La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

Alors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

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**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous. Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

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*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

Alors dernières séries de réflexes :

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable.

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

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Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

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Rentrée 2021 ; particulière avec la Pandémie, certes, il y a des manques, mais les enfants ont une belle capacité d’adaptation.

Tous un peu tendu par ces mois de stress de confinement de restrictions, il faut être vigilant au fait de ne pas devenir un peu trop hargneux si quelque chose ne nous convient pas: gardons la zen attitude ! Surtout pour nos enfants !

Je propose des ateliers “détente” : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre

Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : 
Groupe 1 : 9 h 45.
Groupe 2 : 11 h.

A partir du mercredi 22 septembre : 5 séances de d’1 h  (hors vacances scolaires).
50 € le cycle.

(à titre indicatif une séance de thérapie individuelle coûte 45 €)

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

La rentrée approche

ATELIER “DÉTENTE”

ATELIER “DÉTENTE” ou anti-stress.

              Reprise des ateliers :

           Mercredi 22 SEPTEMBRE.

          5 séances(50€)    Deux groupes : 9h45  et 11 h

                      Préinscription possible: sylvie.etieve@gmail.com 

Dans le cadre de ma pratique de thérapeute familiale, je propose un cycle de 5 séances pour aider les enfants à :
(re)prendre confiance en eux,
se détendre,
exercer leur attention,
identifier leurs émotions, 
évacuer le stress 
réguler la respiration,
améliorer l’estime d’eux-mêmes,
échanger sur leur petite vie: lieu de paroles.
Au cours de ces ateliers, des rituels sont mis en place, et des exercices* pratiques ludiques et variés sont partagés en groupe restreint (entre 3 et 6 enfants de 6 à 12 ans, par groupe).
Des temps de paroles sont prévus et permettent aux enfants de dire librement ce qu’ils vivent, comment ils se sentent.

identifier ses émotions

Un cadre rassurant, de confiance de respect de non jugement est instauré dans le groupe.

Et les enfants y viennent avec grand plaisir ce qui se comprend car c’est un temps POUR EUX rien que pour eux.
Ces ateliers, pour certains enfants peuvent être une première approche avant une éventuelle prise en charge individuelle en thérapie, pour d’autres ces ateliers suffisent à leur donner de l’énergie pour la semaine à venir !

Le fait d’être en petit collectif ” ici et maintenant”permet aux enfants de se délester “des petits (ou gros) bobos de la vie ” de relativiser leur propre expérience, de ralentir un peu le rythme (exercice de l’éloge de la lenteur!), et, ils ont un réel plaisir à  retrouver les “copains, copines” du groupe   -voir commentaires ci-dessous-.

Ma longue expérience précédente d’enseignante rassure enfants et parents. Certains anciens élèves sont naturellement venus vers moi, et c’est le climat de confiance qu’ils appréciaient et qu’ils apprécient.
Voici le témoignage que deux jeunes fidèles participantes ont accepté de m’écrire:
“J’aime beaucoup ce groupe car on si sent bien, sa parole est respectée on trouve des solutions! C’est agréable parce que personne ne se moque, personne ne répète. On trouve des idées ensemble on réfléchit à plusieurs. On apprend à se connaître et on devient amis. Je vous le conseille vivement!!! L-A”
 
“Bonjour, je trouve que cet atelier “confiance en soi” est super bien car on peut tout dire. Par exemple : si nous sommes tristes ou en colère, plein de choses, et c’est très intéressant car je n’avais vraiment pas confiance en moi.
Nous apprenons petit à petit. Et quoique l’on dise, la parole sera toujours respectée, et on sait que l’on ne va pas se moquer de nous.
J’apprécie vraiment cet atelier.
L.,9 ans.” 

Ces ateliers durent 1 heure et la série (de 5 séances) coûte 50€*, ils ont lieu, le mercredi (différents horaires) à: “la petite maison au cèdre” à Châteauroux (36), (au 67 Bd de l’école normale)

      *Une heure de thérapie coûte 45 h.                          
                                       inscription et renseignements au :
  07 81 33 06 87
  ou
sylvie.etieve@gmail.com
Si vous connaissez un enfant  à qui cela pourrait profiter : pensez à faire suivre cette information directement à ses parents.
Merci pour lui.

Commentaires de parents sur la page Facebook.

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*exercices inspirés  des méthodes de Jeanne Siaud-Facchin et d’Eline Stelde, de Comitys, de ma pratique d’enseignante et de ma formation et expérience de thérapeute familiale. 

“PyLu du Boutru” est disponible.

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Voilà, je me suis lancée. J’ai envoyé mon (premier) récit, sur la fin de vie, à des éditeurs, qui sont débordés (ils le regarderont dans quelques mois, ou pas, d’ailleurs). Donc, après relecture par plusieurs personnes (que je remercie encore) et l’attente du n° ISBN qui permet d’éditer le livre, j’ai décidé de le faire imprimer (sur un site en ligne), pour le plaisir de l’objet livre, et du partage de ce récit de vie très subjectif.

😉

Titre du récit : “PyLu du Boutru” format du livre : 14/21 cm 190 pages – prix: 9 €. (+6 € si frais d’envoi)

Un extrait (4éme de couverture) :

« Ma belle-sœur, l’espiègle, arrive à son tour.

Elle me regarde, je la regarde.

On le regarde.

Avec un grand détachement, elle sort un rouleau de scotch bleu de son sac, en coupe un bon morceau. Et tout aussi discrètement que rapidement je la vois se baisser, relever le tour en tissu cachant les tréteaux pliants, se glisser à quatre pattes sous le cercueil et remonter l’air satisfait du chalenge accompli :

-Voilà, c’est bien en dessous de ses Tupperware qu’il collait sa marque ? eh bien, là, j’ai fait pareil : un bout de scotch bleu pour ne pas qu’on le perde complétement

Elle l’avait fait ! PapyLu irait au paradis tant espéré par Mamie qui, si elle avait un doute, pourrait mieux le reconnaître avec ce scotch bleu sous son navire-sépulcre-spatial ! »

❤

Merci à tous ceux qui m’ont encouragée à finaliser ce projet

Il/Elle ne m’écoute pas !

Des parents viennent me voir car ils s’inquiètent du fait que leur(s) enfant(s) ne les écoutent pas. Il n’y a rien de mieux effectivement comme démarche que de demander un coup de pouce quand cela ne va pas, plutôt que de nier une difficulté, la minimiser ou s’y accoutumer.

Cet article vous donnera quelques pistes mais ne vous empêchera peut-être pas de demander un accompagnement parental ponctuel .

Tout d’abord il faut analyser la situation. Ce n’est pas la même chose suivant le contexte familial: parent-solo, parents en couple, parents séparés, parents veufs, parents en couple mais l’un des deux étant très souvent absent (par exemple militaire en mission longue et régulière), enfant unique, grande fratrie, fratrie recomposée…

En général un enfant qui attire l’attention ++, qui fait le pitre de façon exagérée, qui crie qui pleure ou qui tape est un enfant qui demande à sa manière de l’aide.

Donc la première analyse à porter est celle-ci : que veut me dire mon enfant dans ce comportement exagéré et répété au point que cela me fatigue, m’épuise?

Les sources de son mal-être (car s’il se comporte comme ça, cela n’a rien d’agréable pour lui non plus) peuvent être variées, évidemment et souvent, très personnelles. Néanmoins deux choses sont à prendre en compte:

1: Ses besoins sont-ils satisfaits ?

2 :Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

1: Satisfaire les besoins de son enfant.

Avant tout un enfant a besoin, d’affection de dialogue de rires de câlins de jeux… d’un amour inconditionnel °.

=> Un enfant doit dormir son comptant ( entre 9 et 11 h) par nuit-il faut être attentif à l’heure à laquelle passe SON train du sommeil.

*Un parent me disait en consultation que sa fille de 8 ans, s’endormirait bien à 19 h 30 mais que pour avoir une vie de famille il lui demandait de faire un effort et … qu’après elle ne trouvait plus le sommeil avant tard le soir. Et que du coup c’était la corvée d’aller au lit.  Si vous êtes attentif aux signes du sommeil de votre enfant (frottement des  yeux, frissons, bâillements, petite irritabilité, fatigue ) vous aurez tout intérêt à faire en sorte qu’il soit prêt à aller au lit. 

=> un enfant a besoin d’une alimentation équilibrée (peu de sucre blanc, beaucoup de produits frais non transformés, beaucoup d’eau et peu de soda … les intestins sont le deuxième cerveau du corps

*Une maman d’un très jeune garçon, me disait (entre autre) que son enfant était stressé car il avait toujours mal au ventre. Il est vrai que le stress peut entraîner des maux de ventre. Mais avant toute chose il est toujours bon de s’assurer de la réciprocité. Son mal de ventre n’était-il la cause de son stress?  En y regardant plus en détails, elle me confirmait qu’il ne mangeait pratiquement jamais de fruits buvait beaucoup de sodas, et mangeait surtout des féculents. Elle convint que le système digestif était un peu mis à mal! Elle s’en désolait mais ne voyait pas comment faire autrement.  Parfois une diététicienne,mais aussi une grand-mère ou un(e) ami(e) peuvent apporter une aide précieuse si l’on est vraiment en difficulté avec  l’alimentation.

=> Un enfant a besoin d’exercice et d’extérieur. S’il n’a pas sa dose de mouvements quotidienne, son irritabilité pourra venir de là. Nous sommes tous de plus en plus sédentaires et les enfants passent beaucoup de temps assis notamment devant un écran.

*Des parents me parlaient de la différence entre leurs enfants; L’aîné avait besoin de faire du trampoline en revenant de l’école pour se défouler alors que le second -plus solitaire- aimait s’isoler un peu dans sa chambre avec ses playmobiles et l’univers qu’il s’inventait.  Mais quand le temps le permettait ils prenaient tous un goûter  dehors avant tout, où faisaient un tour au parc.

Ils n’ont pas tous les mêmes besoins , leurs besoins varient : être parent c’est  aussi cela: être attentif tout en proposant le petit plus!

=> Un enfant n’a pas vraiment besoin d’écran. Bien sûr difficile de les éviter, et ce n’est pas mon propos. Mais l’on connait l’impact de ces écrans sur le cerveau de l’enfant et sur son comportement. Trop de stimulations fatiguent et irritent les enfants. Vous avez sans doute vu ces reportages d’enfant qu’il faut “sevrer” des écrans pour qu’ils se reconnectent à “l’ici et maintenant” . L’idéal c’est de les maîtriser c’est à dire qu’on en donne l’accès qu’à un certain moment avec un début et une fin, On privilégie les écrans inter-actifs, on contrôle le contenu et surtout on n’enfait pas un faux-allié systématique. Exemple je lui donne mon téléphone pour être tranquille ! On gagne du temps à court terme mais on en perd à long terme!

*Les parents sont de plus attentifs à la consommation d’écran par leurs enfants (à la qualité d’utilisation). Mais pas tous. Une maman dont le petit garçon était très agité et désobéissant (aux dires de celle-ci) ne comprenait pas pourquoi il était ainsi !  En échangeant avec eux je compris qu’il regardait des films (d’horreur) interdits aux moins de 18 ans en compagnie de sa mère (qui aimait ça mais cela lui plaisait bien qu’il soit près d’elle. Il expliquait par  ailleurs qu’il faisait des  cauchemars se réveillait souvent avec des images de monstres et de sang  dans la tête, et donc il dormait mal !  Le lien fut assez évident entre ce qu’il voyait et ce dont il rêvait. La  maman n’avait pas franchement pris conscience du lien cause à effet car elle était  convaincue  qu’il regardait cela distraitement et que de toutes façons elle lui  avait bien expliqué que tout ce qu’ils regardaient “c’était pour de faux!”  Tous les parents font des erreurs! Ce qui est fort c’est de les corriger!

=> Plus il est jeune plus la question de l’ordre des rituels est importante. Parfois on croit que le petit n’écoute pas mais en fait souvent c’est que l’on n’a pas respecté son schéma très ordonné. Exemple: vous demandez à votre enfant de 5 ans de se brosser les dents avant de mettre son pyjama alors que l’habitude est inverse, il peut juste “désobéir” car il est perturbé dans ses rituels, et cherche à répondre à son propre besoin. Ce n’est pas contre vous mais pour lui. Les neurosciences nous montrent cette évolution du cerveau de l’enfant qui permet d’adapter l’éducation aujourd’hui.

Ce n’est pas une question de manque d’autorité, mais bien une question de connaissances. Dans l’exemple ci-dessus, si vous ré-évaluez votre attente en disant “ah oui tu as tes petites habitudes fais comme tu le sens pourvu que les deux soit faits”, vous désamorcez la situation, et pas de tension. Si vous dites ” oh mais ça n’ a pas d’importance, c’est moi qui décide, ce soir c’est comme ça” vous envenimez la situation: un vous appuyez sur le côté “prise de pouvoir” interne à la notion d’autorité, deux : vous ne savez pas que pour lui c’est important, donc en dénigrant ses attentes il se sent incompris et il perd un peu de votre confiance.

2 : Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

=> L’enfant pour se sentir en sécurité doit pouvoir s’appuyer sur l’affection, la confiance qu’il reçoit de ses parents, son entourage. Ce lien entre l’enfant et ses parents (ou nourrice…) est un lien d’attachement primordial dans sa vie. Un attachement sécure apporte autonomie, indépendance et ouverture sur le monde, car il sait que des parents vont prendre soin de lui quoi qu’il arrive. Il se peut qu’un enfant qui ne se sente pas en pleine sécurité soit défiant, provocateur, désagréable, il cherche vos limites (affectives), il est donc préférable de répondre par la douceur, la prise de recul que par l’agressivité ( La violence est interdite. ) car celle-ci renforcera son côté “désobéissant”. Peu réconfortant mais il est normal que votre enfant se relâche plus avec vous qu’avec son enseignant, cela traduit bien que vous êtes sa figure d’attachement à qui il peut “tout confier” (en confiance)

=> On sait aujourd’hui qu’un enfant qui n’écoute pas, s’il fait une bêtise par exemple, la punition qui lui sera administrée ne l’encouragera non pas à arrêter de faire cette bêtise mais à la (re)faire, sans se faire prendre: il portera son attention sur la manière de la faire pas sur l’objet lui-même (“ah ah : tu ne m’as même pas vu !”)

=> Pour “rassembler” un enfant dispersé, agité, le contact peut l’aider. L’assoir posément contre un mur (dos contre mur) ou autre support, ou mieux sur vos genoux, lui permet de se canaliser. L’accompagner dans sa respiration (comme les vagues sur une plage), le masser, contracter détendre ses membres et lui faire dire ce qu’il éprouve dans son corps, peut le recentrer également.

=> L’enfant a besoin de connaitre et de construire les règles et les conséquences dans la vie de famille (comme nous apprenons le code de la route). Si ces règles sont mises en place ensemble et que les conséquences sont pré-établies cela assainira la relation en cas de problème notamment dans les situations conflictuelles.

Il faut enfin se redire, que le parent que l’on est, dépend de ceux que l’on a eus**. Une analyse peut permettre une certaine mise à distance si l’on n’a pas eu des parents très sécures par exemple.

L’enfant n’aura pas la même écoute de son père ou de sa mère.
En même temps il n’y a pas le parent gentil et le vilain. Beaucoup d’autres paramètres jouent: si c’est un garçon ou une fille, sa place dans la fratrie, son tempérament, le vôtre, le lieu, l’heure, la situation …

En un mot “éduquer un enfant” est complexe (ça on le savait) et encore plus aujourd’hui, mais l’idée à retenir est le cadre bienveillant mais ferme et dont l’enfant connait les règles et leurs conséquences. La souplesse d’adaptation aux situations plutôt que la rigidité. Plus ils grandissent moins on doit être hermétique, leur faire confiance est gage de responsabilisation donc de plus d’écoute, et bien sûr l’amour inconditionnel.

Il n’y a pas d’école de parents, mais parfois quelques conseils glanés ici ou là permettent de se former un peu. De toutes façons on a tous droit à l’erreur: eux comme nous !

Faites au mieux !

Merci pour votre lecture. (vous êtes enfin au bout de l’article)

Sylvie ETIEVE

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*Tous les exemples issus de ma pratique ne prennent en compte qu’un des nombreux indicateurs donnés par les parents lors des thérapies. Rien n’est uni-factoriel et tout n’est pas si simple !

° Un amour inconditionnel est un amour qui transcrit “quoi que tu fasses, je t’aime. Même si parfois je ne suis pas d’accord avec toi ou si je suis fâchée je t’aime quand même, sans aucun condition, sans aucun chantage. Cet amour n’est ni invasif ni distant. Il se met en mots et en actes.

** lire le livre “parents sous influence” de Cécile David-Weil (éditions Odile Jacob) peut vous aider

Le dossier du jour sur ce thème sur France Bleu Berry 17 juin 2021 intitulé:

Vos questions assurance 17 juin 2021  

Le titre ne correspond pas car j’avais remplacé un invité au pied levé 😉

Ecriture collective: “Mauvais signe”

J’ai eu l’occasion de participer à une écriture collective dans mon village. L’idée était d’écrire à plusieurs dans un ordre aléatoire, une histoire dont le thème fut impulsé en début d’expérience par l’auteur Stéphane Aucante, originaire de Saint-Maur. Ce livre s’est réalisé sous l’œil attentif de la directrice de la bibliothèque Karine et sera présenté en lecture collective samedi 5 juin. Ce n’est pas le genre de roman que j’apprécie particulièrement (noir et fantastique) , mais j’ai réussi à y mettre une petite touche qui a trouvé sa place dans ce “puzzle littéraire”, et l’idée du collectif en temps de confinement était agréable à vivre, je vous en livre l’extrait (retenu pour le livre)

(C’est l’histoire d’une jeune graffeuse qui enquête sur des meurtres. Cela se passe à Marseille dans les bas fonds, MAIS Jack un des personnages se trouve à la centrale de St Maur) …

Au cœur de cette même nuit si particulière, aussi noire qu’un point final, Jack ne parvient pas à dormir dans sa cellule, là-bas, à six-cent kilomètres de Marseille : la visite de Greta et leurs échanges l’ont secoué. Depuis, il a quitté Gireugne et réintégré la Centrale. Une chose extraordinaire lui a été aussitôt accordée : une permission de sortie. Non pas dans un bois ou une forêt, mais au village le plus proche de la prison. En pleine insomnie, il se remémore cette sortie… Très encadrée et suivie, il est vrai. Mais qu’importe ! Il a pu s’extraire de l’enceinte de la Centrale de huit à dix-huit heures, en donnant ses lieux de point de chute, et muni bien sûr d’un bracelet électronique.

Les multiples portes du sévère bâtiment s’ouvrirent. Signatures d’engagement, remise du bracelet, récupération d’un pécule et de son sac dans le bureau d’entrée. Quand il se trouva dehors, il respira devant la porte de « la Centrale hérisson » — une expression à lui — avec tous ses pics blancs censés empêcher qu’un hélicoptère se pose. A droite, la route conduisait à la zone commerciale Cap Sud ; il l’aurait bien mis, lui, le cap au sud ! Mais il décida de prendre à gauche. Devant lui, un champ, et une usine en arrière-plan ; de chaux peut-être. Il emprunta la voie cyclable pour aller vers le bourg. Un immense silo à grains se dressait devant lui. Décidément, entre la Centrale, le silo, l’usine, ce patelin n’avait rien de touristique !

Jack traversa une petite voie ferrée et descendit vers un rond-point. Là, un panneau le fit sourire : il indiquait la direction du « Château des Planches ». Des planches, il en imagina quatre… « Idée noire » aurait dit les psys de Gireugne…

Il descendit une légère côte, déboucha dans une large vallée et, marchant prudemment sur le bas-côté de la route, avança au milieu des prairies, de ponts en ponts, en direction de Saint-Maur ; encore un nom qui résonnait bizarrement. Tant de gens étaient morts autour de lui… Décidément Jack avait le blues… Ou l’angoisse au ventre… Peut-être aurait-il dû continuer à prendre des anxiolytiques ?

A l’entrée du bourg, une jolie boulangerie lui mit l’eau à la bouche ; il se dit qu’il y rentrerait bien pour s’offrir une pâtisserie : ce serait son petit caprice à lui. Il hésita. Puis préféra se rendre directement au restaurant qu’il avait indiqué comme premier point de chute. Son nom lui avait plu : « La Promenade ». Idéal pour un jour de permission ! Évidemment, avec l’épidémie, il ne put pas s’installer mais s’adonna au nouveau concept à la mode : le « clique, récupère et casse-toi. » Encore une expression à lui. Sincèrement, ce n’est pas très convivial ce truc… Jack mangea son délicieux cheeseburger en marchant. Il s’attendait à un village plus grand quand il avait lu : «deuxième commune la plus étendue de l’Indre » ; mais donc, en superficie uniquement.

Et lui, les champs plats à perte de vue, ça ne le branchait pas trop l’amoureux des calanques. Tout près de La Promenade, dans un renfoncement, se cachait le bureau de tabac-presse-jeux-poste-épicerie : « Le Relais Saint-Maurois ». Jack trouva le nom poétique et entra. Il s’acheta des cigarettes, résista à l’acquisition d’un billet de loterie.

Quel plaisir ce fut de s’en griller une au pied d’une pompe-fontaine surmontée d’un angevin ! Il l’observa : c’était bizarre, on aurait dit que cette partie de la fontaine s’était évadée du bassin qui trônait près de l’église ! L’église… Il osa avancer vers elle. Rien à voir avec l’emblématique Basilique Notre-Dame-de-la-Garde qui surplombe sa bonne ville de Marseille. Mais qui sait si, dans cet édifice bien assis entre d’anciennes maisons, une Bonne Dame ne veillait pas sur la petite cité et ses habitants ? Jack s’assit sur un banc, repensa à toute cette histoire : le Symbole, La Marque, le monde souterrain, Dabliya, le Lazaret, la Syrie, le meurtre du Président du Syndicat des Tatoueurs Professionnels de Marseille, Balthazar, Éléonore, Maria, Greta… Tout s’était entremêlé dans sa tête… Mais comme cette sortie lui fit du bien !

Il abandonna sur le banc ses soucis, se remit debout et regarda autour de lui. Une vieille dame rentra dans la boucherie du bourg et, entre les caméras de surveillance et Jésus sur sa croix au coin d’un parc, les voitures lui laissèrent plus ou moins aimablement la priorité sur les carrefours. Au loin, il aperçut la mairie mais emprunta une rue transversale et s’enfonça un peu plus loin.

Au bout d’un chemin — du boutru… gourichon… un truc imprononçable en tout cas —, il grimpa sur une passerelle et découvrit une vaste étendue d’eau traversée par un pont flottant. Original. « Les Ballastières, ancienne carrière » indiquait un panneau explicatif. Vraiment sympa comme endroit, plus agréable que Les Bas Fonds de Marseille… Pas à dire, même ce jour-là il eut du mal à oublier son passé…

Il en est là de sa rétrospective de permission quand l’œilleton métallique de la porte de sa cellule claque. Vérification nocturne : RAS. Que se passe-t-il à Marseille en ce moment ? …

Village de Saint-Maur

Sylvie Etiève (revu par Stéphane Aucante)

Photos : Sylvie ETIEVE

J’ai tout pour être heureuse, heureux, mais je me sens insatisfaite, insatisfait !

(Temps de lecture : 3′ 30)

Il m’arrive de recevoir des personnes en consultation, qui se sentent en contradiction avec leur propre vie.

A priori, ces personnes ne se sentent pas vraiment bien dans leur vie, et pourtant, quand elles y réfléchissent, elles conçoivent qu’elles ont pour tout pour être heureuses.

Oui, mais …

Une bonne santé, un métier qui a du sens, un(e) conjoint(e)-ou un célibat choisi-, des enfants- ou pas, par choix-, pas de difficultés financières, des activités variées, des amis … a priori, oui, tout est coché pour que la vie soit belle.

Mais non , elles ne se sentent pas bien, “ne s’éclatent pas vraiment ! “, se plaignent, jugent ou critiquent beaucoup, elles sont parfois amères, mécontentes, boudeuses, voire un peu déprimées ! Elles sont insatisfaites!

D’OU VIENT CE MALAISE ?

Bof !
  • Notre éducation nous pousse, le plus souvent, à “bien faire”, ou à toujours “nous améliorer”, ce n’est pas fondamentalement le problème mais, si dans cette éducation nous n’avons pas eu suffisamment d’encouragements positifs, de reconnaissance, cela laisse des traces dans notre vie d’adulte: “je peux toujours faire mieux”, “je ne fais que des erreurs”, “je fais ça, mais je ne me sens pas très sécurisée “, “encore pas terrible ce que je vis” … bref, l’on peut passer beaucoup de temps à s’autocritiquer voire s’autocensurer, ce qui, à force, génère de l’insatisfaction !
Pffff !
  • Par ailleurs, la société (de consommation) dans laquelle nous évoluons, nous renvoie des modèles proches d’une “certaine perfection”. Cela va de la belle voiture (ou cuisine) aux potentielles vacances exceptionnelles, sans parler des profils physiques ou familiaux (je vous invite à taper le mot ‘famille’ dans un moteur de recherche (image) : vous ne verrez que des familles heureuses, et bien portantes !) Tout cela nous “met, insidieusement, un peu la pression”, car nous avons une fâcheuse tendance à nous comparer: en scrutant (ou interagissant sur les réseaux sociaux par exemple!

Ce malaise, une fois conscientisé, signifie avant tout une envie d’aller mieux. Donc lorsqu’on arrive en thérapie pour en parler, c’est que, déjà un début de solution peut s’amorcer.

ALORS QUE FAIRE ?

“Ah ; ça arrive”

Nous pouvons vivre ce sentiment ‘d’insatisfaction’ qu’exceptionnellement. Cela arrive et est normal: dans la vie il y a des échecs et des doutes ! Et être insatisfait d’une situation peut avoir un côté “remise en cause” et permettre d’améliorer la situation en question.

“Il y en a marre !”

Mais certaines personnes peuvent être réellement handicapées par une insatisfaction chronique : jamais heureuses, elles voient toujours le côté négatif des choses, peinent à remercier, blâment et se blâment régulièrement, jugent, visent la perfection, dramatisent les événements … comme si elles cherchaient à combler un manque permanent. Ces personnes-là ont alors besoin d’un accompagnement pour comprendre d’où vient cette sensation de “vide à combler” si elles souhaitent apaiser leur difficulté et être plus agréable avec leur entourage.

Cet accompagnement pourra permettre :

  • d’analyser les racines de ce ressenti
  • de voir les situations différemment et d’adapter son attitude
  • d’apprendre “la reconnaissance” et “la gratitude”
  • de distinguer “l’important” de “l’essentiel”
  • d’évoquer les notions “d’échec” de “perfection” et de “sécurité intérieure”
  • d’étudier la confiance en soi et/ou l’estime de soi
Sourire est une aide précieuse !

L’objectif visé étant bien sûr un mieux-être généralisé, car l’insatisfaction chronique peut mener à la déprime même à la dépression.

Etre bien avec soi-même et avec ceux qui nous entourent est quand même un des buts à atteindre dans la vie non ?

Si vous avez pris le temps de lire cet article, je vous en remercie et j’espère qu’il vous aura satisfait.

Portez-vous bien.

Sylvie ETIEVE

“La satisfaction intérieure est en vérité ce que nous pouvons espérer de plus grand.”
Spinoza ( philosophe néerlandais du XVII siècle)

Crédit image: SE 2019 -atelier gestion des émotions “modelées par les enfants”.

Balade bien-être en forêt : osez la sylvothérapie

Que sera cette balade thérapeutique ?

  Ici :Emission France Bleu à réécouter

C’est une sortie dans la nature dont l’objectif est de se recentrer sur soi, de prendre conscience de ses sensations liées à la nature environnante.

Aucune performance n’est attendue : juste se laisser guider et profiter des bienfaits de la marche sur un sentier forestier ou dans un espace un peu plus sauvage.

Si l’on n’a pas de problème de santé, marcher ne demande pas beaucoup d’efforts ni de concentration!

Donc cette activité permet de libérer l’esprit. Socrate enseignait en marchant ! Grâce à cet exercice physique  notre cerveau va ressentir un certain bien-être. En effet la dopamine (hormone du plaisir) va être secrétée et va accentuer  l’activité entre les neurones. Marcher détend le corps et libère la pensée donc (vous l’avez déjà tous expérimenté) !

Ce jour-là on cherchera  à profiter du moment présent: on laissera de côtés  nos préoccupations (et notre téléphone)… pour simplement être dans

l’instant , dans cette balade, dans la forêt à cette saison, dans ce moment qu’on s’est accordé. On parlera de ce qu’est l’ancrage, la sylvothérapie*.

Il y  aura des temps de silence permettant la méditation-et des temps où nos sens : toucher odorat vue ouïe seront interpellés, et aussi des temps d’échanges possibles (autour d’une boisson (chaude) dans une clairière).

Un parcours (accessible à tous marcheurs) vous sera proposé avec quelques étapes, conseils (technique de respiration) et questionnement pour donner une dimension spécifique à cette balade.

Tout vous sera expliqué à votre arrivée en forêt:        ce sera simple.

Je vous dis à bientôt.

Sylvie Etiève

PS: voir aspects pratiques en bas de page

Aspects pratiques :

1: Se décider ! Etre disponible à des pratiques de détente !

2: S’inscrire -obligatoirement- [ appel ou sms au 07 81 33 06 87- ou mail: sylvie.etieve@gmail.com ]

3: RV derrière le magasin BUT (cap sud St Maur 36) à 10h (je vous conduirai dans la forêt (privée) où est prévue cette balade).

4: Prévoir une tenue adaptée à la météo : Jambes, bras couverts. Et de bonnes chaussures.

5: Tarif : participation libre en conscience , à partir de 4 ou 5 €/adulte. Vous passerez autant de temps dans cette balade qu’au cinéma ou au théâtre 😉

Gratuit pour les enfants (Obligatoirement accompagnés)

Gratuit pour les personnes sans ressource.

Une boisson (chaude) ponctuera la balade.

6: Les enfants peuvent participer avec vous à cette balade, les adolescents aussi (un peu devant ou un peu derrière s’ils le souhaitent) : il leur faudra juste respecter la règle du calme 😉 

7: Compter environ 1 heure 1/2 : il sera midi à votre retour et le fruit de votre non-cueillette ne vous permettra pas de prévoir le déjeuner !! 

8: Comme cela m’a été demandé, nos amis les chiens ne sont pas prévus parmi les inscrits, merci de votre compréhension.

SI LES CONDITIONS MÉTÉO NE PERMETTENT VRAIMENT PAS CETTE SORTIE JE VOUS PRÉVIENDRAI par sms!

CETTE ACTIVITÉ BIEN-ETRE EST PROPOSÉE A DES ASSOCIATIONS.

“Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.”

René de Chateaubriand[/caption]

Témoignage de Claire, une participante:

“Bien plus qu’une balade, un moment privilégié, un moment de détente, des retrouvailles avec soi-même, avec la nature et toutes ses couleurs.

Des trouvailles réconfortantes, un cadeau précieux tel un soutien partagé… 
Une prise de conscience aussi, et de l’énergie positive et naturelle.

Merci pour cette balade, merci pour ce moment de partage. Merci pour ta patience et ton réconfort.

Prochaine balade le 26 janvier avec Sylvie Etiève , n’hésitez plus, lancez vous et laissez vous porter.”

D’autres témoignages:

“Merci Sylvie pour cette découverte de la sylvothérapie et ton savoir faire et ces rencontres toujours aussi agréables et enrichissantes qui nous permettent de libérer des émotions et d’avancer dans le travail de cheminement.” Patricia

“Merci à toi, Sylvie pour cette parenthèse de pureté et de calme dans la folie de notre vie … Que du bonheur !” Isabelle

“Un très bon moment passer dans la forêt de chênes, à s occuper de soi et se ressourcer. Merci Sylvie!” Noëlle

Un article pour compléter  :

*https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/04/22/le-bain-de-foret-comme-therapie_5288892_4497916.html

  

 

Quelques photos d’une de mes filles, lors de la préparation.

Besoin d’une séance à distance ?

Comment cela se passe-t-il ?

1: Prendre RV avec moi: par mail, par sms ou par téléphone.

2: Une fois l’heure du RV fixée: baliser le temps et l’espace de celui-ci (par exemple prévoir quelques minutes avant le RV : son installation dans un lieu calme et où l’on est certain de pouvoir parler en toute tranquillité pendant une heure.

3: Une fois le RV fixé : Régler la séance via paypal (carte bleue) : c’est très simple: il me faut juste votre adresse mail et je m’occupe du reste: vous suivrez la démarche pour votre règlement. 45 € /heure en individuel (65 € thérapie de couple). Seules les séances réglées ne pourront être prises en compte.

4: On peut faire la séance : par téléphone mais mieux par visio soit skype soit messenger soit WhatSapp : on peut se voir cela appuie la communication.

5: Et voilà -d’où que vous soyez-: vous avez pris un temps de thérapie individuelle ou de couple qui je l’espère vous permettra d’avancer un peu plus.

Merci de votre attention.

Sylvie Etiève 0781 33 06 87

Comment se reconstruire?

Où, l’histoire d’une jeune femme insidieusement maltraitée par sa belle-mère quand elle était enfant, sous l’œil passif de son propre père, et qui s’est reconstruite.

Les symptômes du stress post-traumatique sont abordés dans cet article (écrit avec le consentement de la  patiente)

“Je me suis retrouvée en grande difficulté à une époque de mon adolescence parce que j’étais en conflit interne et je me demandais : ‘mais pourquoi mon propre père censé prendre en compte ma légitimité en tant que fille, qu’il doit logiquement aimer, ou au moins considérer, tient-il à ce que je me retrouve face à cette prédatrice qui a failli attenter à ma vie ?’ Parce qu’il s’agit de ça . Je me rappelle entre les sévices psychologiques qu’elle nous a faits subir à ma sœur et à moi-même : les humiliations, le mépris, les brimades, les cris, les claques, les “jetées dehors”… jusqu’au jour où elle s’est mise à courir après moi avec un ‘couteau de boucher’ à la main, dans une folie meurtrière en criant à mon père: « c’est elle ou c’est moi !!! ». Je me souviens de ce jour, où, ma résilience en a décidé que c’était trop ! J’ai fait le choix que cette personne n’aurait plus jamais le droit de me maltraiter , je lui avais dit “stop” ce qu’elle n’a jamais accepté et qui la rendit enragée. Mon père était là ce jour-là et ça il ne pourra jamais l’effacer aussi profond qu’il l’a enterré. “

j’ai devant moi Athéna* , une femme jeune, trentenaire, aussi jolie qu’intelligente que meurtrie . Elle est l’aînée d’une fratrie de 3 enfants (le troisième étant d’un père différent). Ses parents se sont séparés, elle avait environ 8 ans. A l’époque sa mère part avec un autre prince charmant, (elle la trouve très rêveuse sa mère, pas toujours les pieds sur terre) et son père s’installe avec madame X, femme de forte personnalité, assez autoritaire mais, les pieds un peu plus sur terre, elle, donc somme toute plus rassurante. Athéna, ayant une relation fusionnelle avec son père. choisit de partir avec lui et sa nouvelle femme. Sa sœur la suit.

Le décor de la thérapie qui commence est planté.

” je ne sais pas s’il s’est déjà posé la question de ce qui se serait passé s’il ne nous avait pas séparées ? Voyait-il son vrai visage?
Était elle saine d’esprit à ce moment ? N’a-t-elle pas révélé toute sa monstruosité de femme dangereuse malveillante et maltraitante ce jour ultime ? Heureusement il m’a conduit chez des voisins qui m’ont accueillie (il se doutait de certaines choses) mais ce jour fut aussi le jour où mon père choisit que je devais disparaitre de leur vie, après avoir failli complétement disparaitre sous la folie d’une femme ravagée!”

On ressent encore toute la peur de jeune la adolescente dans les propos d’Athéna , même si la scène a pratiquement plus de 20 ans. On est au cœur d’un d’un choc puis d’un stress post-traumatique, c’est à dire qu’Athéna conserve cette empreinte psychologique indélébile de cet événement traumatisant ! Et elle en décrit par la suite tous les symptômes:


Des reviviscences :
Athéna a régulièrement revécu cette scène du couteau de boucher (qui devait être un grand couteau de cuisine) . De jour comme de nuit elle a eu des flashs elle en a fait des cauchemars, se réveillant en sueur m’expliquera-t-elle. A la vue de certains éléments sensoriels (une photo, une odeur de parfum, des cris…) elle était reprojetée dans cette scène et se sentait vraiment mal.

Des difficultés d’ordre psychologique: Athéna en plus des troubles réguliers du sommeil, se sent parfois “à fleur de peau”, il lui arrive d’avoir du mal à se concentrer, moins maintenant mais aussi elle se sent déprimée parfois, à cause de cette violence qu’on lui a faite. Et parfois elle se sent un peu coupable, surtout vis à vis de sa petite sœur.

Des évitements : Elle fait tout pour ne pas se retrouver dans la même situation et pourtant il lui arrivera de la revivre différemment mais de la revivre sans vraiment le savoir, nous y reviendrons.

Il lui a fallu du temps à Athéna pour prendre conscience de ce choc post traumatique. Il lui a fallu du courage aussi pour décider de se faire aider, accompagner afin de surpasser et d’intégrer ce difficile moment de sa jeunesse à sa vie. Un jour, adulte, elle décide d’écrire à son père, voici un extrait :

“Serais-tu d’accord pour m’écouter ? Je pense que tu me le dois. Je vais t’expliquer comment « ta petite fille » de l’époque a vécu ces moments,
je vais t’expliquer la vie que tu as choisie d’éluder au profit de ton confort psychologique et matériel. Que tu le réfutes ne changera rien aux faits, cela s’est passé et tu y étais, et mes amis aussi…. Sans oublier la famille V. , celle qui m’a recueillie le jour où j’aurai pu mourir !”

Dans le début de la reconstruction, l’écriture est un formidable outil. En effet l’écriture permet de prendre du recul, elle a un coté “miroir’ de notre monde intérieur. L’introspection est nécessaire pour écrire. L’écriture permet de remettre en mots des maux que l’on a vécu. Elle nous permet de les accepter, de s’en distancier. Parfois écrire nous entraine à demander une “réparation” “un pardon”. On peut revenir sur ce que l’on a écrit plus facilement que sur un flot de paroles, on peut transmettre notre écrit à un autre ou à d’autres, qui le liront ou pas : cela leur appartient. La (re)lecture peut être douloureuse certes. Mais au fond l’écriture, Athéna l’a compris permet de se libérer de ses chaines, , elle permet d’ouvrir la porte de son inconscient, comme pour l’aérer un peu et permet d’initier un changement voire éventuellement d’ouvrir une relation nouvelle, ce que souhaitait Athéna.

Ecrire fait du bien lors d’une thérapie. noter ce que l’on ressent aide à voir que l’on avance aussi et Athéna en a déjà écrit des pages dans sa thérapie, que l’on pourrait appeler “autothérapie”

Athéna a grandi. Après cette scène de violence elle n’est plus revenue chez son père qui a quand même gardé contact avec elle, mais un jour, lasse, elle lui écrit :

“Je ressens que nos échanges ne sont qu’une mascarade et ne sont absolument pas basés sur l’honnêteté ni la bienveillance. Ils sont ternes et sans grandes valeurs ni convictions. Ils sont juste quelques mots par ci par là pour de ton côté garder un pseudo contact avec ce que tu appelles ta fille mais ce lien s’est fracturé il y a maintenant si longtemps.”

Elle s’est orientée professionnellement dans le milieu du soin, elle a réussi, ce n’est pas complétement par hasard analyse-t-elle. Et puis un jour elle rencontre un homme, un ami, qui lui demande de lui donner un coup de main dans son restaurant. Toujours d’une énergie débordante, Athéna accepte. Mais au fur et à mesure qu’ils font connaissance, elle se rend compte que la compagne de cet homme est entrain de la malmener. Elle se fait manipuler par celle-ci ! La manipulatrice parvient même à obtenir ses numéros de comptes et accède à des sites et commence à “la truander”, elle et son petit ami. Cette femme, derrière l’homme a qui elle a fait confiance, faisant du mal, la renvoie à son traumatisme ! Les vieux démons ressortent, elle s’en veut d’être retombée dans le piège d’une forme de maltraitance . Elle est encore plus décidée à poursuivre la remontée dans son enfance pour ne plus être la proie de telle ou telle géôlière et décide (en plus de se faire accompagner) d’écrire (enfin) à cette femme (dite abusivement belle-mère) qui l’a maltraitée . Elle a compris que la lettre à son père ne suffisait pas pour se relever complétement.

“M, je m’adresse directement à toi car il est temps de rétablir l’Ordre et la Vérité de tes actes et de tes intentions envers l’enfant que j’étais. [… ] Tu es coupable de tout ce dont je vais enfin exprimer alors que je m’étais tournée auprès de toi et de mon père , pour être en sécurité et pour recevoir de l’Amour et de la protection, je voulais te faire confiance , je voulais être bien avec toi parce que si tu rendais mon père heureux alors je me disais que je pouvais l’être avec toi et malgré ça tu as choisi d’incarner un comportement injuste […] Te souviens-tu de la scène où tu as sorti le couteau du tiroir de la cuisine ? Celle où telle une furie tout droit sortie d’un film d’horreur joué dans un hôpital psychiatrique, tu as hurlé “c’est elle ou c’est moi” pour que mon père fasse un choix entre nous deux, tout ça en le pointant ce couteau de boucher vers moi, Je n’étais qu’une adolescente.”

Par cette lettre qui remet en scène le choc vécu, Athéna redonne à sa propriétaire toute la colère, la haine ressentie, la peur de ce jour où elle a pensé qu’elle allait mourir.

Il se peut que cette belle-mère ne se souvienne pas de toute cette scène, il arrive qu’une forme de déni verrouille la mémoire de certains actes et souvenirs violents. Athéna en le lui rappelant lui permet d’en prendre la mesure, et se libère par cette missive du poids de ce choc qui la poursuit. Ses mots sont directs:

“Par cette lettre et en tant qu’adulte je romps tous les liens et me libère de ton emprise, de cette souffrance, cette culpabilité, cette injustice, de ton atteinte à mon intégrité physique et psychologique, de toutes angoisses et de peur parce que je ne suis pas responsable de ce que tu m’as infligé, toi seule et mon père en portent la véritable culpabilité.”

Athéna a envoyé sa lettre. Elle n’est pas certaine que son contenu ait fait prendre conscience à cette femme de la mesure de sa propre douleur. Elle a aussi essayé de reprendre contact avec son père, toujours pris entre l’enclume et le marteau. Il a accepté d’ouvrir les yeux sur le cheminement de sa fille, mais lui n’a pas encore entrepris ce voyage. Est-il seulement prêt à préparer ses bagages ? Ceux de la (re)connaissance des faits, de l’acceptation de la situation, de la compréhension du malheur de l’autre, de la demande de pardon, et de la réparation? Ce n’est pas certain.

Il me semble que cette thérapie pourrait faire l’objet d’un livre et qu’il est compliqué d’en extraire des bribes pouvant vous-même vous aider.

Néanmoins il me faut encore préciser qu’un livre (que je vous recommande) de la psychiatre Marie- France Hirigoyen, a aidé Athéna à se relever intérieurement également: « Le harcèlement moral, violence perverse au quotidien » dont voici un extrait qui lui a permis de fustiger puis de réhabiliter un peu l’image de son père, qui partait régulièrement en déplacement professionnel :

“Le partenaire conjugal de l’agresseur, lui-même dans l’emprise, ne peut que rarement aider ses enfants, écouter leur souffrance sans justifier l’autre, sans se faire son avocat. Les enfants perçoivent très tôt la communication perverse mais, dépendant de leurs parents, ils ne peuvent pas la nommer. Cela est aggravé lorsque l’autre parent, désireux de se protéger, s’éloigne, laissant l’enfant affronter seul le mépris ou le rejet.”

L’ENTREE EN RESILIENCE

Pour finir je laisserai la plume à Athéna pour vous montrer à quel point on peut transformer des évènements cruels et douloureux en une résilience fantastique et vivifiante. Après des jours des semaines de réflexion et de cheminement voici ce qu’elle écrivait à celle qui lui avait fait tant de mal:

“Je tiens à ce que tu saches que tu as été un contre-exemple dont je me suis servie pour esquisser l’aquarelle de ma Vie, c’est avec les pinceaux de l’Amour, de la Gratitude, de la Bonté, de l’Humilité, de la Responsabilité, avec ce Courage, cette force indéfectible, cette puissance de vivre l’Amour de chaque instant présent, en prenant dorénavant soin de moi et des autres que je RENAIS de ton emprise, que je BRISE mes chaînes rattachées à ton ombre cruelle que j’ai su TRANSCENDER en Éternelle Flamme, et Lumière Immortelle ! Du chaos naissent les étoiles … à ta conscience! “

Merci pour votre lecture. Sylvie Etiève & Athéna

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Enfance maltraitée : un numéro 119.
Si vous avez un doute: il vaut mieux appeler pour rien, que de laisser un enfant en danger.

*Athéna est un prénom d’emprunt (rappel c’était la déesse de la raison, de la prudence, de la stratégie militaire et de la sagesse.) Si vous la connaissiez vous trouveriez que ce prénom lui va bien.

*« Le harcèlement moral, violence perverse au quotidien »
Marie- France Hirigoyen Psychiatre -Edition : Syros

Le harcelement Moral: La Violence Perverse Au Quotidien par Marie-France Hirigoyen
Un livre qui peut vous aider.

Pâques 2020 confinés ! Et 2021 à moitié confinés

Serions-nous un peu déconfits ?

« -J’appellerai lundi les personnes que je dois appeler pour mon travail ! -Mais lundi c’est férié : c’est le lundi de Pâques ! -Ah oui, eh bien férié ou pas, avec ce confinement on ne se rend pas compte, on est un peu perdu et un peu las !  J’appellerai mardi alors!»

Ce petit échange téléphonique avec une de mes filles confinée dans une grande ville montre à quel point ce confinement fait perdre certains repères !

« – Oui mardi c’est plus adapté! — Pâques confinés… ce n’est pas vraiment Pâques! Pâques c’est la famille, le plein air, la joie… : alors là, en 2020 on en est loin !! »

Pas toujours facile il est vrai de prendre de la distance par moment : on en est tous un peu là au bout de 3 semaines de confinement (et un an en 2021 de chaud et froid). Et pourtant le week-end à venir que l’on soit croyant ou non, est le week-end de Pâques.

Ce temps de Pâques est parfois familial ou amical, c’est souvent un temps de retrouvailles, de fête, ou de changement d’air (le printemps est bien installé) car c’est un week-end de trois jours donc! (sauf si l’on est sur le front à cause du coronavirus).

En raison des restrictions sanitaires 2020 et 2021 liées au covid 19 : une grosse coupe est faite dans cette tradition printanière et cela peut entrainer un certain désarroi !

Pour bon nombre d’enfants, la chasse aux œufs va être marquée par le confinement. Mais pas que pour les enfants. A écouter ceux que j’entends, le confinement prive les adultes (parents ou non) mais aussi les grands-parents de leur rapport avec leurs petits-enfants. Ils se sentent notamment privés de contacts (même si en 2021 avec l’arrivée du vaccin les maisons de retraite s’ouvrent de nouveau), de conversations en direct, de jeux, de rire, de transmissions mais aussi d’action. Et ce week-end, le vide va sembler abyssal pour ces grands-parents ou pour les familles séparées (de plus de 10 km, même si une tolérance est en place)!

Néanmoins c’est Pâques et que l’on soit croyants* ou non, il y a un symbole commun à tous : « Pâques est le symbole de la vie » : les journées qui ont bien allongé, la végétation qui repart pour de bon, la vie animale naissante (on cherche des œufs de Pâques), l’envie de faire la fête, de sortir, de vivre de revivre de naître de renaître…

Alors comment fêter la vie, le printemps, Pâques quand on est dans une ambiance anxiogène (voire triste pour certains) quand on est confiné voire « enfermé » !

Voici (si besoin est) quelques idées pour compléter les vôtres :

*C’est Pâques, c’est une tradition : les rituels permettent de « mieux vivre » le confinement : donc appuyons-nous sur ce rituel, et,disons-nous que le rassemblement familial sera différé.

*Décorons pour Pâques : fleurir la maison, accrocher des dessins des œufs (gobés puis colorés), préparons les paniers (ou fabriquons-les). Plein d’idées sur ce site !

*Avec les enfants : marquons (maintenons) ce temps de « chasse aux œufs » toujours très appréciée : et si l’on n’a pas d’œufs en chocolat, l’on peut cacher des petits mots gratifiants, des photos, des petites surprises ou des vrais œufs (durcis) de poule : la chasse aux trésors et la bonne ambiance a autant d’importance que le trésor lui-même !

*Comme on ne peut pas (beaucoup) bouger : bougeons ce qui nous entoure. Changeons un ou deux meubles de place ce week-end, mettons des photos des absents, écrivons des citations, des devinettes ou dessinons sur une grande feuille punaisée au mur…

*Bougeons aussi les autres dimensions sensorielles : mettons de la musique, diffusons de bonnes odeurs (huiles essentielles, parfum, mais aussi cuisine…), créons des espaces doux de cocooning,

* Prenons l’apéritif, le dessert et/ou mangeons dans un endroit inhabituel de la maison : soyons inventifs, surprenons-nous !

*Marquer ce week-end par des actions un peu exceptionnelles : faire une visio (skype, houseparty, whatsapp…) avec des personnes que l’on aime bien, ou téléphoner à des personnes seules ou vulnérables, ou faire des surprises à des personnes qui sont proches, faire rire ou sourire quelqu’un,osons sonner chez des voisins, appeler la famille…

*Se réjouir d’être en bonne santé ! Et essayer d’avoir une intention, une pensée, pour ceux qui ne vont pas bien. Et… à 20h, applaudissements de soutien si l’on veut !

Cette période de (re)confinement à tendance à nous fragmenter un peu alors : ACTION soyons acteurs, oui, de notre vie même si l’on est confiné, même si l’avenir est incertain ! En tout cas essayons ! Quand on sait que l’étymologie de ce mot « Pâque » veut dire « passer au-dessus », cette définition ne peut que nous aider dans la période actuelle.

Malgré tout : “Joyeuses Pâques ” ou tout simplement : “Passez le meilleur week-end que vous puissiez passer dans cette configuration où l’on n’a peut-être pas vraiment le cœur à la fête.”

  Allez faites ou faites-vous un petit plaisir ! 

Sylvie Etiève 9 avril 2020 revu le 3 avril 2021 !

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*Pour les croyants, difficile de l’ignorer dans une société judéo-chrétienne, c’est la fête la plus importante pour les Chrétiens (résurrection du Christ) : fête de la vie qui l’emporte sur la mort. Pâques, Pessah (Pâque juive qui commémore la sortie d’Egypte), et cette année le Ramadan pour les Musulmans est dans ces mêmes jours. Pour tous les croyants, comme les rassemblements sont interdits, les fêtes de Pâques devront être adaptées cette année 2020.

Photos SE.