AVENT 2020 : une photo conseil jusqu’à Noël

En ces temps très particuliers de crise sanitaire et sociale, j’ai eu envie de vous proposer chaque soir de décembre jusqu’à Noël une de mes photos (un de mes hobbies favoris) agrémentée d’un conseil, sur ce site et sur FB. C’est une façon de vous rappeler des astuces, de rester en lien avec vous, de partager des éléments de ma pratique de thérapeute-conseils et pour moi d’écrire, ce qui me plait. J’espère qu’il vous plaira, vous aidera. N’hésitez pas à le partager. Un mot, une image peut parfois aiguiller quelqu’un sans qu’on ne le sache vraiment!

1er décembre 2020.


(photo SE: détails de décors de Noël- Chenonceau 2019)


PARLER

C’est évidemment le premier conseil de cette période de l’Avent: la nécessité de parler pour évacuer les soucis que l’on peut porter. Une patiente me disait l’autre jour: “depuis que je mets en mots ce qui me fait souffrir depuis toutes ces années, j’ai l’impression de m’alléger.” Si (ou quand) vous êtes seul(e) vous pouvez essayer la technique de l‘illéisme: vous parlez de vous, de votre préoccupation à la troisième personne du singulier. Cela permet de prendre un peu de recul, et de gérer ses émotions différemment. Bonne première soirée de décembre à vous.

2 décembre 2020.

 S’EXPRIMER

La parole n’est bien sûr pas le seul mode d’expression de nos sentiments, de nos émotions : un regard, un plissement de front ou un sourire en disent parfois plus que 100 mots.

L’on sait que d’extérioriser nos envies, nos malaises, nos rêves, nos colères, notre ennui permet un certain équilibre émotionnel.

Une patiente me partageait ceci : « Quand je n’ai pas trop le moral, je vais dans mon jardin je ramasse ce qui m’inspire et j’en fais une petite composition dans un joli contenant que je pose sur la table, et ça me fait du bien. »

Décorer, coudre, chanter, bricoler (scrapbooking, upcycling, masking tape) peindre, modeler, grimacer, photographier, tricoter, cuisiner, partager des publications ou en faire, danser, créer, agir pour une cause, faire de la musique… tous les moyens d’expression sont bons pour être bien dans sa tête.

Je vous propose de tester « l’écriture automatique » (appelée aussi écriture intuitive). Vous vous installez confortablement tranquillement, vous prenez de quoi écrire et notez tout ce qui vous vient à l’esprit sans contrôle sans frein. C’est une façon de laisser un peu la parole à son subconscient. Cela peut se faire autour d’une question que l’on se pose, d’une difficulté que l’on rencontre. Puis si des mots sont venus, dans un deuxième temps vous essayer d’interpréter ces mots, ces phrases.  (Si vous vous y essayez, votre retour d’expérience m’intéresse)

Bonne deuxième soirée de décembre à vous.

3 décembre 2020

(Photo SE: détail du mur du château de Bouges le Château (36) octobre 2019

RESPIREZ

Heureusement que l’on n’a pas besoin de réfléchir pour respirer ! Le réflexe respiratoire nous permet donc de nous oxygéner, donc de vivre.

Néanmoins, essayer de contrôler notre respiration automatique peut s’avérer un puissant mode de détente.

Un petit garçon me disait que, quand il avait une évaluation, comme il avait peur de ne pas réussir, et de se faire fâcher, et bien sa respiration se bloquait et il n’arrivait plus à se concentrer. Je lui montrai donc des petits exercices de respiration simples, notamment des exercices de respiration abdominale (la plus efficace en cas de stress).

Essayez :

Installez-vous confortablement (debout/assis/couché peu importe)

Posez votre main sur votre ventre pour respirer de façon abdominale

Inspirez profondément pendant cinq secondes.

Retenez votre respiration pendant trois secondes

Puis expirez lentement par la bouche entrouverte pendant sept secondes

Répétez cet exercice (en relâchant vos muscles) jusqu’à vous sentir plus calme.

Voilà je vous conseille aussi d’aller voir du côté de la cohérence cardiaque et de la méthode 3-6-5 (David O’Hare) “C’est un exercice à faire trois fois par jour pendant cinq minutes à chaque foisDurant cet exercice, vous devez réaliser six respirations par minute, soit une toutes les dix secondes.” D’où le nom 3-6-5.  

Bonne troisième soirée de décembre à vous.  A demain.

4 décembre 2020


(Photo SE: balade à l’étang Duris (Luant 36) décembre 2020)



  • 4

MARCHER

Platon enseignait en marchant, le fait de marcher n’empêche pas l’esprit de travailler. D’ailleurs nul besoin de vanter les mérites de la marche, bénéfique pour le corps et pour l’esprit. Mais si ce conseil vient dans les premiers de mon calendrier Photo-conseil de l’Avent c’est que dans le contexte actuel, on ressent comme une atteinte à notre liberté de déplacement. Pour aller marcher un peu il faut se masquer, s’y autoriser… pas naturel tout ça ! Néanmoins il ne faut pas que ce soit un prétexte pour encore moins marcher… car c’est prouvé notre sédentarisation porte atteinte à notre moral. Une personne adorant marcher disait (lors des 1 km autorisé) « j’ai l’impression de tourner en rond ». Oui on tourne tous un peu en rond dans cette crise, cette petite bête ravageuse nous fait perdre un peu la tête. Alors marcher (même pas très loin, même dans son jardin si l’on en a un) nous aide à détendre notre atmosphère intérieure, surtout si on peut le faire en pleine nature : et que l’on prend le contrôle sur notre respiration : nos muscles se relâchent, nos yeux se reposent, notre esprit vagabonde, bref ça fait du bien.

Petite astuce pour marcher plus.

N’hésitez pas à marcher, dans votre maison, dès que vous le pouvez, par exemple quand vous êtes au téléphone si vous trouvez que votre fauteuil vous tend un peu trop les bras : hop je marche, et si besoin de sport je monte et descends quelques fois les escaliers c’est bon pour le cardio 😉 Voilà pensons à  envisager de faire une balade dans le week-end (et surtout s’y tenir : eh eh !)

Bonne quatrième soirée de décembre à vous, et bon début de week-end (ça y est vous savez où vous irez vous balader ?)

Sylvie

5 décembre 2020

Manger en pleine conscience, boire beaucoup d’eau

Le rapport à l’alimentation est souvent un signe de notre équilibre. On connait tous des cas de personnes ayant perdu beaucoup de poids suite à un deuil par exemple parce qu’elle « n’avait plus goût à rien » et s’alimentait peu ou mal. La boulimie, l’anorexie sont des troubles du comportement alimentaire qui doivent être traités par un médecin, un nutritionniste mais aussi un psychologue.

Au-delà de ces cas un peu exceptionnels la question qui se pose est : en quoi l’alimentation influence-t-elle notre bien-être psychologique ?

La qualité et la variété de notre alimentation a une influence physiologique sur notre cerveau. Et c’est bien le cerveau qui envoie les hormones de stress (cortisol) mais aussi de bien-être (ocytocine).

Par ailleurs nous mangeons souvent tout en faisant autre chose comme regarder un écran par exemple parfois en travaillant même. Et l’on sait que cela n’est pas forcément bon pour la santé : car on mange plus vu que la satiété est retardée (surtout si l’on mange des aliments transformés (exemple de l’expérience de la satiété : 2 pommes croquées/ contre une compote faisait l’équivalent de 9 pommes), on mâche moins ce qui influence la digestion… Parfois l’on mange sans avoir faim, personnellement il m’arrive de manger le quignon de pain en sortant de la boulangerie (malgré le masque !!) Donc manger en pleine conscience peut améliorer notre relation à la nourriture. A la petite maison au cèdre les enfants qui viennent s’exercent à cette pratique avec l’exercice de la fraise tagada : ils adorent. En voici le principe :

  • Observer ce que l’on mange, essayer de le passer par les 5 sens : ce que je vois (la vue compte beaucoup), ce que je sens, ce que je perçois du toucher de la texture en mastiquant, ce que je goute, ce que j’entends autour de moi peut aussi avoir une influence. Je fais des pauses.
  • Puis je le mange lentement en mâchant une dizaine de fois (suivant l’aliment) et j’analyse mes sensations : chaud froid glacé, croquant fondant, dur, friable, sucré, salé, insipide, piquant, doux…
  • J’écoute mes pensées (envie d’en reprendre ou pas ? cela me rappelle-t-il un souvenir ? et je prends de la distance avec.
  • Enfin j’exprime une reconnaissance envers ce repas et la chaine qui est derrière : qui l’a fait, acheté, conçu…

Evidemment c’est un exercice ponctuel mais qui apporte une certaine amélioration dans notre vie quotidienne quand on le pratique de temps en temps. 

Bon appétit.

Bonne cinquième soirée de décembre à vous.

6 décembre 2020

FAIRE SILENCE

Photo SE: mouette sur lac d’Auvergne été 2020

… chut 🙂

7 décembre 2020

Aller à la rencontre de …

Photo SE: Noël aux chandelles (2015)
  • Aller à la rencontre de…

Le besoin d’interactions sociales est l’un des besoins essentiels de notre développement. Et c’est en allant à la rencontre de l’autre que l’on va « nourrir » ce besoin. Un bébé ne vit que s’il a des personnes qui s’occupent de lui. Le parent qui va s’occuper de l’enfant qui pleure pour le consoler, le nourrir, prendre soin de lui va lui permettre de grandir de façon sécure, de vivre.

Aller à la rencontre de l’autre, que ce soit à sa demande (comme la mère vers son nourrisson) où pour notre propre compte est en général constructif. On voit avec la crise sanitaire, que le fait de ne pas pouvoir aller à la rencontre de sa famille de ses amis provoque des troubles parfois graves sur le moral voire la santé de certains. Certaines personnes âgées ont vécu le syndrome du glissement : se sentir abandonné donc abandonner la vie (les maisons de retraite sont d’ailleurs restées ouvertes lors de ce deuxième confinement). Testons l’altérité, la différence, prenons de la distance avec nos a priori nos conditionnements, parlons, écoutons, rions, aidons, demandons de l’aide … allons à la rencontre de l’autre quel qu’en soit le motif. Montaigne suggérait il y a quelques siècles que d’aller rencontrer l’autre permettait de mieux se connaitre soi-même :

Discutons un peu plus avec ceux qui ne sont qu’à quelques mètres

Téléphonons à des proches

Echangeons avec nos voisins

Envoyons un message à qui l’on veut

Promenons-nous sur la place de notre commune

Echangeons sur les réseaux sociaux

Allons rendre visite à une personne seule

Jouons avec d’autres

Allons aussi à la rencontre : d’un auteur (en lisant un livre), d’un artiste (en écoutant son art), d’un groupe de projets, de la nature…

Allons à notre propre rencontre : une personne traversant un deuil me disait qu’elle se découvrait elle-même en re-découvrant la vie de sa mère au travers de ses écrits.

Merci d’être venu(e) à ma rencontre au travers cet article.

8 décembre 2020

RESTER PATIENT


(Photo SE: grotte de Thaïs-Alpes- (2019))

« A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes » nous dit le proverbe.

Il faut parfois beaucoup de patience pour obtenir ce que l’on désire.

Dans notre société de l’immédiateté, et de l’éphémère, la patience n’est pas toujours nécessaire. Et pourtant, des événements de la vie demandent du temps, beaucoup de temps : la grossesse, l’apprentissage, le deuil, … et cette satanée crise qui nous empêche de voir certains êtres chers… Pour avoir rencontré un certain nombre de personnes âgées ces derniers jours, j’ai encore constaté que cette crise covid (sans borne temporelle) les démoralise plus que tout ! Le temps est parfois incompressible et il nous faut le dompter, avant qu’il nous dévore.

Parmi les exercices que je propose aux enfants dans mes ateliers il y a une minute de silence pendant laquelle on se concentre sur nos 5 sens, le sablier décomptant le temps. Plusieurs parents m’ont demandé surpris « ah oui il a été capable de ne pas parler pendant une minute. » Sans problème !

Le propre du calendrier de l’Avent est de ponctuer le temps pour aller patiemment vers une échéance précise, nous sommes à 1/3 du chemin.

Qu’est-ce qui doit ponctuer votre temps d’ici Noël ?

Bonne huitième soirée de décembre à vous.

9 décembre 2020

Photo SE : Château de Valençay (Noël aux chandelles 2015)

VOIR LA VIE EN GRAND

Les optimistes vivent plus longtemps et en meilleure santé, postulat vérifié qui ne peut que nous encourager à rester (ou devenir) optimiste. Pour se faire la psychologie positive PEUT nous aider. On doit l’idée de la pensée positive à un pharmacien français, Emile Coué, en effet il avait constaté-dans les années 1920- que les clients à qui il conseillait de se répéter des phrases positives se portaient mieux : « la méthode Coué » Puis la psychologie positive s’est développée aux Etats Unis il y a une bonne vingtaine d’années: le but est d’utiliser tout le potentiel qui est en nous pour aller mieux : comportements, pensées… tout ce qui fonctionne bien plutôt que le reste. Une patiente se trouvant assez négative trouvait que rien n’allait donc, en l’aidant à faire un travail sur elle ; elle gagna en bien-être et elle me dit après plusieurs semaines « depuis que j’ai arrêté de me plaindre je vais deux fois mieux. » De positiver, permet au cerveau d’être plus serein. Il faut par exemple veiller aux mots que l’on emploie (éviter les négations non enregistrées par le cerveau) Par exemple : “je ne veux pas avoir peur pour l’avenir”. Le cerveau retient “peur pour l’avenir”. Il faut transformer en disant « je veux être rassuré, calme pour l’avenir ». Alors à votre tour, essayer d’analyser une phrase négative pour la transformer en positive.Un bémol, si l’on a une faible estime de soi, ou si l’on déprime trop cette pensée positive n’est pas forcément aidante, donc prudence, elle ne règle pas ce qui va mal, elle améliore juste ce qui pourrait aller mieux.Mais cela n’empêche pas de voir la vie en grand voire en rose car vous connaissez la célèbre citation de l’Oscar Wilde : « il faut toujours viser la lune, car en cas d’échec on atterrit dans les étoiles.»Et vous quel est votre projet le plus grand, le plus fou ?Bonne neuvième soirée de décembre à vous.(Photo SE: Valençay aux chandelles ( Noël 2015))

10 décembre 2020

(Photo SE: perle de pluie accueillie par une feuille- forêt de St Maur)

Accueillir

Je ne parle pas de l’accueil de l’autre quel qu’il soit qui pour moi coule de source.

Quand je parle d’accueillir cela se passe au niveau des émotions. On a parfois tendance à refouler certaines émotions en se disant : « ce n’est rien », « je ne vais quand même pas pleurer », « ça passera comme c’est venu » etc parfois il est psychologiquement plus bénéfique d’accueillir l’émotion quand et comme elle se présente. De ne pas culpabiliser, ni de ressentir une certaine honte, Puis effectivement de prendre un peu de recul pour la contenir si cela est nécessaire (pleurer devant un film émouvant, cela ne gêne personne. Piquer une colère au bureau, c’est un peu plus inapproprié). Donc n’hésitons pas à accueillir nos émotions, écoutons-les : que nous disent-elles ? à quoi elles nous raccrochent ? qui a-t-il derrière ? N’est-ce pas la goutte d’eau qui vient de faire déborder le vase (rempli de quoi d’ailleurs le vase ?) ? Un patient me racontait que quand il était au lycée, en internat, il s’y trouvait tellement mal (triste) qu’il avait des éruptions cutanées (type eczéma) toute l’année, qui se calmaient l’été. Jamais il n’avait osé dire son mal-être de peur de passer « pour une mauviette » !! Alors oui apprenons à nous écouter, accueillons nos ressentis nos sentiments nos émotions (peur, tristesse, colère et joie) extériorisons-les et canalisons-les avant une somatisation désagréable.

Petit exercice : demandez-vous ce qui vous met en colère « aujourd’hui » ? ce qui vous fait peur ? ce qui vous rend triste ? et enfin ce qui vous rend joyeux ? Puis essayer de voir ce sur quoi vous pouvez agir pour ces émotions pour les éviter ou les revivre. Allez réfléchissez bien puis détendez-vous.

Bonne dixième soirée de décembre à vous.

11 décembre 2020

Photo SE: Chenonceau tout en douceur et légèreté

Mettre de la douceur dans la vie.

La période anxiogène de 2020, nous a rendu tous un peu aigris, fatigués, méfiants, craintifs, un peu agressifs voire bouleversés par la covid.

Il est donc d’autant plus urgent que de s’offrir des moments de douceur pour calmer l’anxiété qui rode.

Une petite fille venant en thérapie me disait que quand elle était triste, caresser son chat lui faisait du bien car il était doux : les animaux sont parfois de réelles aides dans la vie de certaines personnes. La douceur on peut la créer de différentes manières comme les caresses les massages les câlins la douche chaude les chaussettes plaid, la couverture pondérée : tout ce qui va passer par le sens du toucher. Et bien sûr cette douceur se ressent aussi quand elle met en jeu d’autres sens : une lumière tamisée, une bougie pour la vue, une musique douce pour l’ouïe, une tisane au miel pour le gout, des huiles essentielles pour l’odorat, et ce ne sont que de simples exemples : vous avez vos propres ressources. Mais nos ressources nous ne les exploitons pas toujours « la flemme » et c’est dommage car c’est souvent en mettant en place des petits plaisirs, des petits moments tout doux à vivre au moment présent que l’on arrive à ce fameux « lâcher-prise ».

Et vous qu’est-ce qui est doux pour vous ? Savez-vous vous octroyer ces petits moments de douceur ? Savez-vous les partager ?

Bonne onzième soirée de décembre à vous.

12 décembre 2020

Photo SE: château de Chenonceau Noël 2019

EQUILIBRER

Certains travaillent trop, d’autres ne sortent jamais. Certains font énormément de sport, d’autres sont scotchés devant un écran « total », … on pourrait trouver des dizaines d’exemples et de contre-exemples de personnes vivant avec excès certaines parties de leur vie et en négligeant d’autres !

Pourtant l’on sait que d’être capable d’un certain équilibre entre vie professionnelle, vie personnelle (famille/couple ou pas), vie sociale,  est source d’harmonie.

De même, le fait d’avoir un esprit sain dans un corps sain « Mens sana in corpore sano » nous conduit à un bien-être général, bénéfique pour soi et ceux qui nous entourent.

Se demander s’il y a une harmonie entre soi (son couple, sa famille) avec son environnement fait aussi partie des questions à se poser dans cette quête d’accord avec soi-même.

Une patiente est venue en thérapie car elle travaillait beaucoup (trop) et dans des conditions tellement tendues qu’elle en avait « abandonné » disait-elle son mari, ses jeunes enfants. Proche du burn-out elle était décidée à faire une pause professionnelle pour rééquilibrer sa vie. Elle a réussi par sa détermination sa réflexion et surtout ses actions à « redistribuer » les énergies de façon cohérente dans ses différentes sphères de vie.

A votre tour posez-vous les questions sur votre implication dans vos différents domaines de vie : y a-t-il un bon équilibre ?

si oui BRAVO ! si non : ne vous découragez pas : se poser la question est un pas vers cet équilibre.

Merci de votre lecture.

Bonne douzième soirée de décembre 12-12-2020 (sacré équilibre dans cette date!)

13 décembre 2020

Savoir se ressourcerS

photo SE: lac d’Auvergne: contemplation

Il vous est certainement déjà arrivé de vous installer l’été près d’une source et de vous rafraichir de cette eau arrivant continuellement du cœur de la terre : comme un cadeau de la nature, parfois même bénéfique pour la santé (comme celle des stations thermales.)

D’un point de vue psychologique (et pourquoi pas spirituel) se ressourcer est un peu la même démarche : aller dans un lieu, ou près de quelqu’un qui nous rafraichit si l’on est en effervescence neuronale ou qui nous réchauffe si l’on se sent un peu perdu dans le blizzard de nos pensées. Prendre du temps pour soi pour être là où l’on est bien un certain temps pour repartir « les batteries rechargées ». Un de mes patients me disait que ce qui le « rechargeait » c’était d’aller faire une grande promenade en forêt (ce que je ne peux qu’approuver étant moi-même adepte de sylvothérapie 😉 ). Après ce temps pour lui il se sentait reposé, apaisé, il avait pris de la distance avec les événements de sa vie un peu tumultueuse.

Oui aller dans la nature permet de se ressourcer bien sûr, faire du sport pour certains, partir aussi, voir du monde, faire un feu, méditer, lire, faire une séance cocooning, parler, écrire, créer, déculpabiliser, rêver, se reposer, dormir, faire un soin, et éteindre son téléphone … chacun a son style. Ce qui compte c’est de s’écouter pour savoir ce qui ressource et le mettre en place.

Enfin on se ressource en étant avec les personnes avec lesquelles on est le plus attaché : alors vous connaissez-vous ces personnes (d’attachment) ? Pour le confirmer : imaginez que vous ayez le choix de passer la soirée tranquillement de ce dimanche soir avec qui vous voulez (une ou deux personnes pas plus) : à qui pensez-vous ? Et bien ce sont ces personnes qui comptent pour vous, planifiez une rencontre avec (même si elles ne sont plus là : en créant un temps de souvenir par exemple).

Bonne treizième soirée de décembre

CHANGER D’ANGLE

Photo SE: château de Bouges (36) dit “le petit Trianon” (une façon de voir les choses)

Savoir se mettre à la place de l’autre est la base de l’empathie. Les personnes qui parviennent à se décentrer pour essayer de comprendre ce que l’autre peut ressentir ont souvent une capacité à savoir relativiser, tempérer, pacifier les évènements conflictuels.

Au-delà de la nécessité à être empathique avec son prochain, savoir changer d’angle permet parfois de mieux analyser sa propre vie.

Il m’arrive en thérapie d’analyser des situations d’un point de vue absolument pas envisagé par le patient. Notamment lorsque l’on est dans des cas de transfert familial : c’est-à-dire des moments de vie où (un membre de) la famille reproduit des modalités de fonctionnements relationnels. Au sein d’une famille des projections ou des identifications se réalisent de façon consciente ou inconsciente entre les membres. Parler avec un professionnel ou une tierce personne, peut permettre de changer d’angle et donc d’envisager le présent différemment.

Parfois même l’on peut être convaincu que l’autre pense « cela » de nous et  nous avons donc une fausse croyance. Je me souviens d’une thérapie familiale (parents et deux grands enfants-jeunes majeurs) où je demandais à chacun de donner une qualité de celui qui se présentait. Et je revois les yeux de la jeune fille quand son « grand » frère a dit qu’il la trouvait « très courageuse ». Elle n’en revenait pas, « pour une fois il avait dit quelque chose de positif sur elle, elle qui pensait qu’il la trouvait « gnan gnan… ». La mère avait pris le risque d’entrainer toute la famille en thérapie et celle-ci redonna (entre autre) confiance à cette jeune fille.

Ce qui est important pour nous l’est moins pour l’autre. Parfois un évènement désagréable qui nous touche peut faire sourire la personne à qui on le raconte ou qui en est témoin. Une chute peut faire sourire celui qui la voit et pleurer celui qui la subit !!!

Et vous êtes-vous capable, dans une situation qui vous préoccupe de changer d’angle ? de sortir de la boite ?

Sinon, comment faire ? (Suivant la situation)

En parler avec quelqu’un, lui demander son avis, son point de vue.

Imaginer la personne qui vous pose problème dans une autre situation (exemple : quand elle était enfant)

Porter un regard bienveillant sur la situation.

Se dire : j’écoute.

Eviter de trop se plaindre.

S’interdire de culpabiliser.

Voir le verre à moitiè…

Se demander ce que va m’apporter cet évènement.

Peser le pour et le contre (et pondérer les arguments)

Envisager la résilience si la situation est critique : comment, malgré tout rebondir ?

Bonne quatorzième soirée à vous, merci aux fidèles qui me lisent.

15 décembre 2020

SOURIRE


Photo SE : sourire de ma fille* dans la neige d’hiver 2016
(*avec l’autorisation de l’autrice du sourire)

Un proverbe chinois nous dit :« Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament.

Alors allez-y souriez 😉

Le sourire (et non le sous-rire) est effectivement très bon pour notre santé, tant physique car il raffermit les muscles de notre visage, que mentale, car lorsqu’on sourit le cerveau libère les hormones du plaisir (la dopamine) et va réduire notre stress (moins de cortisol (hormone du stress) émis).

Ça c’est de votre côté, mais en face de vous, si quelqu’un sourit (un sourire franc évidemment) cela va aussi vous faire beaucoup de bien, d’autant plus si vous appréciez cette personne : « Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne. » dit le célèbre poème.

Il existe différents types de sourires qui impliquent différentes émotions allant du sourire de la joie au rictus de la peur. Du sourire de politesse au sourire séducteur ou complice ou encore sadique. Le sourire est vraiment un autre langage. Le sourire de la jeune fille de ma photo exprime sans un mot sa joie de voir un peu de neige. Le sourire est vraiment un autre langage. Alors ne nous en privons pas, même dans des moments difficiles : c’est un allié.

Alors sourions, souriez 🙂 même à vous-même.

Bonne quinzième soirée de l’Avent (J-10 avant Noël ça fait sourire non ?)

le 16 décembre

AGIR

Photo SE: Fontaine place Stanislas Nancy Hiver 2016 (grille de Jean Lamour, Allégorie de la guerre et de la paix.

« Je suis là (las) sur mon canapé, je me morfonds, je végète, je procrastine, je tourne en rond dans ma tête et je n’arrive pas à me décider sur ce que je dois faire ou pas ?»

Quand on se trouve (et cela peut arriver à tous) dans la situation de cette patiente qui déprimait sur sa situation personnelle, une petite méthode, plus que basique, vous allez voir, peut-être appliquée.

Il s’agit de se dire « aller, 1,2,3, action » et hop on se lève !

Le fait de compter et de savoir qu’au bout (du compte) l’on va agir, fonctionne, car, le cerveau est « mis en alerte » donc on « le » sort du cercle léthargique dans lequel on a glissé. C’est comme la bille qui tourne dans une assiette dans laquelle on donne « une pichenette » pour l’extraire de cette force centrifuge.

De même l’on a parfois du mal à se décider pour prendre une décision, et la réflexion, le dialogue, la prise de conseils sont en soi des actions. Mais à trop repousser l’action, on perd du temps de l’énergie de l’enthousiasme. Je me souviens de la surprise de beaucoup de personnes (voire longtemps après) le jour où j’ai décidé de faire une reconversion professionnelle- à 50 ans-, mais ce n’était qu’en agissant (se reformer, s’investir, prendre le risque de, essayer…) que je savais si le choix était bon.

Donc oui l’action apporte souvent la réponse à nos questionnements.

Ah oui, (mais je ne peux pas tout approfondir), retenez aussi que : rendre service à quelqu’un (ce qui est une (bonne) action) permet de canaliser la colère qui peut être en soi !

Je vais de ce pas, faire chauffer la soupe d’ailleurs !

Bonne seizième soirée de décembre.

« Aller, 1, 2, 3, action » 😉

17 décembre 2020

SE RECONNECTER A SOI

Etre à l’écoute de ses besoins

Photo SE: campagne berrichonne 2019

On est parfois plus dans le paraitre, l’avoir que dans l’être. Ce n’est pas un scoop.

Je reçois assez régulièrement des patientes (même avant la crise sanitaire covid) qui me résument leur situation en disant « j’ai tout pour être heureuse mais je ne le suis pas. » Ces personnes ont un travail (choisi, enrichissant), de quoi se loger, une vie de famille normale, voire une vie de couple apaisée, une bonne santé des amis… mais « bof » ce n’est pas la joie.

Alors la première démarche que l’on entreprend c’est de sonder si réellement elles ont tout pour être heureuses et surtout qu’est-ce qu’être heureuses à leurs yeux. Le « tout » est souvent en terme de possessions de réalisations de positions. Et même si cela est important ce n’est pas toujours l’essentiel.

Quand on analyse plus finement on trouve assez souvent ce qui manque dans cette vie. Et ce qui manque c’est généralement situé autour de certains besoins non satisfaits.

Vous connaissez très certainement la pyramide de Maslow et ses célèbres besoins avec à la base les besoins (fondamentaux) physiologiques puis les besoins de sécurité, d’appartenance et d’estime et tout en haut de cette pyramide le besoin d’accomplissement (plus philosophique voire spirituel). La base, est, en général, solide mais lorsque l’on monte dans cette pyramide on s’aperçoit que les manques sont là : manque d’affection, d’accomplissement, de confiance et de respect de soi, manque de reconnaissance –parfois de la reconnaissance d’une souffrance présente ou passée- Je pense à cette maman dont le fils est parti vivre à l’étranger et dont elle n’ose pas parler pour partager à quel point ce choix de vie la peine : elle n’est pas reconnue dans sa souffrance qu’elle n’a d’ailleurs pas envie de faire paraître dans sa famille pour ne pas pénaliser le choix de son fils (mais ne le ressent-il pas malgré ce non-dit?).

Se reconnecter à soi, comme le dit Marshall Rosenberg fondateur de la communication non violente, c’est : « avoir conscience de nos besoins, c’est être en contact avec ce qui compte pour nous, en tant qu’êtres humains, pleinement vivants. Se connecter à ses besoins, c’est se relier à la vie en soi. »

Et vous alors avez-vous des besoins non satisfaits (on peut en dénombrer une centaine) qui font que votre bien-être en est parfois un peu altéré ?

Les sonder est déjà un premier grand pas !

Soyez-heureux.

Bonne Dix-septième soirée de l’Avent.

18 décembre 2020

PREVOIR et s’adapter

Photo SE: Carrelet Angoulins sur mer été 2019 (hotte de la mère Noël)

Plus de femmes que d’hommes suivent ce calendrier de l’Avent. Et je crois que je ne dois pas trop me tromper en disant que l’organisation des fêtes de fin d’année repose un peu plus sur les épaules des femmes, des mères… les commentaires pourront tempérer ou corroborer mes propos. Mais quand on parle de charge mentale on sait qui elle concerne le plus 😉

Donc « prévoir » « organiser » « anticiper » sont des verbes avec lesquels chacun jongle différemment. « Ce sont des facultés que nous avons de prendre des décisions en étant capable de prévoir les conséquences sur le plan temporel et spatial. » nous enseigne la psychologie. Nous faisons appelle à notre imagerie mentale : si, (par exemple) vous pensez à un repas de fête que vous devez organiser, beaucoup d’images mentales apparaissant (elles durent le temps d’un battement de paupière) et suivant votre disponibilité ou votre capacité vous allez projeter ces images en action (penser au menu, aux boissons, aux achats, à la confection, à la décoration…) un certain nombre d’actions parfois freinées par « le quotidien » et de nouvelles pensées en découlent encore et encore. Et parfois on se surestime un peu où l’on n’ose pas trop déléguer ou demander de l’aide… alors on rumine, on fatigue, on s’énerve où l’on est insatisfait…

Quelques clés (que je rappelle juste) pour s’en sortir posément.

Echanger et se faire aider : la coopération dans un foyer est juste « normale ».

Partager les taches et valoriser ce qui est fait (par soi, par les autres)

Faire des listes, noter ces idées : et cocher ce qui est fait (c’est bon pour le moral) !

Prendre de l’avance (si c’est possible), planifier.

Prioriser (ce qui est indispensable, ce qui est facultatif)

Connaitre ses limites et les respecter. (Savoir dire ‘stop’) Faire des pauses.

Ne pas mettre la barre trop haute : qu’est ce qui compte le plus dans cette situation ?

Rester souple et souriant.

Et s’adapter (à l’imprévu)

19 décembre 2020

SE SOUTENIR

Photo SE : cônes de cèdre. Chalivoy-Milon (18)


« C’est incroyable, quand je pense que l’on habitait à côté de cette personne et que l’on ne savait pas qu’elle n’avait pas de chauffage l’hiver, ça m’attriste. »

Cette dame qui parle de sa voisine en ces termes ressent beaucoup de culpabilité en évoquant cette nouvelle. Car sa voisine par amour-propre ne souhaitait pas faire savoir sa précarité.

« J’avais bien des doutes mais bon on ne peut pas s’immiscer dans la vie des gens, s’ils ne le souhaitent pas. »

C’est en lui apportant un colis de Noël de la part de la commune (elle n’avait pas ouvert, donc son colis avait été donné à sa voisine) qu’elle l’a découvert …

Des personnes seules, isolées, faisant attention à ce qu’elles dépensent il y en a plus que l’on pense, vous le savez. Alors que faire ?

Comme dirait « la légende du Colibri » (Pierre Rabhi) : faisons notre part aussi modeste soit-elle.

Et en cette période de l’Avent (où à cause de la crise sanitaire) de plus en plus de foyers sont dans la difficulté, si nous avons la chance d’avoir « l’essentiel » ouvrons les yeux, et faisons notre part. C’est bon pour les autres, certes, mais c’est  un excellent stimulateur pour soi, alors essayons :

D’aider

De donner

De savoir recevoir

De créer du lien social

De partager ce que l’on a

D’être à l’écoute

De proposer son épaule

D’être empathique

Et au-delà d’être juste humain, cette création de lien social consolide l’un des trois piliers de l’estime de soi que sont :

La confiance en soi

L’amour de soi.

L’affirmation de soi

Mais l’on pourra y revenir.

Bonne dix-neuvième soirée de l’Avent.

Soyons généreux, soyons solidaires, soutenons-nous.

20 décembre 2020

SAVOIR FAIRE DES PAUSES

PHOTO SE: vieux bac de pierre Bouges le château

Les vacances scolaires ont commencé avant-hier, elles donnent le « la » au rythme social qui se ralentit. Au contraire pour d’autres la fin de l’année est signe de travail supplémentaire, de bilan, d’inventaires, de ventes, de confection…néanmoins en général beaucoup de salariés sont en vacances la semaine Noël/nouvel an. 

Quelle que soit sa situation, l’importance de faire de vraies pauses n’est pas à démontrer, cela permet d’ avancer sereinement, de limiter son stress et sa fatigue et de rester productif. On sait que le cerveau est moins concentré au bout de 90 minutes : qu’il a besoin de « s’oxygéner » pour redevenir efficace, 90 minutes correspondent aussi au cycle du sommeil.

Même si nous savons tous que cela est important seulement une personne sur quatre va s’octroyer des temps de pause… au détriment de la santé (physique et mentale). Et à ne pas prendre ce temps de pause, on court vers notre objectif, et nous pouvons faire des erreurs qui finalement nous ralentissent; exemple oublier de faire le plein de sa voiture car l’on est pressé d’arriver où l’on va, ou comme quelqu’un que je connais, prendre un billet de train un peu rapidement et s’apercevoir le jour “j” qu’on l’a pris dans le mauvais sens 😉

La pause permet de se détendre de se recentrer de se reposer, l’on connait l’efficacité de la légendaire sieste de Winston Churchill qui en se reposant dans un moment de « coup de barre » dirions-nous trivialement, respectait son rythme biologique. Une petite sieste compense parfois un mauvais sommeil. Les chronobiologistes (scientifiques qui étudient les rythmes biologiques d’un individu) ont appuyé les connaissances ancestrales portant sur les différences de rythme. Trois rythmes donnent le tempo à notre vie : le rythme circadien (sur 24h jour/nuit) le rythme infradien (d’une durée supérieure à 24 comme les saisons, le cycles menstruels), et le rythme ultradien, (durant moins de 24 h, comme le rythme cardiaque). Tous ces rythmes influencent nos comportements, alors apprendre à se connaitre à s’observer et respecter ces différents rythmes ne font de nous que des personnes « bien dans leur peau, bien dans leur tête » et n’est-ce pas là le plus important ?

Petit exercice pratique d’observation: soyez attentifs, quand vous avez un petit frisson le soir c’est que vous êtes prêt à vous reposer, car le corps baisse en température lorsque l’on dort : écoutez votre corps, il vous le rendra.

Merci de vous être octroyé un temps de pause pour lire cette publication.

21 décembre 2020

Mettre de la lumière dans sa vie

Photo SE: soleil du Berry en automne.

Nous sommes le 21 décembre et c’est donc le solstice d’hiver. La nuit la plus longue de l’année est (quasiment) passée, donc la journée la plus courte aussi : Yes !

Nous allons grignoter quelques minutes de jour tranquillement et de plus en plus en janvier et ce jusqu’au 21 juin, solstice d’été.

Nous rentrons dans la période des trois mois les plus froids, et, comme le soleil ne brille pas longtemps, la lumière fait défaut. Ce manque de soleil entraine une baisse de la production de la sérotonine (hormone du bien-être) et c’est pour cette raison que beaucoup de gens n’ont pas trop le moral. Une patiente me disait qu’elle détestait l’hiver qu’elle aimerait être une marmotte et dormir la moitié de l’année. Bien entendu, la météo n’était pas la seule cause de son mal-être.

Alors nous devons réagir en mettant de la lumière dans notre vie.

*La première action : dès qu’il est là, on fait une petite cure (essentielle) de vitamine D en se mettant au soleil (même quelques instants derrière sa vitre).

*Même s’il n’est pas là : on sort pour absorber un peu de lumière naturelle.

*On préfère les espaces lumineux aux espaces sombres.

*On peut bien sûr mettre de la lumière de façon artificielle : avec de la luminothérapie.

*On profite de ce qui nous illumine : un feu de cheminée, des miroirs, une jolie lampe, une bougie allumée, une guirlande lumineuse, des lumières extérieures (type lumières de Noël), mais aussi des images/photo agréables qui illuminent notre vie.

*Et le soir on regarde la lune, les étoiles (très symboliques les étoiles). D’ailleurs, ce soir, regardez donc, si (pas de nuages) vous pouvez observer la conjonction Jupiter/ Saturne : c’est un événement exceptionnel d’alignement de planètes.

*Et si vous ne les voyez pas : gardez quand-même des étoiles pleins vos yeux : c’est beau !

22 décembre 2020

SE FAIRE PLAISIR et faire plaisiS

Photo famille (ML) se faire plaisir en dégustant un fruit de la passion.

« En sortant de votre cabinet l’autre jour, je suis allée chez le fleuriste m’acheter un bouquet de 4 lys, et de quoi faire de bonnes tomates farcies. Je me sentais tellement mal, que je savais, comme vous dites, que mettre des actes concrets me feraient du bien.»

La vue et l’odeur des lys, la préparation des tomates farcies, et leur dégustation ont en effet mis du baume au cœur de cette jeune patiente.

Ce ne sont là que des petits plaisirs et l’on sait bien que ce ne sont pas cela qui contribuent au bonheur mais au mieux-être. En effet se faire plaisir, enclenche ce qu’on appelle en psychologie le système de récompense dans notre cerveau et libère de la dopamine. Cette hormone va nous donner une agréable sensation, elle va apaiser nos tensions, diminuer notre stress, nous détendre, nous rendre de meilleure humeur, nous rendre plus fort et donc améliorer notre estime de soi.

Ça vaut le coup non ?

Alors lister ce qui vous fait plaisir, ou ce qui vous a déjà fait plaisir pour renouveler l’expérience.

Et puis en cette période d’avant Noël et du temps des cadeaux, faire plaisir à l’autre en lui préparant un cadeau procure souvent ce plaisir.

Faisons-nous plaisir, et faisons plaisir : on a tout à y gagner.

Bonne vingt-deuxième journée de décembre.

(Une de mes –quatre- filles m’a dit : « oh, j’ai du retard dans la lecture de tes publications, ça fait beaucoup à lire du coup ! » donc aujourd’hui j’ai essayé d’être plus courte : pour lui faire plaisir 😊, et pour me faire plaisir une autre m’a proposé de prendre une de ses mythiques photos.)

23 décembre 2020

CREER

Photo SE: bougeoir de Noël 2019

CREER

CREER : Symboliser, imaginer, fabriquer, rêver.

C’est sur cette composition florale où de multiples créateurs se sont succédés que je démarre cette avant-dernière publication de l’Avent. De celui qui a planté le buis il y a fort longtemps, à celui qui l’a imaginé en forme de bougeoir à 6 trous, aux deux hommes qui l’ont taillé, poncé, à celle qui a installé les bougies, et au créateur floral à qui il a été confié pour finaliser ce très beau cadeau de Noël 2019 : la création, l’imagination, la fabrication à jalonné cette composition.

Ressorti cette année (sans les fleurs bien sûr) ce bougeoir est, pour moi, un objet hautement symbolique.

Les émotions ont un rôle fondamental dans la situation de création (quand je vous dis, par exemple que ce bougeoir est symbolique c’est qu’il représente un lien familial fort (famille = lieu d’émotions). Et inversement la création joue un rôle reconnu dans la régulation de nos émotions. Repensons à nos grands artistes, poètes, musiciens, peintre, ils trouvaient leur équilibre …

Une expérience a montré que la créativité était meilleure quand les émotions de joie ou de tristesse étaient présentes que quand les états émotionnellement étaient « neutres ». Vous connaissez tous les biens-faits de l’art-thérapie, le pouvoir du rêve, le plaisir de la fabrication, la nécessité du symbole… alors ne nous en privons pas : créons, imaginons, fabriquons, rêvons et symbolisons quand le besoin s’en fait sentir.

Bonne vingt-troisième soirée de l’Avent.

24 décembre 2020

AIMER

Photo : Eveyphotographie-mariage P&S -montage SE

AIMER

Voilà c’est la dernière photo-conseils, et en cette veille de Noël il m’est difficile de ne pas terminer sur ce conseil : Aimer

L’Amour est souvent sous-jacent à la plupart des thérapies que, modestement je mène depuis 3 ans et demi à la petite maison au cèdre.

Aimer

Désaimer

Se sentir aimé(e)

Ne plus/pas se sentir aimé(e)

Se sentir mal aimé(e)

Ne pas s’aimer soi-même (pourtant l’amour de soi est lui aussi un pilier de l’estime de soi)

Tous ces sentiments sont au cœur des séances !

Pas besoin de redire la puissance de l’Amour dans nos vies, décliné en : aimer, chérir, être amoureux, se plaire, affectionner, apprécier, se plaire, s’attacher…

Et même si Victor Hugo a raison quand il dit qu’« aimer c’est savoir dire je t’aime sans parler. » Ne nous privons pas d’offrir des paroles d’amour, sans les galvauder, à ceux que l’on aime : c’est un beau cadeau !

Bonne soirée à vous chers lecteurs de ce calendrier de l’Avent, qui se referme ce soir, veille de Noël.

PS : Vous allez penser que ma photo est un peu clichée, pas très Noël, mais nous avons aimé ce jour de fête (si rare en 2020) où ces deux amoureux (que l’on connait de très près) ce sont engagés par amour sur le chemin de la vie.    

Soyez Heureux

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