Comment se reconstruire?

Où, l’histoire d’une jeune femme insidieusement maltraitée par sa belle-mère quand elle était enfant, sous l’œil passif de son propre père, et qui s’est reconstruite.

Les symptômes du stress post-traumatique sont abordés dans cet article (écrit avec le consentement de la  patiente)

“Je me suis retrouvée en grande difficulté à une époque de mon adolescence parce que j’étais en conflit interne et je me demandais : ‘mais pourquoi mon propre père censé prendre en compte ma légitimité en tant que fille, qu’il doit logiquement aimer, ou au moins considérer, tient-il à ce que je me retrouve face à cette prédatrice qui a failli attenter à ma vie ?’ Parce qu’il s’agit de ça . Je me rappelle entre les sévices psychologiques qu’elle nous a faits subir à ma sœur et à moi-même : les humiliations, le mépris, les brimades, les cris, les claques, les “jetées dehors”… jusqu’au jour où elle s’est mise à courir après moi avec un ‘couteau de boucher’ à la main, dans une folie meurtrière en criant à mon père: « c’est elle ou c’est moi !!! ». Je me souviens de ce jour, où, ma résilience en a décidé que c’était trop ! J’ai fait le choix que cette personne n’aurait plus jamais le droit de me maltraiter , je lui avais dit “stop” ce qu’elle n’a jamais accepté et qui la rendit enragée. Mon père était là ce jour-là et ça il ne pourra jamais l’effacer aussi profond qu’il l’a enterré. “

j’ai devant moi Athéna* , une femme jeune, trentenaire, aussi jolie qu’intelligente que meurtrie . Elle est l’aînée d’une fratrie de 3 enfants (le troisième étant d’un père différent). Ses parents se sont séparés, elle avait environ 8 ans. A l’époque sa mère part avec un autre prince charmant, (elle la trouve très rêveuse sa mère, pas toujours les pieds sur terre) et son père s’installe avec madame X, femme de forte personnalité, assez autoritaire mais, les pieds un peu plus sur terre, elle, donc somme toute plus rassurante. Athéna, ayant une relation fusionnelle avec son père. choisit de partir avec lui et sa nouvelle femme. Sa sœur la suit.

Le décor de la thérapie qui commence est planté.

” je ne sais pas s’il s’est déjà posé la question de ce qui se serait passé s’il ne nous avait pas séparées ? Voyait-il son vrai visage?
Était elle saine d’esprit à ce moment ? N’a-t-elle pas révélé toute sa monstruosité de femme dangereuse malveillante et maltraitante ce jour ultime ? Heureusement il m’a conduit chez des voisins qui m’ont accueillie (il se doutait de certaines choses) mais ce jour fut aussi le jour où mon père choisit que je devais disparaitre de leur vie, après avoir failli complétement disparaitre sous la folie d’une femme ravagée!”

On ressent encore toute la peur de jeune la adolescente dans les propos d’Athéna , même si la scène a pratiquement plus de 20 ans. On est au cœur d’un d’un choc puis d’un stress post-traumatique, c’est à dire qu’Athéna conserve cette empreinte psychologique indélébile de cet événement traumatisant ! Et elle en décrit par la suite tous les symptômes:


Des reviviscences :
Athéna a régulièrement revécu cette scène du couteau de boucher (qui devait être un grand couteau de cuisine) . De jour comme de nuit elle a eu des flashs elle en a fait des cauchemars, se réveillant en sueur m’expliquera-t-elle. A la vue de certains éléments sensoriels (une photo, une odeur de parfum, des cris…) elle était reprojetée dans cette scène et se sentait vraiment mal.

Des difficultés d’ordre psychologique: Athéna en plus des troubles réguliers du sommeil, se sent parfois “à fleur de peau”, il lui arrive d’avoir du mal à se concentrer, moins maintenant mais aussi elle se sent déprimée parfois, à cause de cette violence qu’on lui a faite. Et parfois elle se sent un peu coupable, surtout vis à vis de sa petite sœur.

Des évitements : Elle fait tout pour ne pas se retrouver dans la même situation et pourtant il lui arrivera de la revivre différemment mais de la revivre sans vraiment le savoir, nous y reviendrons.

Il lui a fallu du temps à Athéna pour prendre conscience de ce choc post traumatique. Il lui a fallu du courage aussi pour décider de se faire aider, accompagner afin de surpasser et d’intégrer ce difficile moment de sa jeunesse à sa vie. Un jour, adulte, elle décide d’écrire à son père, voici un extrait :

“Serais-tu d’accord pour m’écouter ? Je pense que tu me le dois. Je vais t’expliquer comment « ta petite fille » de l’époque a vécu ces moments,
je vais t’expliquer la vie que tu as choisie d’éluder au profit de ton confort psychologique et matériel. Que tu le réfutes ne changera rien aux faits, cela s’est passé et tu y étais, et mes amis aussi…. Sans oublier la famille V. , celle qui m’a recueillie le jour où j’aurai pu mourir !”

Dans le début de la reconstruction, l’écriture est un formidable outil. En effet l’écriture permet de prendre du recul, elle a un coté “miroir’ de notre monde intérieur. L’introspection est nécessaire pour écrire. L’écriture permet de remettre en mots des maux que l’on a vécu. Elle nous permet de les accepter, de s’en distancier. Parfois écrire nous entraine à demander une “réparation” “un pardon”. On peut revenir sur ce que l’on a écrit plus facilement que sur un flot de paroles, on peut transmettre notre écrit à un autre ou à d’autres, qui le liront ou pas : cela leur appartient. La (re)lecture peut être douloureuse certes. Mais au fond l’écriture, Athéna l’a compris permet de se libérer de ses chaines, , elle permet d’ouvrir la porte de son inconscient, comme pour l’aérer un peu et permet d’initier un changement voire éventuellement d’ouvrir une relation nouvelle, ce que souhaitait Athéna.

Ecrire fait du bien lors d’une thérapie. noter ce que l’on ressent aide à voir que l’on avance aussi et Athéna en a déjà écrit des pages dans sa thérapie, que l’on pourrait appeler “autothérapie”

Athéna a grandi. Après cette scène de violence elle n’est plus revenue chez son père qui a quand même gardé contact avec elle, mais un jour, lasse, elle lui écrit :

“Je ressens que nos échanges ne sont qu’une mascarade et ne sont absolument pas basés sur l’honnêteté ni la bienveillance. Ils sont ternes et sans grandes valeurs ni convictions. Ils sont juste quelques mots par ci par là pour de ton côté garder un pseudo contact avec ce que tu appelles ta fille mais ce lien s’est fracturé il y a maintenant si longtemps.”

Elle s’est orientée professionnellement dans le milieu du soin, elle a réussi, ce n’est pas complétement par hasard analyse-t-elle. Et puis un jour elle rencontre un homme, un ami, qui lui demande de lui donner un coup de main dans son restaurant. Toujours d’une énergie débordante, Athéna accepte. Mais au fur et à mesure qu’ils font connaissance, elle se rend compte que la compagne de cet homme est entrain de la malmener. Elle se fait manipuler par celle-ci ! La manipulatrice parvient même à obtenir ses numéros de comptes et accède à des sites et commence à “la truander”, elle et son petit ami. Cette femme, derrière l’homme a qui elle a fait confiance, faisant du mal, la renvoie à son traumatisme ! Les vieux démons ressortent, elle s’en veut d’être retombée dans le piège d’une forme de maltraitance . Elle est encore plus décidée à poursuivre la remontée dans son enfance pour ne plus être la proie de telle ou telle géôlière et décide (en plus de se faire accompagner) d’écrire (enfin) à cette femme (dite abusivement belle-mère) qui l’a maltraitée . Elle a compris que la lettre à son père ne suffisait pas pour se relever complétement.

“M, je m’adresse directement à toi car il est temps de rétablir l’Ordre et la Vérité de tes actes et de tes intentions envers l’enfant que j’étais. [… ] Tu es coupable de tout ce dont je vais enfin exprimer alors que je m’étais tournée auprès de toi et de mon père , pour être en sécurité et pour recevoir de l’Amour et de la protection, je voulais te faire confiance , je voulais être bien avec toi parce que si tu rendais mon père heureux alors je me disais que je pouvais l’être avec toi et malgré ça tu as choisi d’incarner un comportement injuste […] Te souviens-tu de la scène où tu as sorti le couteau du tiroir de la cuisine ? Celle où telle une furie tout droit sortie d’un film d’horreur joué dans un hôpital psychiatrique, tu as hurlé “c’est elle ou c’est moi” pour que mon père fasse un choix entre nous deux, tout ça en le pointant ce couteau de boucher vers moi, Je n’étais qu’une adolescente.”

Par cette lettre qui remet en scène le choc vécu, Athéna redonne à sa propriétaire toute la colère, la haine ressentie, la peur de ce jour où elle a pensé qu’elle allait mourir.

Il se peut que cette belle-mère ne se souvienne pas de toute cette scène, il arrive qu’une forme de déni verrouille la mémoire de certains actes et souvenirs violents. Athéna en le lui rappelant lui permet d’en prendre la mesure, et se libère par cette missive du poids de ce choc qui la poursuit. Ses mots sont directs:

“Par cette lettre et en tant qu’adulte je romps tous les liens et me libère de ton emprise, de cette souffrance, cette culpabilité, cette injustice, de ton atteinte à mon intégrité physique et psychologique, de toutes angoisses et de peur parce que je ne suis pas responsable de ce que tu m’as infligé, toi seule et mon père en portent la véritable culpabilité.”

Athéna a envoyé sa lettre. Elle n’est pas certaine que son contenu ait fait prendre conscience à cette femme de la mesure de sa propre douleur. Elle a aussi essayé de reprendre contact avec son père, toujours pris entre l’enclume et le marteau. Il a accepté d’ouvrir les yeux sur le cheminement de sa fille, mais lui n’a pas encore entrepris ce voyage. Est-il seulement prêt à préparer ses bagages ? Ceux de la (re)connaissance des faits, de l’acceptation de la situation, de la compréhension du malheur de l’autre, de la demande de pardon, et de la réparation? Ce n’est pas certain.

Il me semble que cette thérapie pourrait faire l’objet d’un livre et qu’il est compliqué d’en extraire des bribes pouvant vous-même vous aider.

Néanmoins il me faut encore préciser qu’un livre (que je vous recommande) de la psychiatre Marie- France Hirigoyen, a aidé Athéna à se relever intérieurement également: « Le harcèlement moral, violence perverse au quotidien » dont voici un extrait qui lui a permis de fustiger puis de réhabiliter un peu l’image de son père, qui partait régulièrement en déplacement professionnel :

“Le partenaire conjugal de l’agresseur, lui-même dans l’emprise, ne peut que rarement aider ses enfants, écouter leur souffrance sans justifier l’autre, sans se faire son avocat. Les enfants perçoivent très tôt la communication perverse mais, dépendant de leurs parents, ils ne peuvent pas la nommer. Cela est aggravé lorsque l’autre parent, désireux de se protéger, s’éloigne, laissant l’enfant affronter seul le mépris ou le rejet.”

L’ENTREE EN RESILIENCE

Pour finir je laisserai la plume à Athéna pour vous montrer à quel point on peut transformer des évènements cruels et douloureux en une résilience fantastique et vivifiante. Après des jours des semaines de réflexion et de cheminement voici ce qu’elle écrivait à celle qui lui avait fait tant de mal:

“Je tiens à ce que tu saches que tu as été un contre-exemple dont je me suis servie pour esquisser l’aquarelle de ma Vie, c’est avec les pinceaux de l’Amour, de la Gratitude, de la Bonté, de l’Humilité, de la Responsabilité, avec ce Courage, cette force indéfectible, cette puissance de vivre l’Amour de chaque instant présent, en prenant dorénavant soin de moi et des autres que je RENAIS de ton emprise, que je BRISE mes chaînes rattachées à ton ombre cruelle que j’ai su TRANSCENDER en Éternelle Flamme, et Lumière Immortelle ! Du chaos naissent les étoiles … à ta conscience! “

Merci pour votre lecture. Sylvie Etiève & Athéna

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Enfance maltraitée : un numéro 119.
Si vous avez un doute: il vaut mieux appeler pour rien, que de laisser un enfant en danger.

*Athéna est un prénom d’emprunt (rappel c’était la déesse de la raison, de la prudence, de la stratégie militaire et de la sagesse.) Si vous la connaissiez vous trouveriez que ce prénom lui va bien.

*« Le harcèlement moral, violence perverse au quotidien »
Marie- France Hirigoyen Psychiatre -Edition : Syros

Le harcelement Moral: La Violence Perverse Au Quotidien par Marie-France Hirigoyen
Un livre qui peut vous aider.

Et si vous preniez deux heures pour votre couple ?

On prend bien RV avec son dentiste ou son médecin pour un contrôle de santé, ou même, avec son garagiste pour le contrôle technique de sa voiture … Pourquoi ne réserveriez-vous pas un temps de réflexion (guidée ) de quelques minutes à votre couple.

Vous êtes en couple depuis : un 1 an , 10 ans …40 ans qu’importe le temps ! Votre couple se porte normalement, ou vous vous posez quelques questions (normales aussi) . Je vous propose en tant que thérapeute conjugale de vous guider lors d’une rencontre collectivo/personnelle :

SAMEDI 4 Avril à 16h30

La rencontre se déroulera dans la nature

Où?

En pleine nature Au tertre de Mondon à Méobcq (36) en Brenne

Comment ?   En (quatre fois )deux temps :

-Un temps de quelques minutes pendant lesquelles je  donnerai à tout le groupe quelques clés pour relire votre couple. (Ma démarche se base sur différents travaux et  techniques reconnus* ).

-Un second temps de quelques minutes pendant lequel  vous échangerez (librement et discrètement) avec votre conjoint(e), à l’aide d’une grille très simple. Différents emplacements seront “aménagés” pour préserver la confidentialité de vos échanges.

Rien ne sera demandé collectivement sur le contenu de vos échanges !

Cette rencontre relève plus du conseil conjugal ( ou de l’autothérapie) que de la thérapie (comme je réalise dans le cadre de ma fonction) . Je n’interviendrai pas dans vos échanges personnels, mais resterai, éventuellement, disponible à vos questionnements. C’est un plus pour vous-mêmes, car ce n’est pas toujours facile de dire ce que l’on pense : manque de temps, de motivation, de technique, de courage parfois, pris dans nos habitudes …

Combien ça coûte  ? Cette rencontre coûte 20€/couple.

Lors de ce “Bien-Etre dans son couple” : nous aborderons successivement.

  • Qu’est-ce qu’un couple ? Les raisons d’être ensemble ?
  •                       => Bases  qui fondent votre couple.
  • Communiquer dans son couple
  •                     => Adoptez une écoute attentive et une communication efficace. 
  • Gérer des conflits
  •                  => Les qualités et les différences qui permettent de trouver la solution.
  • Les différents langages dans un couple
  •                       => Vos langages préférés et celui de votre conjoint(e).

Voilà, si ce programme et ces conditions vous semblent “attrayants, et vous donne envie de venir” comme m’a dit une amie, je vous invite à me contacter

pour vous y inscrire. (La Brenne est grande mais le nombre de places est limité!) par mail sylvie.etieve@gmail.com  ,               par message sur Facebook ou par téléphone 07 81 33 06 87.

Le plus compliqué sera peut-être de convaincre son alter-ego : proposez-lui de lire cet article, ce sera déjà un beau signal s’il(elle) le fait !

Vous avez su inventer votre couple ;

saurez-vous le ré-inventer ?

* ” Inventer le couple” Philippe Brenot – Odile Jacob

” Les langages de l’amour” Gary Chapman

” les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus” John Gray

“un couple pour la vie c’est possible” Nicky Lee, Sila Lee

“Comprendre l’importance du couple et de sa famille” Ifortps

“le couple : sa vie, sa mort J G Lemaire

“Il faut qu’une porte soit ouverte …”

Ravie de cette porte ouverte : d’abord parce que nos six enfants étaient là !

Et puis nous avons accueilli beaucoup de personnes venues prendre des renseignements, dire bonjour,  donner un signe d’amitié ou comme disait un sympathique voisin « on vous a vus en travaux depuis des mois, alors on vient faire les curieux »   !

Le même jeune garçon devant la même maisonnette plus d’un an après :          Tout peut toujours changer.

La journée a commencé avec panache : Madame Brigitte Flament, Marie-adjointe déléguée à la famille de Châteauroux est aimablement venue à ma rencontre et s’est enquis  des activités mises en place par mes soins, elle a apprécié la rénovation d’une partie de ce site historiquement important pour la ville.

Un journaliste est aussi arrivé : quelle chance !

Côté officiel, Monsieur Réau –maire de Saint-Maur-  nous a  amicalement rendu visite, Monsieur Antoine Bonneville président de la chambre régionale de commerce et d’industrie également, et Monsieur Jean-François Alviset représentant de la BGE aussi.

De la famille, des amis, des connaissances, des inconnus … Plus de 80 personnes ont été comptabilisées ce samedi : la petite maison au cèdre n’avait sans doute jamais vu autant de monde défiler dans son antre !

Une ancienne employée de la pépinière Gaujard Rome y ayant travaillé pendant plus de 30 ans a été très émue de rentrer (pour la première fois) dans l’ancien « chalet » qu’elle ne connaissait que de l’extérieur !

Ce fut donc une belle douce journée que nous avons pu partager avec d’autres: Merci pour vos agréables paroles.

Merci à tous ceux qui sont venus à cette porte ouverte, et à bientôt à ceux qui souhaiteraient venir une autre fois !Alfred de Musset préconisait dans sa pièce en un acte :« il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » :  eh bien ! je pense que la porte de la maison au cèdre restera souvent entrouverte !

Echanges avec madame Brigitte Flament Maire Adjointe de Châteauroux représentant Monsieur le Maire

Avec Mme Brigitte Flament, Maire-Adjoint déléguée à la Famille, à la Petite enfance et à la Jeunesse.

Un des petits groupes de visiteurs.

Quelques explications à Monsieur Bonneville : Président de la CCI régionale.

Visite amicale de Monsieur le Maire de Saint-Maur

Douceur de ce dernier jour d’été pour converser autour d’un verre.

Capture familiale

Merci au journaliste de la Nouvelle République pour cet article 🙂

https://www.lanouvellerepublique.fr/chateauroux/chateauroux-de-la-therapie-a-la-maison-du-cedre

Châteauroux : de la thérapie à la Maison du cèdre

Publié le 

Les propriétaires des lieux, leurs enfants et habitants du quartier en présence de Brigitte Flament, adjointe au maire de Châteauroux.Les propriétaires des lieux, leurs enfants et habitants du quartier en présence de Brigitte Flament, adjointe au maire de Châteauroux.
© Photo NR

Il y avait de la végétation qui poussait à l’intérieur, s’étonnent les enfants de Sylvie Etiève et Thierry Damien qui, samedi, ouvraient les portes de la Maison au cèdre. Normal, pourrait-on dire en pensant qu’elle avait été l’habitation du jardinier de l’entreprise Gaujard-Rome, boulevard de l’École-Normale.
Cette vieille bâtisse oubliée depuis vingt-cinq ans, a donc été rachetée par ce couple qui, en l’espace de six mois, lui a redonné sa beauté d’antan, à l’ombre des cèdres.
Pour tous les habitants du quartier, amateurs de patrimoine, samedi était donc une journée de découverte, avant que ce lieu – pareillement ouvert – devienne un cabinet de thérapie familiale et conjugale, dirigé par Sylvie Etiève.”

22 septembre 2018 : PORTES OUVERTES : retour sur les travaux

Lorsque j’ai décidé d’engager une reconversion d’enseignante-formatrice à thérapeute familiale-conjugale, la question du lieu d’accueil des patients et des petits groupes s’est posée : louer un bureau privé ? un espace de co-working ? rejoindre une équipe de thérapeutes? Plusieurs options étaient envisageables … puis l’idée de redonner vie à cette maison s’est . Avec Thierry, mon mari- sans qui tout ceci n’aurait pas été possible- nous avons décidé d’acquérir cette maisonnette  pour la faire revivre.

 

 

 

 

 

Ainsi en plus de la création de ma micro entreprise, de notre grande famille, nous nous sommes lancés dans des travaux exigeants  pendant plus d’un an : et il y avait de quoi faire  !

Notre détermination , le savoir-faire de tous ceux qui nous ont entourés, l’aide précieuse des parents, de nos enfants et leurs amis, de mes frères, de ma sœur, de nos beaux-frères, belles-sœurs, de nos amis proches, de nos amicales connaissances et des entreprises de maçonnerie Vincent Charbonnier et couverture SARL Charpentier nous ont permis de mener le chantier vers son terme. 

           

Nous avons coupé, nettoyé, vidé, fait abattre des arbres dangereux pour la route  fait des plans déposé des demandes d’autorisation de travaux nécessaires, ouvert un  portail, raccordé électricité et eau (car cette maison était une petite dépendance de la maison principale.)

 Nous avons intégré par cœur l’itinéraire pour aller à la déchetterie.

Nous avons demandé des devis, fait des achats et donc enrichi une grande enseigne de bricolage qui n’est pas un roi malin pour rien 😉

Nous avons gratté,scié, poncé, mastiqué, changé, bricolé, réparé, mesuré, calculé, posé, plaqué, collé, électrifié, piqué, lavé, balayer  ratissé, pausé aussi contemplé parfois… pour avancer dans cette réfection.


Petit à petit on est passé de la phase de nettoyage à la phase de reconstruction  

 

 

 

 

Les semaines se sont égrainés au rythme des travaux, je recevais mes patients dans un autre endroit et réalisais les ateliers parentalité ailleurs aussi (maison médicale, salle municipale, ) . Les ateliers couple en forêt lorsque la météo le permettait.Mais maintenant il y aura la petite maison au cèdre,même si je continuerai à me déplacer comme (scoop) pour la conférence que je suis invitée à faire à la médiathèque de Saint-Maur au mois d’octobre !

 

 

 

Avec le retour des beaux jours : on a changé d’outils et  de matériaux : pinceaux, bois neuf, clous vis et chevilles, colle, revêtements, peinture,teinte, enduits, truelle, chiffon, balais, râteau, fil électrique … La phase de rénovation progressait !


Nous avons eu de l’aide régulièrement 🙂

Durant les travaux beaucoup de personnes du quartier se sont arrêtées pour : observer, encourager, commenter, et, le sentiment général était celui du contentement de voir cette maisonnette se réhabiliter.

Certaines personnes étaient ravies de rentrer et de discuter un peu, d’autres nous parlaient du passé florifère de ce lieu, certaines avaient des anecdotes croustillantes, et même plusieurs se sont fait prendre en photo à l’occasion de leur mariage dans ce parc. J’ai demandé à une dame si elle acceptait de me montrer sa photo, elle a ri en disant qu’elle s’en était débarrassée le jour de son divorce 🙁 . Néanmoins grâce  à notre voisin nous avons pu rencontrer un ancien employé de cette pépinière, un monsieur très aimable qui a eu la gentillesse de rechercher pour nous des anciens catalogues,  et là,  nous avons eu la joie de découvrir la maisonnette du temps de sa magnificence (c’était le chalet). Même si la photo a un peu vieilli on imagine la luxuriance du lieu à cette époque.

Il y aura fort à faire pour embellir le jardin de cette façon !

D’autant plus que la propriété a été maintenant divisée en plusieurs lots .

 

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Voilà donc si vous souhaitez visiter la petite maison au cèdre ce sera le 22 septembre de 10 h à 17 h : vous pourrez voir la petite maison restaurée et je pourrais vous présenter mon activité de thérapeute, comme, je le fais de temps en temps à ce monsieur courtois et très âgé qui me demande régulièrement ” c’est quoi que vous allez faire déjà dans cette maison ?  ” 🙂 …

Faire une thérapie est une façon de vouloir embellir sa vie !

En attendant, notre fils  Pierre-Loïs, à ma demande, a réalisé une peinture de la petite maison au cèdre en vue de cette porte ouverte.

Le 22 septembre : en ouverture de cette nouvelle saison l’automne : je vous attends avec plaisir.

Les enfants seront également les bienvenus .

 

 

 

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Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. 
Marcel Proust

Remerciements à tous ceux qui nous ont aidés et encouragés:

PapyLu et toi aussi Maman (tu as eu le temps de nous apporter quelques goûters avant de nous quitter).

Diem, Pierre-Loïs, Landry, Haïdée, Slovane, Pandora et Seb.

Jean-Christophe et Sarah, Nicolas Aurore Maude ,                                           Catherine et Damien,  Mona Manon                                                                                              Paulo,  Martine et Alain.                                                                                                                     JB, Flo, Lucile, Yuki Charles, William, Mai, Yi, Maro.

Vincent, Laurence, Aude, Dorian.                                                                                         Daniel et Arlette. Michel, Lune. Chantal, Sylvie,Christine et François. Jean-Claude, Delphine, Christian,David et son ami, Semran, Renaud, Claire, Léa.

Les voisins, les passants.

merci à tous.