujours faciles à suivre mais qui peuvent donner une orientation pour avancer dans ce difficile mais fabuleux rôle de parents, beaux-parents, grands-parents, enfants, adolescents.

Merci de votre lecture et bonne continuation avec ou sans jeux vidéos au programme.

Sylvie Etiève

(J’ai à votre disposition un échange réel, pour un groupe (école, association,groupement , municipalité…) sur le thème  » Les écrans et nos enfants : oui mais positivement »

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=> Article inspiré par : 

Le raport de l’Avis de l’académie des sciences « les enfants, les écrans »

* »la famille tout écran »  du CLEMI: (pdf à télécharger ) https://www.clemi.fr/fileadmin/user_upload/espace_familles/guide_emi_la_famille_tout_ecran.pdf

Les propos du pédopsychiatre addictologue Olivier Phan, du psychologue Serge Tisseron. et de Gary Chapman

et par  l’information entendue sur France Inter :

https://www.francetvinfo.fr/sante/l-addiction-aux-jeux-video-est-reconnue-comme-maladie-par-l-organisation-mondiale-de-la-sante_2808325.htmlhttps://www.franceinter.fr/societe/l-addiction-aux-jeux-video-bientot-reconnue-par-l-oms

*Une autre source pour les parents :   http://www.pedagojeux.fr/

 

=> Article impulsé par ma fille Haïdée 😉 Dessins de mon fils Pierre-Loïs                                                                         merci à eux .

 

 

Le couple : le divorce – Le couple ses fondements

Etant invitée sur France Bleu dans l’émission « les experts » le 30 avril , Patricia Darré et Manuel Bonnefond m’avaient demandé d’aborder « le couple et le divorce ».

https://www.francebleu.fr/emissions/les-experts/berry/les-experts-de-france-bleu-berry-52

Je vous propose d’approfondir et d’élargir le contenu de cette émission dans cet article si cela vous intéresse.

Le divorce 

Même si la loi l’autorisait depuis  1792 seulement 1% des couples  divorçaient en 1950. Les couples étaient un peu emmurés dans leur fonctionnement. La révolution (notamment sexuelle) de 1968 a libéré les mœurs, puis les lois concernant la contraception et l’IVG ont également influencé les états d’esprits.   

Aujourd’hui 350 divorces sont prononcés par jour en France ! La progression est constante,  il y a 4 fois plus de divorces aujourd’hui qu’en 1970.

L’infidélité est la première cause des divorces, mais pas la seule puisque l’égoïsme du partenaire en est la seconde, puis le mauvais caractère, les comportements abusifs et les désaccords concernant l’avenir.

Contrairement au passé, dans les 3/4 des cas ce sont  les femmes qui demandent le divorce aujourd’hui : la naissance plus tardive du premier enfant (en moyenne à 31 ans),  l’accès au travail les  a rendues plus indépendantes : dans 80% des situations elles obtiennent la garde des enfants. Les hommes divorcés ont en moyenne 42 ans et les femmes divorcées 44 ans.

Conséquence de cela : plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées : Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées.

Et pourtant, même si le nombre de mariages a considérablement diminué, même si les statistiques montrent que 45% des couples divorcent : 2 couples se marient toutes les 3 minutes en France2 : c’est notable !

Et c’est, sans parler des couples qui se pacsent ( en mairie maintenant) ou qui s’installent en concubinage (sans formalité) . Couples qui se font et se défont de la même manière, bien, que les statistiques ne soient pas si simples à réaliser que pour les couples mariés.

Aujourd’hui les formes de couples sont d’une grande variété :

Cela va du couple orthonormé, reconnu et identifiable (avec au sans enfant ) aux nouveaux couples: comme les couples qui font appart’ à part –plus d’1 million de couples ne partagent pas le même toit ( 8 % font chambre à part )- ou ceux qui pratiquent  le staching  c’est à dire qu’ils sont en couple mais ne le disent à personne : ni à leur famille ni  à leurs amis ni sur les réseaux sociaux,  aux couples (nombre infime) échangistes ( pratiquant par exemple le poly-amory grâce notamment à l’impact des réseaux sociaux) voire aux couples qui restent ensemble pour les enfants mais qui n’ont plus de vie conjugale commune.  L’anthropologue Philippe Brenot dit que l’on assiste à une crise du couple, que la sexualité est aujourd’hui distinguée du couple, que la culture de l’individualisme et de l’idyllique pousse des personnes à favoriser leur vie d’homme ou de femme. Le couple est pour lui l’école de l’altérité (apprendre l’autre) et de l’humanité : accepter l’autre tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit ! L’amour c’est merveilleux mais aussi douloureux.

Le pardon peut-être une chance dans un couple.

Les conflits

Une vie de couple n’est pas linéaire et la crise est inhérente à son déroulé. Après une crise, soit le lien amoureux est re-tisser, parfois même consolidé, soit, si les conflits et les crises s’accumulent et que la désillusion s’installe,  le lien peut se rompre.

Les causes des conflits sont le plus souvent : l’influence familiale, la jalousie, le mensonge, la désillusion, le malentendu, la fierté, l’orgueil, la différence de point de vue (éducation), les relations sexuelles ou les problèmes de communication. Ce qu’il faut c’est comprendre le sens du conflit, et éviter de les aggraver en voulant toujours avoir raison, et en les niant 4 .

Les conflits ont des conséquences sur les conjoints et sur les enfants :

Chez les conjoints s’installent :  la méfiance, le manque de confiance, l’isolement (vivre comme des étrangers, et ne plus rien avoir à se dire), la perte de confiance en soi (difficulté pour s’exprimer, pour agir …) en l’autre !

L’agressivité peut prendre le pas sur la communication et peut entraîner des violences.

Des réactions découlent  de ces conséquences : refuge dans le travail, infidélité, dépression, dépendance (boire), abandon du foyer, divorce, suicide ; meurtre, ( tous les 3 jours 1 femme meurt sous les coups/ 1 homme toutes les 3 semaines :  tel : 3919 )  !

Sur les enfants les conflits non réglés entraînent de la peur, des problèmes scolaires, des troubles psychologiques, de la rébellion, parfois des fugues, ou une certaine délinquance !

Heureusement toutes les séparations ne se passent pas si catastrophiquement que cela.

Même si au vu du nombre, la séparation de couple s’est banalisée sur le plan social,  elle est souvent vécue de façon dramatique sur le plan individuel : c’est la perte d’une personne précieuse qui était source de bonheur (la plus part du temps) et la séparation laisse un grand vide : elle donne la sensation d’un plus ou moins brutal déséquilibre.

La séparation ne signifie pas la fin de l’histoire du couple, surtout s’il y a des enfants. Depuis 1987  la loi Malhuret ,  dissocie « couple parental » et « couple conjugal », en posant que le divorce dissout seulement le second. A ce titre, l’enfant prend une place spécifique chez chacun de ses parents qu’il doit dorénavant différencier distinctement .

Un professionnel permet de prendre de la distance. *

L’aide d’un professionnel peut faciliter cette réorganisation compliquée. Parfois l’ enfant  culpabilise et pense qu’il est l’origine du conflit et de la séparation. Il a besoin d’avoir des explications claires sur les bouleversements de sa vie qui bascule. Explications qui le concernent c’est à dire le préserver de tout ce qui ne le concerne pas (intimité conjugale ou infidélité par exemple). Il n’est pas facile pour un enfant d’entendre « ça ne va rien changer pour toi », car, si cela va  déséquilibrer son quotidien. Se faire accompagner donc , par des professionnels mais aussi par ses proches peut aider l’enfant à traverser cette période avec moins d’incidences. Parfois c’est l’occasion de retisser des liens dans sa propre famille. (voir le film : Mistral gagnant).

 

                 

 

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En amont on peut se demander : Qu’est-ce qui fait que des personnes se mettent en couple ?

Faire couple c’est faire alliance : c’est avoir des sentiments l’un pour l’autre et surtout se lier pour un intérêt commun. Se retrouver en duo mérite que l’on prenne un peu de temps pour se comprendre.

Argile : l’enfant à venir.*

Un couple est toujours situé dans un contexte : qu’il soit socio-économique, culturel, cultuel ou moral4. Etudier ce contexte est précieux car l’on peut mesurer des choses évidentes à côté desquelles on passe souvent.

Et les différences ne sont pas des freins dans la relation de couple : bien au contraire. Établir une culture des différences est essentielle car la personnalité individuelle va exister et enrichir l’identité du couple.. Il faut néanmoins bien se connaitre, savoir pour l’autre et pour soi ce qui négociable de ce qui ne l’est pas,  apprendre à inventer des compromis (donner/recevoir), savoir faire front commun : un couple ça se construit ça évolue ça grandit.

L’autre richesse du couple c’est l’échange la communication qui est le terreau essentiel de l’équilibre du couple, et cette communication s’étend du quotidien à  la compatibilité intime que deux personnes ont l’une pour l’autre. Pour rappel la communication ne passe par les mots qu’à hauteur d’environ 10% : tout le reste est du non verbal !

Il y a autant de couples que de personnalités qui les fondent : complicité, confiance, fidélité, solidarité sont les piliers de cette union.

Dessin : le couple*

Ce qui peut permettre la durée d’un couple c’est de se re-rencontrer.  Même si l’on se met en couple beaucoup plus tardivement avec l’allongement de la durée de vie le couple a besoin, régulièrement de se réinventer !

Je reviendrai sur les fondements du couple lors de prochaines interventions.

Merci pour votre lecture et vos réactions qui sont toujours appréciables.

Sylvie Etiève

 

Une proposition pour votre couple : qu’il ait 1 an ou 30 ans de vie commune. **

……………………………………………………………………………………………………………………………….Sources :
1 : Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau divorce par consentement mutuel est en vigueur.Ce nouveau divorce est un divorce « déjudiciarisé », il convient de le nommer le divorce par consentement mutuel sans juge.              https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10567

1 :http://pointdroit.com/divorce-histoire/ 

2: https://www.consoglobe.com/

3: Travaux de l’anthropologue Philippe Brenot-Je suis médecin de l’amouécrit par Philippe Brenot (L’esprit du temps)

4 :  le couple ifortpsy

* Dessins argiles et infographie de Pierre-Loïs Damien-Etiève

**Design affiche Séraphin Mixtur

Printemps !

Alors que le printemps sonne son entrée officielle, les quelques soubresauts de l’hiver  ne nous donnent pas tout à fait l’envie de croire à cette arrivée !

Pourtant depuis quelques temps : les jonquilles fleurissent les forsythias jaunissent et quelques fruitiers  arborent  leur parure printanière !

Et nous ?  envie de moins de froideur, de moins d’humidité de plus de couleurs et surtout de plus de lumière !

Et ce 20 mars on arrive au point de bascule : c’est l’équinoxe de Printemps (durée nuit égale durée jour) ! Les nuits vont commencer à être légèrement plus courtes que les journées : et ceci s’installe tranquillement depuis le solstice d’hiver en décembre dernier ! Mais là avec l’arrivée calculée du printemps : c’est parti pour de bon.

Donc profitons de ce commencement de cycle comme un nouveau départ :

Faire des plans, avoir des projets, bouger les meubles, changer quelques habitudes … riment souvent avec cette envie de renouveau saisonnier.

Ranger aussi : le fameux « grand ménage de printemps » rangeons nos intérieurs ! Des tiroirs aux dossiers de nos ordinateurs ! De la voiture à l’armoire à chaussures !  Trions et profitons-en pour donner : la deuxième vie des objets est aujourd’hui une nécessité écologique ! Le meilleur rangement serait le rangement par catégories : avec la méthode Konmari*. Le rangement est une saine activité qui a des impacts positifs sur l’individu ; le psychologue clinicien et psychanalyste Olivier Douville explique que « Ranger revient à refuser de se laisser envahir par le chaos, la confusion » En rangeant on ne garde que le plus important.

Un puis on peut en profiter pour faire une introspection personnelle printanière : que puis-je « ranger » ?que puis-je rafraîchir dans ma vie ? que puis-je débuter ?

Voyons du côté du corps : mon look ? Un meilleur sommeil ? une alimentation plus naturelle ? ( mes filles adorent se faire des smoothies)  un bilan de santé : à quand remonte mon dernier RV dentiste ou autre ? Une activité physique mesurée du type « quand je téléphone : je marche au lieu de rester assis(e) ! »   J’étends mon linge (dehors idéalement) au lieu de le mettre dans le sèche-linge ! Je dépoussière mon vélo et je m’en sers !!

Faire le plein d’énergie et d’extérieur est un besoin à assouvir. 

Voyons du côté du psyché : Depuis combien de temps n’ai-je pas vu ou pas contacté telle ou telle personne que j’aime bien ? Prendre le temps d’un message printanier rassérène, et fera plaisir ! Ce genre de question ou de liste peuvent se poser  tranquillement : pourquoi pas sur une feuille.

D’autres questions du type : qu’est ce qui émotionnellement me fait du bien ou au contraire me dessert ? et bien sûr on essaie de faire le tri dans les ressentis et on agit sur les émotions négatives qui polluent la vie !

Comment ? déjà il faut  reconnaître ces ressentis négatifs, les nommer , puis observer les comportements qui les génèrent !  comprendre  ses émotions et voir comment on pourrait réagir plus positivement ou en tout cas plus activement . Par exemple parfois certaines réactions de notre entourage nous ennuient ou nous déçoivent donc une des premières choses à faire et de l’exprimer au lieu de l’intérioriser,en disant, sans juger ce que tel ou tel acte ou non acte nous procure comme ressenti !

Et puis l’on peut se donner des objectifs à atteindre : exemple : je ne passe pas plus de 30 minutes sur l’ordinateur ce soir !  et pourquoi pas noter ces réussites ! Voilà le ménage que l’on peut faire dans sa tête !

Et puis une fois ce temps de pause et de méditation fait : je m’ouvre aux autres, au monde, je souris à la vie, je sors de ma coquille hivernal:  ça va être « le printemps du cinéma » et  » le printemps de Bourges » par exemple, pourquoi ne pas  y aller ? !

Je peux même prendre le temps de méditer : ne rien faire et apprécier ce renouveau de la nature : observer jour après jour l’évolution d’un arbre par exemple.

Car bien sûr l’essentiel est de se tourner vers cette nature renaissante car elle nous régénère sans compter : alors : ouvrons les cœurs les portes et le les fenêtres et surtout sortons ! 

Allons au parc, en forêt ou près d’un étang marchons, jardinons, bricolons dehors, plantons, semons, nettoyons un espace naturel, cueillons quelques fleurs faisons les marchés aux produits naturels, profitons des animaux et des naissances qui arrivent, observons-les, écoutons les oiseaux, rendons visite à des personnes seules et proposons leur une promenade, faisons quelques photos, dessins, collections, tableaux éphémères de notre nature, pique-niquons, jouons ou lisons et sourions au soleil ou, profitons pourquoi pas de la pluie !!

Ah et j’allais oublier : aimons !

Car, l’Amour aussi a besoin d’un peu de cette régénérescence !

Bon début de printemps à chacun !

Sachez en profiter en pleine conscience  !

Sylvie Etiève (20 mars 2018)

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*méthode Konmari :

https://mon-totem.fr/2018/01/23/marie-kondo-comment-desencombrer-sa-maison-et-son-esprit/

La méthode Konmari en 4 étapes:

  • Ranger par catégorie en commençant par les vêtements, puis les livres, les papiers, divers (vaisselle, produits de beauté, etc.) et les objets sentimentaux
  • Faire une pile de tous les objets d’une catégorie à un même endroit
  • Se demander pour chaque objet si l’on ressent de la joie de le posséder
  • Garder les objets qui nous apportent de la joie et donner ou jeter le reste !…………………………………………………………………………………….
  • Aquarelle PLDE
  • crédit photo SE