Balade thérapeutique

Que sera cette balade thérapeutique ?

  Ici :Emission France Bleu à réécouter

C’est une sortie dans la nature dont l’objectif est de se recentrer sur soi, de prendre conscience de ses sensations liées à la nature environnante.

Aucune performance n’est attendue : juste se laisser guider et profiter des bienfaits de la marche sur un sentier forestier ou dans un espace un peu plus sauvage.

Si l’on n’a pas de problème de santé, marcher ne demande pas beaucoup d’efforts ni de concentration!

Donc cette activité permet de libérer l’esprit. Socrate enseignait en marchant ! Grâce à cet exercice physique  notre cerveau va ressentir un certain bien-être. En effet la dopamine (hormone du plaisir) va être secrétée et va accentuer  l’activité entre les neurones. Marcher détend le corps et libère la pensée donc (vous l’avez déjà tous expérimenté) !

Dimanche on cherchera  à profiter du moment présent: on laissera de côtés  nos préoccupations (et notre téléphone)… pour simplement être dans

l’instant , dans cette balade, dans la forêt à cette saison, dans ce moment qu’on s’est accordé. On parlera de ce qu’est l’ancrage, la sylvothérapie*.

Il y  aura des temps de silence permettant la méditation-et des temps où nos sens : toucher odorat vue ouïe seront interpellés, et aussi des temps d’échanges possibles (autour d’une boisson (chaude) dans une clairière).

Un parcours (accessible à tous marcheurs) vous sera proposé avec quelques étapes, conseils (technique de respiration) et questionnement pour donner une dimension spécifique à cette balade.

Tout vous sera expliqué à votre arrivée en forêt:        ce sera simple.

Je vous dis à dimanche prochain.

Sylvie Etiève

PS: voir aspects pratiques en bas de page

Aspects pratiques :

1: Se décider ! Etre disponible à des pratiques de détente:) 

2: S’inscrire -obligatoirement- [ appel ou sms au 07 81 33 06 87- ou mail: sylvie.etieve@gmail.com ]

3: RV devant le magasin BUT (cap sud St Maur 36) à 10h (je vous conduirai dans la forêt (privée) où est prévue cette balade automnale).

4: Prévoir une tenue adaptée à la météo (humide et peu ensoleillée d’après les prévisions): Jambes, bras couverts. Et de bonnes chaussures.

5: Tarif : participation libre. Une boite à disposition. ( gratuit le 24 mars)

Une boisson (chaude) ponctuera la balade.

6: Les enfants peuvent participer avec vous à cette balade, les adolescents aussi (un peu devant ou un peu derrière s’ils le souhaitent) : il leur faudra juste respecter la règle 😉 

7: Compter environ 1 heure 1/2 : il sera midi à votre retour et le fruit de votre non-cueillette ne vous permettra pas de prévoir le déjeuner !! 

8: Comme cela m’a été demandé, nos amis les chiens ne sont pas prévus parmi les inscrits, merci de votre compréhension.

SI LES CONDITIONS MÉTÉO NE PERMETTENT VRAIMENT PAS CETTE SORTIE JE VOUS PRÉVIENDRAI par sms!

“Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt.”

René de Chateaubriand[/caption]

Témoignage de Claire, une participante:

« Bien plus qu’une balade, un moment privilégié, un moment de détente, des retrouvailles avec soi-même, avec la nature et toutes ses couleurs.

Des trouvailles réconfortantes, un cadeau précieux tel un soutien partagé… 
Une prise de conscience aussi, et de l’énergie positive et naturelle.

Merci pour cette balade, merci pour ce moment de partage. Merci pour ta patience et ton réconfort.

Prochaine balade le 24 Mars avec Sylvie Etiève , n’hésitez plus, lancez vous et laissez vous porter. »

D’autres témoignages:

« Merci Sylvie pour cette découverte de la sylvothérapie et ton savoir faire et ces rencontres toujours aussi agréables et enrichissantes qui nous permettent de libérer des émotions et d’avancer dans le travail de cheminement. » Patricia

« Merci à toi, Sylvie pour cette parenthèse de pureté et de calme dans la folie de notre vie… Que du bonheur ! » Isabelle

« Un très bon moment passer dans la forêt de chênes, à s occuper de soi et se ressourcer. Merci Sylvie! » Noëlle

Un article pour compléter  :

*https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/04/22/le-bain-de-foret-comme-therapie_5288892_4497916.html

  

 

Quelques photos d’une de mes filles, lors de la préparation.

ATELIER « DÉTENTE »

ATELIER « DÉTENTE » ou anti-stress.

                   Automne 2019

             Reprise des ateliers :

           Mercredi 20 novembre.

          5 séances(40€)    Deux groupes : 11h  et 15 h

    Préinscription possible: sylvie.etieve@gmail.com 

Dans le cadre de ma pratique de thérapeute familiale, je propose un cycle de 5 séances pour aider les enfants, les pré-ado à :
(re)prendre confiance en eux,
se détendre,
exercer leur attention,
identifier leurs émotions, 
évacuer le stress 
réguler la respiration,
améliorer l’estime d’eux-mêmes,
échanger sur leur petite vie: lieu de paroles.
Au cours de ces ateliers, des rituels sont mis en place, et des exercices* pratiques ludiques et variés sont partagés en groupe restreint (entre 3 et 6 enfants de 6 à 14 ans, par groupe).
Des temps de paroles sont prévus et permettent aux enfants de dire librement ce qu’ils vivent, comment ils se sentent.
identifier ses émotions

Un cadre rassurant, de confiance de respect de non jugement est instauré dans le groupe.

Et les enfants y viennent avec grand plaisir ce qui se comprend car c’est un temps POUR EUX rien que pour eux.
Ces ateliers, pour certains enfants peuvent être une première approche avant une éventuelle prise en charge individuelle en thérapie, pour d’autres ces ateliers suffisent à leur donner de l’énergie pour la semaine à venir !

Le fait d’être en petit collectif  » ici et maintenant »permet aux enfants de se délester « des petits (ou gros) bobos de la vie  » de relativiser leur propre expérience, de ralentir un peu le rythme (exercice de l’éloge de la lenteur!), et, ils ont un réel plaisir à  retrouver les « copains, copines » du groupe   -voir commentaires ci-dessous-.

Ma longue expérience précédente d’enseignante rassure enfants et parents. Certains anciens élèves sont naturellement venus vers moi, et c’est le climat de confiance qu’ils appréciaient et qu’ils apprécient.
Voici le témoignage que deux jeunes fidèles participantes ont accepté de m’écrire:
« J’aime beaucoup ce groupe car on si sent bien, sa parole est respectée on trouve des solutions! C’est agréable parce que personne ne se moque, personne ne répète. On trouve des idées ensemble on réfléchit à plusieurs. On apprend à se connaître et on devient amis. Je vous le conseille vivement!!! L-A » 
« Bonjour, je trouve que cet atelier « confiance en soi » est super bien car on peut tout dire. Par exemple : si nous sommes tristes ou en colère, plein de choses, et c’est très intéressant car je n’avais vraiment pas confiance en moi.
Nous apprenons petit à petit. Et quoique l’on dise, la parole sera toujours respectée, et on sait que l’on ne va pas se moquer de nous.
J’apprécie vraiment cet atelier.
L.,9 ans. » 

« La petite maison au cèdre »

Ces ateliers durent 1 heure et la série (de 5 séances) coûte 40€, ils ont lieu, le mercredi (différents horaires) à: « la petite maison au cèdre » à Châteauroux (36), (au 67 Bd de l’école normale).

                         
                                   
inscription et renseignements au :
  07 81 33 06 87
  ou
sylvie.etieve@gmail.com
Si vous connaissez un enfant (ou un pré-ado) à qui cela pourrait profiter : pensez à faire suivre cette information directement à ses parents.
Merci pour lui.
Commentaires de parents sur la page Facebook.
                                *****************************************

*exercices inspirés  des méthodes de Jeanne Siaud-Facchin et d’Eline Stelde, de Comitys, de ma pratique d’enseignante et de ma formation de thérapeute familiale. 

La rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux

C’est la rentrée des classes : réactivons les bons réflexes parentaux !

Impatient, peu motivé, n’y pensant peut-être même pas votre enfant fait sa rentrée à l’école élémentaire.

Il peut s’agir d’une première entrée en maternelle ou d’une entrée à l’école primaire. Il peut s’agir d’une découverte (entrée au CP, ou suite à un déménagement …)  ou d’une reprise de contact avec un milieu connu : l’école !  Appréciée ou redoutée ou laissant plus rarement indifférent.

Suivant ces données votre enfant ne se sentira pas dans les mêmes dispositions psychologiques pour aller à l’école, mais, ce qui va être fondamental pour lui c’est la façon avec laquelle vous allez l’accompagner dans cette rentrée.

L’école est une chance pour chacun des enfants : encore faut-il s’y sentir bien.

Mais ce qu’il faut surtout savoir c’est que votre enfant ne passe pas plus de 10 % de son temps en classe : néanmoins c’est un temps fondamental et pour qu’il soit profitable nous avons (en tant que parent) quelques réflexes que l’on peut réactiver en cette veille de rentrée.

*Vous le savez sans doute : pour profiter réellement de la vie plusieurs besoins doivent être respectés et les premiers sont les besoins physiologiques : dormir, boire, manger, faire ses besoins, respirer, avoir chaud ou pas trop, … pourtant il n’est pas rare de voir venir à l’école des enfants : ayant peu ou mal dormi, n’ayant pas déjeuné, ayant déjà respiré quelques fumées de cigarettes, n’ayant pas de quoi se couvrir et parfois n’ayant même pas eu le temps d’aller aux toilettes : un enfant dont l’un de ces besoins n’est pas satisfait n’est pas disponible pour apprendre !

Alors le premier réflexe : satisfaisons les premiers besoins de nos enfants :

Se coucher assez tôt (dans des conditions sereines). Prendre le temps de déjeuner le matin, d’aller et faire sa toilette, prendre le temps de s’oxygéner en marchant un peu pour aller à l’école, et prévoir des vêtements adaptés aux conditions météo parfois changeantes dans la journée.

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**Ce qui compte aussi pour votre enfant c’est qu’il se sente en sécurité : avec ou sans vous.           Qu’il sente une bulle de sécurité autour de lui : de la considération, de l’écoute de ses inquiétudes (et non des vôtres), de l’anticipation et de la prévention.

La majorité des enfants arrivent dans de bonnes conditions à l’école : heureusement, mais certains enfants sont parfois « lâchés » de la voiture des parents (mal garés) devant l’école ! D’autres arrivent, ne sachant pas où ils déjeunent le midi, ou pire perturbés par telle ou telle scène vécue :scène réelle ou virtuelle !

  • Donc deuxième série de réflexes : sécurisons nos enfants.

Les surveiller, les accompagner en leur donnant la main (il est prouvé que donner la main à un enfant le calme et le rassure), l’attacher en voiture (pas devant avant 10 ans) prendre les passages piétons, ne pas se garer sur l’emplacement du bus …

Redire la confiance que nous avons en lui, mais aussi dans l’équipe pédagogique à qui nous le confions (rencontrer les enseignants est constructif- je me souviens d’un papa que l’on avait appelé pour venir récupérer sa fille malade, lorsque je lui ai demandé en quelle classe était sa fille et avec quelle enseignante il s’est arrêté net et m’a répondu « je n’en sais rien du tout : j’ai bien autre chose à faire que de me souvenir de sa classe et du nom de sa maîtresse … », « elle n’aura qu’une enfance Monsieur et vous êtes, avec sa mère, les garants de la qualité de celle-ci ! Alors savoir en quelle classe elle est, n’est peut-être pas une option ; mais il n’y a pas de montage en séries pour être parents ! On ne nait pas parent, on le devient». La cohérence éducative et la connaissance et le respect mutuel sont essentiels dans le bon déroulement de la scolarité : la réunion de rentrée (à noter) est un bon moyen d’établir le contact !

Autre point sécurisant : Entendre les inquiétudes de son enfant, sans les juger, ni les minimiser, et encore moins en rire : le fait qu’il puisse les dire et qu’elles soient entendues les désamorceront déjà beaucoup -n’hésitez pas à reformuler sa parole : 1 : cela lui montre que vous l’avez bien écouté, 2 : cela vous permet d’être sûr( e ) d’avoir compris: « j’entends ce que tu me dis : tu as peur de ne pas être dans la classe de untel, c’est bien ça ? » Etre écouté rassure l’enfant, et le rassurer est votre rôle-

Eviter de lui faire porter vos propres difficultés passagères (ou pas) certains enfants sont les confidents des parents et cette responsabilité inappropriée est bien trop lourde pour leurs petites épaules.

La sécurité passe aussi par un minimum d’organisation : préparer ses affaires la veille, vérifier ses leçons, son cartable, redire le déroulement de la journée ! Il faut également penser à les protéger notamment de certaines images virtuelles : jeux sur écran, vidéos diverses, … et se rappeler que les écrans stimulent une partie du cerveau qui ne permet pas un endormissement aisé.

Enfin la sécurité de l’enfant se tiendra aussi dans les limites que vous saurez lui donner : ce qu’il peut faire ou ne peut pas faire et pourquoi : «  tu peux aller de la voiture à l’école à pieds, mais tu ne dois pas traverser en dehors des passages piétons : car c’est dangereux de traverser n’importe où !»

  Je faisais souvent un petit test de rentrée en demandant aux élèves de se déplacer tous ensemble dans un grand carré tracé au sol : une seule consigne marcher tant que l’on entend le son du tambourin sans sortir du carré : régulièrement quelques élèves sortaient du cadre et n’obtempéraient pas à l’arrêt du signal sonore et d’entrée de jeu il fallait leur redonner l’importance des limites à respecter en disant par exemple : le carré est une plateforme et autour c’est le vide : «  ah alors tout à l’heure j’ai perdu ! ! » et pour gagner  et réussir il faut savoir intégrer les consignes oui !

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*** Enfin un autre besoin chez l’enfant en particulier, chez l’Humain en général, c’est d’être aimé : l’affection, l’amour sont le ciment de tous les besoins précédents. On peut répondre à tous les besoins du monde d’un enfant si on le fait avec indifférence et sans affection cela ne lui permettra pas de se construire de façon cohérente ! Donc, et avant tout, aimons notre enfant !

Il doit se sentir, aimé, valorisé, estimé, se sentir appartenant à sa famille, à un groupe d’amis, à sa classe, à son club (sportif, culturel,…) pour grandir solidement.

Un jour une petite fille me lança à brûle-pourpoint : « de toutes façons moi ma mère elle m’aime pas parce qu’elle s’occupe jamais de moi : elle dit qu’elle a trop d’boulot pour s’occuper de moi et en plus elle est toujours avec son portable! » après l’avoir rassurée sur sa méprise, j’essayais d’évoquer habilement et discrètement l’inquiétude de la  fille avec la maman. Elle reconnut qu’effectivement leurs rapports étaient plus dans le dépêche-toi, fais pas ci mais fais ça, et qu’elle allait changer ça en l’emmenant dans un bon restaurant ! »… L’événement exceptionnel peut effectivement faire plaisir s’il est vécu pleinement (sans distracteur portatif) mais cela ne suffit pas : c’est au quotidien qu’il faut marquer son affection, son amour !

Alors dernières séries de réflexes :

Des mots doux, des câlins, de la complicité, et tout ce qui marque l’amour parents/enfants sans étouffement ni dans un sens ni dans l’autre!

Les moments de qualité sont importants : lui lire des histoires le soir (plus un enfant écoute d’histoires, meilleur il sera en lecture) se promener, faire ensemble des jeux de société, cuisiner, ranger et valoriser leur rangement, jouer, rire, faire des rencontres, discuter … et créer des petites surprises (pas forcément matérielle) mais plus dans des petits changements d’habitude, par exemple : mettre une musique et danser ensemble, faire un dessin à quatre mains (ou plus), faire une cabane, laisser un post-it avec un petit message inattendu, changer les rôles lors des leçons ou encore décider d’aller pique-niquer ou goûter dans un endroit agréable car il fait encore beau !… Et profiter du soleil de septembre est un bien-fait incontestable.

Ce n’est pas tant ce que l’on fait avec eux qui compte, mais c’est bien l’état d’esprit dans lequel on le fait ! On peut décider d’aller dans un beau restaurant, si l’on est absorbé par son téléphone, ou si l’on fait des reproches sur la tenue de son enfant car l’attente est un peu longue, ou encore si l’on critique ceci cela, ce n’est pas sûr que l’objectif « qualité » soit atteint !

L’enfant en règle générale n’a pas plus grand joie que de faire plaisir à ses parents : fort de ça mettons les jalons qu’il faut pour qu’il y parvienne.

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Voilà donc quelques réflexes basiques à réactiver :

La base : répondre aux besoins élémentaires : boire, manger, bien dormir, faire ses besoins, se vêtir.

Puis la sécurité : rassurer, écouter faire confiance, surveiller, prévenir, respecter les personnes et les règles, donner un cadre, s’organiser.

Et on finit par celui par lequel on commence naturellement : aimer et porter de l’affection à nos chers enfants.

Pour finir ce qui vaut pour votre enfant vaut pour vous : savoir prendre soin de soi en étant attentif à tout ce qui est sous-tendu ci- dessus permettra au parent que vous êtes d’aller bien.

Et un parent qui va bien donne toutes les chances à son enfant d’aller bien également.

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A Châteauroux la semaine repasse à 4 jours comme dans 80 % des écoles en France.

Je propose des ateliers « détente » : (estime de soi/ gestion du stress) enfants et jeunes adolescents à partir du 26 septembre

Des premiers groupes sont ouverts pour ces ateliers : 
Groupe A : 11 h.
Groupe B : 16 h.
Groupe C : 17 h
Groupe pré-ado en élaboration(11/13 ans): 14 h 

A partir du mercredi 26 septembre : 6 séances de 50 minutes (hors vacances scolaires).
40 € le cycle.

Il reste encore de la place dans chaque.

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale              0781330687

Plus de détails dans ces articles.

.francebleu.fr/emissions/le-dossier-du-jour/berry/le-dossier-du-jour-de-france-bleu-berry-3.

La rentrée approche

Larcin au cimetière: une blessure psychologique

De la tristesse sur de la tristesse.


22 juillet 2019

Pascale*… blessée. D’avoir constaté que des personnes indélicates aient pu voler au cimetière ce que ses(nos) petits-enfants avaient mis avec leur cœur à leur PapiJ 😢

Voir un tel post sur un réseau social entraîne bien du chagrin !  Émerge aussi un sentiment de peine partagée avec la personne qui a vécu l’outrage à la mémoire du conjoint, père, grand-père tant aimé.

Les messages de soutien d’amitié s’enchainent sous le post, ce qui encourage et réconforte l’amie (ou la connaissance) qui a eu le courage de partager sa tristesse avec son entourage virtuel ou réel.

Des amis se disent de tout cœur avec Pascale qui les remercie chaleureusement.

Certains ont vécu la même offense et partagent intimement ce ressenti, parfois ils ne trouvent pas les mots et restent sans voix, tant, ces actes sont indécents et irrespectueux, Pascale est modérée elle les dit « indélicates ».  

Des réactions plus coléreuses (voire injurieuses) s’ajoutent et les auteurs trouvent cet acte inadmissible et demandent même des punitions.

Punir les auteurs de tels vols, fleurs, plantes, petits cadeaux souvenirs, la loi le prévoit (les vols à la roulotte ont aussi souvent lieu dans les voitures sur les parking le temps du passage au cimetière).

La mairie peut être avertie, car, si les signalements sont répétés elle peut essayer de renforcer la surveillance, en demandant des patrouilles plus régulières près du cimetière, en ne laissant qu’un portail d’accès (plus facile à surveiller). Dans certaines communes des habitants se concertent pour échelonner leurs visites et « être vigilants » aux aller-venues. Dans d’autres des caméras sont demandées, mais par ailleurs, se savoir filmé enlève une certaine intimité non ?

Déposer une main courante peut se faire aussi. Si le vol est déclaré l’assurance peut proposer une prise en charge des objets volés (sur facture). La loi prévoit une amende maximale de 45 000€ et une peine de prison pouvant atteindre les 3 ans, et heureusement que ces garanties existent car certains voleurs n’hésitent pas à revendre des plaques, des porcelaines … des urnes funéraires !! Jusqu’à 135 Kg de laiton/bronze ont été dérobés par un couple dans la Somme (sous forme de statuettes, de croix…) un véritable recel découvert par les services d’ordre. Le conseil qui est donné est de faire graver ces objets, devenant ainsi plus difficilement revendables.

Evidemment si les malfaiteurs sont retrouvés : cela consolera peut-être ceux qui de toutes façons ont déjà perdu ce qu’ils avaient de plus cher, leur proche ?

Et peut-être même pas : le mal est fait ! le mal est dans le geste, l’acte même puni resterait blessant, car exécuté !

Et la loi, les sanctions n’y pourront rien contre la blessure psychologique, la peine et l’indignation engendrées, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un petit cadeau sans valeur pécuniaire mais d’une valeur affective inestimable : comment ne pas être meurtri, blessé ?

Blessés nous sommes, lors de tels actes car oui, il y a violation et abus de confiance, les cimetières sont des lieux publics fréquentés par des endeuillés qui en apportant leur offrande veulent continuer de tisser le lien avec l’être aimé, l’être parti, parfois trop tôt, trop brutalement ! Et ce lien est intercepté, tranché par des malfaisants !

Et cet acte nous renvoie à tout l’abime qu’est le manque de l’autre.

Son incapacité à ne plus pouvoir nous aider !

Cette violation de ce périmètre personnel nous renvoie à notre impuissance, à notre culpabilité, parfois même à une idée d’abandon qui nous taraudent.

Certains disent que ce sont des faits d’enfants, peu y croient !

Existe-t-il encore le temps où les enfants se racontaient des histoires à faire peur près ou dans les cimetières, à attendre l’apparition des feux-follets ?

D’autres restent dans l’incompréhension : « comment peut-on faire ça ? »  et ne voient pas, ce que voler dans un cimetière puisse apporter.

Et, sans doute que la question pivot est dans ces mots ?

Comment peut-on faire ça ? 

Alors bien sûr il y a ceux qui font ça pour receler, revendre.

Il y a ceux qui font ça, comme cette femme dans le Finistère qui vole régulièrement des dizaines de pots de fleurs : par pulsion maladive.

Il y a ceux (parfois sans trop de ressources) qui n’ont pas l’impression de voler, ni de faire mal, mais simplement de « déplacer » les fleurs d’une tombe à une autre.

Il y a les accidentés de la vie, ayant vécu des traumatismes; et ceux qui dysfonctionnent car ils n’ont pas reçu les bases éducatives indispensables et peut-être manqué d’amour tellement nécessaire dans la construction d’une personnalité stable et respectueuse.

Alors Pascale, il faut se rassurer en se disant que vos petits-enfants ne font pas partie de cette catégorie de personnes à la marge.

Ils apportaient une petite offrande à leur Papi, certains ont nui à leur démarche (par jalousie, indélicatesse, mal-être) : c’est moche, surtout pour les auteurs qui ne connaissent sans doute pas le bonheur d’avoir une mamie comme vous !

 Plus tard, forts de cette triste expérience, vos petits-enfants seront encore plus sensibles à ces méfaits. Ils seront peut-être des veilleurs auprès des leurs.

Pour finir, au-delà de l’offense exprimée dans votre post, on peut lire que ce grand-père était profondément aimé, que leur grand-mère les entoure chaleureusement et que c’est une véritable chance pour eux que de vous avoir ou de l’avoir eus. Pour vous aussi c’est un cadeau de la vie que d’avoir la chance d’être entourée d’eux, on connait tous des personnes souffrant d’abandon. Alors merci d’être qui vous êtes et d’avoir posté ce message de souffrance, car, à plusieurs le poids s’allège.

Merci de votre lecture.

Sylvie Etiève

*Le prénom a été modifié.  

Atelier détente en forêt


                                         ATELIER DÉTENTE EN FORET

Pour qui ?

Pour les enfants les ados (pouvant se rendre à Châteauroux-St-Maur-cap sud-36-). 5/16 ans-

Où ?

Dans un bois (Accessible. Privé. Assuré) route de la forêt 36250 Saint- Maur (Une indication vous signalera l’entrée le jour « j »)

Quand ?

 Le mercredi de 14h30 à 16h (Être là un peu avant et ne pas « être à la minute près » après !) 19 et 26 juin et mercredis de juillet.

Quel prix ?

12 €  10 €/enfant si fratrie.

50€ les 5 séances (d’1 h 30) si inscription aux 5 mercredis de juillet.

Pourquoi ?

Pour se détendre, échanger, être écouté, se ressourcer dans la nature, sortir de chez soi, vivre une expérience personnelle et en petit groupe (> 10).

Par qui ?

Sylvie Etiève

Thérapeute familiale conjugale 36000 Châteauroux (siret : 830 585 386 00014)

(En général, un deuxième adulte sera présent, non loin du groupe, en fonction du nombre de participants).

Quel sera le contenu ?

Comme les ateliers « anti-stress » proposés tout au long de l’année, le déroulement de « l’atelier détente en forêt » suivra le même déroulé :

Connexion à soi/ connexion aux autres :

Un temps d’accueil, de rituels, de règles et d’échanges (sur ses émotions), cercle du partage, exercice de respiration, petite collation.

Connexion à la nature :

Un temps d’activités sensorielles, d’activités créatives, de marche en prenant conscience de son corps dans cet espace calme et naturel, de découverte et d’exploration de la forêt.

Ouverture sur la suite de sa vie.

Rituels de fin de séance : Savoir se quitter, remercier et retourner, enrichi de cette humble expérience, dans la suite de sa petite vie pour partager ce que l’on a vécu avec ses parents.


Quelles conditions sont nécessaires pour participer ?

*Seuls les enfants dont les parents auront donné leur autorisation écrite (avec numéro de téléphone joignable) seront emmenés.

*Les participants doivent avoir la forme nécessaire pour aller en forêt (attention notamment aux problèmes d’allergies).

*Être très bien chaussés, avoir des chaussettes (pas de socquettes), être en pantalon et si possible bras couverts aussi. Avoir des vêtements que l’on peut salir !

*Avoir entre 5 et 16 ans. Les parents n’assistent pas à l’atelier.

*Accepter que des grands (12/16 ans) puissent être avec des plus jeunes (5/6 ans) comme dans une famille, et réciproquement.

*Les enfants-adolescents participant devront respecter les règles, notamment de sécurité, données au début de la séance

*Les parents devront s’engager à emmener et récupérer leurs enfants au lieu précisé.

*La séance sera réglée en arrivant.

*L’enfant doit avoir une assurance responsabilité civile.

* Savoir qu’en cas de vent, et de grosse pluie et pour des raisons de sécurité : la séance est transférée et adaptée à « la petite maison au cèdre » 67, Bd école normale. A Châteauroux.


Quels bénéfices potentiellement visés ?

  • Bénéficier des ressources de la nature (calme, air forestier, …)
  • Diminution de son anxiété, meilleure santé,meilleur sommeil.
  • Attention, concentration, détente.
  • Créativité, découverte exploration et adaptation
  • Ouverture sur le monde sur les autres, coopération « multi-âges »
  • Connaissance de soi, mieux gérer son stress et ses émotions
  • Se sentir alléger de pensées préoccupantes, et nourrir des pensées positives.
  • Créer un bon souvenir.

Merci de votre attentive lecture.

Si cet atelier vous intéresse pour votre enfant écrivez-moi à sylvie.etieve@gmail.com ou en message privé sur ma page Facebook.

Maman solo et malade

« Dans ma maladie, je repense à ma grand-mère qui m’a transmis beaucoup de repères. Je me souviens, petite fille, de l’avoir accompagnée à la Pitié salpêtrière et j’adorais ça. Je prenais le train avec Mémé, elle m’achetait le meilleur Paris-Brest dans la boulangerie à côté de l’hôpital. Dans la salle d’attente je lisais avec elle le nouveau livre de la collection « j’aime lire » (si je ne me trompe pas, c’est vieux !) qu’elle avait acheté. J’étais si fière de l’accompagner et je la trouvais tellement belle avec son chapeau et sa voilette, je n’ai jamais senti le moindre stress autour de sa maladie. C’est exactement ça que je dois créer avec mes enfants, créer cette atmosphère. »


Voici le témoignage d’une de mes patientes -Mélody[1]– pour qui et avec qui je rédige cet article. Un vieil adage dit « un malheur n’arrive jamais seul » et pour Melody, il s’applique. En plus d’une séparation plus que compliquée, elle a perdu son papa il y a quelques mois, ils en sont encore tous bouleversés et … elle vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’une maladie grave, une tumeur[2] assez rare qui va la conduire vers une opération à haut risque de plus de huit heures.
Comment en plus de la douleur physique réussir à mettre un contexte en place le moins anxiogène possible pour ses trois enfants de 8 à 16 ans ? Quels sont les piliers qui permettent de jalonner une telle épreuve ?


« A travers cette expérience, je peux vous exprimer toute la difficulté d’être une maman solo en étant malade. En fait on pense à ses enfants avant toute chose.
Je suis très inquiète pour mes enfants et pour leur avenir.
Je ne veux pas qu’ils viennent à l’hôpital, ce n’est pas un lieu pour eux et malgré une volonté et une rage de vivre pour mes enfants, le fait d’affronter la maladie seule c’est très dur.
Je ne sais pas comment aborder le sujet avec eux je crains d’être maladroite, qu’ils aient peur car on va me raser la tête… et je ne peux le demander à leur père avec qui les relations sont très difficiles.
Je programme des vacances avec eux, leur offrir les plus belles vacances de leur vie comme s’ils n’avaient pas une maman malade.
C’est très difficile de décrire tout ceci émotionnellement car un mot revient à répétition c’est la peur.
Néanmoins j’essaie d’anticiper la suite, de supporter la douleur, tout en gardant la joie, la bonne humeur, des sorties et profiter de chaque minute, chaque instant. »

A la place de Mélody, nous aurions, en tant que parent les mêmes peurs. La peur est une émotion forte, qui ne se contrôle pas. Mais au travers des propos de cette courageuse maman on retient que le plus important c’est de prendre cette peur en considération et de voir point par point ce que l’on peut faire pour (autant que faire se peut) se rassurer et rassurer les enfants et les proches aimants.

Un soutien affectif est le premier pilier sur lequel on peut s’appuyer : la famille (même via internet qui gomme un peu la distance), des amis proches, en tout cas des personnes à qui l’on fait confiance et en qui les enfants ont confiance !

 Autant Melody a apprécié les « voyages à la Salpêtrière avec sa grand-mère », autant elle ne souhaite pas que ses enfants fréquentent l’hôpital*.  Chacun est libre de choisir (parfois pas) mais la piste est sans doute dans l’attitude de la grand-mère de Mélody : de la prévenance, de la douceur, de la fantaisie, de l’imaginaire, de l’humanité dans les passages parfois obligés dans ces lieux de soin pour la famille, pour les enfants. Evoquer la maladie est nécessaire, les plus jeunes parfois extrapolent (empirent parfois) il est bon de les écouter et les guider* de les rassurer, de leur parler des événements avec les vrais mots. Le « faire comme si » peut donner un peu de force mais ce n’est pas la réalité, « faire avec » est incontournable. D’ailleurs Mélody fait « avec » et c’est un formidable exemple de courage qu’elle donne aux enfants. La preuve dans un de ses messages. Mélody avait prévu de venir à une de mes balades sylviques mais suite à une nuit quasi blanche, impossible- pour elle le matin de prendre le volant, elle m’écrit:

« Pardonnez notre absence ce matin. Mon fils aîné m’a avertie qu’il vous avait prévenue pendant que je dormais. Je mets quotidiennement sur le frigo l’organisation du lendemain avec les numéros de téléphone. C’est une des nouvelles stratégies que je mets en place vu que ma tumeur influe sur la méninge gauche. J’ai eu énormément de douleur orbitaire et des migraines, et j’ai donc peu dormi. Je suis profondément navrée car j’aurais aimé à travers cette promenade que vous fassiez la connaissance de mon fils aîné. J’essaie de mettre de nouveaux repères extérieurs à mes enfants, ils doivent découvrir la beauté de la vie. J’espère que nous aurons l’occasion très vite de faire enfin cette balade. »

Acceptation de la réalité, nouvelles stratégies, responsabilisation, ouverture sur le monde, espoir, projet sont les éléments qu’utilisent avec intelligence Mélody et elle va plus loin :

« En fait j’ai peur pour leur avenir, j’ai peur qu’ils décrochent de l’école. Pour l’instant je suis dans l’anticipation de l’avenir des enfants. Je dois continuer d’assurer à emmener ma fille à la danse, trouver des concours de Belote pour mon fils aîné. Apprendre à un de mes fils à monter à cheval comme il le souhaite.
Dieu merci j’ai le soutien du Dr P. et de Monsieur B. avec qui je pratique l’EMDR[3]. J’ai pris rdv avec mon assistante sociale pour connaître mes droits niveau MDPH[4] et aussi si je pourrais bénéficier d’une aide-ménagère après l’intervention et peut être d’une aide familiale. Pour les enfants, ils acceptent le suivi avec une psychologue, nous en avons parlé samedi justement. Je leur ai expliqué les bienfaits d’avoir une personne extérieure à qui ils pourront exprimer leurs émotions. »


La deuxième piste qui émerge de la suite du témoignage de Mélody gravite autour de l’aide psychosociale : se faire accompagner par des professionnels : médecins, psychothérapeute, enseignants, assistants sociaux, éducateurs, sécu, mutuelles , organismes, associations, taxi … l’institution peut apporter des soutiens et les  professionnels vont aider au fur et à mesure à trouver les mots justes pour parler de la maladie, de ses conséquences (changement d’apparence, fatigue, absence…) et des moyens de vivre avec : mettre des jolies foulards ou pourquoi pas un chapeau à voilette, apprendre à prendre soin de l’autre, avoir des personnes de références. Parler fait beaucoup de bien et permet de délester certaines angoisses. La littérature pour la jeunesse peut aider aussi[5]. Ce suivi n’enlève rien à la dureté de la maladie qui injustement s’impose, il peut permettre de canaliser une certaine colère ou de panser la tristesse qui peuvent surgir, cet accompagnement permet de surveiller, si, ne se surajoutent pas une déprime voire une dépression, surtout lorsque les enfants sont adolescents.

L’accompagnement psychosocial est un pilier lors de ces terribles moments : mais il demande beaucoup d’énergie (et les stocks sont plus rares) et surtout, comme Mélody le fait pour ses enfants, il faut continuer à distiller ses propres valeurs : elles seront le socle des futurs adultes qu’ils seront demain, j’y reviendrai.


« Je mets donc actuellement beaucoup d’organisation autour d’eux et les écoles sont informées de mon état de santé et de l’intervention pour justement repérer le moindre mal être des enfants. Ma sœur les entoure beaucoup même si ce n’est qu’à distance. Maintenant je dois avant tout trouver des solutions pour œuvrer sur l’avenir de mes enfants. Protéger leur équilibre psycho-affectif. Protéger leur patrimoine. J’ai pris rendez-vous avec mon notaire pour aussi protéger leurs intérêts, et même si je suis persuadée qu’on va s’en sortir et que nous serons grandis de cette épreuve, j’ai anticipé mes éventuelles obsèques. »[

Le cadre juridique est le troisième pilier d’une telle situation. L’aide des services légaux et administratifs s’avère nécessaire. D’autant plus quand il y a séparation des conjoints, qui plus est conflictuelle. Envisager ses obsèques, la vie de ses enfants après sa mort est certes triste mais ne fait pas mourir. Nous le savons tous, la mort est la seule issue à la vie- le plus tard est le mieux – ; mais ce sujet parfois ô combien douloureux voire tabou ne nous permet pas de l’évoquer avec sérénité. Et encore moins lorsque la maladie et les risques chirurgicaux qu’elle peut entraîner, rodent. Alors il faut redoubler de courage et pour pouvoir passer à autre chose, traiter « les situations matérielles » successivement. Faire l’inventaire de ses biens. Savoir que tous les enfants seront héritiers, même s’il en est né d’une autre union. De plus, suivant l’âge des enfants (majeurs ou mineurs), il faudra penser à désigner un tuteur aux plus jeunes. Réfléchir à faire des legs ou pas, testament ou pas, dernières volontés ou pas.

Et puis, malgré la douceur qu’on peut y mettre, parler des directives anticipées est très troublant, mais peut rassurer ou guider chacun. Surtout que les directives sont toujours modifiables[6].

Je souhaiterais revenir et terminer cet article à deux voix par un dernier pilier[7] qui de façon circulaire rejoindrait le premier pour étayer ce pont permettant de traverser cette épreuve « être maman solo et gravement malade ». Le pilier le plus impalpable : Le pilier des valeurs et des aspirations. Transmettre ses valeurs, dire ce à quoi l’on croit (pas forcément de façon spirituelle), ce qui nous parait être l’essentiel dans la vie et apprécier chacun des moments présents des plus intenses en efforts d’adaptation demandés au plus gourmand. Et pour appuyer et conclure cet article sur cette note d’amour libre de toutes frontières spatio-temporelles, je laisserai conclure Mélody qui sait si bien en parler :

« En fait y’a tellement à faire… Tellement à leur apprendre… Leur montrer que la vie est belle même s’il y a des épreuves. Leur apprendre la détermination, tout en gardant le sourire, tout en riant avec eux.  Surtout par-dessus tout leur apprendre le respect d’eux-mêmes, la confiance, l’amour et l’amour de la vie.J’ai été hospitalisée en urgence, et l’on m’a parlé d’AVC ou d’hémorragie cérébrale possibles, désormais je sais que ça peut arriver, j’appréhende ce risque, alors on s’organise. Maintenant nous avons un sac tout prêt avec les vêtements des enfants en cas d’urgence médicale, les numéros à joindre sont affichés !   Ici chacun fait des efforts : joue tranquillement. Et puis … demain on va manger un méga-hamburger maison !! Mes enfants sont le sens de mon existence, ils sont la vie, l’espoir, le soleil, la joie. On n’imagine pas comme l’amour qu’on porte à nos enfants est plus fort que la douleur, plus fort que tout. Il faut tellement les aimer de façon inconditionnelle : Les aimer encore plus fort que jamais comme si demain n’existait plus.»[8]


Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.
Antoine de Saint-Exupéry



Notes

1 : Mélody est un prénom d’emprunt pour l’article.

2 : Tumeur qui s’appelle Méningiome spheno orbitaire

3 : EMDR= Les initiales EMDR signifient eye movement desensitization and reprocessing c’est-à-dire désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. http://www.emdr-france.org/web/quest-therapie-emdr/

4 : MDPH= maison départementale des personnes handicapées

5 : La psychothérapeute, Hélène Romano, explique que pour les enfants la mort est réversible, contagieuse et ne touche pas tout le monde, il faut donc prendre le temps d’expliciter ces trois points : la mort est irréversible, elle n’est pas contagieuse et elle est universelle. https://www.youtube.com/watch?v=-vEsbBF9PTY

6 :  Directives anticipées : il s’agit de dire à son médecin où à ses proches ce que l’on souhaite pour sa fin de vie.

https://solidaritessante.gouv.fr/IMG/pdf/fichedirectivesanticipe_es_10p_exev2.pdf

7 : NB: cet article n’a pas pour ambition d’être exhaustif mais seulement de se baser sur un témoignage, appuyé d’une humble analyse. Je l’ai écrit suite au touchant message suivant de Mélody :

« J’ai lu beaucoup d’articles sur votre blog qui tournent autour de ce rapport parent-enfant. Ça aide tellement. Ces écrits sont précieux et peuvent aider beaucoup de lecteurs car ils sont écrits avec sincérité et ils font frissonner. Certaines personnes n’ont pas le courage de franchir la porte d’un psy ou thérapeute et vont rechercher des informations sur le net à leurs interrogations. Je le sais car malheureusement j’en vois beaucoup à travers mon travail. Et même nous simples parents, on va trouver des mots réconfortants, des solutions, des compréhensions sur nos enfants. Ça a du sens. Si vous avez besoin de moi pour votre article et même de raconter ce combat vous pouvez compter sur moi bien évidement si cela peut aider d’autres parents. Ma grand-mère était une femme merveilleuse et quelque part, vous allez lui rendre hommage.  Merci pour tout. »

Nous lui avons rendu hommage, hommage que je vous rends également Mélody.

Merci à vous.

8 : Le jour (12/6/19) de la publication de cet article Mélody m’envoie ce message : « Aujourd’hui c’est une nouvelle IRM, j’y vais avec Paul mon chauffeur de Taxi. Paul accompagnait mon père pendant sa maladie. Ma fille vient avec nous ; pendant l’IRM Paul va l’emmener manger une glace. » … la boucle est bouclée.

Octobre 2019

Bien-être parents d’adolescents passant un examen

Certains de nos enfants sont dans un tel état de stress en vue d’un examen qu’ils en modifient l’ambiance familiale. A tel point parfois que l’on s’entend dire « mais arrête un peu ce n’est que le bac que tu passes tu ne joues pas ta vie non plus », ce à quoi on nous rétorque « mais tu ne te rends pas compte, je n’aurai jamais le temps de finir toutes mes fiches avant les révisions !! »

A l’inverse certains autres ont une attitude d’une telle détente (coolitude pourrait-on dire) que du coup le stress monte plutôt en nous parents, et l’on se surprend à le secouer un peu en lui disant « tu n’auras pas ton bac dans une pochette surprise !! Tu vas t’y mettre quand ?? » (et on n’a même pas envie d’entendre la réponse du genre :  « il y a une semaine de révision : c’est fait pour  ça!! »

Entre ces deux réactions inversement proportionnées il y a quand même une cohorte de jeunes qui face à un examen à venir prennent les choses avec méthode et clairvoyance.

Cette période est d’autant plus agitée que nous avons-nous-mêmes, parents, notre lot de choses multiples à gérer, à vivre et que beaucoup d’interrogations sur l’orientation nous préoccupent aussi !

Alors pour prendre un peu de distance, je vous propose une soirée d’échanges sur cette thématique « Bien Etre parents d’adolescents passant des examens ».

Soirée où l’on abordera les thématiques suivantes :

 La spécificité de l’adolescence.
Accompagner sans se substituer : l’autonomie et l’organisation.
 L’outil le plus utile pour les examens : la mémoire
 Conditions physiques et psychologiques intellectuelles matérielles
 Le stress  

La rencontre aura lieu à « la petite maison au cèdre », en petit comité donc.

Les adolescents peuvent y assister à la seule condition qu’ils ne sortent pas leur smartphone pendant la réunion.

Le RV est à 20h, la rencontre va durer environ 1h30.

Et le coût de la soirée est de 10€/famille.

Il faut juste s’inscrire car le nombre de places est très limité !

Bonne période d’examens à chacun ! Et surtout belle réussite à ceux qui travaillent !

Et pour les ados eux-mêmes je prévois un « coaching bac »

Stage intensif pour être au top le jour des épreuves.
Ce stage s’adresse à tous les jeunes passant des examens et étant disponibles lors de la semaine « révisions bac »

Orientation

La multitude d’informations, et l’évolution des voies possibles compliquent parfois la tâche des jeunes (et moins jeunes) dans leur cheminement de formation et  de professionnalisation.

De plus, il arrive qu’une teinte de pessimisme ambiant, et de stress, ne permettent pas toujours de se projeter dans  l’avenir avec sérénité.

Le coût croissant de la vie aussi, les distances à parcourir peuvent même freiner certains à franchir le pas d’un engagement dans une voie professionnalisante ou diplômante ou tout simplement enrichissante.

L’immédiateté, le « j’ai la flem’ », la facilité de connexion au bout des doigts, mais à la fois le « je suis happé(e)  par le flux donc je procrastine », parasitent souvent cette démarche !

Ce qui fait que bon nombre de jeunes ou de personnes en réorientation ont du mal à faire un choix et s’y tenir.

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Un des points essentiels est certainement de bien se connaitre.

Parmi toutes les façons d’apprendre à se connaitre : discussion, essais/erreurs, tests, expérience, stages, portes ouvertes … je voudrais vous présenter –si vous ne connaissez pas déjà- ce que sont les intelligences multiples.

Effectivement il n’y a pas qu’un seul type d’intelligence et un seul test ( le QI-quotient intellectuel- pour la sonder).

Il y en a plusieurs types : vous avez déjà entendu parler : de ceux qui sont plutôt visuels et ceux qui sont plutôt auditifs. Vous voyez aussi ceux qui ont besoin de calme pour apprendre ou ceux qui apprécient  un peu de musique. On sait que pour les dyslexiques : apprendre sur un plan incliné leur facilite la tâche, etc Chacun a ses spécificités.

D’ailleurs si l’on se réfère à une définition de l’intelligence « Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle » on parle bien DES fonctions mentales.

Alors une idée pour mieux se connaitre : vous pouvez à titre indicatif faire le test d’intelligences multiples : le but n’étant pas de se mettre dans des cases, mais de mieux cerner les aspects de notre potentiel (talent).

Dans sa théorie des intelligences multiples, le scientifique Howard Gardner distingue huit  types d´intelligence + 1

  • Intelligence verbo-linguistique : capacité à lire, écrire, écouter et parler ;
  • Intelligence spatiale: capacité à s´orienter dans l´espace ;
  • Intelligence logico-mathématique: capacité de calculer, de faire preuve de logique, de raisonner et de résoudre des problèmes mathématiques ;
  • Intelligence musicale: aptitude à chanter, jouer d´un instrument, reconnaitre des modèles musicaux, de les interpréter et d´en créer ;
  • Intelligence corporelle-kinesthésique : capacité d’utiliser son corps de façon coordonnée, par exemple pour la danse, les activités sportives ou la chirurgie.
  • Intelligence interpersonnelle: capacité de comprendre et d´interpréter les comportements verbaux ou non d´autrui ;
  • Intelligence intrapersonnelle: aptitude à se former une représentation de ses propres actions et à l´utiliser efficacement.
  • Intelligence naturaliste: capacité de reconnaître et de classer ses connaissances sur l’environnement naturel ;
  • Intelligence existentielle: aptitude à se poser des questions existentielles, comme sur la mort et le sens de la vie.

On regroupe généralement les intelligences multiples en quatre types :

  • les intelligences d’actions (interpersonnelle et intrapersonnelle),
  • scolaires (linguistique et logico-mathématique),
  • environnementales (naturaliste et musicale)
  • et méthodologiques (visuo-spatiale et kinesthésique).

En 2008, Steven Rudolph fait évoluer le modèle des «Intelligences Multiples» en y incluant neuf tendances à se comporter :

  • Protectrice
  • Educative
  • Administrative
  • Guérisseuse
  • Créative
  • Animatrice
  • Serviable
  • Entrepreneuriale
  • Aventurière

« La théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner peut être contestée car elle ne résulte pas d’une démarche scientifique. Howard Gardner le reconnait lui-même car elle ne peut  pas être démontrée d’un point de vue des neurosciences. Mais Les intelligences multiples ne doivent donc pas être envisagées sous un angle scientifique, mais bien comme une approche pédagogique.»*. des professeurs proposent ce test parfois.

Alors plusieurs liens si vous souhaitez découvrir (à un temps t) vos intelligences multiples (il y a en général pas mal de questions à répondre).

Les liens pour tester vos intelligences multiples :

Le jeu des 8 personnages (test : lire et classer des petits textes)

https://www.reussirmavie.net/Test-trouvez-vos-formes-d-intelligence_a11.html

Des questions pour vous cerner (test papier crayon)

https://www.meny-wise.fr/emploi/le-test-des-intelligences-multiples-decrites-par-howard-gardner

Et un test réalisé dans le collège de Besançon par Mr Riffiod (test à télécharger) je l’ai testé même si je ne suis plus au collège 😉

Testez vous bien et comme disait un professeur à un de mes enfants : « dans la vie on peut toujours trouver des passerelles. » Donc un parcours débuté à un endroit peut se poursuivre à un autre : ce qu’il faut c’est avancer et vivre le présent.

Sylvie Etiève

sources:

liens des tests et:

http://www.samuelgerrand.fr/natures-multiples

 *http://www.kmim.eu/2018/10/23/carte-blanche/

Fête des grands-mères

Dimanche 3 mars 2019

Mon petit papa a retrouvé aujourd’hui son portefeuille que sa mère lui avait offert pour ses 20 ans: soit en 1950 ! Il y a donc près de  69 ans !!

Huit ans plus tard, Il avait glissé dans celui-ci, une photo de lui et de sa fiancée-ma chère maman- (datant du 15 mai 1958 : écrit au dos, à la main).

Ils posent tous les deux devant la voiture de Claudine une simca 5 moteur arrière, dans les Deux-Sèvres sans doute en périple pour aller voir la famille en région Centre ou dans les Yvelines.

J’ai trouvé ce petit signe amusant : par cet objet, le porte-feuille  de mon petit papa nous faisait un clin d’œil : car c’était un cadeau de sa mère Camille de ma grand-mère donc : elle n’est plus là depuis longtemps comme beaucoup de grand-mères dès lors que nous-mêmes avons la cinquantaine ou plus !

Mais, comme vous sans doute pour les vôtres, j’ai une pensée pour elle, pour mon autre grand-mère Blanche aussi et pour ma mère ‘mamie Claudine’ qui avait une grande tendresse pour tous ses enfants et ses 15 petits-enfants.

Aujourd’hui c’est la fête des grands-mères -on pense ce que l’on veut de ces fêtes un peu institutionnalisées pour faire marcher le commerce (surtout qu’elle a été créée par une marque de café du même nom en 1987), mais l’on n’est pas à une pensée près pour se souvenir où sont nos racines-

En rentrant de notre petite excursion « fête des grands-mères » avec une de mes filles, la voisine, qui a deux petits enfants m’a dit sa tristesse qu’un de ses petits-enfants avait coupé les ponts avec eux. Et ce n’est pas la seule que je connaisse dans ce cas : alors nous avons tous une grand-mère : par lien de sang, de cœur, de voisinage, amical ou par n’importe quel lien : n’hésitons pas à lui souhaiter une bonne journée : car peut-elle aura-t-elle la chance que ce soit du surplus mais peut-être pas !

Nous n’avons pas besoin d’attendre la fête des grands-mères pour leur faire un signe évidemment : mais toutes les grands-mères en espèrent secrètement un petit, ce jour-là aussi ! En effet elles n’attendent pas le premier dimanche de mars pour penser à leurs petits-enfants mais ce dimanche-là : partout on leur redit « c’est votre fête ! C’est votre fête !!! »

Et puis si l’on a oublié, ce n’est pas grave : elles sont en général très compréhensives et un petit appel même le lendemain, la semaine d’après… les touchera !

Ce petit message est vrai pour les grands-mères, les mères, les pères, et les grands-pères aussi dont la fête-moins connue, instituée par Franck Izquierdo– est le premier dimanche d’octobre!

En parlant de grand-père : Vous souvenez-vous de cette émouvante publicité allemande ayant fait le buzz en 2015, elle traitait de la solitude des personnes âgées ?

Juste prendre le temps de faire la fête 😉

Cela donne à méditer !

Allez portez-vous bien 🙂

Sylvie Etiève