119

S’il y a une chose que vous devez mémoriser de cet article (si ce n’est pas déjà enregistré dans votre mémoire) c’est ce numéro vert:

« enfance maltraitée » : 119 ! Même s’il faut insister : insistez !

Je vous l’écrivais dans un article l’an passé, l’enfance est une période qui peut être aussi fantastique qu’acerbe!

Il est préférable de faire le 119 si l’on a un doute que de douter de le faire: un enfant, en danger est souvent un enfant qui se tait !

Aujourd’hui, ce sujet remonte, suite à l’émission pièces à conviction: les sacrifiés de la République, diffusée cette troisième semaine de janvier 2019. Difficilement supportable parfois (elle est d’ailleurs déconseillée au moins de 10 ans), cette émission relance le débat sur la protection de l’enfance en général, celle des enfants placés en particulier.

Il est inconcevable de penser qu’un adulte puisse être un tyran avec un enfant, et bien heureusement la plupart du temps ce n’est pas le cas. Les parents sont bienveillants et protecteurs.

Néanmoins, d’après le professeur Bernard HOERNI (président de l’Ordre National des Médecins ) 2 enfants meurent chaque jour en France suite à de la maltraitance, les bébés sont les plus concernés (bébés secoués). Dans les 3/4 des cas les parents sont responsables de ces tortures.

Autre chiffre glacial, toujours transcrit par l’enfant bleu une quarantaine de viols auraient lieu chaque jour sur des enfants.

Et comme le signalait Lyes louffok , invité de l’émission « pièces à conviction,  » si quand on est enfant on ne nous explique pas que tout n’est pas permis sur le corps de l’autre, on ne le sait pas et on le prend tel quel! On retrouve ce message chez Andréa Bescond, la réalisatrice du film « Les chatouilles . 

C’est l’apprentissage de l’empathie (capacité de ressentir ce que l’autre ressent) qui est crucial dans l’éducation, insiste Boris Cyrulnik.Apprendre que l’on ne peut pas tout se permettre, et que l’autre ne le peut pas plus, doit être une ligne conductrice.

La toute petite enfance sert de base au développement de l’individu, même si tout ne se joue pas forcément avant 6 ans, et que, des méfaits sont résiliables, le développement, notamment de tous les sens, permettent à l’enfant de s’immerger dans le monde.

Le fait d’être ancré à des figures d’attachements (parents, tuteur, nourrices…) va favoriser également l’équilibre de l’individu. Donc le suivi psychologique dans les placements est capital, et il doit prévaloir aux changements administratifs.

Et les 330000 enfants suivis chaque année par l’ASE sont souvent en manque des ces fondements dans leur famille d’origine.

Heureusement que la plupart des 177000 qui sont placés en famille d’accueil ou en foyer trouvent refuge et affection, et que les dysfonctionnements signalés dans le reportage restent marginaux : mais il ne devrait en aucun cas exister et les lanceurs d’alerte sont cruciaux.

Merci à eux au nom des enfants qui se taisent par crainte ou par innocence.

Sylvie Etiève Janvier 2019

Deux bonnes nouvelles suite à cette émission :

La première est qu’une témoin du reportage (Myriam) a retrouvé sa « tata » et que c’est une belle reconnaissance de l’amour qui est donné dans les familles d’accueil en général !

La deuxième c’est que le député Adrien Taquet, a été nommé secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’Enfance le 25 janvier 2019, il revendique sa lutte contre les « angles morts de la République » pour s’occuper « des plus vulnérables »: donc au travail !

Que vous soyez un(e) voisin(e), un(e) enseignant(e), un(e)surveillant(e) : retenez ce numéro, il peut sauver un mineur !


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