119

S’il y a une chose que vous devez mémoriser de cet article (si ce n’est pas déjà enregistré dans votre mémoire) c’est ce numéro vert:

« enfance maltraitée » : 119 !

Je vous l’écrivais dans un article l’an passé, l’enfance est une période qui peut être aussi fantastique qu’acerbe!

Aujourd’hui, ce sujet remonte, suite à l’émission pièces à conviction: les sacrifiés de la République, diffusée cette troisième semaine de janvier 2019. Difficilement supportable parfois (elle est d’ailleurs déconseillée au moins de 10 ans), cette émission relance le débat sur la protection de l’enfance en général, celle des enfants placés en particulier.

Il est inconcevable de penser qu’un adulte puisse être un tyran avec un enfant, et bien heureusement la plupart du temps ce n’est pas le cas. Les parents sont bienveillants et protecteurs.

Néanmoins, d’après le professeur Bernard HOERNI (président de l’Ordre National des Médecins ) 2 enfants meurent chaque jour en France suite à de la maltraitance, les bébés sont les plus concernés (bébés secoués). Dans les 3/4 des cas les parents sont responsables de ces tortures.

Autre chiffre glacial, toujours transcrit par l’enfant bleu une quarantaine de viols auraient lieu chaque jour sur des enfants.

Et comme le signalait Lyes louffok , invité de l’émission « pièces à conviction,  » si quand on est enfant on ne nous explique pas que tout n’est pas permis sur le corps de l’autre, on ne le sait pas et on le prend tel quel! On retrouve ce message chez Andréa Bescond, la réalisatrice du film « Les chatouilles . 

C’est l’apprentissage de l’empathie (capacité de ressentir ce que l’autre ressent) qui est crucial dans l’éducation, insiste Boris Cyrulnik.Apprendre que l’on ne peut pas tout se permettre, et que l’autre ne le peut pas plus, doit être une ligne conductrice.

La toute petite enfance sert de base au développement de l’individu, même si tout ne se joue pas forcément avant 6 ans et que des méfaits sont résiliables, le développement, notamment de tous les sens, permettent à l’enfant de s’immerger dans le monde. Le fait d’être ancrer à ces figures d’attachements vont favoriser l’équilibre de l’individu.

Et les 330000 enfants suivis chaque année par l’ASE sont souvent en manque des ces fondements dans leur famille d’origine.

Heureusement que la plupart des 177000 qui sont placés en famille d’accueil ou en foyer trouvent refuge et affection, et que les dysfonctionnements signalés dans le reportage restent marginaux : mais il ne devrait en aucun cas exister et les lanceurs d’alerte sont cruciaux.

Merci à eux au nom des enfants qui se taisent par crainte ou par innocence.

Sylvie Etiève Janvier 2019


Bas temps d’hiver

Comme je l’écrivais dans différents messages ou articles, la météo a souvent une influence sur nous qui semble nous submerger. On sait que ce n’est pas la météo, en soi, qui agit directement sur notre humeur : mais le manque de lumière hivernal et bien-sûr, les autres aspects d’inquiétude de notre vie, qui, en période de temps gris et bas prennent une couleur encore plus terne.

Accueillir les émotions en soi nous permet d’avancer dans notre vie; mais, ces émotions, il semble nécessaire de les gérer, les assimiler, pour les laisser couler au fil du courant de notre vie.

On peut mettre des mots sur ce que l’on ressent, des couleurs, des partages, de la musique, du confort, des gourmandises, des lectures, des bavardages, des photos,… tout ce qui nous aide à mettre en épaisseur ce qui nous anime. Sans oublier que physiologiquement nous avons ce besoin de lumière et de vitamines -alors sortons, ouvrons les volets les fenêtres- Bougeons- mangeons des fruits et compagnie et bavardons et sourions.

Pour finir : je vous livre les mots qui ont coulé de ma plume il y a quelques jours en rentrant d’un petit tour au jardin (à ne lire que si on a le moral :ah ah ah !) en toute modestie, simplement pour vous montrer un exemple de mise en mots de mornes émotions passagères liées au temps !

Bel hiver à chacun et merci de votre lecture.

Sylvie Etiève

texte personnel (fond d’image B. Large)

Souhaitons-nous une bonne journée !

Je viens de terminer le livre anti-déprime de Philippe Bloch, non pas que je sois déprimée, mais parce qu’il m’avait été largement conseillé, et je dois avouer que j’ai bien envie de vous le conseiller à mon tour.

« Ne me dites plus jamais bon courage » n’est pas le dernier ouvrage de cet auteur, mais, bien qu’écrit il y a cinq ans, l’analyse de ce conférencier et ses conseils sont probants, voire d’actualité!

Il raconte qu’il y a quelques décennies, en sortant de l’ascenseur, des employés se souhaitaient amicalement un bonne journée alors qu’aujourd’hui, les mêmes employés se disent « bon courage ». Comme si une pluie d’ennuis les attendaient dans leur bureau. Ces deux funestes mots sous-entendent que les personnes à qui on les souhaite sont dans un contexte anxiogène et néfaste. Que le travail ( et cela est même élargi à la vie en général) n’a rien d’enthousiasmant :de la routine, de l’ennui et pas de grands projets en vue par exemple.

Je ne vais pas vous paraphraser le livre: en revanche je vais vous donner un de ses conseils que moi-même je donne dans mes ateliers « estime de soi » ou en thérapie individuelle.

Soyons attentifs aux mots que nous employons car comme Philippe Bloch l’écrit dès son introduction : « A force d’expressions telles que ‘fais attention‘, ‘ça ne marchera pas’, ‘le problème c’est que’, ‘vivement la retraite’, ‘y en a marre’ et autre ‘bon courage’ du matin , nous participons tous à une spirale infernale à laquelle il est urgent de mettre un terme. »

Donc, essayons de positiver nos propos en changeant quelques mots et quelques attitudes -comme je le disais ce matin dans le dossier du jour à la radio: l’attitude est capitale : Soyons ouverts souriants optimistes et attentifs aux autres : nous n’y perdrons rien, bien au contraire.

Je repense à ce clown philosophe Paolo Doss qui jongle et joue avec les mots pour nous dérouter et nous faire réfléchir , il magnifiait l’expression « ça en vaut la peine » par « ça en vaut la joie ».

Donc oui, cela en vaut la joie d’essayer d’être un soupçon plus optimiste dans nos propos, et, si vous n’avez pas peur des lectures un peu corrosives alors je vous recommande « ne me dites plus jamais bon courage » il se lit vite et bien, fait sourire et réfléchir, et vous avez toujours le libre choix de dire ce que vous voulez quand même !!

Merci à mes amis de me l’avoir glissé entre les mains : j’ai passé un bon moment !

Sylvie Etiève (10/01/18)

Lorsque l’enfant ne paraît pas

« Lorsque l’enfant ne parait pas »*

Je dédicace cet article à toutes ces mamans qui ont perdu leur enfant avant même de le connaitre; et aux papas et tout l’entourage bien évidemment. 

Alors que je réglais une consommation dans un restaurant à la campagne, la serveuse à qui je disais qu’ils avaient eu beaucoup de monde me dit : « et encore, je n’aurai pas dû être là pour les aider. Ma mère est décédée hier donc ils auraient pu se passer de moi ! » Ennuyée et compatissante je louais donc son courage et sa conscience professionnelle. « Oui, mais je relativise, vous savez elle était malade depuis longtemps, pour moi le pire que j’ai vécu c’est quand ma fille est décédée. » La confidence inopinée de cette femme que je ne connaissais pas quelques minutes avant me troubla : est-ce que je porte sur moi le fait que je sois à l’écoute des gens ! ? En tout cas, il était difficile de rester insensible à cette douleur réactivée par le nouveau deuil qu’elle vivait. Alors, comme vous l’auriez fait, je pris quelques instants pour la laisser dire ce qu’elle ressentait tout simplement parce que je voyais que cela lui faisait du bien. En quelques mots elle me laissa comprendre qu’elle avait deux garçons et qu’elle avait perdu cette petite fille à huit mois de grossesse : et que c’était difficile de s’en remettre.

La façon dont elle avait parlé de sa fille, au tout début, m’avait laissé imaginer deux circonstances possibles de son décès : accident, maladie ; mais en aucun cas, je n’avais pensé à une mort in utero ! Je me trouvais un peu décontenancée vis-à-vis de mon a priori ! J’échangeais donc quelques paroles de soutien et de compassion.

N’étant pas en séance thérapeutique, je me permis de lui dire que je comprenais très profondément ce qu’elle ressentait dans la mesure où, j’avais vécu le même drame lorsque j’étais jeune maman. Je lui redis que c’était effectivement l’une des pires situations pour une femme que de porter un bébé mort !

« La femme est faite pour donner la vie, pas la mort ! » m’avait humainement dit la psychologue qui m’avait accompagnée à l’époque : c’est tellement vrai !

« Donner » la mort alors que c’est la vie que l’on souhaite, est, on ne peut plus  incompréhensible et tragique.

Avoir mis tant d’espoir dans un « enfant à venir », et que cet espoir soit fauché par : un virus, une incapacité cardiaque ou respiratoire, une malformation, un accident de naissance … est carrément insoutenable.

Souvenez-vous du bouleversant chagrin intériorisé de Marcelle (Anémone) et de Pelo (Richard Bohringer), dans ce (livre et) film truculent de 1987 de Jean-Loup Hubert :« le grand chemin » : tout est enfermé, fui, triste, figé, altéré, noyé dans l’alcool jusqu’au jour où le petit Louis débarque dans leur vie pour l’été …

 

Alors oui, on se replie un peu malgré la bienveillance maladroite, mais généreuse des uns ou des autres qui essaient de (se) rassurer en disant « il vaut mieux que ce soit ainsi s’il (elle) ne pouvait pas vivre ou vivre avec un handicap »… et vous qui avez envie de crier « non non il aurait mieux valu que ce soit autrement : un bébé en bonne santé, un bébé viable, un bébé vivant ! », mais vous répondez aimablement « oui tu as sans doute raison ! »

En même temps, ce futur petit être n’est qu’un « bébé idéal » et c’est parce qu’il ne passera pas par le monde des vivants qu’il gardera tout cet idéal !  Et faire le deuil de « l’enfant idéal » quand on enfante d’un bébé en pleine santé ce n’est déjà pas très facile, mais, faire le deuil d’un «enfant idéal mort-né » est largement supplanté par le deuil de l’enfant lui-même avec tout ce que cela comporte : accouchement ,mort ,traumatisme, obligation administrative, suite d’accouchement (avec un peu de (mal)chance vous entendez les nourrissons qui pleurent à côté de votre chambre) ou encore plus perfide vous ne coupez pas à une montée de lait…, incompréhension, injustice, tristesse, découragement, prise de décision quant au corps de ce petit nourrisson sans vie, no-baby-but big-blues! …

C’est douloureux !

Cela rend insomniaque !

C’est tétanisant !

C’est presque culpabilisant !

Oh que ce vide est douloureux !

 

Et puis …

Et puis, on laisse ce petit être aller à sa mort : c’est dur, mais c’est nécessaire et salutaire.

Cette douloureuse expérience va devoir « être » acceptée et au-delà de l’expérience à surmonter il faudra être dans l’acceptation de soi *: c’est-à-dire accepter l’injustice qui est faite : une des plus grandes blessures de la vie ; en vivre la colère, la tristesse, la peur : toutes ces émotions qui en découlent et qui doivent s’extérioriser pour ne pas être refoulées !

Il n’y a pas de coupables il n’y a que de la souffrance !

En général, après l’hiver revient, tout doucement le printemps après la colère la paix s’immisce dans le cœur, après les larmes les sourires renaissent timidement, et la vie est très souvent plus forte que la mort donc on la laisse reprendre place même si l’on ne respire plus tout à fait comme avant.

On donne à cet enfant perdu une place dans la lignée familiale sans l’exagérer sans la renier : un peu à l’image de ce qui est noté  dans le livret de famille : un prénom (normalement pas de nom, pas de filiation) une page à moitié remplie seulement dans la partie obscure « décès » !).

 

 

On lui attribue  un « lieu de mémoire » quel qu’il soit : au travers un petit objet symbolique, ou dans un cimetière, dans un espace naturel, on peut planter un arbre, une fleur*, une étoile dans le ciel, une bougie, un ballon lâché, parfois une place dans son  cœur suffit ! Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de garder le souvenir d’un être cher.

Absence ne rime pas avec oubli.

Et avec les jours meilleurs et la consolation ,l’envie de renouer avec le mystère d’une nouvelle naissance réapparaît. La laisser éclore est signe du printemps de la guérison. On peut guérir même si l’on garde une cicatrice, c’est normal. Ce qui ne l’est pas c’est de garder la plaie ouverte et de la cacher. Dès que l’on vous frôlera vous souffrirez davantage que si vous prenez le temps de panser (penser) la plaie !

Un livre qui m’avait aidée.

Oui, face à la disparition trop précoce d’un petit être tout le monde est bouleversé, et c’est difficile d’en parler : c’est tellement personnel, considéré comme intime voire « tabou ».

Mais pour assimiler inacceptable, il ne faut pas minimiser la tragédie, en parler est nécessaire et il faut du temps, beaucoup de temps, et dans notre société de l’immédiateté c’est encore plus compliqué pour les jeunes parents endeuillés.

 

 

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J’ai conseillé ce livre à une de mes proches qui vient de vivre ce terrible drame de la vie de parent. Elle ne savait pas que j’avais (nous avions) vécu la même chose et m’a fait un  beau compliment en me disant « tu parais tellement heureuse que je ne pensais pas que tu avais vécu ceci ! »

La plaie est cicatrisée lui ai-je dit : et si j’en parle c’est pour encourager les autres à en parler, car en tant que thérapeute on encourage chacun à mettre des mots sur les maux !

Car oui cela donne de la place au retour du bien-être voire du bonheur !

Quelques associations pouvant aider les parents concernés :

AGAPA :
www.agapa.fr
Accueil, écoute, accompagnement de personnes touchées par une  grossesse interrompue ou la perte d’un enfant à la naissance. NAITRE et VIVRE :
www.naitre-et-vivre.org
Accompagnement des parents en deuil d’un tout petit. Information et prévention de la mort inattendue du nourrisson.

SPAMA :
www.spama.asso.fr
Soins palliatifs et accompagnement en maternité :  « il ne s’agit pas d’attendre la mort, mais d’accompagner la vie, aussi courte soit-elle. »

*https://unefleurunevie.org/#home

Une fleur une vie est un événement public et artistique destiné aux personnes touchées par la perte d’un tout-petit pendant la grossesse ou autour de la naissance.

Au-delà du deuil périnatal :

https://www.sosbebe.org/   Un espace pour :écouter, informer, aider

Ecoute confidentielle, anonyme et gratuite   contact@sosbebe.org

 01-42-47-08-67

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  • Je vous recommande «  les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau (Pocket).
  • Il existe beaucoup d’autres livres, associations, sites, … qui peuvent aider : n’hésitez pas à les citer.                                                                                                                                                                            Merci de votre attention.

             *  POÈME LORSQUE L’ENFANT PARAÎT

                                            (extrait du poème de Victor Hugo)

Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille 
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille 
Fait briller tous les yeux, 
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, 
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître, 
Innocent et joyeux. 

Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre 
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre 
Les chaises se toucher, 
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. 
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère 
Tremble à le voir marcher. 

Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, 
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme 
Qui s’élève en priant ; 
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie 
Et les poètes saints ! la grave causerie 
S’arrête en souriant.

 

 

La mortinatalité : les statistiques

Avec 9,2 naissances d’enfant sans vie pour 1000 naissances, la France détient le taux de mortinatalité le plus élevé d’Europe, indique le rapport européen sur la santé périnatale EURO-PERISTAT de 2013 .

 

 

ATELIER « DÉTENTE »

ATELIER « DÉTENTE » ou anti-stress.

Dans le cadre de ma pratique de thérapeute familiale, je propose un cycle de 5 séances pour aider les enfants, les pré-ado à :
(re)prendre confiance en eux,
se détendre,
exercer leur attention,
identifier leurs émotions, 
évacuer le stress 
réguler la respiration,
améliorer l’estime d’eux-mêmes,
échanger sur leur petite vie: lieu de paroles.
Au cours de ces ateliers, des rituels sont mis en place, et des exercices* pratiques ludiques et variés sont partagés en groupe restreint (entre 3 et 6 enfants de 6 à 12 ans, par groupe).
Des temps de paroles sont prévus et permettent aux enfants de dire librement ce qu’ils vivent, comment ils se sentent.

identifier ses émotions

Un cadre rassurant, de confiance de respect de non jugement est instauré dans le groupe.

Et les enfants y viennent avec grand plaisir ce qui se comprend car c’est un temps POUR EUX rien que pour eux.
Ces ateliers, pour certains enfants peuvent être une première approche avant une éventuelle prise en charge individuelle en thérapie, pour d’autres ces ateliers suffisent à leur donner de l’énergie pour la semaine à venir !

Le fait d’être en petit collectif  » ici et maintenant »permet aux enfants de se délester « des petits (ou gros) bobos de la vie  » de relativiser leur propre expérience, de ralentir un peu le rythme (exercice de l’éloge de la lenteur!), et, ils ont un réel plaisir à  retrouver les « copains, copines » du groupe   -voir commentaires ci-dessous-.

Ma longue expérience précédente d’enseignante rassure enfants et parents. Certains anciens élèves sont naturellement venus vers moi, et c’est le climat de confiance qu’ils appréciaient et qu’ils apprécient.
Voici le témoignage que deux jeunes fidèles participantes ont accepté de m’écrire:
« J’aime beaucoup ce groupe car on si sent bien, sa parole est respectée on trouve des solutions! C’est agréable parce que personne ne se moque, personne ne répète. On trouve des idées ensemble on réfléchit à plusieurs. On apprend à se connaître et on devient amis. Je vous le conseille vivement!!! L-A » 
« Bonjour, je trouve que cet atelier « confiance en soi » est super bien car on peut tout dire. Par exemple : si nous sommes tristes ou en colère, plein de choses, et c’est très intéressant car je n’avais vraiment pas confiance en moi.
Nous apprenons petit à petit. Et quoique l’on dise, la parole sera toujours respectée, et on sait que l’on ne va pas se moquer de nous.
J’apprécie vraiment cet atelier.
L.,9 ans. » 

« La petite maison au cèdre »

Ces ateliers durent 1 heure et la série (de 5 séances) coûte 40€, ils ont lieu, le mercredi (différents horaires) à: « la petite maison au cèdre » à Châteauroux (36), (au 67 Bd de l’école normale).

                          inscription et renseignements au :
  07 81 33 06 87
  ou
sylvie.etieve@gmail.com
Si vous connaissez un enfant (ou un pré-ado) à qui cela pourrait profiter : pensez à faire suivre cette information directement à ses parents.
Merci pour lui.
Merci

Commentaires de parents sur la page Facebook.

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*exercices inspirés  des méthodes de Jeanne Siaud-Facchin et d’Eline Stelde, de Comitys, de ma pratique d’enseignante et de ma formation de thérapeute familiale. 

VIVRE SEUL(E)

Qu’on l’ait choisi ou que ce soit suite à un accident de la vie : vivre seul(e) entraîne un certain nombre d’interrogations de part et d’autres !

Les célibataires :

Environ 1 adulte sur 3 est célibataire en France* : sur 67 millions de Français cela  représente 18 millions de personnes : plus d’hommes que de femmes (souvent des femmes très actives).

L’évolution de notre société dans les années 70/80  a même transformé certains modes de production. Avec la montée de l’individualisme et l’augmentation du nombre de célibataires: des portions alimentaires individuelles ont été produites par exemple.

Les sites de rencontre se sont multipliés également, internet en a permis la propagation et a donné à bon nombre de personnes la possibilité de trouver l’âme sœur.

Si la plupart des célibataires vivent en ville, une émission célèbre d’amour potentiel  a souligné l’isolement de certaines personnes en milieu rural, dans les près. 

Mais certaines personnes restent célibataires par choix: elles se suffisent à elles-mêmes mais elles mènent une vie sociale riche : leur caractère d’indépendance et leur envie d’autonomie les ont poussées à être en tête à tête avec elles-mêmes, de façon permanente.

 

Il faut juste être attentif à ce que ce célibat ne soit pas une résultante d’une phobie sociale, parfois liée à un événement traumatique dans la relation aux autres.

Et puis il y a le regard des autres : les paroles maladroites, les incompréhensions, les suspicions dont il faut se préserver :

pas toujours facile! 

Se retrouver seul(e) !

L’autre situation  résulte malheureusement d’un accident de la vie : séparation ou décès du conjoint.

Bien sûr les deux situations n’ont pas les mêmes répercussions.

Suivant l’âge, suivant la configuration familiale, le réseau social, la santé, la vie professionnelle, et les intérêts vivre seul(e) ne se conjugue pas de la même manière.

C’est du cas par cas, de plus cela évolue avec le temps. Que veut dire « vivre seul(e) » si l’on est une jeune famille monoparentale ? Certainement pas la même chose que si l’on est un veuf de 80 ans ni même si l’on est un étudiant perdu dans une ville inconnue (la solitude des étudiants est un réel problème) !

Il y a 5 millions de veuves et veufs en France (dont 500 000 âgés de moins de 55 ans).

En tous cas : quelle que soit la situation : le fait d’être seul(e) -ou le seul adulte-  demande une certaine vigilance :

* Prendre le temps d’assimiler l »événement qui nous a mis dans cette situation , prendre soin de soi par rapport à l’événement souvent « traumatisant » que l’on vient de vivre : ne pas brûler les étapes !

Et puis il y a ce vide cette absence qu’il faut adopter !

Pas toujours facile!

*Faire le point avec soi-même pour bien se connaître : repérer les moments critiques où vivre seul rime douloureusement avec « solitude » ou « isolement » pour essayer de les  parer. Par exemple rentrer le soir chez soi, passer un dimanche sans trop de projets, manger seul à sa table : évoquer tous ces moments avec quelqu’un et trouver des astuces : écouter de la musique en rentrant, certains sont au téléphone, faire l’effort de trouver une sortie à faire le dimanche : aller voir des amis, ne pas négliger le temps du repas même si l’envie est moindre : apprendre à manger en pleine conscience ou trouver une compagnie médiatique (radio, tv …)

*Anticiper : la sécurité ne doit pas vous obnubiler mais il faut la prendre en compte : connaitre ses voisins, protéger les accès, fermer les portes, ne pas laisser traîner une échelle dans le jardin surtout si l’on a la fâcheuse habitude de laisser les fenêtres de l’étage entrouvertes,  avoir des numéros de téléphone et avoir donné le sien. Avoir une personne référencée si l’on est alité.

*Garder le rythme : ce n’est pas parce que l’on est seul que l’on doit se laisser aller : il parait que les personnes qui font leur lit tous les matins  sont des personnes productives et qui ont une bonne estime d’elles-mêmes.

Oui mais il faut TOUT faire chez soi quand on est seul !

Pas toujours facile!

S’habiller, se soigner bien s’alimenter, dormir suffisamment ,éviter trop d’écarts, ranger, faire le ménage, ne pas procrastiner… demandent un peu plus d’effort quand on est seul car nous n’avons pas le retour de « l’autre » : en même temps c’est une liberté : personne pour vous juger : néanmoins il faut faire attention à ce que rien de négatif ne s’éternise ne s’enlise !

Décorer son intérieur ou  faire des petits changements booste !

Et puis il y a cette espèce de culpabilité qui nous habite : et si …

Pas toujours facile!

Le  nesting ( ou cocooning) fait du bien parfois : rester chez soi dans un « nid douillet » : un plaid, une boisson chaude, un bon roman ou un bon film permet de se recentrer sur soi : de récupérer.

*Mais Aller vers le monde est une nécessité absolue : inviter des amis, sortir de chez soi pour prendre l’air, mais aussi pour rencontrer du monde, voyager, s’informer sur ce qui est proposé  vers chez vous. Vous connaissez votre centre d’intérêt ? alors chercher ce qui se fait à ce propos autour de vous : le mieux est le bouche à oreille mais dans certaines régions on peut passer par les soirées meetup  pour parler de sa passion, mais il y a nombre d’associations qui ne demandent que ça de vous accueillir ! Investissez-vous ?Pourquoi pas ?

Et puis il y a cette confiance en soi qui peut s’altérer, son inquiétude pour l’avenir !

Pas toujours facile!

Avoir un animal de compagnie permet aussi de se sentir moins seul(e), cela oblige à s’en occuper voire à lui parler, mais c’est une contrainte aussi que certains ne sont pas prêts à accepter.

Et  discuter : parler fait un bien fou ! même par messagerie : recevoir des paroles gratifiantes rassurantes et en donner permet d’avancer (*).

Et puis rêver, créer, oser, abandonner ses a priori ou ceux que l’on colle aux autres, faire preuve de fantaisie, se sourire à soi-même, aller vers les gens : tendre la main le premier, dire « bonjour » … revoir sa posture donne parfois des surprises !

Et puis on ne sait jamais, peut-être qu’au détour d’une conversation, d’un sourire, un nouveau chapitre s’écrira et que le temps du « solo » changera de mode !

Sylvie Etiève

                            Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. 
                             Alphonse de Lamartine L’isolement (1815-1820)

(*) Une de mes amies (trop dramatiquement et précocement veuve) me raconta l’événement suivant. Alors que ses enfants venaient passer le week-end chez elle, en leur donnant des nouvelles des aléas de sa vie, les larmes ont coulé … Alors sa chienne couchée un peu plus loin s’est mise dans tous ses états et elle s’est empressée de venir s’accoler à sa maîtresse, elle  a  posé son museau sur ses  genoux. Son fils a alors dit « Notre chienne : c’est une véritable éponge à émotions ! » Et les rires ont séchés les larmes.

Mettre des m o t s sur les m a u x détend souvent l’atmosphère : alors à l’image de cette petite anecdote :  parlez, pleurez, riez et parlez encore !

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Si vous le souhaitez venez participer à cet atelier de discussion  ou laissez un commentaire  :L’image contient peut-être : texte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*https://www.lacse.fr/combien-de-celibataires-france/

 

 

Balade thérapeutique

Que sera cette balade thérapeutique ?

C’est une sortie dans la nature dont l’objectif est de se recentrer sur soi, de prendre conscience de ses sensations liées à la nature environnante.

Aucune performance n’est attendue : juste se laisser guider et profiter des bienfaits de la marche sur un sentier forestier ou dans un espace un peu plus sauvage.

Si l’on n’a pas de problème de santé, marcher ne demande pas beaucoup d’efforts ni de concentration!

Donc cette activité permet de libérer l’esprit. Socrate enseignait en marchant ! Grâce à cet exercice physique  notre cerveau va ressentir un certain bien-être. En effet la dopamine (hormone du plaisir) va être secrétée et va accentuer  l’activité entre les neurones. Marcher détend le corps et libère la pensée donc (vous l’avez déjà tous expérimenté) !

Dimanche on cherchera  à profiter du moment présent: on laissera de côtés  nos préoccupations (et notre téléphone)… pour simplement être dans

l’instant présent, dans cette balade, dans la forêt à l’automne, dans ce moment qu’on s’est accordé. On parlera de ce qu’est l’ancrage, la sylvothérapie*.

Il y  aura des temps de silence permettant la méditation-et des temps où nos sens : toucher odorat vue ouïe seront interpellés, et aussi des temps d’échanges possibles (autour du boisson chaude dans une clairière).

Un parcours (accessible à tous marcheurs) vous sera proposé avec quelques étapes, conseils ( technique de respiration) et questionnement pour donner une dimension spécifique à cette balade.

Tout vous sera expliqué à votre arrivée en forêt:        ce sera simple.

Je vous dis à dimanche prochain.

Sylvie Etiève

Aspects pratiques :

1: Se décider !

2: S’inscrire (obligatoirement) [ appel ou sms au 07 81 33 06 87- ou mail: sylvie.etieve@gmail.com ]

On change d’heure dans la nuit (source image : météo centre)

3: RV devant le magasin BUT (cap sud St Maur 36) à 10h (je vous conduirai dans la forêt (privée) où est prévue cette balade automnale).

4: Prévoir une tenue adaptée à la météo (humide et peu ensoleillée d’après les prévisions). Et de bonnes chaussures.

5: Tarif : participation libre.

Une boisson chaude ponctuera la balade.

6: Les enfants peuvent participer avec vous à cette balade, les adolescents aussi (un peu devant ou un peu derrière s’ils le souhaitent) : il leur faudra juste respecter la règle 😉 

7: Compter environ 2 heures : il sera midi à votre retour et le fruit de votre non-cueillette ne vous permettra pas de prévoir le déjeuner !! 

SI LES CONDITIONS MÉTÉO NE PERMETTENT VRAIMENT PAS CETTE SORTIE JE VOUS PRÉVIENDRAI !

“Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.” René de Chateaubriand

 

Un article pour compléter  :

*https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/04/22/le-bain-de-foret-comme-therapie_5288892_4497916.html

  

Quelques photos d’une de mes filles, lors de la préparation.

 

La famille : et si on en parlait

Il y a quelques mois lorsque la directrice de la médiathèque me proposait de faire une conférence sur le thème de « la famille, la parentalité » j’étais presque un peu troublée de tant de confiance.

Et puis l’expérience et les encouragements aidant, l’élaboration de ce moment prenant forme : je me suis dit que cette invitation pourrait être une opportunité pour échanger avec d’autres personnes sur ce thème.

Nous avons tous une connaissance intuitive de la famille : chacun a son expérience d’enfant, pour certains de parents, d’autres de beaux-parents et pour d’autres qui cumulent les galons ils ont la sagesse de grands-parents et il y a même quelques très grands sages parmi nous parfois.

Alors quel que soit votre grade générationnel: ce serait avec plaisir que je vous présenterai un panorama de la famille hier et aujourd’hui, puis nous pourrons échanger sur le rôle et les questions de cette famille/ ces familles en général la parentalité en particulier.

C’est une belle chance que de pouvoir s’exprimer, sur un sujet qui nous concerne tous (au plus profond de nous-même) dans ce magnifique lieu de culture et de transmission. L’expression et l’écoute de chacun seront les bienvenues.

C’est le samedi 20 octobre (1er jour des vacances-pour ceux qui en ont) à 16 h c’est gratuit il suffit juste de s’inscrire à la médiathèque qui organise cet événement :

Tel : 02 54 08 26 39 ou « Médiathèque de Saint-Maur » <bibliotheque@saint-maur36.com>

La Directrice de la médiathèque et moi-même vous attendons avec joie (non sans une petite once d’émotion quand même !).

Merci de votre lecture.

Passez une belle journée d’automne ayant encore quelques saveurs estivales.

A bientôt peut-être 🙂

PS : Merci à Karine et à l’artiste Pascale Abramovici pour le visuel de cette affiche.

Samedi 20 octobre, à la médiathèque : "être parents, beaux-parents, et grands-parents aujourd'hui". La conférence de…

Publiée par Ville de Saint-Maur sur Samedi 27 octobre 2018