Bas temps d’hiver

Comme je l’écrivais dans différents messages ou articles, la météo a souvent une influence sur nous qui semble nous submerger. On sait que ce n’est pas la météo, en soi, qui agit directement sur notre humeur : mais le manque de lumière hivernal et bien-sûr, les autres aspects d’inquiétude de notre vie, qui, en période de temps gris et bas prennent une couleur encore plus terne.

Accueillir les émotions en soi nous permet d’avancer dans notre vie; mais, ces émotions, il semble nécessaire de les gérer, les assimiler, pour les laisser couler au fil du courant de notre vie.

On peut mettre des mots sur ce que l’on ressent, des couleurs, des partages, de la musique, du confort, des gourmandises, des lectures, des bavardages, des photos,… tout ce qui nous aide à mettre en épaisseur ce qui nous anime. Sans oublier que physiologiquement nous avons ce besoin de lumière et de vitamines -alors sortons, ouvrons les volets les fenêtres- Bougeons- mangeons des fruits et compagnie et bavardons et sourions.

Pour finir : je vous livre les mots qui ont coulé de ma plume il y a quelques jours en rentrant d’un petit tour au jardin (à ne lire que si on a le moral :ah ah ah !) en toute modestie, simplement pour vous montrer un exemple de mise en mots de mornes émotions passagères liées au temps !

Bel hiver à chacun et merci de votre lecture.

Sylvie Etiève

texte personnel (fond d’image B. Large)

Souhaitons-nous une bonne journée !

Je viens de terminer le livre anti-déprime de Philippe Bloch, non pas que je sois déprimée, mais parce qu’il m’avait été largement conseillé, et je dois avouer que j’ai bien envie de vous le conseiller à mon tour.

« Ne me dites plus jamais bon courage » n’est pas le dernier ouvrage de cet auteur, mais, bien qu’écrit il y a cinq ans, l’analyse de ce conférencier et ses conseils sont probants, voire d’actualité!

Il raconte qu’il y a quelques décennies, en sortant de l’ascenseur, des employés se souhaitaient amicalement un bonne journée alors qu’aujourd’hui, les mêmes employés se disent « bon courage ». Comme si une pluie d’ennuis les attendaient dans leur bureau. Ces deux funestes mots sous-entendent que les personnes à qui on les souhaite sont dans un contexte anxiogène et néfaste. Que le travail ( et cela est même élargi à la vie en général) n’a rien d’enthousiasmant :de la routine, de l’ennui et pas de grands projets en vue par exemple.

Je ne vais pas vous paraphraser le livre: en revanche je vais vous donner un de ses conseils que moi-même je donne dans mes ateliers « estime de soi » ou en thérapie individuelle.

Soyons attentifs aux mots que nous employons car comme Philippe Bloch l’écrit dès son introduction : « A force d’expressions telles que ‘fais attention‘, ‘ça ne marchera pas’, ‘le problème c’est que’, ‘vivement la retraite’, ‘y en a marre’ et autre ‘bon courage’ du matin , nous participons tous à une spirale infernale à laquelle il est urgent de mettre un terme. »

Donc, essayons de positiver nos propos en changeant quelques mots et quelques attitudes -comme je le disais ce matin dans le dossier du jour à la radio: l’attitude est capitale : Soyons ouverts souriants optimistes et attentifs aux autres : nous n’y perdrons rien, bien au contraire.

Je repense à ce clown philosophe Paolo Doss qui jongle et joue avec les mots pour nous dérouter et nous faire réfléchir , il magnifiait l’expression « ça en vaut la peine » par « ça en vaut la joie ».

Donc oui, cela en vaut la joie d’essayer d’être un soupçon plus optimiste dans nos propos, et, si vous n’avez pas peur des lectures un peu corrosives alors je vous recommande « ne me dites plus jamais bon courage » il se lit vite et bien, fait sourire et réfléchir, et vous avez toujours le libre choix de dire ce que vous voulez quand même !!

Merci à mes amis de me l’avoir glissé entre les mains : j’ai passé un bon moment !

Sylvie Etiève (10/01/18)

Lorsque l’enfant ne paraît pas

« Lorsque l’enfant ne parait pas »*

Je dédicace cet article à toutes ces mamans qui ont perdu leur enfant avant même de le connaitre; et aux papas et tout l’entourage bien évidemment. 

Alors que je réglais une consommation dans un restaurant à la campagne, la serveuse à qui je disais qu’ils avaient eu beaucoup de monde me dit : « et encore, je n’aurai pas dû être là pour les aider. Ma mère est décédée hier donc ils auraient pu se passer de moi ! » Ennuyée et compatissante je louais donc son courage et sa conscience professionnelle. « Oui, mais je relativise, vous savez elle était malade depuis longtemps, pour moi le pire que j’ai vécu c’est quand ma fille est décédée. » La confidence inopinée de cette femme que je ne connaissais pas quelques minutes avant me troubla : est-ce que je porte sur moi le fait que je sois à l’écoute des gens ! ? En tout cas, il était difficile de rester insensible à cette douleur réactivée par le nouveau deuil qu’elle vivait. Alors, comme vous l’auriez fait, je pris quelques instants pour la laisser dire ce qu’elle ressentait tout simplement parce que je voyais que cela lui faisait du bien. En quelques mots elle me laissa comprendre qu’elle avait deux garçons et qu’elle avait perdu cette petite fille à huit mois de grossesse : et que c’était difficile de s’en remettre.

La façon dont elle avait parlé de sa fille, au tout début, m’avait laissé imaginer deux circonstances possibles de son décès : accident, maladie ; mais en aucun cas, je n’avais pensé à une mort in utero ! Je me trouvais un peu décontenancée vis-à-vis de mon a priori ! J’échangeais donc quelques paroles de soutien et de compassion.

N’étant pas en séance thérapeutique, je me permis de lui dire que je comprenais très profondément ce qu’elle ressentait dans la mesure où, j’avais vécu le même drame lorsque j’étais jeune maman. Je lui redis que c’était effectivement l’une des pires situations pour une femme que de porter un bébé mort !

« La femme est faite pour donner la vie, pas la mort ! » m’avait humainement dit la psychologue qui m’avait accompagnée à l’époque : c’est tellement vrai !

« Donner » la mort alors que c’est la vie que l’on souhaite, est, on ne peut plus  incompréhensible et tragique.

Avoir mis tant d’espoir dans un « enfant à venir », et que cet espoir soit fauché par : un virus, une incapacité cardiaque ou respiratoire, une malformation, un accident de naissance … est carrément insoutenable.

Souvenez-vous du bouleversant chagrin intériorisé de Marcelle (Anémone) et de Pelo (Richard Bohringer), dans ce (livre et) film truculent de 1987 de Jean-Loup Hubert :« le grand chemin » : tout est enfermé, fui, triste, figé, altéré, noyé dans l’alcool jusqu’au jour où le petit Louis débarque dans leur vie pour l’été …

 

Alors oui, on se replie un peu malgré la bienveillance maladroite, mais généreuse des uns ou des autres qui essaient de (se) rassurer en disant « il vaut mieux que ce soit ainsi s’il (elle) ne pouvait pas vivre ou vivre avec un handicap »… et vous qui avez envie de crier « non non il aurait mieux valu que ce soit autrement : un bébé en bonne santé, un bébé viable, un bébé vivant ! », mais vous répondez aimablement « oui tu as sans doute raison ! »

En même temps, ce futur petit être n’est qu’un « bébé idéal » et c’est parce qu’il ne passera pas par le monde des vivants qu’il gardera tout cet idéal !  Et faire le deuil de « l’enfant idéal » quand on enfante d’un bébé en pleine santé ce n’est déjà pas très facile, mais, faire le deuil d’un «enfant idéal mort-né » est largement supplanté par le deuil de l’enfant lui-même avec tout ce que cela comporte : accouchement ,mort ,traumatisme, obligation administrative, suite d’accouchement (avec un peu de (mal)chance vous entendez les nourrissons qui pleurent à côté de votre chambre) ou encore plus perfide vous ne coupez pas à une montée de lait…, incompréhension, injustice, tristesse, découragement, prise de décision quant au corps de ce petit nourrisson sans vie, no-baby-but big-blues! …

C’est douloureux !

Cela rend insomniaque !

C’est tétanisant !

C’est presque culpabilisant !

Oh que ce vide est douloureux !

 

Et puis …

Et puis, on laisse ce petit être aller à sa mort : c’est dur, mais c’est nécessaire et salutaire.

Cette douloureuse expérience va devoir « être » acceptée et au-delà de l’expérience à surmonter il faudra être dans l’acceptation de soi *: c’est-à-dire accepter l’injustice qui est faite : une des plus grandes blessures de la vie ; en vivre la colère, la tristesse, la peur : toutes ces émotions qui en découlent et qui doivent s’extérioriser pour ne pas être refoulées !

Il n’y a pas de coupables il n’y a que de la souffrance !

En général, après l’hiver revient, tout doucement le printemps après la colère la paix s’immisce dans le cœur, après les larmes les sourires renaissent timidement, et la vie est très souvent plus forte que la mort donc on la laisse reprendre place même si l’on ne respire plus tout à fait comme avant.

On donne à cet enfant perdu une place dans la lignée familiale sans l’exagérer sans la renier : un peu à l’image de ce qui est noté  dans le livret de famille : un prénom (normalement pas de nom, pas de filiation) une page à moitié remplie seulement dans la partie obscure « décès » !).

 

 

On lui attribue  un « lieu de mémoire » quel qu’il soit : au travers un petit objet symbolique, ou dans un cimetière, dans un espace naturel, on peut planter un arbre, une fleur*, une étoile dans le ciel, une bougie, un ballon lâché, parfois une place dans son  cœur suffit ! Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de garder le souvenir d’un être cher.

Absence ne rime pas avec oubli.

Et avec les jours meilleurs et la consolation ,l’envie de renouer avec le mystère d’une nouvelle naissance réapparaît. La laisser éclore est signe du printemps de la guérison. On peut guérir même si l’on garde une cicatrice, c’est normal. Ce qui ne l’est pas c’est de garder la plaie ouverte et de la cacher. Dès que l’on vous frôlera vous souffrirez davantage que si vous prenez le temps de panser (penser) la plaie !

Un livre qui m’avait aidée.

Oui, face à la disparition trop précoce d’un petit être tout le monde est bouleversé, et c’est difficile d’en parler : c’est tellement personnel, considéré comme intime voire « tabou ».

Mais pour assimiler inacceptable, il ne faut pas minimiser la tragédie, en parler est nécessaire et il faut du temps, beaucoup de temps, et dans notre société de l’immédiateté c’est encore plus compliqué pour les jeunes parents endeuillés.

 

 

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J’ai conseillé ce livre à une de mes proches qui vient de vivre ce terrible drame de la vie de parent. Elle ne savait pas que j’avais (nous avions) vécu la même chose et m’a fait un  beau compliment en me disant « tu parais tellement heureuse que je ne pensais pas que tu avais vécu ceci ! »

La plaie est cicatrisée lui ai-je dit : et si j’en parle c’est pour encourager les autres à en parler, car en tant que thérapeute on encourage chacun à mettre des mots sur les maux !

Car oui cela donne de la place au retour du bien-être voire du bonheur !

Quelques associations pouvant aider les parents concernés :

AGAPA :
www.agapa.fr
Accueil, écoute, accompagnement de personnes touchées par une  grossesse interrompue ou la perte d’un enfant à la naissance. NAITRE et VIVRE :
www.naitre-et-vivre.org
Accompagnement des parents en deuil d’un tout petit. Information et prévention de la mort inattendue du nourrisson.

SPAMA :
www.spama.asso.fr
Soins palliatifs et accompagnement en maternité :  « il ne s’agit pas d’attendre la mort, mais d’accompagner la vie, aussi courte soit-elle. »

*https://unefleurunevie.org/#home

Une fleur une vie est un événement public et artistique destiné aux personnes touchées par la perte d’un tout-petit pendant la grossesse ou autour de la naissance.

Au-delà du deuil périnatal :

https://www.sosbebe.org/   Un espace pour :écouter, informer, aider

Ecoute confidentielle, anonyme et gratuite   contact@sosbebe.org

 01-42-47-08-67

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  • Je vous recommande «  les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau (Pocket).
  • Il existe beaucoup d’autres livres, associations, sites, … qui peuvent aider : n’hésitez pas à les citer.                                                                                                                                                                            Merci de votre attention.

             *  POÈME LORSQUE L’ENFANT PARAÎT

                                            (extrait du poème de Victor Hugo)

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille 
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille 
Fait briller tous les yeux, 
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, 
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître, 
Innocent et joyeux. 

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre 
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre 
Les chaises se toucher, 
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. 
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère 
Tremble à le voir marcher. 

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, 
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme 
Qui s’élève en priant ; 
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie 
Et les poètes saints ! la grave causerie 
S’arrête en souriant.

 

 

La mortinatalité : les statistiques

Avec 9,2 naissances d’enfant sans vie pour 1000 naissances, la France détient le taux de mortinatalité le plus élevé d’Europe, indique le rapport européen sur la santé périnatale EURO-PERISTAT de 2013 .

 

 

VIVRE SEUL(E)

Qu’on l’ait choisi ou que ce soit suite à un accident de la vie : vivre seul(e) entraîne un certain nombre d’interrogations de part et d’autres !

Les célibataires :

Environ 1 adulte sur 3 est célibataire en France* : sur 67 millions de Français cela  représente 18 millions de personnes : plus d’hommes que de femmes (souvent des femmes très actives).

L’évolution de notre société dans les années 70/80  a même transformé certains modes de production. Avec la montée de l’individualisme et l’augmentation du nombre de célibataires: des portions alimentaires individuelles ont été produites par exemple.

Les sites de rencontre se sont multipliés également, internet en a permis la propagation et a donné à bon nombre de personnes la possibilité de trouver l’âme sœur.

Si la plupart des célibataires vivent en ville, une émission célèbre d’amour potentiel  a souligné l’isolement de certaines personnes en milieu rural, dans les près. 

Mais certaines personnes restent célibataires par choix: elles se suffisent à elles-mêmes mais elles mènent une vie sociale riche : leur caractère d’indépendance et leur envie d’autonomie les ont poussées à être en tête à tête avec elles-mêmes, de façon permanente.

 

Il faut juste être attentif à ce que ce célibat ne soit pas une résultante d’une phobie sociale, parfois liée à un événement traumatique dans la relation aux autres.

Et puis il y a le regard des autres : les paroles maladroites, les incompréhensions, les suspicions dont il faut se préserver :

pas toujours facile! 

Se retrouver seul(e) !

L’autre situation  résulte malheureusement d’un accident de la vie : séparation ou décès du conjoint.

Bien sûr les deux situations n’ont pas les mêmes répercussions.

Suivant l’âge, suivant la configuration familiale, le réseau social, la santé, la vie professionnelle, et les intérêts vivre seul(e) ne se conjugue pas de la même manière.

C’est du cas par cas, de plus cela évolue avec le temps. Que veut dire « vivre seul(e) » si l’on est une jeune famille monoparentale ? Certainement pas la même chose que si l’on est un veuf de 80 ans ni même si l’on est un étudiant perdu dans une ville inconnue (la solitude des étudiants est un réel problème) !

Il y a 5 millions de veuves et veufs en France (dont 500 000 âgés de moins de 55 ans).

En tous cas : quelle que soit la situation : le fait d’être seul(e) -ou le seul adulte-  demande une certaine vigilance :

* Prendre le temps d’assimiler l »événement qui nous a mis dans cette situation , prendre soin de soi par rapport à l’événement souvent « traumatisant » que l’on vient de vivre : ne pas brûler les étapes !

Et puis il y a ce vide cette absence qu’il faut adopter !

Pas toujours facile!

*Faire le point avec soi-même pour bien se connaître : repérer les moments critiques où vivre seul rime douloureusement avec « solitude » ou « isolement » pour essayer de les  parer. Par exemple rentrer le soir chez soi, passer un dimanche sans trop de projets, manger seul à sa table : évoquer tous ces moments avec quelqu’un et trouver des astuces : écouter de la musique en rentrant, certains sont au téléphone, faire l’effort de trouver une sortie à faire le dimanche : aller voir des amis, ne pas négliger le temps du repas même si l’envie est moindre : apprendre à manger en pleine conscience ou trouver une compagnie médiatique (radio, tv …)

*Anticiper : la sécurité ne doit pas vous obnubiler mais il faut la prendre en compte : connaitre ses voisins, protéger les accès, fermer les portes, ne pas laisser traîner une échelle dans le jardin surtout si l’on a la fâcheuse habitude de laisser les fenêtres de l’étage entrouvertes,  avoir des numéros de téléphone et avoir donné le sien. Avoir une personne référencée si l’on est alité.

*Garder le rythme : ce n’est pas parce que l’on est seul que l’on doit se laisser aller : il parait que les personnes qui font leur lit tous les matins  sont des personnes productives et qui ont une bonne estime d’elles-mêmes.

Oui mais il faut TOUT faire chez soi quand on est seul !

Pas toujours facile!

S’habiller, se soigner bien s’alimenter, dormir suffisamment ,éviter trop d’écarts, ranger, faire le ménage, ne pas procrastiner… demandent un peu plus d’effort quand on est seul car nous n’avons pas le retour de « l’autre » : en même temps c’est une liberté : personne pour vous juger : néanmoins il faut faire attention à ce que rien de négatif ne s’éternise ne s’enlise !

Décorer son intérieur ou  faire des petits changements booste !

Et puis il y a cette espèce de culpabilité qui nous habite : et si …

Pas toujours facile!

Le  nesting ( ou cocooning) fait du bien parfois : rester chez soi dans un « nid douillet » : un plaid, une boisson chaude, un bon roman ou un bon film permet de se recentrer sur soi : de récupérer.

*Mais Aller vers le monde est une nécessité absolue : inviter des amis, sortir de chez soi pour prendre l’air, mais aussi pour rencontrer du monde, voyager, s’informer sur ce qui est proposé  vers chez vous. Vous connaissez votre centre d’intérêt ? alors chercher ce qui se fait à ce propos autour de vous : le mieux est le bouche à oreille mais dans certaines régions on peut passer par les soirées meetup  pour parler de sa passion, mais il y a nombre d’associations qui ne demandent que ça de vous accueillir ! Investissez-vous ?Pourquoi pas ?

Et puis il y a cette confiance en soi qui peut s’altérer, son inquiétude pour l’avenir !

Pas toujours facile!

Avoir un animal de compagnie permet aussi de se sentir moins seul(e), cela oblige à s’en occuper voire à lui parler, mais c’est une contrainte aussi que certains ne sont pas prêts à accepter.

Et  discuter : parler fait un bien fou ! même par messagerie : recevoir des paroles gratifiantes rassurantes et en donner permet d’avancer (*).

Et puis rêver, créer, oser, abandonner ses a priori ou ceux que l’on colle aux autres, faire preuve de fantaisie, se sourire à soi-même, aller vers les gens : tendre la main le premier, dire « bonjour » … revoir sa posture donne parfois des surprises !

Et puis on ne sait jamais, peut-être qu’au détour d’une conversation, d’un sourire, un nouveau chapitre s’écrira et que le temps du « solo » changera de mode !

Sylvie Etiève

                            Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. 
                             Alphonse de Lamartine L’isolement (1815-1820)

(*) Une de mes amies (trop dramatiquement et précocement veuve) me raconta l’événement suivant. Alors que ses enfants venaient passer le week-end chez elle, en leur donnant des nouvelles des aléas de sa vie, les larmes ont coulé … Alors sa chienne couchée un peu plus loin s’est mise dans tous ses états et elle s’est empressée de venir s’accoler à sa maîtresse, elle  a  posé son museau sur ses  genoux. Son fils a alors dit « Notre chienne : c’est une véritable éponge à émotions ! » Et les rires ont séchés les larmes.

Mettre des m o t s sur les m a u x détend souvent l’atmosphère : alors à l’image de cette petite anecdote :  parlez, pleurez, riez et parlez encore !

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Si vous le souhaitez venez participer à cet atelier de discussion  ou laissez un commentaire  :L’image contient peut-être : texte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*https://www.lacse.fr/combien-de-celibataires-france/

 

 

La famille : et si on en parlait

Il y a quelques mois lorsque la directrice de la médiathèque me proposait de faire une conférence sur le thème de « la famille, la parentalité » j’étais presque un peu troublée de tant de confiance.

Et puis l’expérience et les encouragements aidant, l’élaboration de ce moment prenant forme : je me suis dit que cette invitation pourrait être une opportunité pour échanger avec d’autres personnes sur ce thème.

Nous avons tous une connaissance intuitive de la famille : chacun a son expérience d’enfant, pour certains de parents, d’autres de beaux-parents et pour d’autres qui cumulent les galons ils ont la sagesse de grands-parents et il y a même quelques très grands sages parmi nous parfois.

Alors quel que soit votre grade générationnel: ce serait avec plaisir que je vous présenterai un panorama de la famille hier et aujourd’hui, puis nous pourrons échanger sur le rôle et les questions de cette famille/ ces familles en général la parentalité en particulier.

C’est une belle chance que de pouvoir s’exprimer, sur un sujet qui nous concerne tous (au plus profond de nous-même) dans ce magnifique lieu de culture et de transmission. L’expression et l’écoute de chacun seront les bienvenues.

C’est le samedi 20 octobre (1er jour des vacances-pour ceux qui en ont) à 16 h c’est gratuit il suffit juste de s’inscrire à la médiathèque qui organise cet événement :

Tel : 02 54 08 26 39 ou « Médiathèque de Saint-Maur » <bibliotheque@saint-maur36.com>

La Directrice de la médiathèque et moi-même vous attendons avec joie (non sans une petite once d’émotion quand même !).

Merci de votre lecture.

Passez une belle journée d’automne ayant encore quelques saveurs estivales.

A bientôt peut-être 🙂

PS : Merci à Karine et à l’artiste Pascale Abramovici pour le visuel de cette affiche.

Samedi 20 octobre, à la médiathèque : "être parents, beaux-parents, et grands-parents aujourd'hui". La conférence de…

Publiée par Ville de Saint-Maur sur Samedi 27 octobre 2018

 

 

Focus sur les aidants : ma participation à cette journée

Dans le cadre de la journée nationale des aidants, j’interviendrai samedi prochain à 14h à Domitys. Lors de cette journée portes ouvertes chacun pourra découvrir une résidence et écouter différents intervenants.

J’aurai le plaisir de vous présenter un regard sur les aidants notamment sur le plan relationnel, de la médiation familiale :

Relations aidant(e)/aidé(e) -ici nous ne parlerons que des aidés âgés-

Relation familiale lorsqu’un proche a besoin d’aide : les rôles qui se prennent dans le couple, dans la fratrie, les inversions de rôles, les difficultés que cela entraîne…

Relation aidant proche et aidant professionnel.

Mon propos se basera sur des exemples et des informations et des éléments de recherche. Puis la directrice de la Résidence me rejoindra pour échanger avec les présents lors de ce focus sur le aidants.

Que vous soyez aidants aidés ou proche de cette question : n’hésitez pas à venir vous informer et surtout à ÉCHANGER !

Samedi 6 octobre à Domitys 63 av. François Mitterrand 36000 Châteauroux

« Il apparaît donc essentiel de développer des
actions permettant aux aidants de mieux
identifier à la fois leurs besoins et les
ressources disponibles sur leur territoire. »
(CNSA 2015, Appel à projet Aide aux aidants)

 

« Il faut qu’une porte soit ouverte … »

Ravie de cette porte ouverte : d’abord parce que nos six enfants étaient là !

Et puis nous avons accueilli beaucoup de personnes venues prendre des renseignements, dire bonjour,  donner un signe d’amitié ou comme disait un sympathique voisin « on vous a vus en travaux depuis des mois, alors on vient faire les curieux »   !

Le même jeune garçon devant la même maisonnette plus d’un an après :          Tout peut toujours changer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La journée a commencé avec panache : Madame Brigitte Flament, Marie-adjointe déléguée à la famille de Châteauroux est aimablement venue à ma rencontre et s’est enquis  des activités mises en place par mes soins, elle a apprécié la rénovation d’une partie de ce site historiquement important pour la ville.

Un journaliste est aussi arrivé : quelle chance !

Côté officiel, Monsieur Réau –maire de Saint-Maur-  nous a  amicalement rendu visite, Monsieur Antoine Bonneville président de la chambre régionale de commerce et d’industrie également, et Monsieur Jean-François Alviset représentant de la BGE aussi.

De la famille, des amis, des connaissances, des inconnus … Plus de 80 personnes ont été comptabilisées ce samedi : la petite maison au cèdre n’avait sans doute jamais vu autant de monde défiler dans son antre !

Une ancienne employée de la pépinière Gaujard Rome y ayant travaillé pendant plus de 30 ans a été très émue de rentrer (pour la première fois) dans l’ancien « chalet » qu’elle ne connaissait que de l’extérieur !

Ce fut donc une belle douce journée que nous avons pu partager avec d’autres: Merci pour vos agréables paroles.

Merci à tous ceux qui sont venus à cette porte ouverte, et à bientôt à ceux qui souhaiteraient venir une autre fois !Alfred de Musset préconisait dans sa pièce en un acte :« il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » :  eh bien ! je pense que la porte de la maison au cèdre restera souvent entrouverte !

 

Echanges avec madame Brigitte Flament Maire Adjointe de Châteauroux représentant Monsieur le Maire

Avec Mme Brigitte Flament, Maire-Adjoint déléguée à la Famille, à la Petite enfance et à la Jeunesse.

Un des petits groupes de visiteurs.

 

Quelques explications à Monsieur Bonneville : Président de la CCI régionale.

 

 

 

Visite amicale de Monsieur le Maire de Saint-Maur

Douceur de ce dernier jour d’été pour converser autour d’un verre.

Capture familiale

Merci au journaliste de la Nouvelle République pour cet article 🙂

https://www.lanouvellerepublique.fr/chateauroux/chateauroux-de-la-therapie-a-la-maison-du-cedre

Châteauroux : de la thérapie à la Maison du cèdre

Publié le 

Les propriétaires des lieux, leurs enfants et habitants du quartier en présence de Brigitte Flament, adjointe au maire de Châteauroux.Les propriétaires des lieux, leurs enfants et habitants du quartier en présence de Brigitte Flament, adjointe au maire de Châteauroux.
© Photo NR

« Il y avait de la végétation qui poussait à l’intérieur, s’étonnent les enfants de Sylvie Etiève et Thierry Damien qui, samedi, ouvraient les portes de la Maison au cèdre. Normal, pourrait-on dire en pensant qu’elle avait été l’habitation du jardinier de l’entreprise Gaujard-Rome, boulevard de l’École-Normale.
Cette vieille bâtisse oubliée depuis vingt-cinq ans, a donc été rachetée par ce couple qui, en l’espace de six mois, lui a redonné sa beauté d’antan, à l’ombre des cèdres.
Pour tous les habitants du quartier, amateurs de patrimoine, samedi était donc une journée de découverte, avant que ce lieu – pareillement ouvert – devienne un cabinet de thérapie familiale et conjugale, dirigé par Sylvie Etiève. »

 

 

 

 

 

22 septembre 2018 : PORTES OUVERTES : retour sur les travaux

Lorsque j’ai décidé d’engager une reconversion d’enseignante-formatrice à thérapeute familiale-conjugale, la question du lieu d’accueil des patients et des petits groupes s’est posée : louer un bureau privé ? un espace de co-working ? rejoindre une équipe de thérapeutes? Plusieurs options étaient envisageables … puis l’idée de redonner vie à cette maison s’est . Avec Thierry, mon mari- sans qui tout ceci n’aurait pas été possible- nous avons décidé d’acquérir cette maisonnette  pour la faire revivre.

 

 

 

 

 

Ainsi en plus de la création de ma micro entreprise, de notre grande famille, nous nous sommes lancés dans des travaux exigeants  pendant plus d’un an : et il y avait de quoi faire  !

Notre détermination , le savoir-faire de tous ceux qui nous ont entourés, l’aide précieuse des parents, de nos enfants et leurs amis, de mes frères, de ma sœur, de nos beaux-frères, belles-sœurs, de nos amis proches, de nos amicales connaissances et des entreprises de maçonnerie Vincent Charbonnier et couverture SARL Charpentier nous ont permis de mener le chantier vers son terme. 

           

Nous avons coupé, nettoyé, vidé, fait abattre des arbres dangereux pour la route  fait des plans déposé des demandes d’autorisation de travaux nécessaires, ouvert un  portail, raccordé électricité et eau (car cette maison était une petite dépendance de la maison principale.)

 Nous avons intégré par cœur l’itinéraire pour aller à la déchetterie.

Nous avons demandé des devis, fait des achats et donc enrichi une grande enseigne de bricolage qui n’est pas un roi malin pour rien 😉

Nous avons gratté,scié, poncé, mastiqué, changé, bricolé, réparé, mesuré, calculé, posé, plaqué, collé, électrifié, piqué, lavé, balayer  ratissé, pausé aussi contemplé parfois… pour avancer dans cette réfection.


Petit à petit on est passé de la phase de nettoyage à la phase de reconstruction  

 

 

 

 

Les semaines se sont égrainés au rythme des travaux, je recevais mes patients dans un autre endroit et réalisais les ateliers parentalité ailleurs aussi (maison médicale, salle municipale, ) . Les ateliers couple en forêt lorsque la météo le permettait.Mais maintenant il y aura la petite maison au cèdre,même si je continuerai à me déplacer comme (scoop) pour la conférence que je suis invitée à faire à la médiathèque de Saint-Maur au mois d’octobre !

 

 

 

Avec le retour des beaux jours : on a changé d’outils et  de matériaux : pinceaux, bois neuf, clous vis et chevilles, colle, revêtements, peinture,teinte, enduits, truelle, chiffon, balais, râteau, fil électrique … La phase de rénovation progressait !


Nous avons eu de l’aide régulièrement 🙂

Durant les travaux beaucoup de personnes du quartier se sont arrêtées pour : observer, encourager, commenter, et, le sentiment général était celui du contentement de voir cette maisonnette se réhabiliter.

Certaines personnes étaient ravies de rentrer et de discuter un peu, d’autres nous parlaient du passé florifère de ce lieu, certaines avaient des anecdotes croustillantes, et même plusieurs se sont fait prendre en photo à l’occasion de leur mariage dans ce parc. J’ai demandé à une dame si elle acceptait de me montrer sa photo, elle a ri en disant qu’elle s’en était débarrassée le jour de son divorce 🙁 . Néanmoins grâce  à notre voisin nous avons pu rencontrer un ancien employé de cette pépinière, un monsieur très aimable qui a eu la gentillesse de rechercher pour nous des anciens catalogues,  et là,  nous avons eu la joie de découvrir la maisonnette du temps de sa magnificence (c’était le chalet). Même si la photo a un peu vieilli on imagine la luxuriance du lieu à cette époque.

Il y aura fort à faire pour embellir le jardin de cette façon !

D’autant plus que la propriété a été maintenant divisée en plusieurs lots .

 

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Voilà donc si vous souhaitez visiter la petite maison au cèdre ce sera le 22 septembre de 10 h à 17 h : vous pourrez voir la petite maison restaurée et je pourrais vous présenter mon activité de thérapeute, comme, je le fais de temps en temps à ce monsieur courtois et très âgé qui me demande régulièrement  » c’est quoi que vous allez faire déjà dans cette maison ?   » 🙂 …

Faire une thérapie est une façon de vouloir embellir sa vie !

En attendant, notre fils  Pierre-Loïs, à ma demande, a réalisé une peinture de la petite maison au cèdre en vue de cette porte ouverte.

Le 22 septembre : en ouverture de cette nouvelle saison l’automne : je vous attends avec plaisir.

Les enfants seront également les bienvenus .

 

 

 

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Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. 
Marcel Proust

Remerciements à tous ceux qui nous ont aidés et encouragés:

PapyLu et toi aussi Maman (tu as eu le temps de nous apporter quelques goûters avant de nous quitter).

Diem, Pierre-Loïs, Landry, Haïdée, Slovane, Pandora et Seb.

Jean-Christophe et Sarah, Nicolas Aurore Maude ,                                           Catherine et Damien,  Mona Manon                                                                                              Paulo,  Martine et Alain.                                                                                                                     JB, Flo, Lucile, Yuki Charles, William, Mai, Yi, Maro.

Vincent, Laurence, Aude, Dorian.                                                                                         Daniel et Arlette. Michel, Lune. Chantal, Sylvie,Christine et François. Jean-Claude, Delphine, Christian,David et son ami, Semran, Renaud, Claire, Léa.

Les voisins, les passants.

merci à tous.