Parentalité et lois

J’ai eu l’occasion ce vendredi 23 mars de participer à la table ronde « parentalité et lois » organisée par l’UDAF en présence d’une juge pour enfants.

Je vous partage quelques informations (étayées de quelques compléments) que je souhaite vous partager.

Avant tout : petit rappel du code civil :

Une des informations données concernait les manquements (à la loi) de certains parents ! Une action possible (en tant que citoyen) si l’on observe une situation de maltraitance est de connaitre et de faire le numéro vert enfance maltraitée : 119 !

Si vous avez un réel doute concernant un enfant (maltraité ou négligé) appelez le 119 : c’est anonyme : toutes les informations sont vérifiées recoupées et étudiées.

Plus de 600 décès d’enfants par an sont imputés à des mauvais traitements parentaux.

La protection passe par chacun ! Il faut se souvenir que pour un enfant ce que font ses parents semble normal et qu’il les aime malgré tout !

Des mesures d’assistance éducative pourront être apportées à une famille en détresse. L’ ASE (Aide Sociale à l’Enfance) et tous ses services qui en découlent ou l’ASE saisira le Procureur de la République qui saisira les juges si le danger est trop important.

L’ AEMO

L’âge des enfants bénéficiant d’une mesure d’aide éducative (AEMO= Action Éducative en Milieu Ouvert) diminue : il y a quelques années les adolescents étaient plus ciblés, aujourd’hui ce sont les 6/9 ans et les 0/5 ans avec des parents très jeunes-parfois mineurs-

Certains départements  n’ont pas assez de familles d’accueil pour recevoir des enfants en situation de besoin  (l’Indre a pour le moment assez de familles pour accueillir ses enfants et de  maisons d’enfants à caractère social (MECS) Néanmoins l’accueil de nourrissons (demande croissante) est un peu plus délicat.

Tous les milieux sociaux peuvent être concernés par une mesure d’aide et d’accompagnement à la parentalité : dans certaines situations de divorces par exemple. Le confort matériel ne préserve pas de tout : l’argent est même parfois source de conflits ouverts et de pression sur l’enfant.

Certaines familles dans des conditions plus précaires n’ont parfois pas plus de 6 €/personne/jour pour vivre (une fois les charges payées), la précarité est plus marquée encore lorsque les familles habitent en milieu rural : car la mobilité et la difficulté de transport sont des freins aux déplacements !

L’ AGBF

L’AGBF (Aide à la Gestion du Budget Familial) est une mesure (judiciaire- et qui dit judiciaire ne dit pas forcément sanction*) qui doit assister les familles dans leurs démarches administratives et financières. Notamment les guider pour hiérarchiser les priorités dans les dépenses : acheter et mettre des draps dans un lit ou payer la cantine est plus raisonnable que d’acheter un téléviseur : MAIS quand on est dans la précarité on peut aussi comprendre que d’avoir une belle télé (comme tout le monde) qui propose une évasion du quotidien, soit la priorité.

Il y a beaucoup plus de familles monoparentales, ce qui rend la tâche éducative plus lourde à gérer. Les travailleurs sociaux ont constaté que les parents achetaient moins de vêtements de marque pour leurs ados mais que le budget téléphonie augmentait. L’encadrement des crédits a aidé aussi les familles à moins s’endetter !

Les travailleurs sociaux (éducateurs, assistants sociaux …) ont une action bienveillante et remarquable et travaillent de pair avec le juge des enfants et les autres acteurs de la justice et des services de soin ( et les associations . Les éducatrices et assistantes (de l’UDAF ici présentes) disaient être quasiment toujours bien reçues dans les familles qu’elles accompagnent.

J’ajoute pour conclure qu’une thérapie familiale soutient, et qu’elle peut permettre à certaines familles de redonner la place à chacun, elle peut  également conforter le sentiment d’appartenance à cette famille donc redonner confiance à l’ensemble.

Voilà quelques informations retenues de cette table ronde.

Ces semaines d’informations sur la santé mentale (à Châteauroux et ailleurs aussi)  auront été riches d’enseignements et de rencontres ! merci aux organisateurs !

Sylvie Etiève (Thérapeute familiale conjugale sylvie.etieve@gmail.com ).

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* Lors de l’adoption de nos enfants nous avons du aller au tribunal pour finaliser l’adoption plénière : je comprends ce sentiment ambivalent que l’on peut avoir de rentrer dans un tribunal !

Printemps !

Alors que le printemps sonne son entrée officielle, les quelques soubresauts de l’hiver  ne nous donnent pas tout à fait l’envie de croire à cette arrivée !

Pourtant depuis quelques temps : les jonquilles fleurissent les forsythias jaunissent et quelques fruitiers  arborent  leur parure printanière !

Et nous ?  envie de moins de froideur, de moins d’humidité de plus de couleurs et surtout de plus de lumière !

Et ce 20 mars on arrive au point de bascule : c’est l’équinoxe de Printemps (durée nuit égale durée jour) ! Les nuits vont commencer à être légèrement plus courtes que les journées : et ceci s’installe tranquillement depuis le solstice d’hiver en décembre dernier ! Mais là avec l’arrivée calculée du printemps : c’est parti pour de bon.

Donc profitons de ce commencement de cycle comme un nouveau départ :

Faire des plans, avoir des projets, bouger les meubles, changer quelques habitudes … riment souvent avec cette envie de renouveau saisonnier.

Ranger aussi : le fameux « grand ménage de printemps » rangeons nos intérieurs ! Des tiroirs aux dossiers de nos ordinateurs ! De la voiture à l’armoire à chaussures !  Trions et profitons-en pour donner : la deuxième vie des objets est aujourd’hui une nécessité écologique ! Le meilleur rangement serait le rangement par catégories : avec la méthode Konmari*. Le rangement est une saine activité qui a des impacts positifs sur l’individu ; le psychologue clinicien et psychanalyste Olivier Douville explique que « Ranger revient à refuser de se laisser envahir par le chaos, la confusion » En rangeant on ne garde que le plus important.

Un puis on peut en profiter pour faire une introspection personnelle printanière : que puis-je “ranger” ?que puis-je rafraîchir dans ma vie ? que puis-je débuter ?

Voyons du côté du corps : mon look ? Un meilleur sommeil ? une alimentation plus naturelle ? ( mes filles adorent se faire des smoothies)  un bilan de santé : à quand remonte mon dernier RV dentiste ou autre ? Une activité physique mesurée du type « quand je téléphone : je marche au lieu de rester assis(e) ! »   J’étends mon linge (dehors idéalement) au lieu de le mettre dans le sèche-linge ! Je dépoussière mon vélo et je m’en sers !!

Faire le plein d’énergie et d’extérieur est un besoin à assouvir. 

Voyons du côté du psyché : Depuis combien de temps n’ai-je pas vu ou pas contacté telle ou telle personne que j’aime bien ? Prendre le temps d’un message printanier rassérène, et fera plaisir ! Ce genre de question ou de liste peuvent se poser  tranquillement : pourquoi pas sur une feuille.

D’autres questions du type : qu’est ce qui émotionnellement me fait du bien ou au contraire me dessert ? et bien sûr on essaie de faire le tri dans les ressentis et on agit sur les émotions négatives qui polluent la vie !

Comment ? déjà il faut  reconnaître ces ressentis négatifs, les nommer , puis observer les comportements qui les génèrent !  comprendre  ses émotions et voir comment on pourrait réagir plus positivement ou en tout cas plus activement . Par exemple parfois certaines réactions de notre entourage nous ennuient ou nous déçoivent donc une des premières choses à faire et de l’exprimer au lieu de l’intérioriser,en disant, sans juger ce que tel ou tel acte ou non acte nous procure comme ressenti !

Et puis l’on peut se donner des objectifs à atteindre : exemple : je ne passe pas plus de 30 minutes sur l’ordinateur ce soir !  et pourquoi pas noter ces réussites ! Voilà le ménage que l’on peut faire dans sa tête !

Et puis une fois ce temps de pause et de méditation fait : je m’ouvre aux autres, au monde, je souris à la vie, je sors de ma coquille hivernal:  ça va être « le printemps du cinéma » et ” le printemps de Bourges” par exemple, pourquoi ne pas  y aller ? !

Je peux même prendre le temps de méditer : ne rien faire et apprécier ce renouveau de la nature : observer jour après jour l’évolution d’un arbre par exemple.

Car bien sûr l’essentiel est de se tourner vers cette nature renaissante car elle nous régénère sans compter : alors : ouvrons les cœurs les portes et le les fenêtres et surtout sortons ! 

Allons au parc, en forêt ou près d’un étang marchons, jardinons, bricolons dehors, plantons, semons, nettoyons un espace naturel, cueillons quelques fleurs faisons les marchés aux produits naturels, profitons des animaux et des naissances qui arrivent, observons-les, écoutons les oiseaux, rendons visite à des personnes seules et proposons leur une promenade, faisons quelques photos, dessins, collections, tableaux éphémères de notre nature, pique-niquons, jouons ou lisons et sourions au soleil ou, profitons pourquoi pas de la pluie !!

Ah et j’allais oublier : aimons !

Car, l’Amour aussi a besoin d’un peu de cette régénérescence !

Bon début de printemps à chacun !

Sachez en profiter en pleine conscience  !

Sylvie Etiève (20 mars 2018)

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*méthode Konmari :

https://mon-totem.fr/2018/01/23/marie-kondo-comment-desencombrer-sa-maison-et-son-esprit/

La méthode Konmari en 4 étapes:

  • Ranger par catégorie en commençant par les vêtements, puis les livres, les papiers, divers (vaisselle, produits de beauté, etc.) et les objets sentimentaux
  • Faire une pile de tous les objets d’une catégorie à un même endroit
  • Se demander pour chaque objet si l’on ressent de la joie de le posséder
  • Garder les objets qui nous apportent de la joie et donner ou jeter le reste !…………………………………………………………………………………….
  • Aquarelle PLDE
  • crédit photo SE

 

Etre Mère et Femme

Et pourquoi ne pas profiter de cette soirée du 8 mars pour faire une petite pause et échanger avec d’autres femmes  sur cette double casquette :         être mère et femme ?

Autour d’une boisson chaude : cette petite soirée sera l’occasion de discuter de sa vie de mère de famille mais aussi de femme qui travaille (ou pas) qui a une vie sentimentale agréable (ou pas) qui a des engagements différents (ou pas) qui se pose des questions (ou pas) …

L’objectif de cette soirée est de s’informer sur différentes notions variées (astuces pour concilier vie de femme et vie de mère , la charge mentale, l’égalité homme/femme ,la journée des femmes…)  et de partager quelques clés permettant la réussite de cette multiple vie !

Voilà : si cela vous tente : venez : cela se fera dans le cadre de ma mission d’accompagnement en tant que thérapeute familiale conjugale.

La soirée coûte 10 € elle est ouverte à toutes les mères et femmes (sans limite d’âge) et aux hommes s’ils le souhaitent.

De 20h30 à 22 h

Elle se déroulera dans mon local provisoire de thérapeute à St Maur sur Indre.

L’inscription est obligatoire et les places très limitées !

Alors appelez : 07 81 33 06 87

ou écrivez moi : sylvie.etieve@gmail.com

Peut-être à bientôt.

Un minimum de 3 participantes sera nécessaire pour cette soirée 🙂 

 

 

Pour être en bonne santé : souriez !

 

      «  Il ne coûte rien, mais produit beaucoup. » dit le poème* !

La spontanéité des sourires des enfants donne souvent le sourire à ceux qui les reçoivent!

D’après le passionnant dossier du mois de janvier de « ça m’intéresse »* le sourire dope note santé et n’apporte que du bénéfice!

Preuves à l’appui : l’espérance de vie serait plus longue pour les personnes qui sourient beaucoup, que pour les autres.

Les yeux sourient parfois autant que les lèvres !

De plus le fait de sourire aurait un impact sur le niveau de stress ! En effet les 17 muscles (sur 30) du visage impliqués dans le sourire : notamment les zygomatiques alertent le cerveau de notre bonne humeur ce qui fait baisser notre niveau de cortisol (hormone du stress). Le fait de sourire entraîne la personne dans un cercle vertueux qui l’aide à sortir par exemple, plus vite, d’une période un peu dépressive.

Sourire et rire permettent également d’augmenter notre seuil de tolérance à la douleur et n’a que des effets bénéfiques pour le rythme cardiaque qu’il ralentit, et, sourire fait diminuer la pression artérielle !

Les spécialistes établissent trois catégories de sourires :

Le sourire de joie (quasi inné : même dans le ventre le bébé « sourit »)

Le sourire d’affiliation (permettant de créer un lien avec les autres, de les réconforter par exemple.)

Le sourire de domination (servant à affirmer son pouvoir).

Mais attention le vrai sourire fait soulever les paupières (les muscles oculo-orbiculaires sont en mouvement) alors que dans le sourire forcé, ces muscles  ne sont pas en mouvement, et, le cerveau ne s’y trompe pas !

Donc le sourire forcé ne produit rien de bon  il serait même délétère.

Le fameux “wistiti” entraîne parfois des sourires forcés un peu ratés !!

 

Sourire résonne avec contact, bien-être, bienveillance, avec don avec récompense, avec confiance, avec lien social.

Une recherche a montré que les personnes affichant un sourire sur leur profil Facebook étaient davantage satisfaites de leur vie trois ans après !

Donc à nos profils : vite 😉

A nos sincères sourires !

Que cette journée nous donne l’occasion de souvent sourire ! Car c’est prouvé : c’est  bon pour la santé et le bien-être !

 

  • Pour aller plus loin (et source de l’article) :  
     « ça m’intéresse » n° 443 janvier 2018 prisma media
  • Poème anonyme « le sourire » à retrouver sur cet article :

Etre bien au salon, donne le sourire.

 

 

“Petit à petit l’oiseau fait son nid :”

 

 

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid ! » et le quitte !

Dernier bagage calé dans la voiture, derniers bisous, dernière accolade et ultimes recommandations (sans doute inutiles) et hop la voiture démarre ! Destination : Ville universitaire !

Bac fraichement en poche : école demandée pas exactement obtenue donc choix d’école intéressante mais assez éloignée de notre département rural !

La route sera un peu longue : l’échelle du temps qui passe va s’allonger également !

Ça y est : elle roule ! Elle est partie !

Après quelques méditations sur le trottoir : quelques flash-back de mon propre départ pour la fac il y a …. X années … déjà  (je n’ose plus compter), et maintenant c’est son tour : déjà ! « Elle est née hier ! ». Je me décide à rentrer dans la maison : pourtant le soleil radieux de ce début septembre m’encourage à recharger encore quelque peu à faire le plein de vitamines D !

Oui j’aurai dû rester au soleil car en rentrant : allez savoir pourquoi : je me dirige dans sa chambre, et là : submergée par un flot d’émotions : je reste coite !

Le vague à l’âme flotte dans la pièce : à peine 18 années à les protéger, les voir grandir, les responsabiliser et hop nos enfants s’envolent !

L’ambiance, les objets rangés, les photos, le lit pas prêt d’être défait, les souvenirs jalonnant des étapes de sa vie déjà si longue et si courte à la fois !

… oui morosité sans doute provisoire  mais profonde vacuité !

Ce n’est pas vraiment tabou mais on en parle peu. Et surtout tous les parents ne le ressentent pas: néanmoins je dois ressentir ce qu’on appelle «  le syndrome du nid vide » me dis-je !

« Le syndrome du nid vide est un état psychologique qui atteint surtout les femmes, lequel provoque du chagrin quand un ou plusieurs enfants quittent le foyer ! » telle est la définition de Christine Webber and Dr David Delvin psychologues américains, lirais-je plus tard. « Le nid vide, un mal de mère » sera le titre du  petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.

En attendant effectivement : ça fait un vide ! Pourtant c’est en toute confiance en l’avenir que je l’ai regardée partir : bon la route évidemment : c’est inquiétant (première cause de mortalité chez les jeunes !) mais après elle va s’en sortir la connaissant !

Aujourd’hui avec le recul : le ressenti de cet instant reste intact. Je me penche sur ce que j’en retire pour le partager !

Tout d’abord la première chose que l’on peut f            aire bien sûr c’est d’accueillir ce sentiment de tristesse : tel qu’il vient ! Refouler un sentiment n’est jamais bénéfique. Alors que s’autoriser à l’accueillir, l’écouter, s’écouter  va permettre au sentiment de « circuler »et de s’en aller sans se stocker dans  notre mémoire en attente de libération.

Une fois que l’on a bien accueilli ce sentiment avec attention, le deuxième point est de connaitre nos besoins pour pouvoir les satisfaire !

En cas de chagrin : essayer de trouver des petites joies : quelles qu’elles soient : envie d’un petit chocolat : si si pourquoi pas 😉  Et puis ne pas oublier que nos enfants ont été source de nombreuses joies mais pas que…

Dans le cas du syndrome du nid vide (qui ne se vit pas seulement qu’avec le départ des enfants étudiants/apprentis) évidemment il y a différents besoins : celui d’avoir des nouvelles (rassurantes) «  bien arrivée, bien installée »: même si les parents n’élèvent pas leurs enfants pour les garder à la maison : quelques nouvelles de ci de là permettent l’unité familiale ! La page de leur vie ici est tournée, mais les parents (qui à ce moment renoncent à leur rôle protecteur) sont en général contents de connaitre de loin en loin la trame du nouveau chapitre ouvert par leur progéniture devenant adulte ! Attention à ne pas les faire culpabiliser en leur envoyant des messages inquiets : lui laisser sa part d’autonomie dans sa nouvelle vie est normal !

Un autre besoin (et le mieux là aussi est de l’avoir anticipé) : c’est d’apprécier ce temps libre qui s’offre à nous; avoir eu une vie personnelle (affective, professionnelle, associative…) épanouie  lorsqu’ils étaient encore là, aide quand ils prennent leur envol à ne pas se sentir dépourvu(e), esseulé(e) ! Leur départ va redonner du temps au(x) parent(s), c’est appréciable ! – (on va pouvoir manger ce qu’on veut quand on veut !! eh eh !) .Et si l’on était focalisé sur leur vie : eh bien c’est le moment de voir les choses autrement ! Balade, cinéma/spectacle, cuisine, musique, sport, bricolage, lecture, invitations, activités variées, jardinage, bénévolat, hobbies de jeunesse à reprendre, (re)voir des personnes, méditation, régénérer sa vie amoureuse… les sources de vie différentes sont intarissables !

Enfin en parler fait du bien : si l’on a la chance d’être deux : en parler à l’autre (ou à un(e) ami(e) soulage. Parfois à degré divers la même sensation est partagée. En tout cas de mettre les maux en mots permet une certaine acceptation. Et puis si le syndrome est trop lourd (cette sensation de perte, de fin d’une étape peut durer plusieurs mois chez certains voire entrainer une dépression*) : acceptez un soutien un peu plus spécialisé sera nécessaire.

Voilà : pour conclure on a le droit de se dire que s’ils prennent leur envol c’est que l’on a réussi à leur donner : « des racines et des ailes »*. Donc on peut s’en féliciter : ça ne fait pas de mal !

Epilogue : même si on ne materne plus nos petits qui se sont émancipés, on sait que lorsqu’’ils vont rentrer ce sera un peu une fête (je ne parle pas du linge à laver en 48h !) mais on entretiendra de nouvelles relations avec eux : écoute, dialogue, partage d’expériences, et le tout dans la bonne humeur et avec des petits plaisirs culinaires ou autres !

Et puis ils repartiront continuer leur vie et la nôtre continuera aussi : c’est ça l’équilibre !

  • Pour aller plus loin :

  • « Le nid vide, un mal de mère » petit guide pour parents esseulés de Marie-Jo Demoulin-Astre.* 
https://www.migrosmagazine.ch/le-syndrome-du-nid-vide-ou-le-mal-de-mere-apres-l-envol-de-ses-enfants
 « mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère » ou Le syndrome du nid vide de  Rosine Bramly

En guise d’illustration personnelle :

« Petit à petit : l’oiseau fait son nid , pond ses œufs, les aide à grandir nourrit ces oisillons et, les regarde s’envoler, car ils auront aussi leur nid à construire ! »

(photo d’un couple rouge-queue venus faire son nid et couver sous notre porche il y a deux ans)
Dans le nid la vie attend
Couvaison !
satisfaire les besoins physiologiques !

“J’ai besoin de vous ”

On est là !
On grandit !
On vous y aide !
Ah ils se sont envolés : mon nid est vide !

Sylvie Etiève février 2018

Trois petits “airs” pour rendre la vie plus douce !

Hier soir je menais la troisième séance « Bien Etre Parent » à Argenton-sur-Creuse (36).

Mon petit groupe, très hétérogène mais très impliqué et sympatique, semblait découvrir une méthode d’éducation positive  prônée par la psychologue Américaine Jane Nelsen   (et , soit dit en passant mère de 7 enfants !).

Donc  (comme vous ne viendrez pas tous à ces rencontres) je vous transmets un moyen de restaurer la relation en cas de bêtises ou conflits en famille proposé par Jane Nelsen.

“Qui a mis cette peinture sur ta figure ?”

Si votre enfant a fait une erreur , vous pouvez apprendre à lui faire appliquer :

Les 3 « R » de la réparation.

R : pour reconnaître sa part de responsabilité («  oups j’ai fait une erreur, je vais la réparer» sans culpabilité)

 

R : pour réconcilier  (« je suis désolée d’avoir fait/dit ça, pardon … »)

R : pour résoudre (« il faudrait trouver une solution ensemble pour ne plus que cela se reproduise ou pour réparer mon erreur »)

L’enfant comprend que le dommage existe et qu’il doit le réparer : par exemple s’il renverse un verre d’eau, c’est lui qui essuie. Suivant l’erreur faite la réparation peut-être : quelques mots d’excuses (oraux ou écrits) , une réparation plus matérielle (racheter un double décimètre cassé à son camarade)  ou une réparation compensatrice (faire quelque chose qui compense : “pendant que je rince ton pull plein de peinture tu vas  ranger toutes les affaires de peinture et aller te laver !” ).

Voilà en quelques mots «  les 3 R de la réparation » !

Cette  méthode d’éducation bienveillante et positive transmise par Jane Nelsen, permet donc à l’enfant d’être mis en confiance, encouragé, impliqué,respecté,responsabilisé : ce qui lui permet de devenir autonome de grandir quoi !

La punition quant à elle n’entraîne que Rancœur  Revanche Rébellion et Retrait  (les 4 “R” de la punition, qui n’a pas sa place en éducation positive !)

Ah oui !

Pour conclure : cette façon d’envisager les 3″R” de la réparation ne s’applique pas qu’aux enfants !  Evidemment !

Bien bonne journée.                Sylvie Etiève (mardi 23 janvier 2017)

Extrait illustré du livre de Jane Nelsen.

La vie en bleu

Mercredi 17 janvier , sur France Bleu Berry : je serai l’invitée de Patricia Darré dans son émission ” la vie en bleu” de 9h à 9h40. Je présenterai mon cycle Bien Etre Parent et répondrai aux questions des auditeurs sur la parentalité.

Le cycle a commencé sur Argenton sur Creuse : mais il est possible de s’y joindre à partir de jeudi (il y aura une petite demie heure de résumé de la première séance ) !

 

A.D.O.P.T.E.R

A comme : Amour Accueillir Adaptation

D comme : Don Désir Douceur

O comme : Ouverture Origines

P comme :  Parents Partage Philosophie Persévérance

T comme : Tendresse Terre-d’accueil Tourments Ténacité

E comme : Espérance Espoir Energie Expérience Épreuves Extra-ordinaire

R comme : Responsabilité Renouveau Renaissance Rigueur Rêve

Vouloir écrire un article sur l’adoption lorsque sa propre vie est empreinte de cette histoire entraîne parfois sur des chemins de l’écriture inattendus. Je m’étais engagée à écrire  cet article pour décembre et il s’avère que, lorsque j’ai entrepris l’écriture, ce n’est pas un article que j’ai rédigé mais notre histoire de famille, des heures durant ! Je l’ai offerte à mes proches et suis prête à l’offrir à ceux qui la souhaiteront*.

Adopter un enfant a aujourd’hui plusieurs sens. Si d’un point de vue juridique c’est donner son nom (une filiation) et une famille à un enfant ou adolescent qui n’en a plus du fait d’avoir été abandonné, aujourd’hui avec tous les profils de familles que l’on voit : adopter dépasse largement le plan juridique.

Un de mes patients, m’expliquait que dans sa future recomposition familiale, il allait devoir s’adapter aux enfants de sa future compagne qui, eux, allaient donc devoir l’adopter : oui ! S’adapter s’adopter à une lettre prés et d’un point de vue étymologique cela se rapproche. Car si en général ce sont les adultes qui enclenchent une adoption : tous les protagonistes doivent mutuellement s’adopter pour que l’alchimie se fasse dans la famille ! Surtout que l’adoption peut être plénière ou simple.

Au-delà des mots clés de l’acrostiche ci-dessus (pour lesquels j’ai eu de l’aide de mes enfants) un maître mot est le mot Confiance. Sans elle le cheminement ne peut pas se faire : trop d’étapes à franchir, trop de temps à patienter, parfois trop de doutes !

Entre le moment où l’on décide d’ouvrir son foyer à un enfant et le moment où l’on passe devant le juge pour basculer en adoption plénière : des jours, des nuits, des semaines des mois voire des années s’écoulent…

Décider de la grossesse d’un enfant, même si ce n’est pas toujours facile pour certaines, dépend à 100% de soi ! Adopter un enfant passe par des rendez-vous avec des organismes assermentés qui « dépossèdent » un tant soit peu de cette décision. Rencontrer assistante sociale, psychologues, médecins, organismes administratifs, associations demande une endurance parfois difficile à tenir : certains sont déboutés et n’obtiennent pas leur agrément, d’autres abandonnent, mais la plupart des couples poursuivent…

Si l’on franchit tous ces obstacles : l’arrivée chez soi d’un enfant– comme lors d’une naissance- est un cadeau de la vie d’une valeur inestimable, la joie qui en découle submerge.

Comme tous les enfants ils donneront du « fil à retordre à leurs parents » mais aussi des moments de plénitude familiale. Ce n’est pas parce que l’on est un enfant adopté que l’on  exempte sa famille des tracas et des questionnements ni qu’on lui en ajoute davantage. Chaque vie a son histoire qui se tisse avec la vie de ses proches : parfois en harmonie, parfois il y a des accrocs : c’est ainsi !

Et, comme des enfants nés du sang, ces enfants viennent aussi du cœur de leurs parents. Même s’ils ont une autre histoire génétique, des origines différentes qu’il ne faut pas ignorer, il semble bon de ne pas cristalliser sur celles-ci pour avancer en toute confiance sur le chemin de la vie.

Poème de Khalil Gibran

Pour aller plus loin :

Pour tout savoir sur les procédures d’adoption :

http://www.adoption.gouv.fr/Qui-peut-adopter.html

Pour connaitre les statistiques de l’adoption en France (2016) :

http://www.agence-adoption.fr/wp-content/uploads/2013/12/stats_2016-site_cle0d1371-1.pdf

*Ma nouvelle se nomme « Dinh Danh Diem » elle pourra vous être envoyée (par mail)  d’ici un mois : tout droit réservé.


DEUX MÈRES POUR UNE VIE (poème anonyme)

Il était une fois deux femmes
qui ne s’étaient jamais rencontrées,
l’une dont tu ne te souviens pas,
l’autre que tu appelles “maman”.

Deux vies différentes
dans l’accomplissement d’une seule, la tienne,
l’une fut ta bonne étoile,
l’autre ton soleil.

La première te donna la vie,
la seconde t’apprit comment la vivre.
La première créa en toi le besoin d’amour,
la seconde fut là pour le combler.

L’une te donna tes racines,
l’autre t’offrit son nom.
La première transmis ses dons,
la seconde te proposa son but.

L’une fit naître en toi l’émotion,
l’autre calma tes angoisses.
L’une reçut ton premier sourire,
l’autre sécha tes larmes.

L’une t’offrit en adoption,
c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour toi.
L’autre pria pour avoir un enfant,
et Dieu la mena vers toi.

Et maintenant quand en pleurant
tu me poses l’éternelle question,
héritage naturel ou éducation,
de qui suis-je le fruit ?

Ni de l’un ni de l’autre, mon enfant,
tout simplement de deux formes différentes
de l’AMOUR.

 

 

21/12 : c’est l’hiver !

21 décembre date officielle de l’hiver !

Le bon point c’est que les jours ont fini de raccourcir !

Le mauvais point c’est qu’on devrait hiberner car justement c’est l’hiver et qu’on doit être au taquet !  Le deuxième trimestre scolaire, par exemple est souvent déterminant pour les apprenants, alors que le pic de la forme n’est biologiquement pas élevé!

Manque de lumière, fatigue, froid … entrainent quelques troubles de l’humeur : baisse de moral par exemple qu’il faut parvenir à compenser.

Alors petite liste de rappel pour contrer ceci :

Profiter du soleil et/ou du jour (à quand les lumières de luminothérapie dans les salles de cours, dans les bureaux ?), prendre l’air et bouger, consommer des fruits des légumes du poisson frais, des fruits secs, des tisanes de millepertuis, et du chocolat : ça ça devrait aller ! Et surtout prendre soin de soi : le cocooning est permis avec un bon livre, un bon film, de la musique, du rêve, des amis, et enfin ne pas hésiter à mettre de la couleur là où la saison joue parfois en sépia !

C’est quand on va bien que l’on peut être disponible pour les autres !

Alors portez-vous bien !

Bel hiver.

(Photo janvier 2017 : les trésors de l’hiver)