Blue’s Monday

Le troisième lundi de janvier serait un lundi où l’on n’aurait pas trop le moral !?

Etudes mathématiques ? Démarches commerciales des voyagistes ? Mois de l’année paraissant long (parfois avec 5 lundis mais pas en 2021) ? Cœur de l’hiver ? Météo grise ? Motivation ? Fêtes passées ? Finances difficiles ?

… le troisième lundi de janvier serait un lundi un peu plus compliqué que les autres jours de reprise hebdomadaire, pour notre moral.

Et à ça on ajoute: une pandémie mondiale, un couvre-feu national, des difficultés collectives, des craintes personnelles voire la maladie, la mort (janvier, mois où le nombre de décès serait le plus élevé en France)… rien ne vient arranger la situation.

Que ce soit le blues du lundi ou d’un autre jour, essayons de l’accepter d’en voir les raisons visibles et sous-jacentes.

Puis controns ce blues en agissant concrètement par des actions simples:

Faisons-nous un petit plaisir, trouvons une occasion de rire, octroyons-nous des pauses dans la journée, prenons l’air, faisons des exercices de respirations (type respiration nasale alternée, Pranayama), méditons un peu, massons-nous un peu, discutons avec quelqu’un, et envisageons un projet à court, moyen et long termes …

et toute autre idée … je vous fais confiance, vous connaissez vos ressources !

Alors bon lundi bleu et pourquoi pas encore:

Bonne année : il n’est jamais trop tard pour se souhaiter de bonnes choses.

Sylvie

Photo SE « la forêt nous apaise » 1er janvier 2021

Photo « lundi bleu » SE: lac d’Auvergne -été 2020.

AVENT 2020 : une photo conseil jusqu’à Noël

En ces temps très particuliers de crise sanitaire et sociale, j’ai eu envie de vous proposer chaque soir de décembre jusqu’à Noël une de mes photos (un de mes hobbies favoris) agrémentée d’un conseil, sur ce site et sur FB. C’est une façon de vous rappeler des astuces, de rester en lien avec vous, de partager des éléments de ma pratique de thérapeute-conseils et pour moi d’écrire, ce qui me plait. J’espère qu’il vous plaira, vous aidera. N’hésitez pas à le partager. Un mot, une image peut parfois aiguiller quelqu’un sans qu’on ne le sache vraiment!

1er décembre 2020.


(photo SE: détails de décors de Noël- Chenonceau 2019)


PARLER

C’est évidemment le premier conseil de cette période de l’Avent: la nécessité de parler pour évacuer les soucis que l’on peut porter. Une patiente me disait l’autre jour: « depuis que je mets en mots ce qui me fait souffrir depuis toutes ces années, j’ai l’impression de m’alléger. » Si (ou quand) vous êtes seul(e) vous pouvez essayer la technique de l‘illéisme: vous parlez de vous, de votre préoccupation à la troisième personne du singulier. Cela permet de prendre un peu de recul, et de gérer ses émotions différemment. Bonne première soirée de décembre à vous.

2 décembre 2020.

 S’EXPRIMER

La parole n’est bien sûr pas le seul mode d’expression de nos sentiments, de nos émotions : un regard, un plissement de front ou un sourire en disent parfois plus que 100 mots.

L’on sait que d’extérioriser nos envies, nos malaises, nos rêves, nos colères, notre ennui permet un certain équilibre émotionnel.

Une patiente me partageait ceci : « Quand je n’ai pas trop le moral, je vais dans mon jardin je ramasse ce qui m’inspire et j’en fais une petite composition dans un joli contenant que je pose sur la table, et ça me fait du bien. »

Décorer, coudre, chanter, bricoler (scrapbooking, upcycling, masking tape) peindre, modeler, grimacer, photographier, tricoter, cuisiner, partager des publications ou en faire, danser, créer, agir pour une cause, faire de la musique… tous les moyens d’expression sont bons pour être bien dans sa tête.

Je vous propose de tester « l’écriture automatique » (appelée aussi écriture intuitive). Vous vous installez confortablement tranquillement, vous prenez de quoi écrire et notez tout ce qui vous vient à l’esprit sans contrôle sans frein. C’est une façon de laisser un peu la parole à son subconscient. Cela peut se faire autour d’une question que l’on se pose, d’une difficulté que l’on rencontre. Puis si des mots sont venus, dans un deuxième temps vous essayer d’interpréter ces mots, ces phrases.  (Si vous vous y essayez, votre retour d’expérience m’intéresse)

Bonne deuxième soirée de décembre à vous.

3 décembre 2020

(Photo SE: détail du mur du château de Bouges le Château (36) octobre 2019

RESPIREZ

Heureusement que l’on n’a pas besoin de réfléchir pour respirer ! Le réflexe respiratoire nous permet donc de nous oxygéner, donc de vivre.

Néanmoins, essayer de contrôler notre respiration automatique peut s’avérer un puissant mode de détente.

Un petit garçon me disait que, quand il avait une évaluation, comme il avait peur de ne pas réussir, et de se faire fâcher, et bien sa respiration se bloquait et il n’arrivait plus à se concentrer. Je lui montrai donc des petits exercices de respiration simples, notamment des exercices de respiration abdominale (la plus efficace en cas de stress).

Essayez :

Installez-vous confortablement (debout/assis/couché peu importe)

Posez votre main sur votre ventre pour respirer de façon abdominale

Inspirez profondément pendant cinq secondes.

Retenez votre respiration pendant trois secondes

Puis expirez lentement par la bouche entrouverte pendant sept secondes

Répétez cet exercice (en relâchant vos muscles) jusqu’à vous sentir plus calme.

Voilà je vous conseille aussi d’aller voir du côté de la cohérence cardiaque et de la méthode 3-6-5 (David O’Hare) « C’est un exercice à faire trois fois par jour pendant cinq minutes à chaque foisDurant cet exercice, vous devez réaliser six respirations par minute, soit une toutes les dix secondes. » D’où le nom 3-6-5.  

Bonne troisième soirée de décembre à vous.  A demain.

4 décembre 2020


(Photo SE: balade à l’étang Duris (Luant 36) décembre 2020)



  • 4

MARCHER

Platon enseignait en marchant, le fait de marcher n’empêche pas l’esprit de travailler. D’ailleurs nul besoin de vanter les mérites de la marche, bénéfique pour le corps et pour l’esprit. Mais si ce conseil vient dans les premiers de mon calendrier Photo-conseil de l’Avent c’est que dans le contexte actuel, on ressent comme une atteinte à notre liberté de déplacement. Pour aller marcher un peu il faut se masquer, s’y autoriser… pas naturel tout ça ! Néanmoins il ne faut pas que ce soit un prétexte pour encore moins marcher… car c’est prouvé notre sédentarisation porte atteinte à notre moral. Une personne adorant marcher disait (lors des 1 km autorisé) « j’ai l’impression de tourner en rond ». Oui on tourne tous un peu en rond dans cette crise, cette petite bête ravageuse nous fait perdre un peu la tête. Alors marcher (même pas très loin, même dans son jardin si l’on en a un) nous aide à détendre notre atmosphère intérieure, surtout si on peut le faire en pleine nature : et que l’on prend le contrôle sur notre respiration : nos muscles se relâchent, nos yeux se reposent, notre esprit vagabonde, bref ça fait du bien.

Petite astuce pour marcher plus.

N’hésitez pas à marcher, dans votre maison, dès que vous le pouvez, par exemple quand vous êtes au téléphone si vous trouvez que votre fauteuil vous tend un peu trop les bras : hop je marche, et si besoin de sport je monte et descends quelques fois les escaliers c’est bon pour le cardio 😉 Voilà pensons à  envisager de faire une balade dans le week-end (et surtout s’y tenir : eh eh !)

Bonne quatrième soirée de décembre à vous, et bon début de week-end (ça y est vous savez où vous irez vous balader ?)

Sylvie

5 décembre 2020

Manger en pleine conscience, boire beaucoup d’eau

Le rapport à l’alimentation est souvent un signe de notre équilibre. On connait tous des cas de personnes ayant perdu beaucoup de poids suite à un deuil par exemple parce qu’elle « n’avait plus goût à rien » et s’alimentait peu ou mal. La boulimie, l’anorexie sont des troubles du comportement alimentaire qui doivent être traités par un médecin, un nutritionniste mais aussi un psychologue.

Au-delà de ces cas un peu exceptionnels la question qui se pose est : en quoi l’alimentation influence-t-elle notre bien-être psychologique ?

La qualité et la variété de notre alimentation a une influence physiologique sur notre cerveau. Et c’est bien le cerveau qui envoie les hormones de stress (cortisol) mais aussi de bien-être (ocytocine).

Par ailleurs nous mangeons souvent tout en faisant autre chose comme regarder un écran par exemple parfois en travaillant même. Et l’on sait que cela n’est pas forcément bon pour la santé : car on mange plus vu que la satiété est retardée (surtout si l’on mange des aliments transformés (exemple de l’expérience de la satiété : 2 pommes croquées/ contre une compote faisait l’équivalent de 9 pommes), on mâche moins ce qui influence la digestion… Parfois l’on mange sans avoir faim, personnellement il m’arrive de manger le quignon de pain en sortant de la boulangerie (malgré le masque !!) Donc manger en pleine conscience peut améliorer notre relation à la nourriture. A la petite maison au cèdre les enfants qui viennent s’exercent à cette pratique avec l’exercice de la fraise tagada : ils adorent. En voici le principe :

  • Observer ce que l’on mange, essayer de le passer par les 5 sens : ce que je vois (la vue compte beaucoup), ce que je sens, ce que je perçois du toucher de la texture en mastiquant, ce que je goute, ce que j’entends autour de moi peut aussi avoir une influence. Je fais des pauses.
  • Puis je le mange lentement en mâchant une dizaine de fois (suivant l’aliment) et j’analyse mes sensations : chaud froid glacé, croquant fondant, dur, friable, sucré, salé, insipide, piquant, doux…
  • J’écoute mes pensées (envie d’en reprendre ou pas ? cela me rappelle-t-il un souvenir ? et je prends de la distance avec.
  • Enfin j’exprime une reconnaissance envers ce repas et la chaine qui est derrière : qui l’a fait, acheté, conçu…

Evidemment c’est un exercice ponctuel mais qui apporte une certaine amélioration dans notre vie quotidienne quand on le pratique de temps en temps. 

Bon appétit.

Bonne cinquième soirée de décembre à vous.

6 décembre 2020

FAIRE SILENCE

Photo SE: mouette sur lac d’Auvergne été 2020

… chut 🙂

7 décembre 2020

Aller à la rencontre de …

Photo SE: Noël aux chandelles (2015)
  • Aller à la rencontre de…

Le besoin d’interactions sociales est l’un des besoins essentiels de notre développement. Et c’est en allant à la rencontre de l’autre que l’on va « nourrir » ce besoin. Un bébé ne vit que s’il a des personnes qui s’occupent de lui. Le parent qui va s’occuper de l’enfant qui pleure pour le consoler, le nourrir, prendre soin de lui va lui permettre de grandir de façon sécure, de vivre.

Aller à la rencontre de l’autre, que ce soit à sa demande (comme la mère vers son nourrisson) où pour notre propre compte est en général constructif. On voit avec la crise sanitaire, que le fait de ne pas pouvoir aller à la rencontre de sa famille de ses amis provoque des troubles parfois graves sur le moral voire la santé de certains. Certaines personnes âgées ont vécu le syndrome du glissement : se sentir abandonné donc abandonner la vie (les maisons de retraite sont d’ailleurs restées ouvertes lors de ce deuxième confinement). Testons l’altérité, la différence, prenons de la distance avec nos a priori nos conditionnements, parlons, écoutons, rions, aidons, demandons de l’aide … allons à la rencontre de l’autre quel qu’en soit le motif. Montaigne suggérait il y a quelques siècles que d’aller rencontrer l’autre permettait de mieux se connaitre soi-même :

Discutons un peu plus avec ceux qui ne sont qu’à quelques mètres

Téléphonons à des proches

Echangeons avec nos voisins

Envoyons un message à qui l’on veut

Promenons-nous sur la place de notre commune

Echangeons sur les réseaux sociaux

Allons rendre visite à une personne seule

Jouons avec d’autres

Allons aussi à la rencontre : d’un auteur (en lisant un livre), d’un artiste (en écoutant son art), d’un groupe de projets, de la nature…

Allons à notre propre rencontre : une personne traversant un deuil me disait qu’elle se découvrait elle-même en re-découvrant la vie de sa mère au travers de ses écrits.

Merci d’être venu(e) à ma rencontre au travers cet article.

8 décembre 2020

RESTER PATIENT


(Photo SE: grotte de Thaïs-Alpes- (2019))

« A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes » nous dit le proverbe.

Il faut parfois beaucoup de patience pour obtenir ce que l’on désire.

Dans notre société de l’immédiateté, et de l’éphémère, la patience n’est pas toujours nécessaire. Et pourtant, des événements de la vie demandent du temps, beaucoup de temps : la grossesse, l’apprentissage, le deuil, … et cette satanée crise qui nous empêche de voir certains êtres chers… Pour avoir rencontré un certain nombre de personnes âgées ces derniers jours, j’ai encore constaté que cette crise covid (sans borne temporelle) les démoralise plus que tout ! Le temps est parfois incompressible et il nous faut le dompter, avant qu’il nous dévore.

Parmi les exercices que je propose aux enfants dans mes ateliers il y a une minute de silence pendant laquelle on se concentre sur nos 5 sens, le sablier décomptant le temps. Plusieurs parents m’ont demandé surpris « ah oui il a été capable de ne pas parler pendant une minute. » Sans problème !

Le propre du calendrier de l’Avent est de ponctuer le temps pour aller patiemment vers une échéance précise, nous sommes à 1/3 du chemin.

Qu’est-ce qui doit ponctuer votre temps d’ici Noël ?

Bonne huitième soirée de décembre à vous.

9 décembre 2020

Photo SE : Château de Valençay (Noël aux chandelles 2015)

VOIR LA VIE EN GRAND

Les optimistes vivent plus longtemps et en meilleure santé, postulat vérifié qui ne peut que nous encourager à rester (ou devenir) optimiste. Pour se faire la psychologie positive PEUT nous aider. On doit l’idée de la pensée positive à un pharmacien français, Emile Coué, en effet il avait constaté-dans les années 1920- que les clients à qui il conseillait de se répéter des phrases positives se portaient mieux : « la méthode Coué » Puis la psychologie positive s’est développée aux Etats Unis il y a une bonne vingtaine d’années: le but est d’utiliser tout le potentiel qui est en nous pour aller mieux : comportements, pensées… tout ce qui fonctionne bien plutôt que le reste. Une patiente se trouvant assez négative trouvait que rien n’allait donc, en l’aidant à faire un travail sur elle ; elle gagna en bien-être et elle me dit après plusieurs semaines « depuis que j’ai arrêté de me plaindre je vais deux fois mieux. » De positiver, permet au cerveau d’être plus serein. Il faut par exemple veiller aux mots que l’on emploie (éviter les négations non enregistrées par le cerveau) Par exemple : « je ne veux pas avoir peur pour l’avenir ». Le cerveau retient « peur pour l’avenir ». Il faut transformer en disant « je veux être rassuré, calme pour l’avenir ». Alors à votre tour, essayer d’analyser une phrase négative pour la transformer en positive.Un bémol, si l’on a une faible estime de soi, ou si l’on déprime trop cette pensée positive n’est pas forcément aidante, donc prudence, elle ne règle pas ce qui va mal, elle améliore juste ce qui pourrait aller mieux.Mais cela n’empêche pas de voir la vie en grand voire en rose car vous connaissez la célèbre citation de l’Oscar Wilde : « il faut toujours viser la lune, car en cas d’échec on atterrit dans les étoiles.»Et vous quel est votre projet le plus grand, le plus fou ?Bonne neuvième soirée de décembre à vous.(Photo SE: Valençay aux chandelles ( Noël 2015))

10 décembre 2020

(Photo SE: perle de pluie accueillie par une feuille- forêt de St Maur)

Accueillir

Je ne parle pas de l’accueil de l’autre quel qu’il soit qui pour moi coule de source.

Quand je parle d’accueillir cela se passe au niveau des émotions. On a parfois tendance à refouler certaines émotions en se disant : « ce n’est rien », « je ne vais quand même pas pleurer », « ça passera comme c’est venu » etc parfois il est psychologiquement plus bénéfique d’accueillir l’émotion quand et comme elle se présente. De ne pas culpabiliser, ni de ressentir une certaine honte, Puis effectivement de prendre un peu de recul pour la contenir si cela est nécessaire (pleurer devant un film émouvant, cela ne gêne personne. Piquer une colère au bureau, c’est un peu plus inapproprié). Donc n’hésitons pas à accueillir nos émotions, écoutons-les : que nous disent-elles ? à quoi elles nous raccrochent ? qui a-t-il derrière ? N’est-ce pas la goutte d’eau qui vient de faire déborder le vase (rempli de quoi d’ailleurs le vase ?) ? Un patient me racontait que quand il était au lycée, en internat, il s’y trouvait tellement mal (triste) qu’il avait des éruptions cutanées (type eczéma) toute l’année, qui se calmaient l’été. Jamais il n’avait osé dire son mal-être de peur de passer « pour une mauviette » !! Alors oui apprenons à nous écouter, accueillons nos ressentis nos sentiments nos émotions (peur, tristesse, colère et joie) extériorisons-les et canalisons-les avant une somatisation désagréable.

Petit exercice : demandez-vous ce qui vous met en colère « aujourd’hui » ? ce qui vous fait peur ? ce qui vous rend triste ? et enfin ce qui vous rend joyeux ? Puis essayer de voir ce sur quoi vous pouvez agir pour ces émotions pour les éviter ou les revivre. Allez réfléchissez bien puis détendez-vous.

Bonne dixième soirée de décembre à vous.

11 décembre 2020

Photo SE: Chenonceau tout en douceur et légèreté

Mettre de la douceur dans la vie.

La période anxiogène de 2020, nous a rendu tous un peu aigris, fatigués, méfiants, craintifs, un peu agressifs voire bouleversés par la covid.

Il est donc d’autant plus urgent que de s’offrir des moments de douceur pour calmer l’anxiété qui rode.

Une petite fille venant en thérapie me disait que quand elle était triste, caresser son chat lui faisait du bien car il était doux : les animaux sont parfois de réelles aides dans la vie de certaines personnes. La douceur on peut la créer de différentes manières comme les caresses les massages les câlins la douche chaude les chaussettes plaid, la couverture pondérée : tout ce qui va passer par le sens du toucher. Et bien sûr cette douceur se ressent aussi quand elle met en jeu d’autres sens : une lumière tamisée, une bougie pour la vue, une musique douce pour l’ouïe, une tisane au miel pour le gout, des huiles essentielles pour l’odorat, et ce ne sont que de simples exemples : vous avez vos propres ressources. Mais nos ressources nous ne les exploitons pas toujours « la flemme » et c’est dommage car c’est souvent en mettant en place des petits plaisirs, des petits moments tout doux à vivre au moment présent que l’on arrive à ce fameux « lâcher-prise ».

Et vous qu’est-ce qui est doux pour vous ? Savez-vous vous octroyer ces petits moments de douceur ? Savez-vous les partager ?

Bonne onzième soirée de décembre à vous.

12 décembre 2020

Photo SE: château de Chenonceau Noël 2019

EQUILIBRER

Certains travaillent trop, d’autres ne sortent jamais. Certains font énormément de sport, d’autres sont scotchés devant un écran « total », … on pourrait trouver des dizaines d’exemples et de contre-exemples de personnes vivant avec excès certaines parties de leur vie et en négligeant d’autres !

Pourtant l’on sait que d’être capable d’un certain équilibre entre vie professionnelle, vie personnelle (famille/couple ou pas), vie sociale,  est source d’harmonie.

De même, le fait d’avoir un esprit sain dans un corps sain « Mens sana in corpore sano » nous conduit à un bien-être général, bénéfique pour soi et ceux qui nous entourent.

Se demander s’il y a une harmonie entre soi (son couple, sa famille) avec son environnement fait aussi partie des questions à se poser dans cette quête d’accord avec soi-même.

Une patiente est venue en thérapie car elle travaillait beaucoup (trop) et dans des conditions tellement tendues qu’elle en avait « abandonné » disait-elle son mari, ses jeunes enfants. Proche du burn-out elle était décidée à faire une pause professionnelle pour rééquilibrer sa vie. Elle a réussi par sa détermination sa réflexion et surtout ses actions à « redistribuer » les énergies de façon cohérente dans ses différentes sphères de vie.

A votre tour posez-vous les questions sur votre implication dans vos différents domaines de vie : y a-t-il un bon équilibre ?

si oui BRAVO ! si non : ne vous découragez pas : se poser la question est un pas vers cet équilibre.

Merci de votre lecture.

Bonne douzième soirée de décembre 12-12-2020 (sacré équilibre dans cette date!)

13 décembre 2020

Savoir se ressourcerS

photo SE: lac d’Auvergne: contemplation

Il vous est certainement déjà arrivé de vous installer l’été près d’une source et de vous rafraichir de cette eau arrivant continuellement du cœur de la terre : comme un cadeau de la nature, parfois même bénéfique pour la santé (comme celle des stations thermales.)

D’un point de vue psychologique (et pourquoi pas spirituel) se ressourcer est un peu la même démarche : aller dans un lieu, ou près de quelqu’un qui nous rafraichit si l’on est en effervescence neuronale ou qui nous réchauffe si l’on se sent un peu perdu dans le blizzard de nos pensées. Prendre du temps pour soi pour être là où l’on est bien un certain temps pour repartir « les batteries rechargées ». Un de mes patients me disait que ce qui le « rechargeait » c’était d’aller faire une grande promenade en forêt (ce que je ne peux qu’approuver étant moi-même adepte de sylvothérapie 😉 ). Après ce temps pour lui il se sentait reposé, apaisé, il avait pris de la distance avec les événements de sa vie un peu tumultueuse.

Oui aller dans la nature permet de se ressourcer bien sûr, faire du sport pour certains, partir aussi, voir du monde, faire un feu, méditer, lire, faire une séance cocooning, parler, écrire, créer, déculpabiliser, rêver, se reposer, dormir, faire un soin, et éteindre son téléphone … chacun a son style. Ce qui compte c’est de s’écouter pour savoir ce qui ressource et le mettre en place.

Enfin on se ressource en étant avec les personnes avec lesquelles on est le plus attaché : alors vous connaissez-vous ces personnes (d’attachment) ? Pour le confirmer : imaginez que vous ayez le choix de passer la soirée tranquillement de ce dimanche soir avec qui vous voulez (une ou deux personnes pas plus) : à qui pensez-vous ? Et bien ce sont ces personnes qui comptent pour vous, planifiez une rencontre avec (même si elles ne sont plus là : en créant un temps de souvenir par exemple).

Bonne treizième soirée de décembre

CHANGER D’ANGLE

Photo SE: château de Bouges (36) dit « le petit Trianon » (une façon de voir les choses)

Savoir se mettre à la place de l’autre est la base de l’empathie. Les personnes qui parviennent à se décentrer pour essayer de comprendre ce que l’autre peut ressentir ont souvent une capacité à savoir relativiser, tempérer, pacifier les évènements conflictuels.

Au-delà de la nécessité à être empathique avec son prochain, savoir changer d’angle permet parfois de mieux analyser sa propre vie.

Il m’arrive en thérapie d’analyser des situations d’un point de vue absolument pas envisagé par le patient. Notamment lorsque l’on est dans des cas de transfert familial : c’est-à-dire des moments de vie où (un membre de) la famille reproduit des modalités de fonctionnements relationnels. Au sein d’une famille des projections ou des identifications se réalisent de façon consciente ou inconsciente entre les membres. Parler avec un professionnel ou une tierce personne, peut permettre de changer d’angle et donc d’envisager le présent différemment.

Parfois même l’on peut être convaincu que l’autre pense « cela » de nous et  nous avons donc une fausse croyance. Je me souviens d’une thérapie familiale (parents et deux grands enfants-jeunes majeurs) où je demandais à chacun de donner une qualité de celui qui se présentait. Et je revois les yeux de la jeune fille quand son « grand » frère a dit qu’il la trouvait « très courageuse ». Elle n’en revenait pas, « pour une fois il avait dit quelque chose de positif sur elle, elle qui pensait qu’il la trouvait « gnan gnan… ». La mère avait pris le risque d’entrainer toute la famille en thérapie et celle-ci redonna (entre autre) confiance à cette jeune fille.

Ce qui est important pour nous l’est moins pour l’autre. Parfois un évènement désagréable qui nous touche peut faire sourire la personne à qui on le raconte ou qui en est témoin. Une chute peut faire sourire celui qui la voit et pleurer celui qui la subit !!!

Et vous êtes-vous capable, dans une situation qui vous préoccupe de changer d’angle ? de sortir de la boite ?

Sinon, comment faire ? (Suivant la situation)

En parler avec quelqu’un, lui demander son avis, son point de vue.

Imaginer la personne qui vous pose problème dans une autre situation (exemple : quand elle était enfant)

Porter un regard bienveillant sur la situation.

Se dire : j’écoute.

Eviter de trop se plaindre.

S’interdire de culpabiliser.

Voir le verre à moitiè…

Se demander ce que va m’apporter cet évènement.

Peser le pour et le contre (et pondérer les arguments)

Envisager la résilience si la situation est critique : comment, malgré tout rebondir ?

Bonne quatorzième soirée à vous, merci aux fidèles qui me lisent.

15 décembre 2020

SOURIRE


Photo SE : sourire de ma fille* dans la neige d’hiver 2016
(*avec l’autorisation de l’autrice du sourire)

Un proverbe chinois nous dit :« Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament.

Alors allez-y souriez 😉

Le sourire (et non le sous-rire) est effectivement très bon pour notre santé, tant physique car il raffermit les muscles de notre visage, que mentale, car lorsqu’on sourit le cerveau libère les hormones du plaisir (la dopamine) et va réduire notre stress (moins de cortisol (hormone du stress) émis).

Ça c’est de votre côté, mais en face de vous, si quelqu’un sourit (un sourire franc évidemment) cela va aussi vous faire beaucoup de bien, d’autant plus si vous appréciez cette personne : « Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne. » dit le célèbre poème.

Il existe différents types de sourires qui impliquent différentes émotions allant du sourire de la joie au rictus de la peur. Du sourire de politesse au sourire séducteur ou complice ou encore sadique. Le sourire est vraiment un autre langage. Le sourire de la jeune fille de ma photo exprime sans un mot sa joie de voir un peu de neige. Le sourire est vraiment un autre langage. Alors ne nous en privons pas, même dans des moments difficiles : c’est un allié.

Alors sourions, souriez 🙂 même à vous-même.

Bonne quinzième soirée de l’Avent (J-10 avant Noël ça fait sourire non ?)

le 16 décembre

AGIR

Photo SE: Fontaine place Stanislas Nancy Hiver 2016 (grille de Jean Lamour, Allégorie de la guerre et de la paix.

« Je suis là (las) sur mon canapé, je me morfonds, je végète, je procrastine, je tourne en rond dans ma tête et je n’arrive pas à me décider sur ce que je dois faire ou pas ?»

Quand on se trouve (et cela peut arriver à tous) dans la situation de cette patiente qui déprimait sur sa situation personnelle, une petite méthode, plus que basique, vous allez voir, peut-être appliquée.

Il s’agit de se dire « aller, 1,2,3, action » et hop on se lève !

Le fait de compter et de savoir qu’au bout (du compte) l’on va agir, fonctionne, car, le cerveau est « mis en alerte » donc on « le » sort du cercle léthargique dans lequel on a glissé. C’est comme la bille qui tourne dans une assiette dans laquelle on donne « une pichenette » pour l’extraire de cette force centrifuge.

De même l’on a parfois du mal à se décider pour prendre une décision, et la réflexion, le dialogue, la prise de conseils sont en soi des actions. Mais à trop repousser l’action, on perd du temps de l’énergie de l’enthousiasme. Je me souviens de la surprise de beaucoup de personnes (voire longtemps après) le jour où j’ai décidé de faire une reconversion professionnelle- à 50 ans-, mais ce n’était qu’en agissant (se reformer, s’investir, prendre le risque de, essayer…) que je savais si le choix était bon.

Donc oui l’action apporte souvent la réponse à nos questionnements.

Ah oui, (mais je ne peux pas tout approfondir), retenez aussi que : rendre service à quelqu’un (ce qui est une (bonne) action) permet de canaliser la colère qui peut être en soi !

Je vais de ce pas, faire chauffer la soupe d’ailleurs !

Bonne seizième soirée de décembre.

« Aller, 1, 2, 3, action » 😉

17 décembre 2020

SE RECONNECTER A SOI

Etre à l’écoute de ses besoins

Photo SE: campagne berrichonne 2019

On est parfois plus dans le paraitre, l’avoir que dans l’être. Ce n’est pas un scoop.

Je reçois assez régulièrement des patientes (même avant la crise sanitaire covid) qui me résument leur situation en disant « j’ai tout pour être heureuse mais je ne le suis pas. » Ces personnes ont un travail (choisi, enrichissant), de quoi se loger, une vie de famille normale, voire une vie de couple apaisée, une bonne santé des amis… mais « bof » ce n’est pas la joie.

Alors la première démarche que l’on entreprend c’est de sonder si réellement elles ont tout pour être heureuses et surtout qu’est-ce qu’être heureuses à leurs yeux. Le « tout » est souvent en terme de possessions de réalisations de positions. Et même si cela est important ce n’est pas toujours l’essentiel.

Quand on analyse plus finement on trouve assez souvent ce qui manque dans cette vie. Et ce qui manque c’est généralement situé autour de certains besoins non satisfaits.

Vous connaissez très certainement la pyramide de Maslow et ses célèbres besoins avec à la base les besoins (fondamentaux) physiologiques puis les besoins de sécurité, d’appartenance et d’estime et tout en haut de cette pyramide le besoin d’accomplissement (plus philosophique voire spirituel). La base, est, en général, solide mais lorsque l’on monte dans cette pyramide on s’aperçoit que les manques sont là : manque d’affection, d’accomplissement, de confiance et de respect de soi, manque de reconnaissance –parfois de la reconnaissance d’une souffrance présente ou passée- Je pense à cette maman dont le fils est parti vivre à l’étranger et dont elle n’ose pas parler pour partager à quel point ce choix de vie la peine : elle n’est pas reconnue dans sa souffrance qu’elle n’a d’ailleurs pas envie de faire paraître dans sa famille pour ne pas pénaliser le choix de son fils (mais ne le ressent-il pas malgré ce non-dit?).

Se reconnecter à soi, comme le dit Marshall Rosenberg fondateur de la communication non violente, c’est : « avoir conscience de nos besoins, c’est être en contact avec ce qui compte pour nous, en tant qu’êtres humains, pleinement vivants. Se connecter à ses besoins, c’est se relier à la vie en soi. »

Et vous alors avez-vous des besoins non satisfaits (on peut en dénombrer une centaine) qui font que votre bien-être en est parfois un peu altéré ?

Les sonder est déjà un premier grand pas !

Soyez-heureux.

Bonne Dix-septième soirée de l’Avent.

18 décembre 2020

PREVOIR et s’adapter

Photo SE: Carrelet Angoulins sur mer été 2019 (hotte de la mère Noël)

Plus de femmes que d’hommes suivent ce calendrier de l’Avent. Et je crois que je ne dois pas trop me tromper en disant que l’organisation des fêtes de fin d’année repose un peu plus sur les épaules des femmes, des mères… les commentaires pourront tempérer ou corroborer mes propos. Mais quand on parle de charge mentale on sait qui elle concerne le plus 😉

Donc « prévoir » « organiser » « anticiper » sont des verbes avec lesquels chacun jongle différemment. « Ce sont des facultés que nous avons de prendre des décisions en étant capable de prévoir les conséquences sur le plan temporel et spatial. » nous enseigne la psychologie. Nous faisons appelle à notre imagerie mentale : si, (par exemple) vous pensez à un repas de fête que vous devez organiser, beaucoup d’images mentales apparaissant (elles durent le temps d’un battement de paupière) et suivant votre disponibilité ou votre capacité vous allez projeter ces images en action (penser au menu, aux boissons, aux achats, à la confection, à la décoration…) un certain nombre d’actions parfois freinées par « le quotidien » et de nouvelles pensées en découlent encore et encore. Et parfois on se surestime un peu où l’on n’ose pas trop déléguer ou demander de l’aide… alors on rumine, on fatigue, on s’énerve où l’on est insatisfait…

Quelques clés (que je rappelle juste) pour s’en sortir posément.

Echanger et se faire aider : la coopération dans un foyer est juste « normale ».

Partager les taches et valoriser ce qui est fait (par soi, par les autres)

Faire des listes, noter ces idées : et cocher ce qui est fait (c’est bon pour le moral) !

Prendre de l’avance (si c’est possible), planifier.

Prioriser (ce qui est indispensable, ce qui est facultatif)

Connaitre ses limites et les respecter. (Savoir dire ‘stop’) Faire des pauses.

Ne pas mettre la barre trop haute : qu’est ce qui compte le plus dans cette situation ?

Rester souple et souriant.

Et s’adapter (à l’imprévu)

19 décembre 2020

SE SOUTENIR

Photo SE : cônes de cèdre. Chalivoy-Milon (18)


« C’est incroyable, quand je pense que l’on habitait à côté de cette personne et que l’on ne savait pas qu’elle n’avait pas de chauffage l’hiver, ça m’attriste. »

Cette dame qui parle de sa voisine en ces termes ressent beaucoup de culpabilité en évoquant cette nouvelle. Car sa voisine par amour-propre ne souhaitait pas faire savoir sa précarité.

« J’avais bien des doutes mais bon on ne peut pas s’immiscer dans la vie des gens, s’ils ne le souhaitent pas. »

C’est en lui apportant un colis de Noël de la part de la commune (elle n’avait pas ouvert, donc son colis avait été donné à sa voisine) qu’elle l’a découvert …

Des personnes seules, isolées, faisant attention à ce qu’elles dépensent il y en a plus que l’on pense, vous le savez. Alors que faire ?

Comme dirait « la légende du Colibri » (Pierre Rabhi) : faisons notre part aussi modeste soit-elle.

Et en cette période de l’Avent (où à cause de la crise sanitaire) de plus en plus de foyers sont dans la difficulté, si nous avons la chance d’avoir « l’essentiel » ouvrons les yeux, et faisons notre part. C’est bon pour les autres, certes, mais c’est  un excellent stimulateur pour soi, alors essayons :

D’aider

De donner

De savoir recevoir

De créer du lien social

De partager ce que l’on a

D’être à l’écoute

De proposer son épaule

D’être empathique

Et au-delà d’être juste humain, cette création de lien social consolide l’un des trois piliers de l’estime de soi que sont :

La confiance en soi

L’amour de soi.

L’affirmation de soi

Mais l’on pourra y revenir.

Bonne dix-neuvième soirée de l’Avent.

Soyons généreux, soyons solidaires, soutenons-nous.

20 décembre 2020

SAVOIR FAIRE DES PAUSES

PHOTO SE: vieux bac de pierre Bouges le château

Les vacances scolaires ont commencé avant-hier, elles donnent le « la » au rythme social qui se ralentit. Au contraire pour d’autres la fin de l’année est signe de travail supplémentaire, de bilan, d’inventaires, de ventes, de confection…néanmoins en général beaucoup de salariés sont en vacances la semaine Noël/nouvel an. 

Quelle que soit sa situation, l’importance de faire de vraies pauses n’est pas à démontrer, cela permet d’ avancer sereinement, de limiter son stress et sa fatigue et de rester productif. On sait que le cerveau est moins concentré au bout de 90 minutes : qu’il a besoin de « s’oxygéner » pour redevenir efficace, 90 minutes correspondent aussi au cycle du sommeil.

Même si nous savons tous que cela est important seulement une personne sur quatre va s’octroyer des temps de pause… au détriment de la santé (physique et mentale). Et à ne pas prendre ce temps de pause, on court vers notre objectif, et nous pouvons faire des erreurs qui finalement nous ralentissent; exemple oublier de faire le plein de sa voiture car l’on est pressé d’arriver où l’on va, ou comme quelqu’un que je connais, prendre un billet de train un peu rapidement et s’apercevoir le jour « j » qu’on l’a pris dans le mauvais sens 😉

La pause permet de se détendre de se recentrer de se reposer, l’on connait l’efficacité de la légendaire sieste de Winston Churchill qui en se reposant dans un moment de « coup de barre » dirions-nous trivialement, respectait son rythme biologique. Une petite sieste compense parfois un mauvais sommeil. Les chronobiologistes (scientifiques qui étudient les rythmes biologiques d’un individu) ont appuyé les connaissances ancestrales portant sur les différences de rythme. Trois rythmes donnent le tempo à notre vie : le rythme circadien (sur 24h jour/nuit) le rythme infradien (d’une durée supérieure à 24 comme les saisons, le cycles menstruels), et le rythme ultradien, (durant moins de 24 h, comme le rythme cardiaque). Tous ces rythmes influencent nos comportements, alors apprendre à se connaitre à s’observer et respecter ces différents rythmes ne font de nous que des personnes « bien dans leur peau, bien dans leur tête » et n’est-ce pas là le plus important ?

Petit exercice pratique d’observation: soyez attentifs, quand vous avez un petit frisson le soir c’est que vous êtes prêt à vous reposer, car le corps baisse en température lorsque l’on dort : écoutez votre corps, il vous le rendra.

Merci de vous être octroyé un temps de pause pour lire cette publication.

21 décembre 2020

Mettre de la lumière dans sa vie

Photo SE: soleil du Berry en automne.

Nous sommes le 21 décembre et c’est donc le solstice d’hiver. La nuit la plus longue de l’année est (quasiment) passée, donc la journée la plus courte aussi : Yes !

Nous allons grignoter quelques minutes de jour tranquillement et de plus en plus en janvier et ce jusqu’au 21 juin, solstice d’été.

Nous rentrons dans la période des trois mois les plus froids, et, comme le soleil ne brille pas longtemps, la lumière fait défaut. Ce manque de soleil entraine une baisse de la production de la sérotonine (hormone du bien-être) et c’est pour cette raison que beaucoup de gens n’ont pas trop le moral. Une patiente me disait qu’elle détestait l’hiver qu’elle aimerait être une marmotte et dormir la moitié de l’année. Bien entendu, la météo n’était pas la seule cause de son mal-être.

Alors nous devons réagir en mettant de la lumière dans notre vie.

*La première action : dès qu’il est là, on fait une petite cure (essentielle) de vitamine D en se mettant au soleil (même quelques instants derrière sa vitre).

*Même s’il n’est pas là : on sort pour absorber un peu de lumière naturelle.

*On préfère les espaces lumineux aux espaces sombres.

*On peut bien sûr mettre de la lumière de façon artificielle : avec de la luminothérapie.

*On profite de ce qui nous illumine : un feu de cheminée, des miroirs, une jolie lampe, une bougie allumée, une guirlande lumineuse, des lumières extérieures (type lumières de Noël), mais aussi des images/photo agréables qui illuminent notre vie.

*Et le soir on regarde la lune, les étoiles (très symboliques les étoiles). D’ailleurs, ce soir, regardez donc, si (pas de nuages) vous pouvez observer la conjonction Jupiter/ Saturne : c’est un événement exceptionnel d’alignement de planètes.

*Et si vous ne les voyez pas : gardez quand-même des étoiles pleins vos yeux : c’est beau !

22 décembre 2020

SE FAIRE PLAISIR et faire plaisiS

Photo famille (ML) se faire plaisir en dégustant un fruit de la passion.

« En sortant de votre cabinet l’autre jour, je suis allée chez le fleuriste m’acheter un bouquet de 4 lys, et de quoi faire de bonnes tomates farcies. Je me sentais tellement mal, que je savais, comme vous dites, que mettre des actes concrets me feraient du bien.»

La vue et l’odeur des lys, la préparation des tomates farcies, et leur dégustation ont en effet mis du baume au cœur de cette jeune patiente.

Ce ne sont là que des petits plaisirs et l’on sait bien que ce ne sont pas cela qui contribuent au bonheur mais au mieux-être. En effet se faire plaisir, enclenche ce qu’on appelle en psychologie le système de récompense dans notre cerveau et libère de la dopamine. Cette hormone va nous donner une agréable sensation, elle va apaiser nos tensions, diminuer notre stress, nous détendre, nous rendre de meilleure humeur, nous rendre plus fort et donc améliorer notre estime de soi.

Ça vaut le coup non ?

Alors lister ce qui vous fait plaisir, ou ce qui vous a déjà fait plaisir pour renouveler l’expérience.

Et puis en cette période d’avant Noël et du temps des cadeaux, faire plaisir à l’autre en lui préparant un cadeau procure souvent ce plaisir.

Faisons-nous plaisir, et faisons plaisir : on a tout à y gagner.

Bonne vingt-deuxième journée de décembre.

(Une de mes –quatre- filles m’a dit : « oh, j’ai du retard dans la lecture de tes publications, ça fait beaucoup à lire du coup ! » donc aujourd’hui j’ai essayé d’être plus courte : pour lui faire plaisir 😊, et pour me faire plaisir une autre m’a proposé de prendre une de ses mythiques photos.)

23 décembre 2020

CREER

Photo SE: bougeoir de Noël 2019

CREER

CREER : Symboliser, imaginer, fabriquer, rêver.

C’est sur cette composition florale où de multiples créateurs se sont succédés que je démarre cette avant-dernière publication de l’Avent. De celui qui a planté le buis il y a fort longtemps, à celui qui l’a imaginé en forme de bougeoir à 6 trous, aux deux hommes qui l’ont taillé, poncé, à celle qui a installé les bougies, et au créateur floral à qui il a été confié pour finaliser ce très beau cadeau de Noël 2019 : la création, l’imagination, la fabrication à jalonné cette composition.

Ressorti cette année (sans les fleurs bien sûr) ce bougeoir est, pour moi, un objet hautement symbolique.

Les émotions ont un rôle fondamental dans la situation de création (quand je vous dis, par exemple que ce bougeoir est symbolique c’est qu’il représente un lien familial fort (famille = lieu d’émotions). Et inversement la création joue un rôle reconnu dans la régulation de nos émotions. Repensons à nos grands artistes, poètes, musiciens, peintre, ils trouvaient leur équilibre …

Une expérience a montré que la créativité était meilleure quand les émotions de joie ou de tristesse étaient présentes que quand les états émotionnellement étaient « neutres ». Vous connaissez tous les biens-faits de l’art-thérapie, le pouvoir du rêve, le plaisir de la fabrication, la nécessité du symbole… alors ne nous en privons pas : créons, imaginons, fabriquons, rêvons et symbolisons quand le besoin s’en fait sentir.

Bonne vingt-troisième soirée de l’Avent.

24 décembre 2020

AIMER

Photo : Eveyphotographie-mariage P&S -montage SE

AIMER

Voilà c’est la dernière photo-conseils, et en cette veille de Noël il m’est difficile de ne pas terminer sur ce conseil : Aimer

L’Amour est souvent sous-jacent à la plupart des thérapies que, modestement je mène depuis 3 ans et demi à la petite maison au cèdre.

Aimer

Désaimer

Se sentir aimé(e)

Ne plus/pas se sentir aimé(e)

Se sentir mal aimé(e)

Ne pas s’aimer soi-même (pourtant l’amour de soi est lui aussi un pilier de l’estime de soi)

Tous ces sentiments sont au cœur des séances !

Pas besoin de redire la puissance de l’Amour dans nos vies, décliné en : aimer, chérir, être amoureux, se plaire, affectionner, apprécier, se plaire, s’attacher…

Et même si Victor Hugo a raison quand il dit qu’« aimer c’est savoir dire je t’aime sans parler. » Ne nous privons pas d’offrir des paroles d’amour, sans les galvauder, à ceux que l’on aime : c’est un beau cadeau !

Bonne soirée à vous chers lecteurs de ce calendrier de l’Avent, qui se referme ce soir, veille de Noël.

PS : Vous allez penser que ma photo est un peu clichée, pas très Noël, mais nous avons aimé ce jour de fête (si rare en 2020) où ces deux amoureux (que l’on connait de très près) ce sont engagés par amour sur le chemin de la vie.    

Soyez Heureux

COVID 19 : 19 Conseils Objectifs Vitaux Indispensables Décisifs

covid 1 : ACCEPTER et S’ADAPTER et ENDURER:

*Ne pas être dans le déni, ni dans un « clivage du moi » en se disant, je ne suis pas vraiment concerné(e).

*Comprenons à quoi sert le confinement (voir diaporama Le Monde)
Et visionnons l’utilité de la distanciation sociale (vue par Juan Delcan)

*Se préparer à cette situation inédite et envisager la situation différemment si l’on est seul ou pas (voir plus bas) !

*Comme on ne peut pas agir sur le phénomène du confinement alors « épousons-le ».

*C’est une course de marathon que nous vivons, pas un sprint, il nous faut des relais (professionnels, médias,santé,alimentation…).

covid 2: RESPECTER LES RECOMMANDATIONS D’ HYGIÈNE  :

*Pour lutter contre la progression du virus: Ne se déplacer que pour des raisons importantes et garder de bonnes distances si l’on doit se déplacer, se laver les mains souvent, poser ses chaussures, …

Cela va permettre de se sentir « en accord » avec soi et en communauté avec les autres.

covid 3: RESTER EN LIEN

*Notamment avec les personnes seules (proche ou éloignée) le téléphone, internet ne s’occupe pas de la distance, et le courrier circule encore et là les réseaux sociaux sont géniaux pour cela.

*Se donner le challenge solidaire : je contacte au moins 2 personnes par jour : 1 parent, 1 ami, 1 voisin.

*Proposer de l’aide tout en respectant les distances : aller chercher le pain, les courses, les médicaments de quelqu’un.

*Je regarde à ma fenêtre et je fais un signe à des voisins: juste un petit coucou ou un échange de quelques mots: c’est réconfortant.

*Etre vigilant si l’on est confiné à plusieurs que le communication ne se détériore pas. Prendre des temps de recul, de mise au point réciproque, savoir tourner la page et faire des concessions (de toutes parts).

*Profiter de ce temps-là pour se reconnecter à soi-même: s’écouter, se relier à une activité trop longtemps délaissée par exemple.

covid 4: OSER DEMANDER DE L’AIDE

*Si l’on en a besoin , il ne faut pas hésiter à demander un coup de main , un petit coucou (de loin) à des proches ou des voisins.

*Si l’on est seul, éloigné des siens, et avec peu de contacts, on peut mettre un chiffon rouge sur sa fenêtre pour signaler une demande d’aide à des voisins.

*Des applications permettent de recevoir de l’aide, voisins vigilants ou encore next door…

covid 5: PRENDRE L’AIR

*A sa fenêtre, à son balcon, dans son jardin, dans la rue si besoin: en respectant les distances et le lavage de mains au retour et quittant ses chaussures, en nettoyant ce qui a été en contact avec les autres : porte-monnaie, sac de courses…

*Faire des mouvements, des respirations, des jeux,du nettoyage (ses carreaux), du jardinage, du bricolage ou du bavardage (avec les voisins) ou « rien »mais le nez dehors!

*Le soleil est régénérant : donc dès qu’il est là on fait le plein de vitamines D!

*Se connecter à ses 5 sens et oser pratiquer la sylvothérapie dans son jardin

*Pour ceux qui télé-travaillent: s’imposer des pauses, sortir, car nous sommes maîtres de notre temps et parfois justement nous ne le maîtrisons pas judicieusement.

*Attention aux risques d’oisiveté de léthargie, d’apathie, d’amollissement : tant physique que psychologique qu’intellectuel: prendre l’air permet de lutter contre!

*Gare au repli sur soi !! Cette crise met en relief l’aspect parfois très individualiste de nos vies, nous pouvons davantage découvrir nos voisins à force de rester sur place !! Osons ouvrir sa fenêtre!

*Prendre l’air, la lumière naturelle est nécessaire voire vitale : pour la santé physique mais pour la santé mentale aussi !


Donc sortons ou mettons nous à notre fenêtre REGULIEREMENT !

covid 6: BOUGER

*Même si l’on ne peut pas sortir: bougeons plus que d’habitude car l’on va moins se déplacer.

*Téléphoner en marchant.

*Monter les escaliers : même si l’on n’a rien à monter ! Les descendre (on aura peut-être trouver quelque chose à descendre) !

*Faire des exercices en tournant autour de la table: genoux en haut talons aux fesses….

*Danser, sauter, s’étirer, … (certains se souviennent peut-être avoir fait du sport devant la TV avec Véronique et Davina?) ce n’est pas pire 😉

covid 7: SE DONNER DES RITUELS

*STRUCTURER LE TEMPS: s’organiser, se faire des programmes quotidiens (même si l’on ne fera pas tout) permet de tenir psychologiquement.

*Ecrire le jour : marquer le temps : c’est très important. (calendrier, éphéméride, agenda, calendrier maison…)

*Se lever environ à la même heure (sauf le week-end).

*Manger aux heures habituelles.

*Travailler différemment certes mais avec des horaires fixes: ni moins mais surtout ni plus!

*Se fixer des pauses et savoir déconnecter !

*Regarder des émissions des films culturelles ou distrayantes.

*S’oxygéner au moins deux fois par jour

*S’amuser régulièrement: à telle heure on fait un jeu de société, « on fait les fous », on chante, on partage une image humoristique…

*Faire une photo par jour.

*Ecrire un ou deux textes, messages, mail par jour.

*Sortir à 20h applaudir (si l’action nous parle) Et ne pas faire de bruit (tondeuse…) avant 15h si personnel soignant travaillant de nuit près de chez nous.

*Garder le rythme habituel autant que faire se peut, tout en se souvenant le but pour lequel nous sommes confinés.

covid 8: SE REPOSER

*Pour certains, on a à disposition un temps qui n’était pas prévu: acceptons-le et profitons- en aussi pour nous reposer, sans scrupule.

*Prendre des temps de calme : pas d’écran, peu de bruit, pas d’action.

*Eviter la sur-information, déjouer les fake-news qui fatiguent beaucoup l’esprit.

*S’essayer à la relaxation, à la méditation au yoga à l’écoute de musique calme, au silence.

*Fermer les yeux au soleil.

*S’autoriser une courte sieste, mais ne pas rester allongé toute la journée (cela entraîne des insomnies)

*Ne pas en faire plus que d’habitude à la maison, et partager les tâches.

*Se donner les conditions pour bien dormir: chambre aérée, pas de boissons excitantes après 17h, …

*Rêver, imaginer, se souvenir et sourire repose et détend…

covid 9: PRÉVOIR UN PROGRAMME DE CHOSES A FAIRE (des activités que l’on n’a jamais ou peu faites) :

*L’idée est de se changer les idées, d’innover, de faire, d’éviter la léthargie qui peut s’installer dans ce confinement.

*Prendre soin de soi (même si les coiffeurs sont fermés): massage, épilation et soin du corps, douches chaudes ou froides, tisane, papotages …

*Prendre soin des autres: appeler, rendre service, être patient.

*Repousser ses limites : tenir un journal du confinement, résoudre des énigmes, se mettre au dessin, au yoga, au math, à la lecture, au jardinage, au sport « maison » , à la couture, à la musique, à la cuisine, à la mécanique, au scrapbooking, au rumiskub, apprendre une règle de jeu que l’on ne connait pas, se lancer dans un grand puzzle… réussir à ne rien faire !

*Suivre des tutoriels pour faire soi-même.

*Faire la liste des films des séries que l’on aimerait regarder.

*Regarder : A Musée Vous, A Musée Moi 

*Visiter virtuellement un musée.

*Regarder un opéra (en ligne à 19h30 : opéra de Paris),

*Lire des livres, des BD jamais lues, une revue

*Regarder des albums photos anciennes, faire tirer les photos numériques

*Trier : les armoires, les photos, les papiers, la cave, le grenier… Ranger délasse et découvrir le fung shui

*Reprendre contact avec d’anciennes connaissances.

*Réfléchir aux projets que l’on aimerait réaliser (les planifier).

*Lister tout ce que l’on fera à la levée du confinement.

*Faire le point sur ce qui nous manque le plus et ce qui est essentiel pour soi.

covid 10: GÉRER LES HUMEURS

*La situation de confinement est exceptionnelle, non préparée, non planifiée, non désirée, non bornée: cela entraîne des conséquences sur nos humeurs: c’est normal.

*Par moment on est à fleur de peau, plus colérique, moins patient, car l’atmosphère est tendue: c’est normal !

*Bien que ce soit normal et qu’il faille accepter la contrainte  : il faut prendre conscience de nos humeurs : c’est le premier point. On peut se fabriquer une réglette de l’humeur.

*Le second c’est de parvenir à prendre du recul quand on est trop à cran: sortir, s’isoler, mettre des boules quiesse, « faire du sport », boire un verre d’eau, changer de cadre, téléphoner (parler) à quelqu’un d’autre.

*Nous devons interroger toutes nos émotions. De quoi ai-je peur? Qu’est-ce qui me met en colère? Me rend triste? Et joyeux (soyons-le)? Nos émotions sont en lien avec nos besoins. Nous devons essayer de parler de ses émotions, de nos manques, de nos croyances, pour trouver des éléments de réponses.

*Comprendre ce qui se joue dans la peur de mourir à cause de la pandémie, un article d’écologie intérieure ( a peur vue par Osho)

*Repérer les agents stresseurs et dire ce que l’on ressent, en parler avec une autre personne va nous aider à nous « délester de ce poids émotionnel ». Entendre une parole, un partage de ressenti, une écoute, va permettre de prendre un peu de recul et sentir de l’apaisement, voire de trouver des astuces pour accepter et avancer.

*Au delà de 10 jours, le confinement peut accentuer davantage le stress et nous devons y rester attentif. Trouver ce qui nous déstresse d’habitude pour l’adapter à la situation.

*Et surtout se faire un petit plaisir, sourire, va aider notre cerveau à « envoyer » un peu moins de cortisol et un peu plus plus de dopamine.

*Et si la mauvaise humeur envahit par moment la relation: s’en excuser!

Covid 11: PENSER : HUMOUR RIRE et SOURIRE

*Chaque coup de colère est un coup de vieux ; chaque sourire est un coup de jeune. – Proverbe Chinois – 

=> Alors essayons de rester jeunes !

*Sourire, stimule le cerveau qui va libérer de l’endorphine « hormone du bonheur. » Même le sourire forcé !

*Rire renforce le système immunitaire, permet un meilleur sommeil, augmente l’apport en oxygène, facilite la digestion et réduit le stress.

*Se dire des histoires drôles, des anecdotes du jour, des histoires de familles amusantes, se faire des surprises (dessiner des sourires sur des post-it)…

*Faire le pitre. Faire des grimaces. Rire « comme une baleine ». Imitez les animaux…

*Regarder un film comique, une vidéo amusante,lire des posts qui « sourient » de la situation du confinement (il y a de quoi faire!) .

*Se sourire dans le miroir, rire de soi et faire (sou)rire les autres …

*Essayer de rire autant qu’un enfant, qui lui même, rit au moins 10 fois plus par jour qu’un adulte.

*Essayer le yoga du rire. Il serait bon de rire 10 minutes par jour!

*Se souvenir que : sourire favorise la relation.

*Se redire que l’humour est une arme infaillible dans les situations délicates.

*Sourire en se disant : même sans sortir on s’en sortira!

*Et relisons le beau poème du sourire de Raoul Follereau (1920)
« Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter … »

Covid 12: SPÉCIAL PERSONNE SEULE


*Les conditions du confinement en solo dépendent de diverses situations : seul(e) car loin de chez soi -notamment certains étudiants, seul(e) comme d’habitude, seul(e) car en quarantaine, seul(e) par précaution… il faut donc prendre en compte vos conditions et écouter, noter ce qui vous manque le plus pour envisager de le compenser largement à la fin de ce confinement.

*L’isolement est une épreuve difficile à vivre surtout quand il n’est pas choisi: ce n’est pas difficile d’en prendre conscience, mais il faut essayer de ne pas culpabiliser de ce qu’il entraîne comme émotions et comme sentiment (tristesse, peur, ennui, pleurs, voire plénitude pour certains …) et mettre en place des actes pour combler le manque en s’occupant judicieusement et en gardant le contact avec le monde.

*Appeler de la famille, un ami, un collègue, parler, écrire, rire, se connecter à ses réseaux,se divertir, bien manger, se « soigner », rire, se donner des petits objectifs, un cadre: même quand on est seul: c’est essentiel!

*Dans la durée, si vous avez peu de contact et que le moral se ternit un peu, voire beaucoup: vous devez absolument prendre contact avec quelqu’un, car personne, ne peut constater votre état, donc appeler n’est pas une faiblesse bien au contraire cela demande beaucoup de courage:
un professionnel: mon numéro si vous voulez : 07 81 33 06 87: je propose exceptionnellement une écoute gratuite chaque matin du lundi au vendredi de 10h à 12h.  Contacter votre mairie.
Appeler un numéro d’écoute anonyme comme SOS Amitié 09 72 39 40 50 (gratuit) SOS solitude . L’association Écoute au 01 45 39 40 00 ou le site: SOS dépression => Chiffon rouge sur la fenêtre = besoin d’aide.

*Prenez aussi des nouvelles des autres , et donnez des vôtres car il faut (l’on peut) déjouer les règles de cette distanciation sociale qui nous est imposée !

* Remarque: On peut apprécier d’être solitaire sans souffrir de solitude. Et donc ressentir un certain bien-être en ce moment. Néanmoins dans cette période de confinement (imposé) il est important de garder des liens avec des connaissances ne serait-ce que pour les rassurer.
SOLITAIRE mais aussi SOLIDAIRE.

*Bien sûr la plupart des 19 chapitres conseils peuvent s’adapter à votre situation.

covid 13: SPECIAL ENFANTS

*Ils ont une capacité d’adaptation formidable mais:

*Ils ne comprennent pas bien pourquoi l’école est fermée, leur dire qu’ils protègent les autres (les grands-parents) en restant à la maison: c’est un « sacrifice » collectif.

*Normaliser leurs émotions: c’est normal d’avoir peur, mais ça se surmonte et on est là pour les aider.

*Les rassurer sur les mots « on est en guerre » en expliquant que l’ennemi est un virus invisible qui s’attaque peu aux enfants, donc en tant qu’enfant ils ne craignent pas grand chose, mais ils doivent rester à la maison pour protéger les autres.

*Les apaiser sur les différentes situations. S’il y a un anniversaire ou une fête de prévue les tranquilliser en leur disant qu’elle sera reportée à l’été! Ou imaginer la fête autrement: visio, demander des vidéos des uns et des autres, des cartes postales, faire une fête pour marquer le coup: décorer la maison, mettez les photos de ceux qui ne sont pas là…

*Les faire jouer et parler avec des petits personnages et écouter ce qu’ils font dire à leur personnage: c’est un bon indicateur de leur niveau d’angoisse ou de sérénité.

*On peut jouer sur les mots parler de coco le virus ou de coconfinement comme le font ces illustrateurs

*Une autre idée ludique et interactive pour les enfants se passe au pays du glouglou


*Les rituels sont nécessaires: leur faire écrire le jour que l’on est, cocher la date dans un agenda, la météo qu’il fait. Structurer (planifier) le temps est important pour eux comme pour nous car cela permet de donner un sens aux journées et réduit les angoisses.

*Distinguer (planning en couleur) :jour d’école ou non et avoir une activité intellectuelle les jours habituellement de classe (TV 5 TV 4 diffusent des cours ).

*Faire l’école à la maison (changer les rôles) l’enfant devient le maître le parent l’élève : tenir un cahier de vie, un petit journal, faire des origamis de la peinture, des zen-tangle de la pâte à modeler… un cahier de la créativité.

*Faire des plantations: pour jauger le temps qui passe. Observer les feuilles qui s’épanouissent sur les arbres.

*Construire ENSEMBLE des règles en famille « spécial confinement » (et leur conséquence) et rester souple (les punitions ne sont pas productives).

*Le besoin de mouvement est encore plus important : donc l’accentuer: sport à telle heure, le faire avec eux suivre leurs idées ! Danser, chanter…

*Redoubler d’attention par rapport aux écrans : faire des choix avec eux et avoir des pièces/ des moments sans connexion. Ils ne doivent pas s’enfermer dans le virtuel en plus du confinement. Eviter la sur-exposition aux images anxiogènes.

*S’ils parlent de la mort: les écouter et les rassurer à ce sujet mais ne pas évincer la question et surtout ne pas mentir. Les enfants n’ont pas forcément la même vision de la mort que les adultes. On peut en parler (si c’est trop dur, on le dit et on diffère la conversation) on n’est pas obligé de donner des détails et l’on peut s’appuyer sur des vidéos ou sur des albums.  

*Permettre aux enfants de s’exprimer sur la situation : dessiner, écrire, faire des affiches, des contestations contre le corona, mettre une boite à soucis et à idées en route, la vider régulièrement.

*JOUER et encore jouer (j’en profite pour rappeler que les jeunes enfants apprennent en jouant en exerçant leur 5 sens: donc ils doivent construire des tours de cubes avant d’empiler des cubes virtuels sur tablette!)

*Dessiner, chanter : karaoké- opéraoké, blind recycler et créer des objets des jeux avec des emballages test ! « Aller au cirque », 

*Lire des histoires et les relire : les théâtraliser, en inventer, imaginer une suite, écouter un conte par jour Ré-écouter le petit Prince Pierre et le Loup

*Se reposer (apprendre à s’ennuyer entraîne souvent la créativité). S’octroyer des temps calmes. « le temps des parents »

*Les responsabiliser dans la solidarité : appeler leurs grands-parents ou autre proche, leur envoyer une carte un mail, leur faire un dessin ou des photos avec Palapapi

*Les faire coopérer davantage à la maison : les rendre acteurs de cette vie chamboulée malgré nous, les féliciter de leur participation.

*Faire l’expérience des paillettes pour expliquer la propagation du virus, et l’importance de l’hygiène et le pouvoir du savon.

*Proposer le soir le jeu des « 3 kifs, 3 bofs de la journée »: 3 choses agréables de la journée, 3 moins agréables.
Des idées ici: Barbatruc

*Leur faire prendre l’air du mieux que l’on puisse.

*S’inventer des signaux pour dire  » besoin de calme »: un chiffon rouge!

*Faire des conseils de famille. Prendre des conseils de professionnels. (fiche pratique pour les familles)

*S’encourager et se féliciter de la patience que l’on a en tant que parents à supporter cette situation, surtout si l’on vit en appartement !!
Accepter les moments de désarroi ! Et vigilance avec le burn-out parental

covid 14: SPÉCIAL ADOLESCENTS

*Les adolescents ont besoin d’être entendus mais ils ont besoin aussi de tester leurs limites pour construire leurs valeurs,et, avec le confinement ces limites sont très (trop) rapprochées.

*On peut leur proposer de prendre ce temps pour « mieux se connaitre » en réalisant par exemple un test d’intelligence multiple, en partageant nos goûts/leurs goûts.

*Encourager, valoriser leur travail scolaire fait en autonomie!

*Varier les sources d’apprentissage; regarder des émissions « secret d’histoire » par exemple.

*Savoir que les cours en ligne sont plus fatigants, impersonnels, moins interactifs, humains que dans leur vraie classe: donc, conseiller aux jeunes de « souffler ». (« Parfois on a l’impression que le prof pense qu’il est le seul à nous fournir du travail » témoigne une lycéenne « la journée sur l’ordinateur à travailler c’est épuisant ! »)

*Trouver des stratégies pour qu’ils puissent faire du sport: c’est indispensable, il faut les y encourager! Et pourquoi pas de la relaxation en ligne !

*Se dire que les adolescents ressentent encore plus l’effet « cocotte minute » de la situation du confinement: sachons retirer la soupape car ils ont besoin d’échappatoire encore plus que jamais!

*Respecter leur espace d’intimité, d’isolement est équilibrant pour eux et encore plus en ce moment: accepter casque, boule quies, temps de repli, tout en redisant qu’ils appartiennent à la famille et que tout le monde fait des efforts dans cette situation imposée ! Ils peuvent être contre mais aussi tout contre leur famille (P. Genvresse)

*Ce n’est pas tant le fait d’être « enfermés » qu’ils vivent mal (ils l’aiment leur chambre, parfois plus qu’une balade en forêt que l’on propose…), mais c’est surtout la proximité continue avec la famille qui peut être pesant, voire insupportable. Car les adolescents ont besoin de retrouver leurs semblables (cours, activités…) ils ont besoin de se démarquer de leur famille, et là c’est compliqué.

*Ils sont souvent plus en lien avec leurs paires sur leur smartphone: c’est une chance, si les boucles ne sont pas anxiogènes et s’ils n’y sont pas scotchés 24/24 ! Encourager les conversations de groupe !

*Mettre à profit leur côté « rebelle » et les responsabiliser dans la lutte contre virus, profiter de leur profil citoyen et engagé en leur proposant de respecter la loi, en s’informant de façon fiable, d’apporter de l’aide de l’écoute aux personnes seules, de fabriquer quelque chose en lien avec la situation (livret photo pour les grands parents, drapeau blanc de soutien…).

*Certains vont jouer en ligne se réfugier dans des séries on peut aussi les inciter à faire des jeux de société , même en ligne (gus and co): et surtout continuer à leur donner un cadre, la coopération leur revient aussi.

*Faire des visites virtuelles locales ou nationales (inside 360)

*Les faire réfléchir, regarder dans l’histoire la littérature ce qu’ils peuvent en apprendre et nous apprendre: lire ou relire ou regarder:  » le Hussard sur le toit » ou le « le journal d’Anne FRANK », 

*Regarder des films « cultes » ado aussi pour se détendre: LA FOLLE JOURNÉE DE FERRIS BUELLER, AMERICAN PIE, EASY GIRL, TOUT CE QUI BRILLE, SCOTT PILGRIM, ADVENTURELAND …

*Suivre des youtubeurs influenceurs : emy ltr, norman et bien d’autres: et surtout leur demander à découvrir ceux qu’ils aiment. Le gouvernement canadien a demandé à des artistes youtubers de « parler aux jeunes » des gestes barrières.

*Pour ceux qui passent le bac ou d’autres examens: qu’ils se répètent que « tout le monde est dans le même bateau » et qu’il est vital de parler de leurs craintes face à cet horizon nouveau. Seules les épreuves de français seront organisées. Le contrôle continue va prévaloir pour le bac 2020. L’assiduité pendant le confinement et jusqu’au 4 juillet sera valorisée: alors se donner de la régularité dans le travail pour 3 mois est aussi une épreuve.

*En cas de grosse crise (parfois agressive), ne pas hésiter à s’éloigner, s’isoler, protéger, bouger, à en reparler, mais aussi à faire appel à l’extérieur (numéro vert d’assistance : 080013000 qui peut guider vers d’autres numéros).

*Laisser aux adolescentes le numéro de la maison des adolescents de son département (il y a des permanences) et leur envoyer le lien de fil sante jeunes.

*Ils peuvent bénéficier de certains conseils ( se reporter au covid 13/enfants).

covid15: SPÉCIAL COUPLE

*Ce n’était pas prévu de passer autant de temps ensemble: donc ça peut être compliqué: on accepte cette dose de stress, et on tente de gérer les humeurs qu’il entraîne (voir covid 10).

*Cette période de confinement peut aussi être une véritable aubaine pour le couple et apporter des moments de joie, de surprises, de plaisir, de projets, de découvertes positives voire d’inovation.

*On se retrouve en face à face et ce un long moment (sauf pour ceux qui sont obligés d’aller travailler pour la santé, l’information, l’alimentation des autres). Et le temps, on a l’habitude de dire que l’on en manque (pour son couple notamment) donc réussir à s’adapter à ce temps « à deux » est un défi à relever.

* De toutes façons des choses vont se révéler: on note déjà dans d’autres pays (précédemment confinés) plus de divorces annoncés et à l’autre bout de la ligne on prévoit un baby-boom d’ici 9 ou 10 mois: Donc pas de réponse générale.

*Néanmoins c’est une occasion pour mieux se connaitre, vivre des moments inédits, se faire des petites surprises, relire sa vie de couple : rechercher nos (5) langages de l’amour ( établis par Gary Chapman dans son bestseller écrit en 1997).

*On peut en profiter pour faire le point, se souvenir d’anciens moments, voir si l’autre s’en souvient (on a souvent des surprises), rechercher des dates d’événements communs(bon exercice pour la mémoire) regarder des photos ….

*On peut faire des jeux, des tests en ligne, pour voir si l’on connait bien son alter ego.

*Il y a le côté « pas de contacts qui est dans l’air » (évitons les embrassades) qui n’arrange rien, mais il n’est pas interdit de s’aimer d’amour tendre.

*Savoir et tolérer que la vie d’un couple est un peu saisonnière, il y a des saisons chaudes et des un peu plus froides: et que c’est un cycle.

*Faire de nos différences une force pour traverser cette crise. Si l’un est plus ordonné et l’autre plus fantaisiste: s’appuyer dessus sera un atout. Eviter de s’arc-bouter sur les travers de l’autre.

*Organiser, répartir les tâches nouvelles qui s’imposent : école à la maison, télétravail, ménage… et ne pas se laisser aller !

*Et si, par moment l’on ne se supporte plus car les tensions sont exacerbées : on prend le large (enfin le semi-large) on s’isole dans une pièce, on sort (si jardin) on va faire un petit tour- avec son attestation-, on appelle quelqu’un pour se changer les idées, on prend un livre on regarde un film… on sort de la boucle du conflit menaçant.

*Envisager des moments et des lieux à chacun.

*Il y a aussi la situation des couples qui sont éloignés à cause de ce virus: la confiance, l’écoute, les nouvelles, les signes d’amour, l’attention, la compassion (suivant les cas), vont être des mots clés.

*Ce moment va dépendre de ce que vous allez en faire. Une même réalité presque pour tous : le confinement : mais des conditions tant matérielles humaines que psychologiques différentes à gérer. Les optimistes seront plus faciles à vivre que les rabat-joie. Mais souvenez-vous bien que l’on peut toujours changer : changer c’est le propre de l’humain !

covid16: CONFINEMENT EN SITUATION CRITIQUE

*S’il se passe en compagnie d’une personne agressive: le confinement peut être un vrai calvaire: violences conjugales, psychologiques et physiques: alerter quelqu’un (voisin, ami, famille, inconnu). Le 3919, le 17, le 114 par sms sont toujours en fonctionnement, les pharmaciens sont à votre écoute ou allez en ligne 24/24 sans trace d’historique: arrêtons les violences.gouv.fr . Vous n’êtes pas responsable de sa violence, faites-vous confiance et protégez-vous au mieux, vous allez y arriver.

*Si vous avez des doutes pour la sécurité d’un enfant (violence sur celui-ci) le 119 est toujours en fonctionnement et le 17 reste de mise Rendez-vous sur le site du gouvernement il y a un formulaire en ligne. Ces appels sont anonymes et gratuits

*Certaines personnes n’ont pas la possibilité de se confiner: faute de « chez soi ». Si vous voyez de chez vous des sans-abris perdus: appeler le 115 ou la mairie ou la croix-rouge ou toute autre association solidaire de votre connaissance. Et il n’est pas interdit de dire (de loin) quelques mots à cette personne.

*Pour les adultes en situation de handicap chez eux: si vous en connaissez proposer leur de faire leurs courses, de leur parler un peu. Si vous en faites partie: demander de l’aide est normal: et dites-vous que se rendre utile est parfois une chance pour vos voisins. ÉVITEZ L’ISOLEMENT

*Pour les parents d’enfants (ou adultes) en situation de handicap, c’est « la double peine » : ne restez pas seul à le supporter. Des pistes sur le site : solidaires-handicap

*Si vous êtes une personne à risque (+ de 70 ans, problèmes cardiovasculaires, diabétiques, malades , enceinte (+ de 6 mois), dépressif: redoublez de prudence, mais en même temps ne vous sur-informez pas et surveillez vos sources: changez-vous les idées: c’est encore plus important pour vous.

*Si vous pensez être touché par le coronavirus: vous ne devez pas vous présenter spontanément aux urgences, vous ne devez pas vous rendre chez votre médecin sans l’avoir contacté avant. C’est de la responsabilité de tous, donc de la votre de respecter les gestes et les consignes sanitaires: être informé et agir avec bon sens permet aussi de ne pas culpabiliser, et de ne pas ajouter du mal-être mental à la maladie (plein de courage à vous). Surtout : FAITES-LE 15 si vous avez des difficultés respiratoires.

*Si vous êtes : personnel de la santé, ou toutes personnes travaillant pour le bien et la vie des confinés: toute notre gratitude! MERCI (protégez-vous).

covid 17: S’ASSOCIER A UN GESTE COLLECTIF

*Suivre les infos des initiatives locales (à distance). Exemple dans un village: les cloches sonnent à 19h30 pour donner un signe de vie à tous. Et encourager d’un mot ou geste positif les initiatives qui vous parlent. Exemple de solidarité de fabrication de masques/visières pour les soignants dans l’Indre.

*Des personnes fabriquent des masques en tissus: pourquoi ne pas vous y associer: donner de l’élastique, du tissus, du temps ?

*A 20H :applaudir les personnels soignants-et tous ceux qui aident- à notre fenêtre ! Mettre un drapeau blanc de soutien (fenêtre, jardin), cela crée un lien altruiste, invisible mais rassurant.

*Réaliser un montage photo,vidéo (un tuto), une publication, pour garder le contact avec d’autres, donner le sourire, partager une émotion, un souvenir. Certains font des concerts de quartier…

*Suivre et soutenir les artistes qui créent des réalisations en ligne: Exemples :La symphonie confinée: la tendresse, Le Boléro de Ravel par l’orchestre national de FranceEt d’autres liens sur le Monde. et ailleurs!

*Soutenir tous les artisans et entrepreneurs les travailleurs qui sont touchés de plein fouet dans leur vie professionnelle (et personnelle donc) par la mise à l’arrêt de leur activité. Il est proposé par exemple à ceux qui emploient des personnes à domicile de leur verser une partie de leur salaire même si elles ne viennent pas. Donner est gratifiant. Si l’on en a les moyens on peut aider, s’entraider: certains n’auront pas de salaire ces temps-ci ! « Donner c’est recevoir »!

*Proposer son aide: à son échelle en se rapprochant de sa mairie ou d’une association, ou de jeveuxaider.gouv.

covid 18 : SE PRÉPARER A L’APRES

*On sait déjà que le retour à la normale sera progressif: en fonction des régions, des âges, des situations : mais ce retour viendra: anticipons-le tranquillement !

*Des conditions de notre confinement dépendront les « traces » qu’il laissera: ambiance du foyer, isolement, santé, tempérament, jardin ou pas, … les données varient. Au delà de 10 jours de confinement, l’impact psychologique est plus marquant. Prévoir des temps de décompression sera important.

*C’est un peu comme si l’on nous avait mis dans un avion rapidement, que le confinement était le temps du voyage en altitude (coupée de la Terre, mais pas hors contrôle) et que l’après serait l’arrivée dans la « vie de nouveau ». Donc préparation et adaptation à l’arrivée dans ce nouveau pays!

*Juste avant le confinement les arbres n’avaient pas de feuilles juste après ils en auront! Nous aussi nous aurons mûri, grandi, un peu vieilli, en tout cas changé! Quels changements seront les plus marquants à votre avis (notez-les et vous y reviendrez dans quelques semaines!)

* »Chassez le naturel, il revient au galop »: nous avons donné un grand coup de frein sur notre consommation, nos trajets,… visiblement la nature ne s’en porte pas plus mal : Alors préparons nous à garder cette vigilance de l’importance de l’équilibre Terre/Humain.

*Des élans de fraternité de coopération se sont mis en place: on réalise que l’on peut consacrer un peu de temps « à l’Autre »: là aussi gardons de cette épidémie cette notion de solidarité: être attentif aux autres (et notamment les plus fragiles).

*Si l’on a été beaucoup en famille, et que les enfants (étudiants notamment) repartent, le syndrome du nid vide pourra se faire sentir. Même si le retour à la normale soulagera chacun (si si 😉 )

*La période qui suivra ce temps de confinement sera un temps nouveau: s’y préparer mentalement: la place du numérique, le temps qui se ralentit, le silence relatif (moins de voitures, d’avions,…), mais plus de promiscuité supportable complice et/ou parfois insupportable … Certes rien ne sera plus comme avant cette crise, mais en même temps ce n’est pas la première épidémie que connait notre civilisation donc ce n’est sans doute pas la dernière: qu’en concluons-nous ?

*Prévoir un temps de déconnexion, car pour certains le temps connecté aura été accentué pendant cette période. Pourquoi pas une séance de sylvothérapie ou une balade à la campagne, mer, montagne…

*Des temps de paroles: que ce soit pour les enfants (nécessaires dans les écoles), les adolescents, les jeunes adultes, les adultes les seniors et les âgés SERONT NÉCESSAIRES même si le confinement s’est bien passé car beaucoup de stress aura été accumulé.

*Si l’on a perdu un proche dans ces semaines-ci,et que l’on n’a pas pu se rendre à son chevet , à ses obsèques alors qu’on le souhaitait: trouver un moyen d’accompagner ce proche dans sa dernière demeure, même de façon différée voire symbolique est une question de vie pas de mort: le travail du deuil est essentiel pour avancer personnellement.

*Deux voisins se disaient hier entre eux: « Quelle que soit la date: on fera une belle fête des voisins à l’issue de ce confinement. » Prévoir un beau rassemblement amical familial (avec précaution) pour sourire à la vie, peut être une piste de projet.

*Lister ce que ce confinement nous aura apporté de positif: ce que j’ai lu, regardé, rangé, fait comme efforts, apprécié, … et s’en réjouir !

*Espérer, programmer un temps de reconnaissance collectif de gratitude pour toutes les personnes s’étant battues contre ce virus au risque de leur vie!

*Commencez la liste des choses que l’on voudra réaliser avant tout. Des personnes qui nous ont le plus manquées que l’on va revoir bien vite.

covid 19: TOUS CONTRE LE CORONAVIRUS COVID 19

*Se souvenir que l’on lutte tous ensemble contre la même chose et que cela doit nous fédérer, non nous diviser et nous rendre plus forts plus solidaires. Et on le vaincra!

Je reste à votre disposition, pour échanger, pour vous accompagner.

Portez-vous bien.

Sylvie Etiève

L’image contient peut-être : texte

ECOUTE GRATUITE pour les personnes seules TOUS LES MATINS de 10h à 12 h. Prendre RV par sms au 07 81 33 06 87

Christine de Tours a partagé mon COVID 19 après l’émission France Bleu et cela me fait plaisir, merci:

J’ai écouté ce matin sur France-bleue Touraine cette thérapeute de Châteauroux. Je partage cet article ou j’ai trouvé de nombreux conseils et de nombreux liens,déclinés en 19 chapitre pour dompter de manière positive le covid-19. Je vous invite vraiment à vous en inspirer quelque soit votre situation face au corona virus. Prenez soin de vous 🙏

Balade bien-être en forêt : osez la sylvothérapie

Que sera cette balade thérapeutique ?

  Ici :Emission France Bleu à réécouter

C’est une sortie dans la nature dont l’objectif est de se recentrer sur soi, de prendre conscience de ses sensations liées à la nature environnante.

Aucune performance n’est attendue : juste se laisser guider et profiter des bienfaits de la marche sur un sentier forestier ou dans un espace un peu plus sauvage.

Si l’on n’a pas de problème de santé, marcher ne demande pas beaucoup d’efforts ni de concentration!

Donc cette activité permet de libérer l’esprit. Socrate enseignait en marchant ! Grâce à cet exercice physique  notre cerveau va ressentir un certain bien-être. En effet la dopamine (hormone du plaisir) va être secrétée et va accentuer  l’activité entre les neurones. Marcher détend le corps et libère la pensée donc (vous l’avez déjà tous expérimenté) !

Dimanche on cherchera  à profiter du moment présent: on laissera de côtés  nos préoccupations (et notre téléphone)… pour simplement être dans

l’instant , dans cette balade, dans la forêt à cette saison, dans ce moment qu’on s’est accordé. On parlera de ce qu’est l’ancrage, la sylvothérapie*.

Il y  aura des temps de silence permettant la méditation-et des temps où nos sens : toucher odorat vue ouïe seront interpellés, et aussi des temps d’échanges possibles (autour d’une boisson (chaude) dans une clairière).

Un parcours (accessible à tous marcheurs) vous sera proposé avec quelques étapes, conseils (technique de respiration) et questionnement pour donner une dimension spécifique à cette balade.

Tout vous sera expliqué à votre arrivée en forêt:        ce sera simple.

Je vous dis à dimanche prochain.

Sylvie Etiève

PS: voir aspects pratiques en bas de page

Aspects pratiques :

1: Se décider ! Etre disponible à des pratiques de détente:) 

2: S’inscrire -obligatoirement- [ appel ou sms au 07 81 33 06 87- ou mail: sylvie.etieve@gmail.com ]

3: RV devant le magasin BUT (cap sud St Maur 36) à 10h (je vous conduirai dans la forêt (privée) où est prévue cette balade automnale).

4: Prévoir une tenue adaptée à la météo (humide et peu ensoleillée d’après les prévisions): Jambes, bras couverts. Et de bonnes chaussures.

5: Tarif : participation libre en conscience , à partir de 5 €/adulte. Vous passerez autant de temps dans cette balade qu’au cinéma ou au théâtre 😉

Gratuit pour les enfants (forcément accompagnés)

Gratuit pour les personnes sans ressource.

Une boisson (chaude) ponctuera la balade.

6: Les enfants peuvent participer avec vous à cette balade, les adolescents aussi (un peu devant ou un peu derrière s’ils le souhaitent) : il leur faudra juste respecter la règle 😉 

7: Compter environ 1 heure 1/2 : il sera midi à votre retour et le fruit de votre non-cueillette ne vous permettra pas de prévoir le déjeuner !! 

8: Comme cela m’a été demandé, nos amis les chiens ne sont pas prévus parmi les inscrits, merci de votre compréhension.

SI LES CONDITIONS MÉTÉO NE PERMETTENT VRAIMENT PAS CETTE SORTIE JE VOUS PRÉVIENDRAI par sms!

CETTE ACTIVITÉ BIEN-ETRE PEUT ETRE PROPOSÉE A DES ASSOCIATIONS.

“Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.”

René de Chateaubriand[/caption]

Témoignage de Claire, une participante:

« Bien plus qu’une balade, un moment privilégié, un moment de détente, des retrouvailles avec soi-même, avec la nature et toutes ses couleurs.

Des trouvailles réconfortantes, un cadeau précieux tel un soutien partagé… 
Une prise de conscience aussi, et de l’énergie positive et naturelle.

Merci pour cette balade, merci pour ce moment de partage. Merci pour ta patience et ton réconfort.

Prochaine balade le 26 janvier avec Sylvie Etiève , n’hésitez plus, lancez vous et laissez vous porter. »

D’autres témoignages:

« Merci Sylvie pour cette découverte de la sylvothérapie et ton savoir faire et ces rencontres toujours aussi agréables et enrichissantes qui nous permettent de libérer des émotions et d’avancer dans le travail de cheminement. » Patricia

« Merci à toi, Sylvie pour cette parenthèse de pureté et de calme dans la folie de notre vie… Que du bonheur ! » Isabelle

« Un très bon moment passer dans la forêt de chênes, à s occuper de soi et se ressourcer. Merci Sylvie! » Noëlle

Un article pour compléter  :

*https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/04/22/le-bain-de-foret-comme-therapie_5288892_4497916.html

  

 

Quelques photos d’une de mes filles, lors de la préparation.

Re-confinement : besoin d’une séance individuelle à distance ?

Comment cela se passe-t-il ?

1: Prendre RV avec moi: par mail, par sms ou par téléphone.

2: Une fois l’heure du RV fixée: baliser le temps et l’espace de celui-ci (par exemple prévoir quelques minutes avant le RV : son installation dans un lieu calme et où l’on est certain de pouvoir parler en toute tranquillité pendant une heure).

3: Une fois le RV fixé : Régler la séance via paypal (carte bleue) : c’est très simple: il me faut juste votre adresse mail et je m’occupe du reste: vous suivrez la démarche pour votre règlement. 45 € /heure. Seules les séances réglées ne pourront être prises en compte.

4: On peut faire la séance : par téléphone mais mieux par visio soit skype soit messenger soit WhatSapp : on peut se voir cela appuie la communication.

5: Et voilà -d’où que vous soyez-: vous avez pris un temps de thérapie individuelle qui je l’espère vous permettra d’avancer un peu plus.

Merci de votre attention.

Sylvie Etiève 0781 33 06 87

MARS 2020: Adaptation des séances individuelles aux restrictions sanitaires.

Il/Elle ne m’écoute pas !

Des parents viennent me voir car ils s’inquiètent du fait que leur(s) enfant(s) ne les écoutent pas. Il n’y a rien de mieux effectivement comme démarche que de demander un coup de pouce quand cela ne va pas, plutôt que de nier une difficulté, la minimiser ou s’y accoutumer.

Cet article vous donnera quelques pistes mais ne vous empêchera peut-être pas de demander un accompagnement parental ponctuel .

Tout d’abord il faut analyser la situation. Ce n’est pas la même chose suivant le contexte familial: parent-solo, parents en couple, parents séparés, parents veufs, parents en couple mais l’un des deux étant très souvent absent (par exemple militaire en mission longue et régulière), enfant unique, grande fratrie, fratrie recomposée…

En général un enfant qui attire l’attention ++, qui fait le pitre de façon exagérée, qui crie qui pleure ou qui tape est un enfant qui demande à sa manière de l’aide.

Donc la première analyse à porter est celle-ci : que veut me dire mon enfant dans ce comportement exagéré et répété au point que cela me fatigue, m’épuise?

Les sources de son mal-être (car s’il se comporte comme ça, cela n’a rien d’agréable pour lui non plus) peuvent être variées, évidemment et souvent, très personnelles. Néanmoins deux choses sont à prendre en compte:

1: Ses besoins sont-ils satisfaits ?

2 :Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

1: Satisfaire les besoins de son enfant.

Avant tout un enfant a besoin, d’affection de dialogue de rires de câlins de jeux… d’un amour inconditionnel °.

=> Un enfant doit dormir son comptant ( entre 9 et 11 h) par nuit-il faut être attentif à l’heure à laquelle passe SON train du sommeil.

*Un parent me disait en consultation que sa fille de 8 ans, s’endormirait bien à 19 h 30 mais que pour avoir une vie de famille il lui demandait de faire un effort et … qu’après elle ne trouvait plus le sommeil avant tard le soir. Et que du coup c’était la corvée d’aller au lit.  Si vous êtes attentif aux signes du sommeil de votre enfant (frottement des  yeux, frissons, bâillements, petite irritabilité, fatigue ) vous aurez tout intérêt à faire en sorte qu’il soit prêt à aller au lit. 

=> un enfant a besoin d’une alimentation équilibrée (peu de sucre blanc, beaucoup de produits frais non transformés, beaucoup d’eau et peu de soda … les intestins sont le deuxième cerveau du corps

*Une maman d’un très jeune garçon, me disait (entre autre) que son enfant était stressé car il avait toujours mal au ventre. Il est vrai que le stress peut entraîner des maux de ventre. Mais avant toute chose il est toujours bon de s’assurer de la réciprocité. Son mal de ventre n’était-il la cause de son stress?  En y regardant plus en détails, elle me confirmait qu’il ne mangeait pratiquement jamais de fruits buvait beaucoup de sodas, et mangeait surtout des féculents. Elle convint que le système digestif était un peu mis à mal! Elle s’en désolait mais ne voyait pas comment faire autrement.  Parfois une diététicienne,mais aussi une grand-mère ou un(e) ami(e) peuvent apporter une aide précieuse si l’on est vraiment en difficulté avec  l’alimentation.

=> Un enfant a besoin d’exercice et d’extérieur. S’il n’a pas sa dose de mouvements quotidienne, son irritabilité pourra venir de là. Nous sommes tous de plus en plus sédentaires et les enfants passent beaucoup de temps assis notamment devant un écran.

*Des parents me parlaient de la différence entre leurs enfants; L’aîné avait besoin de faire du trampoline en revenant de l’école pour se défouler alors que le second -plus solitaire- aimait s’isoler un peu dans sa chambre avec ses playmobiles et l’univers qu’il s’inventait.  Mais quand le temps le permettait ils prenaient tous un goûter  dehors avant tout, où faisaient un tour au parc.

Ils n’ont pas tous les mêmes besoins , leurs besoins varient : être parent c’est  aussi cela: être attentif tout en proposant le petit plus!

=> Un enfant n’a pas vraiment besoin d’écran. Bien sûr difficile de les éviter, et ce n’est pas mon propos. Mais l’on connait l’impact de ces écrans sur le cerveau de l’enfant et sur son comportement. Trop de stimulations fatiguent et irritent les enfants. Vous avez sans doute vu ces reportages d’enfant qu’il faut « sevrer » des écrans pour qu’ils se reconnectent à « l’ici et maintenant » . L’idéal c’est de les maîtriser c’est à dire qu’on en donne l’accès qu’à un certain moment avec un début et une fin, On privilégie les écrans inter-actifs, on contrôle le contenu et surtout on n’enfait pas un faux-allié systématique. Exemple je lui donne mon téléphone pour être tranquille ! On gagne du temps à court terme mais on en perd à long terme!

*Les parents sont de plus attentifs à la consommation d’écran par leurs enfants (à la qualité d’utilisation). Mais pas tous. Une maman dont le petit garçon était très agité et désobéissant (aux dires de celle-ci) ne comprenait pas pourquoi il était ainsi !  En échangeant avec eux je compris qu’il regardait des films (d’horreur) interdits aux moins de 18 ans en compagnie de sa mère (qui aimait ça mais cela lui plaisait bien qu’il soit près d’elle. Il expliquait par  ailleurs qu’il faisait des  cauchemars se réveillait souvent avec des images de monstres et de sang  dans la tête, et donc il dormait mal !  Le lien fut assez évident entre ce qu’il voyait et ce dont il rêvait. La  maman n’avait pas franchement pris conscience du lien cause à effet car elle était  convaincue  qu’il regardait cela distraitement et que de toutes façons elle lui  avait bien expliqué que tout ce qu’ils regardaient « c’était pour de faux! »  Tous les parents font des erreurs! Ce qui est fort c’est de les corriger!

=> Plus il est jeune plus la question de l’ordre des rituels est importante. Parfois on croit que le petit n’écoute pas mais en fait souvent c’est que l’on n’a pas respecté son schéma très ordonné. Exemple: vous demandez à votre enfant de 5 ans de se brosser les dents avant de mettre son pyjama alors que l’habitude est inverse, il peut juste « désobéir » car il est perturbé dans ses rituels, et cherche à répondre à son propre besoin. Ce n’est pas contre vous mais pour lui. Les neurosciences nous montrent cette évolution du cerveau de l’enfant qui permet d’adapter l’éducation aujourd’hui.

Ce n’est pas une question de manque d’autorité, mais bien une question de connaissances. Dans l’exemple ci-dessus, si vous ré-évaluez votre attente en disant « ah oui tu as tes petites habitudes fais comme tu le sens pourvu que les deux soit faits », vous désamorcez la situation, et pas de tension. Si vous dites  » oh mais ça n’ a pas d’importance, c’est moi qui décide, ce soir c’est comme ça » vous envenimez la situation: un vous appuyez sur le côté « prise de pouvoir » interne à la notion d’autorité, deux : vous ne savez pas que pour lui c’est important, donc en dénigrant ses attentes il se sent incompris et il perd un peu de votre confiance.

2 : Le cadre dans lequel il évolue est-il sécure ?

=> L’enfant pour se sentir en sécurité doit pouvoir s’appuyer sur l’affection, la confiance qu’il reçoit de ses parents, son entourage. Ce lien entre l’enfant et ses parents (ou nourrice…) est un lien d’attachement primordial dans sa vie. Un attachement sécure apporte autonomie, indépendance et ouverture sur le monde, car il sait que des parents vont prendre soin de lui quoi qu’il arrive. Il se peut qu’un enfant qui ne se sente pas en pleine sécurité soit défiant, provocateur, désagréable, il cherche vos limites (affectives), il est donc préférable de répondre par la douceur, la prise de recul que par l’agressivité ( La violence est interdite. ) car celle-ci renforcera son côté « désobéissant ». Peu réconfortant mais il est normal que votre enfant se relâche plus avec vous qu’avec son enseignant, cela traduit bien que vous êtes sa figure d’attachement à qui il peut « tout confier » (en confiance)

=> On sait aujourd’hui qu’un enfant qui n’écoute pas, s’il fait une bêtise par exemple, la punition qui lui sera administrée ne l’encouragera non pas à arrêter de faire cette bêtise mais à la (re)faire, sans se faire prendre: il portera son attention sur la manière de la faire pas sur l’objet lui-même (« ah ah : tu ne m’as même pas vu ! »)

=> L’enfant a besoin de connaitre et de construire les règles et les conséquences dans la vie de famille (comme nous apprenons le code de la route). Si ces règles sont mises en place ensemble et que les conséquences sont pré-établies cela assainira la relation en cas de problème notamment dans les situations conflictuelles.

Il faut enfin se redire, que le parent que l’on est, dépend de ceux que l’on a eus**. Une analyse peut permettre une certaine mise à distance si l’on n’a pas eu des parents très sécures par exemple.

L’enfant n’aura pas la même écoute de son père ou de sa mère.
En même temps il n’y a pas le parent gentil et le vilain. Beaucoup d’autres paramètres jouent: si c’est un garçon ou une fille, sa place dans la fratrie, son tempérament, le vôtre, le lieu, l’heure, la situation …

En un mot « éduquer un enfant » est complexe (ça on le savait) et encore plus aujourd’hui, mais l’idée à retenir est le cadre bienveillant mais ferme et dont l’enfant connait les règles et leurs conséquences. La souplesse d’adaptation aux situations plutôt que la rigidité. Plus ils grandissent moins on doit être hermétique, leur faire confiance est gage de responsabilisation donc de plus d’écoute, et bien sûr l’amour inconditionnel.

Il n’y a pas d’école de parents, mais parfois quelques conseils glanés ici ou là permettent de se former un peu. De toutes façons on a tous droit à l’erreur: eux comme nous !

Faites au mieux !

Merci pour votre lecture. (vous êtes enfin au bout de l’article)

Sylvie ETIEVE

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*Tous les exemples issus de ma pratique ne prennent en compte qu’un des nombreux indicateurs donnés par les parents lors des thérapies. Rien n’est uni-factoriel et tout n’est pas si simple !

° Un amour inconditionnel est un amour qui transcrit « quoi que tu fasses, je t’aime. Même si parfois je ne suis pas d’accord avec toi ou si je suis fâchée je t’aime quand même, sans aucun condition, sans aucun chantage. Cet amour n’est ni invasif ni distant. Il se met en mots et en actes.

** lire le livre « parents sous influence » de Cécile David-Weil (éditions Odile Jacob) peut vous aider

C’est parti pour trois mois.

Et voilà c’est parti : on va en avoir pour trois mois : des couleurs flamboyantes : du rouge, de l’ambre du brun, du jaune et encore du vert, des dégradés, et le bruit des feuilles sous les pieds, la musicalité du vent et l’odeur de la pluie, le goût du raisin, des tartes aux pommes : toute la poésie de l’automne !

Mais ce n’est pas que ça !!

Les journées qui raccourcissent démesurément, l’humidité et le froid pénétrant, le gris plombant de certaines journées maussades, les arbres désespérément dénudés, le manque de soleil donc de vitamines et l’envie… d’autre chose !!


Donc on met tout ça dans un shaker pour vivre un automne en harmonie : l’équilibre est nécessaire dans cette dualité permanente qu’il faut vivre comme complémentaire ! L’un met l’autre en valeur !


Et en premier jour d’automne (misons sur la couleur (et pourquoi pas des habits très colorés ?)  misons aussi sur la lumière: une bougie, des volets grands ouverts, une guirlande lumineuse, un petit feu si l’on a la chance d’avoir une cheminée ou un poêle) : en attendant ma photo prise un matin d’automne pour vous !

l’article de ma page Facebook que je vous invite à rejoindre.

La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

Alors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

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**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous.           Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

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*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

Alors dernières séries de réflexes :

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable.

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

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Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

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A Châteauroux la semaine repasse à 4 jours comme dans 80 % des écoles en France.

Je propose des ateliers « détente » : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre

Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : 
Groupe A : 11 h.
Groupe B : 16 h.
Groupe C : 17 h
Groupe pré-ado en élaboration(11/13 ans): 14 h 

A partir du mercredi 26 septembre : 6 séances de 50 minutes (hors vacances scolaires).
40 € le cycle.

Il reste encore de la place dans chaque.

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

Plus de détails dans ces articles.

.francebleu.fr/emissions/le-dossier-du-jour/berry/le-dossier-du-jour-de-france-bleu-berry-3.

La rentrée approche

ATELIER « DÉTENTE »

ATELIER « DÉTENTE » ou anti-stress.

              Reprise des ateliers :

           Mercredi 16 SEPTEMBRE.

          5 séances(40€)    Deux groupes : 11h  et 15 h

                      Préinscription possible: sylvie.etieve@gmail.com 

Dans le cadre de ma pratique de thérapeute familiale, je propose un cycle de 5 séances pour aider les enfants, les pré-ado à :
(re)prendre confiance en eux,
se détendre,
exercer leur attention,
identifier leurs émotions, 
évacuer le stress 
réguler la respiration,
améliorer l’estime d’eux-mêmes,
échanger sur leur petite vie: lieu de paroles.
Au cours de ces ateliers, des rituels sont mis en place, et des exercices* pratiques ludiques et variés sont partagés en groupe restreint (entre 3 et 6 enfants de 6 à 14 ans, par groupe).
Des temps de paroles sont prévus et permettent aux enfants de dire librement ce qu’ils vivent, comment ils se sentent.

identifier ses émotions

Un cadre rassurant, de confiance de respect de non jugement est instauré dans le groupe.

Et les enfants y viennent avec grand plaisir ce qui se comprend car c’est un temps POUR EUX rien que pour eux.
Ces ateliers, pour certains enfants peuvent être une première approche avant une éventuelle prise en charge individuelle en thérapie, pour d’autres ces ateliers suffisent à leur donner de l’énergie pour la semaine à venir !

Le fait d’être en petit collectif  » ici et maintenant »permet aux enfants de se délester « des petits (ou gros) bobos de la vie  » de relativiser leur propre expérience, de ralentir un peu le rythme (exercice de l’éloge de la lenteur!), et, ils ont un réel plaisir à  retrouver les « copains, copines » du groupe   -voir commentaires ci-dessous-.

Ma longue expérience précédente d’enseignante rassure enfants et parents. Certains anciens élèves sont naturellement venus vers moi, et c’est le climat de confiance qu’ils appréciaient et qu’ils apprécient.
Voici le témoignage que deux jeunes fidèles participantes ont accepté de m’écrire:
« J’aime beaucoup ce groupe car on si sent bien, sa parole est respectée on trouve des solutions! C’est agréable parce que personne ne se moque, personne ne répète. On trouve des idées ensemble on réfléchit à plusieurs. On apprend à se connaître et on devient amis. Je vous le conseille vivement!!! L-A »
 
« Bonjour, je trouve que cet atelier « confiance en soi » est super bien car on peut tout dire. Par exemple : si nous sommes tristes ou en colère, plein de choses, et c’est très intéressant car je n’avais vraiment pas confiance en moi.
Nous apprenons petit à petit. Et quoique l’on dise, la parole sera toujours respectée, et on sait que l’on ne va pas se moquer de nous.
J’apprécie vraiment cet atelier.
L.,9 ans. » 

Ces ateliers durent 1 heure et la série (de 5 séances) coûte 40€, ils ont lieu, le mercredi (différents horaires) à: « la petite maison au cèdre » à Châteauroux (36), (au 67 Bd de l’école normale)

                                
                                       inscription et renseignements au :
  07 81 33 06 87
  ou
sylvie.etieve@gmail.com
Si vous connaissez un enfant (ou un pré-ado) à qui cela pourrait profiter : pensez à faire suivre cette information directement à ses parents.
Merci pour lui.

Commentaires de parents sur la page Facebook.

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*exercices inspirés  des méthodes de Jeanne Siaud-Facchin et d’Eline Stelde, de Comitys, de ma pratique d’enseignante et de ma formation de thérapeute familiale. 

ENTREPRENDRE


Depuis 3 ans j’ai quitté l’éducation nationale pour m’installer en tant que thérapeute familiale : petit bilan !

Il y a trois ans, lorsque, à 50 ans, je décidais de changer de métier, je savais que je prenais un risque. Un risque mesuré, certes, mais néanmoins ce changement de cap m’entraînait sur des rivages méconnus.

De fonctionnaire à auto-entrepreneuse : il y avait un pas.

Fini le rythme régulier, récurent, chronologique. Fini d’être une parmi d’autres ayant le même statut. Fini les horaires, les calendriers, les emplois du temps, les vacances généreuses, les réunions, les bilans, les évaluations-connectées, les récrés, la sonnerie, les corrections, les préparations, les re-corrections. Finis les collègues, les élèves, les parents, les étudiants, les supérieurs « hiérarchiques » et les notations propres au système… Fini de fonctionner !

Ce qui m’attendait : des prises de décision, des formations, des stages, un accompagnement, d’interminables discussions à partir d’un foisonnement d’idées, des calculs de budget, des demandes d’emprunt, des études de marchés et de zone de chalandise, la création d’un site internet, et la visibilité sur les réseaux sociaux, l’installation, des achats, des travaux pour le cabinet (plus d’un an de travail acharné), de la communication, de la publicité, des préparations de séances, …. Une multitude d’éléments à penser, d’actions à mener, de réflexions à asseoir, hors cadre, hors rythme, hors supervision et notation : « si tu fais c’est fait, si tu ne fais pas, personne ne viendra te remplacer pour le faire à ta place ! »

« Tu obtiens le fruit de ton travail. »

Le travail de l’ombre est sans doute le plus compliqué à sonder pour ceux de l’extérieur. Des heures à concevoir des projets, des interventions, des remises à niveau, des écritures , de la com’, de l’entretien, des bilans de RV, des comptes… mais c’est ce travail qui crédibilise ta fonction.

Et puis il y a le travail thérapeutique lui-même, les séances personnelles, en couple, familiale, et les ateliers de groupe (sylvothérapie, groupe de paroles, ateliers conférences) et leur retour : essentiel ce retour : mon travail est évalué par mes patients. Le bouche à oreille régule/remplit mon agenda et mon répertoire téléphonique ; le référencement sur internet et le réseau qui m’entoure consolident ma zone de chalandise. Je ne fais que des thérapies brèves (même si des personnes viennent me voir régulièrement de loin en loin) ou des interventions de courtes durées, je dois donc sans cesse renouveler mes patients, mon auditoire ou mes interventions ; et pour que cela soit, le travail que je fournis doit être rigoureux et satisfaisant.

Depuis mon installation j’ai rencontré des dizaines et des dizaines de personnes, je ne peux pas dire que mon agenda soit plein à craquer mais j’ai régulièrement des rendez-vous, des interventions diverses (émission de radio, TV locale,, ateliers-conférences, balade bien-être en forêt…). Et lorsque je n’en ai pas, le travail administratif et rédactionnel m’emploie largement (plus de 60 articles). Je le fais le plus souvent de chez moi, et j’arrive facilement à cloisonner entre le travail pour ma petite entreprise et les besoins pour la maisonnée.

Sur le terrain la variété des rencontres que je fais est insondable, chaque fois que j’ouvre la porte de « la petite maison au cèdre » et que je souhaite la bienvenue aux personnes qui y rentrent un lien se tisse, lien qui s’avérera plus ou moins solide suivant les affinités, les attentes, les besoins et ma capacité à y répondre, mais le lien se crée. Et aujourd’hui rien que cette démarche d’aller vers l’autre ou de recevoir l’autre (même dans une relation thérapeutique) est la base de mon activité, car sans relation humaine le développement personnel est incomplet. Aujourd’hui ces relations se virtualisent un peu, c’est mieux que rien, mais en ligne, ce sont des relations inachevées.

Devenir entrepreneur (quelle que soit la taille de son entreprise) est donc une formidable aventure humaine avant tout.*

Bien sûr c’est aussi un certain nombre de doutes de questionnements, d’impatiences, d’appréhension, d’inquiétudes aussi, mais cela ne représente pas à mes yeux le plus important. Je suis de nature optimiste.

Entreprendre c’est avoir un rêve que l’on essaie de réaliser : si on y arrive c’est un bout de bonheur, si l’on ne réussit pas ce sont des regrets en moins.

L’autre soir j’organisai un apéritif avec un groupe d’entrepreneurs (tous corps de métiers) auquel j’appartiens, le réseau est une clé de la réussite. Nous étions dans le jardin de « la petite maison au cèdre », et, une des membres de notre groupe nous racontait avec humour qu’elle avait eu envie, il y a quelques années, de créer sa petite entreprise de vente de frites et de soupe dans un camion (sup ’truck), le banquier y croyait mais quelques freins extérieurs l’ont empêchée d’entreprendre ce projet, elle le regrettait un peu aujourd’hui … Je me redisais parallèlement que pour entreprendre il faut être très soutenu, ce que j’ai largement été depuis le départ et que ce n’est pas le cas de tout le monde.

3 ans !

Voilà, ce mois de juillet (2020) je souffle ma troisième bougie de la création de ma microentreprise, (« déjà 3 ans, me disait une ancienne collègue non ?? » et bien si) et toujours aussi enthousiaste, entourée, enrichie, encouragée … entreprenante, et, bien que j’aimais mon ancienne fonction, le « nouveau » métier que j’exerce pleinement a une saveur que je ne retrouvais plus dans un système trop préconçu
(même s’il me rapporte encore financièrement moins, mais mon C.A. croît, et dans le fond quelle richesse compte vraiment ?)

Pour conclure: si vous avez une idée même modeste (et pas seulement professionnelle) depuis longtemps en tête : tentez-là ! Nous ne passons qu’une fois en ce monde regorgeant de richesses et de surprises bonnes ou moins bonnes ! Nous avons tous un potentiel et des possibilités allant au-delà de ce que nous pouvons imaginer ! Un échec n’est il pas préférable à un regret ?

Nous jouons les « premiers rôles » de nos vies ! Alors « action » !

Entre « prendre ou laisser » :

 Prenez !

Entreprenez !

Sylvie Etiève

Juillet 2020

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*Je vous conseille le livre d’Alexandre Mars: « Ose : tout le monde peut devenir entrepreneur » (Flammarion)

Il écrit « Mets-toi devant une glace et pose-toi la question: qu’est-ce que je sais que je ne sais pas faire? » (à vous de jouer)